Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #389 : Les projections types Judo en MMA

Cet article explore l'utilisation des projections de judo dans le MMA, en comparant leur efficacité aux takedowns de lutte. L'auteur analyse les avantages du grip en judo pour empêcher le scramble et sécuriser le contrôle au sol, tout en soulignant les adaptations nécessaires pour le MMA.

En regardant l’UFN de ce week-end avec le superbe combat d’Usman, je me disais que les takedowns de lutte ont un « défaut » qui fait que maintenant les athlètes arrivent assez facilement à se relever. La majeure partie des amenées au sol sont des single et des double legs, qui entraînent le combattant sur le dos.

Vous me direz que c’est la même chose en judo, on a cette tendance à envoyer sur le dos si on veut notre ippon. Mais il y a un élément qui est très spécifique au Judo : le grip que l’on maintient à la main. Souvent, on explique aux pratiquants que c’est pour surélever le uke pour diminuer l’impact de la chute.

Mais dans le cadre du MMA, ce maintien de la main peut empêcher le scramble, sachant que c’est souvent le premier réflexe de celui qui subit la chute. Le fait d’empêcher de poser la main parce qu’elle est maintenue par l’opposant change complètement les réponses possibles du uke.

Maintenant, cela limite néanmoins les techniques exploitables. Il y a quelques années, je trouvais que les balayages étaient une superbe option, mais maintenant le temps de contrôle est trop long et le uke se relèvera trop vite. Les ippon seoi ou toutes les projections qui pourraient faire sauter l’opposant dans le dos sont aussi à proscrire.

Il y a les tai otoshi ou uchi mata/arai goshi, qui peuvent éviter de se faire prendre le dos, mais parfois là encore, le manque de contrôle fait « rouler » sur l’opposant le tori.

De plus, le travail de grip de main sans le gi qui est possible demande un travail spécifique à développer. Il est dommage qu’aujourd’hui, à part Harrison, qui a un niveau de dingue en Judo, peu d’athlètes, à part quelques samboïstes, n’utilisent les projections de ce type pour amener et surtout contrôler en « sécurisant » et en évitant le relevé.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Be One,
Pank
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Reflections of a Hypnofighter #389: Judo-style throws in MMA

Watching this weekend’s UFN with Usman’s superb fight, I was thinking that wrestling takedowns have a « flaw » that means athletes can now get up quite easily. Most ground attacks are single and double legs, which bring the fighter down on their back.

You might say it’s the same in judo; we tend to throw on the back if we want our ippon. But there is an element that is very specific to Judo: the grip that we maintain on the hand. Often, we explain to practitioners that this is to elevate the uke to reduce the impact of the fall.

But in the context of MMA, this hand hold can prevent the scramble, knowing that this is often the first reflex of the person suffering the fall. Preventing the hand from being placed because it is held by the opponent completely changes the possible responses of the uke.

Now, this nevertheless limits the exploitable techniques. A few years ago, I thought sweeps were a great option, but now the control time is too long, and the uke will get up too quickly. Ippon seoi or any throws that could make the opponent jump on their back are also to be avoided.

There are tai otoshi or uchi mata/arai goshi, which can prevent being taken on the back, but sometimes again, the lack of control makes the tori « roll » over the opponent.

In addition, the hand grip work without the gi that is possible requires specific work to develop. It is a shame that today, apart from Harrison, who has an incredible level in Judo, few athletes, apart from a few samboists, use throws of this type to bring down and especially control by « securing » and avoiding the get-up.

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Pank
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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #389 : À quel moment…

Je me demande toujours à quel moment le physique va reprendre sa place dominante dans les sports de combat. Nous avons tous vu des débutants très athlétiques qui, tant en boxe qu’en lutte, donnent du souci à des combattants avancés et techniquement à des années-lumière.

Dans le cas du BJJ, j’ai souvent vu des types très denses et explosifs parvenir, avec la compréhension de la posture, à empêcher l’application de techniques de gars bien plus gradés. Alors attention, en quelques mois, ils peuvent ne plus se faire soumettre ou renverser, mais ce n’est pas pour autant qu’ils passent une garde, renversent ou finalisent.

