Réflexions de Pank / Instantané n°527 : Au-delà du décompte : le vrai danger des extrémismes

Il est curieux de lire dans les articles actuels que l’on cherche à savoir si l’allégation selon laquelle 90 % des meurtres politiques sont commis par l’extrême droite est plus juste que de dire qu’ils peuvent être commis par l’extrême gauche. Ce que je trouve d’autant plus étonnant, c’est que ce questionnement se retrouve autant dans des journaux de gauche que de droite.

Si la politique m’intéresse avec le temps pour ces luttes de pouvoir, je pense que ce qui est dit ou orienté avant des élections municipales et des futures élections présidentielles peut nous amener à la réflexion. Seulement, quelle est cette question ? Pourquoi s’interroger sur qui, de l’extrême gauche ou de l’extrême droite, tue le plus ?

La question la plus juste serait de se poser : pourquoi les extrêmes ? Depuis toujours, on sait qu’il y a un problème quand il y a des extrêmes, que l’extrémisation d’un parti politique, d’un courant religieux ou d’un mode de pensée est la chose qui entraîne, la plupart du temps, des problèmes, voire de la dévastation. Que des journalistes se posent la question de savoir qui fait le plus (de victimes) enlève la réflexion de savoir comment faire pour que les extrêmes se limitent, voire disparaissent. Même s’il y a peu de chance que l’on puisse faire disparaître l’extrémisme, comment se fait-il que de plus en plus de personnes se tournent vers les extrêmes ?

Savoir quel extrême est le « plus fort », comme si nous étions des enfants de cinq ans, n’a que peu de sens. Que l’extrême A ou que l’extrême B ait fait plus de morts ou soit plus dangereux n’empêche pas que ces extrêmes vont faire des morts et continuer à embrigader des personnes vers un point de vue, des positions et des comportements d’extrémistes qui amèneront, même si ce n’est pas par les armes, de la violence, de la haine et de l’intolérance. Les journalistes se posent des questions sur quelque chose que l’on sait tous : l’extrême gauche et l’extrême droite tuent. Mais ils ne se posent plus de questions sur ce qui pourrait être fait pour les en empêcher.

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Pank’s Reflections / Snapshot #526: Beyond the Count: The Real Danger of Extremisms

It is curious to read in current articles the attempt to determine whether the allegation that 90% of political murders are committed by the far-right is more accurate than saying they can be committed by the far-left. What I find even more astonishing is that this questioning is found equally in both left-wing and right-wing newspapers.

While politics interests me over time for its power struggles, I believe that what is said or oriented before municipal elections and future presidential elections can lead us to reflection. However, what is this question? Why wonder whether the far-left or the far-right kills more?

The fairest question to ask would be: why extremes? We have always known that there is a problem when there are extremes, that the extremization of a political party, a religious current, or a way of thinking is the thing that leads, most of the time, to problems, or even devastation. When journalists ask who claims more victims, it removes the reflection on how to limit or even make extremes disappear. Even if there is little chance of making extremism disappear, how is it that more and more people are turning to extremes?

Knowing which extreme is the « strongest, » as if we were five-year-olds, makes little sense. Whether extreme A or extreme B has caused more deaths or is more dangerous does not prevent these extremes from causing deaths and continuing to indoctrinate people towards views, positions, and behaviors of extremists that will bring about—even if not through weapons—violence, hatred, and intolerance. Journalists are asking questions about something we all know: the far-left and the far-right kill. But they no longer ask questions about what could be done to prevent them.

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Réflexions de Pank / Instantané #521 : Le Poids des Compensations

Surveiller les compensations est essentiel. Il peut être assez étonnant de se rendre compte que beaucoup de conflits mondiaux ou interpersonnels sont issus de compensations. Quand on parle de compensation, c’est souvent qu’il y a eu, à l’origine, une sensation de sentiment d’infériorité, d’incapacité, voire d’impuissance. Cette sensation amène une population ou un individu à vouloir sortir de cette condition et, pour ce faire, à trouver un moyen où il pourra compenser ce qu’il a la sensation d’avoir perdu ou ce qu’il a réellement perdu.

