L’accueil et l’autorisation

Plus je travaille dans la thérapie et plus je me rends compte que l’essentiel est vraiment loin de la technique que nous apprenons. L’essentiel est tellement plus simple, tellement moins codifié.

Nous passons notre temps et notre vie à attendre que le monde change et nous offre enfin ce que nous pensons mériter. Pour autant personne ne pourra jamais le faire, personne ne pourra jamais le mettre en place.

Simplement parce que la seule personne sur terre qui pourrait nous donner cette chose unique c’est nous-mêmes. Alors le cabinet devient dès lors un lieu de réception, un lieu qui autorise le partenaire à être et se dévoiler …

Prenez soin de vous.

Pank

Réflexion sur la Posture d’accueil

welcome written in a sandy tropical beach

Nous mettons souvent en avant la posture d’accueil. Le praticien dans sa posture, apprend à recevoir la vie, les émotions, les perceptions de l’autre avec une juste présence.

Cependant l’accueil est un élément qui se travaille. Il pourrait sembler facile à n’importe qui de se dire qu’il accueille l’autre.

Il peut y avoir même une confusion entre l’accueil et une forme d’hermétisme. En effet, un opérateur n’est pas froid et sans réaction intérieure face aux mots et maux du partenaire.

Mais dans une acceptation équilibrée de cet autre. Écoutant les échos, se permettant même dans certains systèmes d’en faire part. Il ne se perd pas dans la vie de l’autre mais découvre, ouvre sa perception et sa compréhension à cette vie.

L’accueil est une attitude active. Nous pourrions penser qu’il suffit de s’asseoir et d’écouter pour être un bon accueillant. Pourtant il n’en est rien. Il est préférable de rester sur le principe des 50/50.

Prenons l’exemple d’un praticien qui prend tout ce que son partenaire vit, vivant au travers de lui des émotions, des sensations, et parfois même réactivant des ancrages. Ce thérapeute entre dans une dimension de sauveur qui à la place d’accueillir, se sentant ‘impliqué’ cherchera à aider l’autre pour en réalité s’aider lui même. Je peux noter deux réactions possibles :

– soit chercher à ‘sauver’ l’autre comme lui même souhaiterait qu’on le sauve, donc avec son cadre de vision.

– soit laisser remonter une réponse automatisée qui par le passée était la plus juste comme stratégie de vie dans le contexte personnel du thérapeute. En simplifié, les réponses qu’attendait papa et maman.

A ces moments là, le client ne sera plus accueilli mais pourra vivre une forme de frustration, de non écoute, de non amour et potentiellement, revivre dans le cabinet un traumatisme, qui dans le cadre thérapeutique aurait dû être géré.

Si le praticien par contre prend l’attitude inverse c’est à dire d’hermétisme, le patient va pouvoir se sentir incompris, et cette distance pourra sembler également hors cadre, et aucunement bénéfique pour le patient.

Nous pouvons donc prendre attention à ne pas trop développer certaines facultés qui parfois dans le quotidien aurait pu être pris comme un élément positif.

Nous remettre en tant que thérapeute à la place la plus équilibrée et garder cette posture juste à mesure de la séance.

Dans une écoute active de l’autre comme de soi même et ne jamais oublier l’un ni l’autre.

Cet aspect fait parti de mon concept des trois 50/50.

Be One

Pank

 

Réflexion sur le transfert et l’Hypnose

transfert

Dans ma conception et ma pratique de la thérapie par l’hypnose, une notion de transfert existe. Je prends pour définition le déplacement d’une émotion issu d’un ‘objet-sujet’ du passée vers  un ‘objet-sujet’ présent, dans notre cas le praticien.

Dans ma perception de l’hypnose qui se veut moins symptomatique que de ‘recherche’, il y a nécessairement un transfert qui se fera entre le partenaire et le praticien. La phase de questionnement, qui pourra durer de quelques dizaines de minutes à quelques heures, offrent l’opportunité de transfert.

Nous allons dans la partie subconsciente : mémoire et émotions de notre notre partenaire, qui réactivant l’un et l’autre, peut entrer dans une transe qui devient rapidement projective. Nous sommes entre autre, au travers de nos questions les responsables de ces émotions, réflexions, activation d’ancrage, etc.

Durant le séminaire d’Hypnose Classique Curative, j’ai pu prendre note de quelques éléments dont je posais la réflexion depuis quelques semaines. Il y a un ‘danger’ est de perdre le  transfert thérapeutique vers un transfert ‘du quotidien’.