Le marqueur pour moi est ce moment où le BJJ, la luta ou même les boxes, ne parviennent plus à prouver que la technique supplante la force. La technique peut supplanter la force sans la moindre idée technique, mais dès qu’il y a une base, c’est très difficile.

On l’a vu avec des ceintures bleues ou violettes qui ne font que du sol pour le MMA, donc on ne peut pas dire, des BJJistes, empêcher des champions du monde comme Vieira de les soumettre, voire de les dominer, et pire encore, de les faire taper.

Pourquoi on ne se prend plus la tête à enseigner le sol aux combattants, mais juste à se défendre et sortir en explosant ou en utilisant leur physique ? Parce que le temps passé à se faire un corps fort, puissant et polyvalent supplante complètement, en termes de résultat, le même temps passé en techniques complexes.

La simplicité technique peut être le chemin le plus juste pour les combattants les plus athlétiques, pour empêcher et mettre en danger l’opposant. Et vous, à quel moment vous dites-vous : ma technique ne fonctionne pas, je ne suis pas assez lourd, puissant, explosif, jeune ou autre, face à cette force physique avec peu de technique ?

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Martial Reflections of an Hypnofighter #389: At what point…

I always wonder when the physical will regain its dominant place in combat sports. We have all seen very athletic beginners who, in both boxing and wrestling, give advanced fighters, technically light-years ahead, a hard time.

In the case of BJJ, I have often seen very dense and explosive guys manage, with an understanding of posture, to prevent the application of techniques from much higher-ranked guys. So be careful, in a few months, they may no longer be submitted or reversed, but that doesn’t mean they pass a guard, reverse, or finalize.

The marker for me is that moment when BJJ, luta, or even boxing, can no longer prove that technique supplants strength. Technique can supplant strength without the slightest technical idea, but as soon as there is a base, it is very difficult.

We’ve seen it with blue or purple belts who only do ground work for MMA, so we can’t say, BJJ practitioners, preventing world champions like Vieira from submitting them, even dominating them, and worse, making them tap out.

Why don’t we bother teaching ground work to fighters anymore, but just how to defend and get out by exploding or using their physicality? Because the time spent building a strong, powerful, and versatile body completely supplants, in terms of results, the same time spent on complex techniques.

Technical simplicity may be the fairest path for the most athletic fighters, to prevent and endanger the opponent. And you, at what point do you say to yourself: my technique doesn’t work, I’m not heavy, powerful, explosive, young or otherwise enough, against this physical strength with little technique?

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #380 : Engagement total

Cet article explore la notion d'engagement total dans les arts martiaux japonais comme le karaté et le judo, en contrastant avec une approche plus graduelle et persistante observée en luta et BJJ. L'auteur réfléchit sur sa propre préférence pour cette dernière, soulignant les différences d'état d'esprit et de styles de combat qui en découlent, et conclut sur l'importance de l'initiative dans les deux approches.

Il y a une logique qui est très présente dans les styles nippons, ce sont les notions d’engagement total. Que ce soit en karaté ou en judo, il est fréquent que nos senseis nous expliquent qu’il faille envoyer tout ce que l’on peut et ne pas s’arrêter quand on engage une technique. Que ce soit en frappe ou en projection, il y a cette recherche d’idéal, du mouvement parfait et unique.

Si j’aime cette idée, je pense être très mauvais à cela, ce qui fait que je rentre plus facilement dans la notion de « grinder », d’avancer pas à pas en pression si possible, mais pas forcément dans une notion de pureté technique mais un plein engagement de ne pas arrêter tant qu’il reste un peu d’espace de saisie ou de distance.

On voit beaucoup cette idée dans la luta et le BJJ où on va s’user à continuer dans une direction que nous avons en tête quitte à prendre un cm par cm. C’est un engagement qui n’est pas total dans la notion en one shot mais constant, qui ne cesse tant qu’il n’y a vraiment plus moyen de finir ce qui a été initié.

