Réflexions de Pank / Instantané n°617 : Faire avec ses ombres

On aimerait bien répondre au cahier des charges qu’on nous impose et que nous avons aussi créé. Je veux ressembler à telle ou telle personne, j’aimerais réagir de telle ou telle façon, et pourtant on reste seulement ce que nous sommes : un cumul de nature et de culture qui, parfois, ne peut pas faire autrement que ce qu’il est en train de faire à un instant T.

Alors oui, on peut se dire que ce que nous n’apprécions pas ou qui nous met mal à l’aise sont des ombres, mais cela n’est pas forcément le cas. C’est parfois juste une partie qu’on ne sait pas apprécier, comme dans nos vies nous ne pouvons pas aimer toutes les personnes que nous rencontrons.

Se dire que nous sommes nous-mêmes non aimables par nous-mêmes, c’est assez drôle, et quand on le prend avec légèreté, cela nous permet d’accepter — comme je vous le partageais précédemment — que nous n’avons pas à aimer tout le monde, simplement parce que nous ne le pouvons pas.

Voir ces parties dérangeantes sans les rendre magiques ou super, mais pour ce qu’elles sont, et parfois les exploiter volontairement plutôt que de simplement les subir, peut nous apporter un équilibre, sans rentrer dans l’idéalisation de l’intégration.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous. Be One, Pank. https://www.pank.one/blog

— 

Pank’s Reflections / Snapshot No. 617: Working with One’s Shadows

We would love to meet the specifications imposed upon us, which we have also created ourselves. I want to look like this or that person, I would like to react in such and such a way, and yet we remain only what we are: an accumulation of nature and nurture that, at times, cannot do otherwise than what it is doing at a given time T.

So yes, we might tell ourselves that the things we dislike or that make us uneasy are shadows, but this is not necessarily the case. Sometimes, it is simply a part we do not know how to appreciate, just as in our lives we cannot love every person we meet.

To tell ourselves that we are unlovable to ourselves is rather amusing, and when taken lightly, it allows us to accept—as I shared with you previously—that we do not have to love everyone, simply because we cannot.

Seeing these disturbing parts without making them magical or extraordinary, but seeing them for what they are, and sometimes intentionally leveraging them rather than merely enduring them, can bring us balance without falling into the idealization of integration.

Take what is good and right for you. Be One, Pank. https://www.pank.one/blog