Je nomme transfert du quotidien, ce transfert où l’objet de l’émotion ne porte pas la casquette du thérapeute mais plutôt de l’ami, du collègue, de la famille etc.

Or le transfert d’un partenaire peut aussi entraîner un ‘contre transfert’ de la part du praticien. La mauvaise gestion d’un transfert comme par exemple, un regard violent, une attitude haineuse, une colère, une tristesse, fait sortir en quelque sorte le praticien de sa ‘transe de thérapeute’.

Dès lors il peut lui même transférer une émotion ‘retour’ vers le partenaire. Ne répondant plus avec l’accueil bienveillant et inconditionnel du statut d’aidant, mais en tant qu’ ‘Homme’ qui réactive une blessure, une douleur, une émotion du passée.

La posture de Thérapeute étant perdue, le patient peut dès lors revivre une émotion directe, sans que son subconscient ne parvienne à prendre de la distance avec la ‘personne’, l’objet du transfert n’ayant plus la place de thérapeute mais d’hallucination de l’objet transféré.

A cet instant le rapport thérapeutique est rompu, et il est préférable de stopper la séance. Le rôle d’un praticien est, avant même son système technique,dans le sujet qui nous concerne constitué de deux choses :

1- Le cadre qu’il impose pour la thérapie

2- La posture qu’il doit conserver dans ce cadre

Je précise dans ce cadre parce que je ferai un article prochainement sur une réflexion sur la possibilité d’un thérapeute de travailler avec un proche si ces deux éléments sont validés.

Prenons un exemple concret pour ma réflexion précédente :

Le praticien mène sa séance de questionnements

Le partenaire y répond et laisse les émotions le prendre, ce qui a pour conséquence d’éveiller un regard de haine.

Dans le cadre de la thérapie, le praticien accueille cette façon de se comporter et continue de poser ses questions, sachant que la transe est alors clairement active.

Le partenaire sent que l’opérateur ‘lead’ et l’accueille, il garde sa posture.

Si le praticien vit un contre transfert.. immédiatement le lien de subconscient à subconscient est rompu, la transe du thérapeute se transforme automatiquement.

Le regard est devenu une ‘attaque’ personnelle et la posture du thérapeute ayant  disparu, le cadre est rompu et les suggestions non verbales comme verbales vont être prises de plein fouet par le client.

Celui ci, consciemment, ne comprenant pas les réactions émotionnelles  de l’opérateur qui n’accueille plus mais ‘répond’.

Il y a de fortes chances que le partenaire n’accepte en aucun cas une mise en ‘transe active’ c’est à dire celle ritualisée avec l’induction et ce qui en suit. Et si c’est le cas, la transe sera fermée et inexploitable.

La mauvaise gestion du transfert dans le cadre d’une thérapie par l’outil d’hypnose pourra rendre les sessions inefficaces. Qu’importe la technique et la volonté de profondeur que l’opérateur souhaitera mettre en place.

Be One

Pank

Pouvons nous réellement aider avec le Conversationnel ?

Je ne suis pas un expert de l’hypnose conversationnelle, j’utilise d’avantage la PNL depuis quelques années. J’aime particulièrement le principe de ‘couvrir ‘son système pour suggérer différentes choses, avec un levier puissant.

J’observe que fréquemment nous utilisons le conversationnel pour aider et soutenir les personnes que nous apprécions. A force de l’utiliser, nous mettons en place des automatismes, nous prenons soin des mots, des patterns, des gestes et des transes que nous proposons et surtout dans lesquelles notre partenaire passent.

Le conversationnel est un cadeau que nous offrons aux autres seulement, ils ne nous l’ont pas demandés. En y réfléchissant, je me suis rendu compte que même beaucoup de bonne intention n’apporte pas nécessairement de bons résultats.

Quand je parle de bons résultats, cela représente une croyance d’un thérapeute dans un objectif non défini par le partenaire : celui d’être mieux.

Combien de fois ai je constaté des fuites quand on touche les problèmes qui font que nos proches ne sont pas bien au moment de nos échanges, combien d’émotions réprimées ou de solutions rejetées, alors qu’elles leurs venaient librement dans la conscience, grâce à la Transe.

Il est, je pense, difficile de ne pas être ‘aidant’ dans son quotidien. Le conversationnel est une si belle façon de donner… pourtant plus je l’utilise et plus je me rends compte que c’est un travail qui n’a pas lieu d’être dans le quotidien.