Cette différence d’engagement donne à la fois des états d’esprit et des façons de combattre différents. Il va y avoir d’un côté l’aspect brillant et propre et de l’autre l’idée du besogneux qui part avec l’idée que c’est possible que ça ne marche pas mais qu’il faut quand même s’y mettre.

En MMA, un Bellal a un peu cette façon que beaucoup de lutteurs proposent de faire avec ce qu’il peut saisir. En Jiu-Jitsu, on peut facilement commencer en étant dans l’engagement total avec la pureté de la technique, pour finir en chien de la casse qui mord le moindre cm de tissus qui dépasse en espérant passer un renversement ou mettre assez la pression pour passer la garde.

La chose commune qu’il faut garder en tête c’est qu’il faut initier. Qu’on y aille en y mettant toute son âme ou se dire ca va durer je vais “bourriner”, tout cela commence par une première action et une décision.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Martial Reflections of an Hypnofighter #380: Total Commitment

There’s a logic very present in Japanese styles, and that’s the notion of total commitment. Whether it’s in karate or judo, our senseis often explain that we must give it our all and not stop when we engage a technique. Whether it’s in striking or projection, there’s this pursuit of the ideal, the perfect and unique movement.

While I like this idea, I think I’m very bad at it, which makes me more easily enter into the notion of « grinder », of advancing step by step with pressure if possible, but not necessarily in a notion of technical purity but a full commitment not to stop as long as there is a little space for seizure or distance.

We see this idea a lot in luta and BJJ where we will wear ourselves out to continue in a direction that we have in mind even if it means taking it cm by cm. It’s a commitment that is not total in the one-shot notion but constant, which does not cease until there is really no way to finish what has been initiated.

This difference in commitment gives both states of mind and different ways of fighting. There will be on one side the brilliant and clean aspect and on the other the idea of the hard worker who starts with the idea that it is possible that it will not work but that it is still necessary to get down to it.

In MMA, a Bellal has a bit of this way that many wrestlers propose to do with what he can grab. In Jiu-Jitsu, one can easily start by being in total commitment with the purity of the technique, to finish as a mad dog who bites the slightest cm of fabric that protrudes hoping to pass a reversal or put enough pressure to pass the guard.

The common thing to keep in mind is that you have to initiate. Whether you go there putting all your soul or say it will last I will « hammer », all this begins with a first action and a decision.

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Be One,

Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #378 : Apprendre par Déduction

Cet article explore une approche d'apprentissage autodirigée dans les arts martiaux, où l'expérience et la déduction jouent un rôle central dans le développement des compétences. L'auteur partage son expérience personnelle et sa méthodologie d'enseignement, mettant en évidence l'importance de la compréhension conceptuelle et de l'adaptation aux individualités des élèves.

Je n’ai pas eu de prof en BJJ depuis ma ceinture bleue, du coup, j’ai dû mettre en place une stratégie d’apprentissage. Je rendais visite à des potes dans des académies, je faisais des séminaires, j’allais en compétition et j’achetais des livres. J’ai eu la chance d’avoir la FST de Luta Livre pour faire mes tests.

Mais on le sait, le Jiu-Jitsu, ce n’est pas de la Luta Livre, et rappelons-le, Peroba nous montrait vite fait une technique et on passait 1h30 à combattre. C’est une bonne chose si on veut appliquer ou plutôt découvrir des variantes en condition d’opposition. Le moins, c’est que je ne drillais pas et que je devais mettre en place un système que je cherchais à découvrir ou maîtriser en condition réelle.

Ce qui a pour conséquence que dans ma façon d’enseigner le BJJ, la Luta ou le MMA, je laisse beaucoup de temps à mes élèves pour répéter les concepts qu’ils ont pu comprendre dans la démonstration technique. Il y a des erreurs, des formes de corps qui ne sont pas justes, mais petit à petit leur “découverte” se fait en fonction de leur gabarit, leur nature en combat, etc.

Je trouve que la compréhension des concepts offre plus de possibilités pour déduire autour de la technique, même si parfois je me dis que les processus en mode 1 à 5, phase par phase, apaisent beaucoup les apprenants, surtout les moins expérimentés.