Selon ce principe, nous voyons des populations entières, des pays, qui vont compenser des meurtres, des guerres, des destructions par l’invasion ou la destruction d’autres pays. C’est comme s’ils voulaient se venger, mais plus psychologiquement, compenser ce qu’ils ont perdu par le passé. Nous pouvons observer la même chose d’un point de vue individuel.

De nombreuses personnes veulent se venger, veulent compenser des conditions sociales, économiques ou familiales qui ont été problématiques pour elles. Elles peuvent alors trouver soit une lutte face à un système, soit tenter de « hacker » ce système, voire attaquer des individus du système. Ces actions deviennent des exutoires pour toute l’énergie qui a été refoulée.

Malheureusement, cela peut mener à des agressions, voire à des meurtres. On ne prend pas suffisamment en compte cette notion compensatoire. On ne prend pas assez en considération ces sentiments d’infériorité qui amènent tant de personnes à agir non pas consciemment, mais complètement avec leur subconscient. Leurs actes sont fondamentalement issus d’eux-mêmes, mais ne sont pas volontaires au début de l’action ; c’est juste une libération de ce qui a été refoulé pendant tellement d’années. Par la suite, ces actions seront rationalisées pour expliquer la raison intelligible pour laquelle les actes sont commis, pourquoi les barbaries sont mises en avant et pourquoi la mort des autres ne les touchera même pas.

Il peut être intéressant que, tant nos systèmes que nos individualités, prennent en compte ce que nous sommes en train de compenser dans différents domaines de nos vies. Cela permettrait éventuellement d’éviter d’aller vers une surcompensation destructrice, voire mortuaire.

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Pank’s Reflections / Snapshot #521  :The Weight of Compensations

Monitoring compensations is essential. It can be quite astonishing to realize that many global or interpersonal conflicts stem from compensations. When we talk about compensation, it often means that there was, originally, a feeling of inferiority, incapacity, or even powerlessness. This feeling leads a population or an individual to want to escape this condition and, to do so, to find a way to compensate for what they feel they have lost or what they have genuinely lost.

According to this principle, we see entire populations, countries, compensating for murders, wars, destructions through the invasion or destruction of other countries. It’s as if they want revenge, but more psychologically, to compensate for what they lost in the past. We can observe the same thing from an individual perspective.

Many people want revenge, want to compensate for social, economic, or family conditions that were problematic for them. They may then either fight against a system, try to « hack » that system, or even attack individuals within the system. These actions become outlets for all the repressed energy.

Unfortunately, this can lead to aggression, or even murder. This compensatory notion is not sufficiently taken into account. These feelings of inferiority, which lead so many people to act not consciously but entirely with their subconscious, are not given enough consideration. Their actions are fundamentally stemming from themselves but are not voluntary at the beginning of the action; it’s just a release of what has been repressed for so many years. Subsequently, these actions will be rationalized to explain the intelligible reason why the acts are committed, why barbarities are highlighted, and why the death of others will not even affect them.

It can be interesting for both our systems and our individualities to take into account what we are compensating for in different areas of our lives. This would potentially help avoid destructive, even deadly, overcompensation.

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Réflexions de Pank / Instantané #513 : Harcèlement ou agression ? Le poids des mots.

Nous observons malheureusement trop fréquemment ces jeunes victimes de harcèlement scolaire ou en ligne, qui décident de mettre fin à leurs jours. Les médias et les ministères abordent ces événements tragiques en employant le terme « harcèlement ». Pourtant, notre législation reconnaît les agressions verbales et physiques. Il existe même cette notion de « série d’agressions ».

Pour le citoyen lambda, l’impact du mot « agression », ou même de « violence en réunion » (que je sais être une qualification juridique spécifique), permet de considérer la situation non pas comme des taquineries ou des « piques », mais comme des actions volontaires d’une personne ou d’un groupe visant à faire du mal physiquement ou psychiquement, et à détruire la santé mentale d’un individu.

Si les ministères, qui doivent nommer les choses, ne le font pas correctement, comment voulez-vous que la population prenne conscience de la violence du harcèlement ? Imaginez-vous, au quotidien, en allant au travail ou en rentrant chez vous pendant des semaines, être bousculé par des gens, parfois frappé, souvent insulté et humilié, et ce, avec des violences sexistes et sexuelles, tant dans les discours que dans les gestes.