C’est comme imposer à un personne qui n’a pas faim de le nourrir, imposer notre croyance qu’il a besoin d’aide, de réconfort, de support. C’est comme gaver l’être qui ne cherche qu’à vomir. Je m’interroge sur le principe de seeding dès lors. Est ce que je peux mettre une graine pour souhaiter qu’elle donne des arbres et des fruits, plus tard .. un jour ?

Doit on alors proposer des choses au subconscient alors que lui et son ami le conscient n’ont pas la moindre envie de changer ? Qui sommes nous pour faire cela ? Est ce que nous avons le droit de ‘proposer’ un chemin thérapeutique, à ceux qui préfèrent garder leurs maux (Bénéfices secondaires ?) ou qui ne sont pas encore dans la phase de recherche de réponses ?

Ces questions peuvent paraître étranges, peut être même sans intérêts dans le cadre de pensées où nous estimons que le subconscient prendra ce qui est bon pour lui. En ce cas, quel intérêt de proposer des graines positives qui pourraient être trouvées n’importe où ? Dans un livre, un film, dans une discussion avec des amis, lors de transes quotidiennes ?

Alors est ce que le conversationnel à encore réellement de l’importance, de l’intérêt dans notre monde thérapeutique ? En cabinet, les patients viennent dans une dynamique de séance donc pas besoin de pratiquer plus que cela le conversationnel.

Par contre dans notre quotidien, nous pouvons l’utiliser dans le cadre du business, dans le boulot pour jouer sur des suggestions plus fortes mais nous sommes dans un cadre ‘accepté’ du btob.

Pour moi être praticien c’est devenir un homme meilleurs, c’est pouvoir utiliser ses connaissances en premier lieu sur soi même, puis si les gens que l’on aime et enfin nos clients.

Nous avons la chance de connaître de nombreuses techniques, nous pourrions soutenir de nombreuses personnes, sans jamais qu’ils ne s’en rendent réellement compte… mais est ce que nous avons le ‘droit’ de le faire ? Est ce que comme le disent beaucoup de praticiens dans des systèmes énergétiques l’intention positive reste le plus important ? Je ne puis répondre…

Prenez soin de vous,

Prenez soin des Vôtres, à votre manière..

Be One

Pank

 

Accepter l’autre dans son Tout

 

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En weekend avec HnO, il y a deux semaines, je me suis rendu compte qu’il y a vraiment une capacité de transformation extraordinaire dans l’acceptation de l’autre dans son Tout.

Dans notre société, nous sommes dans le jugement et certes c’est une généralisation, cependant il est difficile de rester neutre sur les situations et les personnes que nous croisons.

Vous sentez vous pleinement accepté dans les moindres parties de vous mêmes ? Soyez sincère avec vous même, arrivez vous à être 100% du temps et dans toutes les situations ce qui s’exprime dans votre coeur ?

Pourtant, il y a comme une transcendance lorsque ceux qui entourent, c’est à dire nous dans tant d’instants, laissent libre vie aux autres. Comprenant et reconnaissant pleinement les transes dans lesquelles les autres passent. Cessant  de se projeter en autrui.

Stoppant alors les croyances et les images de nos propres peurs, faiblesses et attentes vivre en eux.

Imaginez que vous laissiez aller vos peurs, vos complexes, vos TOC sans que personne ne vous les reprochent. Vous permettant vous même le droit de les laisser exprimer et de simplement leurs permettre de vivre.

De ce que j’ai pu observer, l’Homme s’épanouit alors comme une fleur, s’intégrant ( Dans le sens Ennéagramme et spirituel) dans ce qu’il est de plus fondamental. Un moment magique dans lequel la légèreté de son être devient lumineux, sa transe harmonisée.

C’est une expérience plutôt perceptible sur le plan micro. Vous avez dû le vivre pendant vos différentes formations quand vous n’avez plus peur d’être, peut être avec des amis proches, des compagnons de route… C’est parfois éphémère, c’est parfois plus long, le plus important c’est simplement de le vivre.

Cette possibilité d’être avec des personnes aimantes, ouvertes à notre tout, ouvre la porte d’un travail plus intérieur et la voie des possibles pour un jour aussi

Serez vous capable à vous laisser pleinement aller ? Intégrerez vous ce que vous êtes fondamentalement ?

Prenez soin de vous.

Be One

Pank  

 

Comment nous améliorer en tant que Praticien Part 1

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Être praticien en Hypnose ou dans tout autre systèmes d’aide à la personne est parfois assez complexe. Je parle vraiment d’ETRE et non de FAIRE le praticien. En effet même si Elman et son ‘To Pretend’ peut bien des fois nous aider dans des cas spécifiques, nous sommes Hommes et Femmes sur un chemin qui nous impliquent beaucoup.

Nous sommes tous différents comme nos patients le seront pour nous. Nous pouvons percevoir plusieurs façon d’aborder notre pratique.

1- Les Praticiens qui souvent vont avoir une difficulté à commencer leurs activités, comme si tout devait être parfait et qu’il ne faut en aucun cas que le futur client puisse se rendre compte qu’ils sont néophytes. D’ailleurs, ils vont enchaîner les formations, et pendant un bon moment préparer les séances qui arrivent. Sait on jamais, on pourrait voir qu’ils n’étaient pas prêt sur le sujet.

Ils ont la qualité de faire des choses vraiment bien cadrées, ils sont prêts à dépasser largement leur heure de séance pour être certains que tout à été traité le mieux possible.

Ils ont parfois un peu de mal à entendre que ça n’a pas marché comme prévu, d’ailleurs au départ il est possible qu’ils ne reçoivent pas certains cas, tant qu’ils ne savent pas comment parfaitement le traiter.

Ils suivent bien les règles établies par leurs écoles et font le mieux possible pour que le client soit dans un bien être en fin de séance. Rarement ils partiront dans du provocatif ou des thérapies un peu toniques, ça pourrait les mettre  dans un sentiment que tout ne se passe pas comme prévu.

2- Les Praticiens qui souvent vont vivre pleinement ce que l’autre est en train de lâcher, ils sont impliquer et parfois même très touchés par les mots et les émotions des autres.

Ils seraient prêt à étudier tout ce qu’il faut pour apaiser l’autre, voire même lui prendre de son mal.

Ce sont des praticiens avec une empathie extraordinaire et les clients ont souvent une grande affection vis à vis d’eux, les transferts sont assez courants, et c’est parfois des séances et des relations thérapeutiques extrêmement maternantes.

Il y aura toujours de la douceur et il est possible qu’ils passent d’une Thérapie Brève ( Moins de 3 ans) à une longue voire très longue relation d’aide.

Pour le client, ils sont des praticiens très confortables et il y a de forte chance que l’échange donne de belles choses, comme pour faire plaisir à la personne qui est si bonne avec eux.

3- Les Praticiens qui sont en pleine performance. Qui vont compter le nombre de clients qu’ils ont eu dans la journée, la semaine, l’année et mettre en avant les prouesses techniques qu’ils ont appliqués pour arriver à un résultat optimum.

Ils continueront à se former parce que s’il y a une nouvelle méthode, ils se doivent d’être les premiers ou parmi les rares à la pratiquer.

Ils ont plutôt punchis et donne une vraie énergie, quand le client à des objectifs, ils vont les pousser au maximum, ils sont souvent d’excellents hypno-coach et apportent une plus value par rapport aux autres.

Par contre si le client ne donne pas les résultats escomptés il peut facilement douter et se mettre en tête que l’autre ne fait pas ce qu’il faut …

4- Les Praticiens qui ont une recherche vraiment en connexion avec le client, pour comprendre toute l’ampleur de son mal. On aura l’impression que plus les maux seront profond plus ils vont réussir à trouver le chemin vers la lumière dans la pire obscurité.

Ils accomplissent comme un devoir, bien plus mystique que thérapeutique pour certains. Ils se sentent investis par une force, qui parfois les quitte, et les rendent un peu à plat.

Ils ont besoin de se ressourcer, parce que le doute est leur pire ennemi, et ils peuvent se dire qu’en fait ils ne sont pas capables d’être un bon praticien.

Les clients aiment leurs implications et leurs cheminements, ils apportent une vraie quête au mieux être.

5- Les Praticiens qui doivent tout comprendre, tout calculer. Ils vont devoir remplir leur monde de connaissance, en se gavant de formations et de livres.

Ils pourront donner tous les détails de leurs techniques, limite l’histoire du fondateur d’un système. Ils seront très rassurants pour leurs clients, une forme de maîtrise intellectuelle de leurs arts d’accompagnement.