Considéreriez-vous cela comme un « simple » harcèlement ? Ce n’est pas une fragilité des jeunes, c’est une destruction volontaire par des individus des défenses mentales d’une cible. C’est de la violence volontaire avec une intention de nuire, de blesser, de malmener.

En utilisant des mots comme : « suite à une série d’agressions verbales et physiques, le jeune X a mis fin à ses jours », nous, citoyens, ne lirions pas cela comme une brève ou un « fait divers ». Nous pourrions aussi prendre conscience que ce n’est pas juste changer d’école ou de lieu qui apaisera la situation, mais qu’il faut mettre en place, au-delà des sanctions, des mesures psycho-éducatives pour traiter ce qui, en plus de la violence de l’agression, reste un sadisme assumé (souvent filmé et diffusé).

Les mots changent les perceptions et modifient les comportements. Alors pourquoi encore utiliser « harcèlement » plutôt qu’une sémantique plus dure et abrupte, et surtout comprise de tous ?

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 Harassment or Assault? The Weight of Words.

We all too frequently witness these young victims of school or online harassment who decide to end their lives. The media and government ministries discuss these difficult events using the word: harassment. However, our legislation recognizes verbal as well as physical assault. There’s even this notion of a « series of assaults. »

For the average citizen, the impact of the word « assault » or even « group violence » (which I know to be a specific legal qualification) allows for considering the situation not as teasing or jibes, but as voluntary actions by a person or group to cause physical or psychological harm and destroy an individual’s mental health.

If the ministries that should name things correctly fail to do so, how do you expect the population to become aware of the violence of harassment? Imagine yourself daily, going to work or returning home for weeks, being jostled by people, sometimes hit, often insulted and humiliated, and moreover, with sexist and sexual violence in both words and gestures.

Would you consider that « simple » harassment? It’s not a fragility of young people; it’s a voluntary destruction by individuals of a target’s mental defenses. It’s voluntary violence with an intention to harm, injure, and distress.

By using words like: « following a series of verbal and physical assaults, young X ended their life, » we, as citizens, would not read that as a brief news item or a « miscellaneous fact. » We could also realize that merely changing schools or locations will not ease the situation, but rather that beyond sanctions, psycho-educational measures must be implemented to address what, in addition to the violence of the assault, remains assumed sadism (often filmed and broadcast).

Words change perceptions and modify behaviors, so why still use « harassment » rather than a harsher, more abrupt, and above all, universally understood semantic?

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Réflexions de Pank / Instantané #507 : Le sport et les VSS

Hier, la CFJJB nous a envoyé une formation sur les violences sexistes et sexuelles (VSS) dans le sport. Nous ne savons que trop bien que cette problématique ne se cantonne pas au sport. Une chose m’a cependant étonné, même si j’ai trouvé le cours bien structuré : c’est le fait de baser principalement ce type de violence sur une relation allant d’un professeur vers un athlète.

Pour avoir entendu de nombreuses histoires en judo, en gymnastique et dans des tas d’autres activités sportives, s’il est vrai qu’il pouvait y avoir de vrais problèmes avec certains instructeurs, j’ai davantage vu cela venir des membres d’une équipe ou de jeunes du même âge.

En se centrant sur l’adulte et l’athlète, on risque de mettre de côté ce qui est peut-être plus compliqué, justement parce que cela ne se passe pas sous les yeux des « figures d’autorité », et à cause de la pression sociale, celle du groupe, qui peut faire taire bien des personnes.

Si la dite figure d’autorité peut abuser de sa posture et du rapport transférentiel, la systémique sportive, la compétition, la performance et la prise de pouvoir (par les résultats ou le physique) sont tout aussi impactantes.

Sans même parler des doses de dopage qui dérèglent complètement les hormones et désinhibent les athlètes, allant parfois jusqu’à des actes que certain(e)s regrettent a posteriori.

Le sport n’est pas un milieu sain, même si l’on aime à le faire croire. Aborder les VSS est une bonne idée, tout comme on peut parler des harcèlements et autres dérives. Se rendre compte que ce qui devrait apporter du bien, un plaisir dans le dépassement de soi ou la performance, peut devenir un lieu destructeur, autant physiquement que mentalement, reste essentiel. Voir le traitement des athlètes de haut niveau par les fédérations est aussi une forme de violence dans de nombreux cas.