Ils auront une compréhension très pertinente des maux et des problèmes, parfois un peu trop théorique comme pour se rassurer de la place qu’ils ont dans le système.

Ils sont très bons pour apaiser les craintes des clients qui entament des thérapies.

6- Les Praticiens qui vont apporter un cocon de sécurité à leurs clients. Ils vont réussir à mettre en place des séances dans lesquelles le client se sentira dans un cocon. Ils pourront apporter de nombreuses clefs par l’étude souvent approfondie du système proposé.

Ils offriront une vraie attention à leurs clients certainement les praticiens les plus dévoués, ils ne lâcheront pas l’affaire facilement.

Il revendiqueront aussi facilement leurs origines : leurs écoles et courants, ce qui validera par substitution leurs capacités.

7- Les Praticiens qui vont offrir des alternatives. C’est souvent des praticiens multi-taches, ils vont offrir un vaste panel de techniques, pour passer d’une méthode à une autre quand le client va bloquer.

Il ne faut pas que ça bloque trop sur un sujet, sinon le praticien risque de ne pas apprécier donc il propose autre chose et trouvera un moment ou un autre ce qui se fera le mieux.

En général, même dans ces changements de méthodes, ils apprécient que tout se fasse de façon agréable, confortable, voire ludique.

Les patients vont souvent beaucoup les apprécier pour cette capacité à dédramatiser et offrir des alternatives.

8- Les Praticiens qui vont passer leur temps à tester. A ne croire que leurs pratiques et ne pas se conformer à l’existant. Plutôt directif dans leurs méthodes, ils n’ont pas de temps à perdre dans l’inutile, limite dans l’excès de rapport humain.

Ils ont un travail et doivent faire en sorte que cela se fasse le mieux possible qu’importe le chemin, doux ou plus intense.

Les clients aiment leurs aspects très direct de traiter les choses, même si beaucoup sont un peu dans la peur de se faire secouer. Il y a pourtant derrière cette frénésie de mouvement, une attention qui se ressent parfois longtemps après par les clients.

9- Les Praticiens qui apporte une sérénité. Il y a une énergie très apaisante avec eux. C’est par essence très hypnotique d’être avec eux. Ils arrivent à apaiser les plus fougueux dans une recherche d’équilibre et de compréhension profonde.

Ils aiment leur confort et souvent apprécieront les cas qui se répètent avec des process qu’ils affectionnent. Cela ne les perturberont pas trop. C’est d’ailleurs, les clients un peu différents qui les dérangeront.

Ils devront changer de stratégie et cela n’est pas ce qu’ils aiment le plus. Ils sont assez sages pour trouver les réponses, mais l’effort pourrait les faire douter.

Nous sommes tous un peu de tout cela, j’en conviens. Dans quel model fonctionnez vous le plus ?

Qu’aimeriez vous changer en vous pour devenir le praticien que vous souhaiteriez ?

Prenez soin de vous.

Be One

Pank

Réflexion sur le Rapport

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Je voudrais revenir sur le sacro saint rapport. Dans ma réflexion je ne pars que sur mes expériences et de quelques échanges que j’ai eu avec des praticiens et ‘thérapeutes’.

Je sais que dans la majeure partie des systèmes que j’étudie et pratique, les enseignants nous expliquent à quel point le rapport est la clef. En énergétique, ils préfèrent parler d’intention.

Je me suis aperçu que le rapport est par définition en place dès que nous avons un contact avec notre client.

Après nous pourrions catégoriser en :

  • Rapport Bienveillant
  • Rapport Malveillant

Le terme Malveillant est un peu fort mais je vais quand même le garder.

La plupart des thérapeutes mettent en avant le Rapport Bien veillant comme étant le moteur de la thérapie, la clef de voûte.

On m’a même dit que des études révélaient que même des praticiens ‘techniquement peu compétents’ mais ayant une ‘intention positive’ et un rapport positif avec son client, avaient des résultats positifs.

Beaucoup de mes confrères mettent avant même les techniques sont d’un importance mineure parce que un bon rapport pourra apporter la clef du mieux être.

Même en Provovatif, mes professeurs mettaient en avant ce point clef, créer un rapport bienveillant pour se permettre d’aller à bousculer le monde des croyances de notre partenaire.

J’ai testé avec certains de mes patients, très souvent réfractaires à venir, envoyés par la familles ou les amis et étant dans la défiance, un rapport ‘malveillant’. Je suis parti du principe que le gars vient me faire perdre mon temps, qu’il est juste là parce qu’il fait plaisir à du monde, je n’allais pas me prendre la tête avec.

J’imagine que là, il y a un paquet de ‘thérapeutes’ qui doivent me trouver lamentables. Et je peux vous comprendre, mais quitte à perdre sa séance autant que je puisse utiliser ce temps pour l’étude, et sortir des dogmes que trop peu remettent en cause.

Je partais du principe du médecin, nombres d’entre eux se fichent royalement de leurs clients, il y en a un autre qui va arriver dans 20 min… 15 min en général. Pourtant, l’impact sur les patients, en bien ou en mal, est flagrant.

Combien de médecins insèrent des idées ( suggestions) à leurs clients qui parfois construiront une maladie ou inversement retireront son mal avec un simple placebo.

Donc pendant mes rapports ‘non conformes’, je ne suis pas du tout dans l’accueil, très souvent le transfert se fait souvent, je représente la personne la plus ‘dégueulasse’ de leurs vies. Je ne suis pas empathique à ces moments là et juste dans une analyse.

Il y a bel et bien rapport, pourtant rien de doux, rien de forcement très respectueux. Je me souviens même plus jeune d’avoir été très dénigrant envers la pathologie.

Pourtant sur les feed backs que j’ai eu, soit avec la personne qui me l’avait envoyé, soit parfois même avec le client, quelques années plus tard, étaient positifs. La plupart ont réglé leurs problèmes mais me disaient que je leurs faisais peur.

Dernièrement, une personne que j’ai régulièrement n’avait pas fait le moindre le travail proposé et revenait parce que son problème était revenu. Comme la plupart du temps j’allais la virer de mon cabinet, en l’orientant vers une personne qui lui correspondrait plus. Puis, je me suis dit que j’allais ‘tester’. Mon rapport était très agressif. Et toute la séance, la personne m’expliquait qu’elle ne comprenait plus rien, qu’elle voulait partir, je l’invitais même à le faire. Elle a fait une crise émotionnelle intense, puis après avoir orienter cette transe vers une transe apaisante. Elle m’a regardé et m’a signifié que quelque chose de très fort venait de sortir d’elle.

Pourtant je ne répondais en aucun cas aux critères du thérapeute.

J’accepte l’idée que le rapport bienveillant est un point important et facilitateur du changement de l’autre. Par contre ce dogme de bienveillance je le trouve très hypocrite. C’est également estimer qu’en enchaînant ses journées de travail, en vivant les maux et les malheurs des autres, qu’en vivant aussi sa vie et ses maux, nous praticiens nous réussissons à être dans une énergie d’amour et de bienveillance avec tout le monde.

Vous arrivez à être dans la même énergie avec une personne en phase terminale du cancer et une autre qui vient de rompre avec son ami qu’elle fréquentait depuis 2 semaines ?

Nous aimons donner l’image des thérapeutes zen, bons, justes et dans la bienveillance. Pourtant quand nous sommes entre nous, entre praticiens en formation, nous voyons bien nos failles, nos faiblesses, nos maux encore ouvertes. Pourtant nos blessures sont là, nous vivons des séances dans lesquelles nous avons mal, nous avons des retours émotionnels. Quand nous ‘estimons’ que la séance qui suit, dans notre monde de ‘valeurs’, est ‘moins’ importante, ne sommes nous pas dans un état de ‘bienveillance’ bien différent ?

Je reviendrai plus tard sur une réflexion à ce sujet.

Ces quelques mots pour partager des réflexions et surtout des retours d’expérience sur ce qu’est le rapport. Je ne dis pas que la posture à prendre doit manquer de bienveillance…Avez vous déjà été dans cette posture ‘malveillante’ ?

Pank

 

Nous, thérapeutes, avons nous peur d’être hypnotisés ?

peur

Mes rencontres avec de nombreux pratiquants et thérapeutes en Hypnose m’ont mis en évidence que beaucoup d’entre eux n’ont jamais été hypnotisés.

Pour être plus précis , ils n’ont jamais eu l’impression de l’être.
Le fait que je travaille avec ‘des instant’ me donne la chance d’avoir beaucoup de professionnels qui passent ‘tester’

Pour beaucoup d’entre eux, ils s’estiment ‘non hypnotisables’.
Ne pensez vous pas qu’il y a une incompréhension entre être en transe et vivre des phénomènes hypnotiques ?
Dans ma perception de l’hypnose, l’opérateur ne propose au sujet que de récupérer un état qu’il vit naturellement au quotidien.