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Pank’s Reflections / Snapshot #507: Sport and SGV (Sexist and Sexual Violence)

Yesterday, the CFJJB sent us training material regarding sexist and sexual violence (SGV) in sports. We know all too well that this issue is not confined to sports alone. One thing that surprised me, even though I found the course well-structured, was the primary focus on this type of violence stemming from a coach towards an athlete.

Having heard numerous stories in judo, gymnastics, and countless other sporting activities, while it is true that there could be real problems with certain instructors, I have more often seen this coming from team members or young people of the same age.

By focusing on the adult and the athlete, we risk sidelining what is perhaps more complicated, precisely because it does not happen under the watchful eyes of « authority figures », and due to social pressure, that of the group, which can silence many people.

While the so-called authority figure can abuse their position and the transference relationship, the systemic nature of sports, competition, performance, and the seizing of power (through results or physique) are just as impactful.

Not to mention the doses of doping that completely disrupt hormones and disinhibit athletes, sometimes leading to acts that some regret a posteriori.

Sport is not a healthy environment, even if we like to pretend it is. Addressing SGV is a good idea, just as we can talk about harassment and other abuses. Realizing that what should bring well-being, or pleasure in surpassing oneself or performing, can become a destructive place, both physically and mentally, remains essential. Seeing the treatment of high-level athletes by federations is also a form of violence in many cases.

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #315 : Trouver un kiné et se faire suivre

et article souligne l'importance pour les pratiquants d'arts martiaux, en particulier ceux d'un certain âge, de consulter régulièrement un kinésithérapeute.  L'auteur met en garde contre les compensations que le corps met en place suite à des blessures et qui, à long terme, peuvent engendrer de nouvelles douleurs. Un suivi professionnel permet de corriger ces déséquilibres grâce à des exercices de récupération et de renforcement adaptés.

Nous pratiquons des disciplines qui usent le corps et nous cumulons souvent un ensemble de petits maux qui, avec les mois et les années, se résorbent naturellement. Seulement, il est possible que pendant cette période où nous continuons à nous entraîner, nous ayons mis en place des compensations dont nous ne prenons pas conscience.

Assez régulièrement, j’entends des personnes me dire qu’elles ne cessent d’enchaîner des problèmes, pas toujours handicapants, mais qui les ralentissent et surtout n’apportent pas de confort au quotidien. Il est possible que les éléments ayant subi une blessure n’aient pas été rééduqués correctement et que le corps vive sur l’intelligence de la compensation, mais qui « surcharge » une partie du corps. Cumulé à d’autres contraintes, cela sensibilise la zone.

C’est en partie pour cette raison que je conseille aux jeunes, et surtout aux moins jeunes qui, eux, vont écouter, d’avoir un suivi régulier avec un spécialiste, en l’occurrence un kinésithérapeute. Ce dernier peut facilement établir un programme pour les différents exercices de récupération/renforcement que vous pourrez facilement mettre en place en fin de cours ou chez vous.

Cela permet au moins de minimiser les cumuls qui deviennent contraignants avec le temps et qui diminuent le plaisir de la pratique, comme dans le quotidien.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,
Pank

Martial Reflections of a Hypnofighter #315: Finding a Physiotherapist and Getting Follow-up Care

We practice disciplines that wear down the body, and we often accumulate a number of minor ailments that, over the months and years, naturally resolve themselves. However, it is possible that during this period when we continue to train, we have put in place compensations that we are not aware of.

Quite regularly, I hear people tell me that they keep having problems, not always disabling, but which slow them down and above all do not bring comfort to everyday life. It is possible that the elements that have suffered an injury have not been properly rehabilitated and that the body lives on the intelligence of compensation, but which « overloads » a part of the body. Combined with other constraints, this sensitizes the area.

It is partly for this reason that I advise young people, and especially older people who will listen, to have regular follow-up with a specialist, in this case a physiotherapist. The latter can easily establish a program for the various recovery/strengthening exercises that you can easily put in place at the end of class or at home.

This makes it possible at least to minimize the accumulations that become restrictive over time and that reduce the pleasure of practice, as in everyday life.

Take what is good and right for you.

Be One,
Pank