Que se soit une rêverie comme une catalepsie mineure, un catalepsie majeure quand on est à la machine à café, le gobelet en l’air pendant 15 min. Un oubli éphémère quand on a la réponse sur le bout de la langue. Une analgésie quand on se cogne dans un mur et que l’on s’aperçoit du bleu quelques heures plus tard. Ou diverses choses que l’on est persuadé d’avoir vu ou entendu alors que ce n’est pas le cas, ainsi que son inverse.

En somme des choses qui arrivent à tous et toutes.
Alors certains dans le cadre d’une session ne lâcheront pas et ne vivront pas de phénomènes hypnotique. Et alors pour autant le principe de suggestions restera ouvert. L’impact sur le subconscient également.
Il est intéressant de constater que les personnes en résistance sont souvent celles qui ont le plus peur de lâcher les émotions et maux cumulés dans le subconscient. Une forme de résistance qui bien souvent est vaine.
Si effectivement pendant la séance la personne ne veut pas exprimer, voir ou entendre, la plupart du temps le corps ou les comportements sont emplis de réactions subconscientes qui ‘ pourrissent’ la vie, des compulsions, des phobies, des angoisses.

Pour d’autres il y a cette notion qu’en transe il n’y a rien de différent à leurs états quotidiens, vous en connaissez sûrement, n’est ce pas ?. Ce qui sous entend que pour leur part ils sont en transe quasiment tout le temps…

Ne prennent-ils pas les suggestions du monde sans les filtrer ? Ce qui explique qu’ils tentent sans cesse d’être dans le contrôle, leur vie étant sous contrôle. Cela donne souvent des obsessionnels, ils vont facilement être passionnés pour cloisonner ces transes incontrôlées vers un seul point pour arriver à maîtriser au maximum. Ils deviendront maître d’un système et par conséquent chercheront à contrôler les inputs et les outputs.

Je ne maitrise pas assez les neurosciences que j’estime de plus trop ‘instable’ dans leur conclusion pour ‘admettre’ ce qu’elles mettent en avant.. Je ne me fie qu’à ma pratique en cabinet et dans la rue. Chacun à leurs manières partent dans une ‘conscience modifiée’ ne serait ce que par l’apparition d’une émotion nouvelle. La plupart du temps du rire. Ou le retour d’un analytique exagéré comme pour se rattraper d’avoir lâcher.

Plus les personnes rationalisent leurs expériences surtout pour dire que cela n’a pas fonctionné et plus cela met en avant que leur équilibre de contrôle a été rompu.
Pour un praticien ne pas se lâcher en transe signifie quoi ? Quel contrôle veut il avoir ? Quelle peur garde t il ? Ne devons nous pas découvrir le plus profond de nous même ? Y a t il des parts de nous que nous ne souhaitons pas travailler ?

J’entends que de toute façon l’auto hypnose permet de travailler de la même façon… Je suis fan d’auto hypnose, mais je pense que c’est une belle ‘lâcheté’ que de vouloir tout gérer ‘seul’. Nous n’irons jamais aussi loin qu’avec un opérateur bienveillant. Qu’est ce qui fait que nous ne laisserons pas le Subconscient pleinement s’exprimer ?
Est ce en ce cas l’absence d’opérateurs d’hypnose que l’on estime bienveillant pour permettre un vrai lâché prise ? Est ce le fait que nous n’avons que si peu d’estime en nous que nous n’en donnons pas aux autres ? Ou inversement tellement d’orgueil que nous ne souhaitons pas montrer notre faiblesse ?

Il est si simple d’opérer un travail avec nos patients, mais nous sommes nous capables du courage de nos clients ? Non pas quelques mois pendant des études, mais jusqu’à la fin ?
Aujourd’hui je ne crois pas à la personne qu’on ne peut pas mettre en transe, chacun l’a perçois à sa manière.

Je crois en la peur de se laisser aller même si l’envie est là. N’oublions pas la force d’une peur, on peut vouloir de tout coeur passer de l’autre côté du pont mais le vide nous empêchera d’avancer.

Nous, hypnos, ne sommes nous pas pour beaucoup devenus des experts de la transe pour avoir la belle illusion de la contrôler ?

Prenez soin de vous

Pank