Dans la recherche des élèves, il y a souvent les mêmes erreurs que je peux corriger en groupe, une fois qu’ils ont senti que ce qu’ils proposaient ne fonctionnait pas sur la technique. L’effort pour trouver la solution va être gratifié par les petites corrections et donc la réussite.

Enseigner a vraiment cela de génial que nous nous rendons compte comme dans un combat que ce que nous proposons ne peut pas convenir à tout le monde et que nous allons tenter de proposer un jeu qui puisse faire grandir quoi qu’il arrive.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

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Pank

Martial Reflections of a Hypnofighter #378: Learning by Deduction

I haven’t had a BJJ teacher since my blue belt, so I had to develop a learning strategy. I would visit friends at academies, attend seminars, compete, and buy books. I was lucky to have the Luta Livre FST to test my techniques.

But we know Jiu-Jitsu isn’t Luta Livre, and as we know, Peroba would quickly show us a technique, and we’d spend 1.5 hours fighting. This is good if you want to apply or rather discover variations under opposition. The downside is that I wasn’t drilling and had to implement a system I was trying to discover or master in real conditions.

As a result, in my way of teaching BJJ, Luta, or MMA, I give my students a lot of time to repeat the concepts they understood in the technical demonstration. There are mistakes, incorrect body positions, but gradually their « discovery » happens based on their build, their fighting style, etc.

I find that understanding concepts offers more possibilities to deduce around the technique, even if sometimes I think that step-by-step processes, from 1 to 5, are very calming for learners, especially the less experienced ones.

In students’ learning, there are often the same mistakes that I can correct in a group, once they’ve felt that what they were trying didn’t work on the technique. The effort to find the solution will be rewarded by small corrections and therefore success.

Teaching is truly amazing in that we realize, just like in a fight, that what we offer may not suit everyone, and we will try to propose a game that allows growth no matter what.

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #377 : Pour le MMA, retrouver un BJJ plus rustre

L'auteur, issu d'une génération pratiquant le BJJ pour le combat libre, remet en question l'efficacité du Jiujitsu sportif moderne en MMA, le jugeant trop raffiné et complexe face aux frappes. Il suggère que des approches plus basiques et brutales, comme la Luta Livre ou le BJJ orienté Vale Tudo, pourraient être plus adaptées pour contrer la lutte en cage. Il prône une réorientation des techniques grappling en MMA vers des attaques agressives et des prises de dos rapides. Le texte souligne que les clubs de MMA actuels adaptent le BJJ plutôt que d'imposer une forme pure.

Je ne suis pas fan du Jiujitsu Sportif, même si je suis très content que de plus en plus de pratiquants se lancent dans notre discipline pour cela. Je suis de la génération qui faisait du BJJ pour l’appliquer en combat libre. Si je m’interroge à chaque entraînement de MMA et en visionnant les matchs de l’UFC ou autre, j’en reviens à me dire que notre version sportive n’est pas la plus adaptée.

Je ne pense pas que le Jiujitsu moderne soit moins efficace que sa version ancienne, mais elle s’est professionnalisée pour la version sportive. Il y a eu de rares actions décisives de techniques “modernes” avec un Ryan Hall, mais globalement, on l’a vu encore la semaine dernière avec Figueiredo et ses tentatives infructueuses de leg locks.

Si le Jiujitsu galère en MMA, c’est paradoxalement parce que c’est trop raffiné. Trop de logiques complexes. Je ne parle même plus des débats absurdes avec le Gi et les détails excellents pour des matchs de BJJ ou grappling mais qui ne pourront pas être mis en place à cause des frappes.

Je pense que les formats Luta Livre ou le Jiujitsu orienté Vale Tudo, qui sont clairement plus basiques, bruts et rustres, sont des approches qui peuvent s’opposer à une lutte plus “basique”. Limiter les techniques vers ce qui peut mettre en sécurité et agresser l’opposant.

De même que le travail en lutte est devenu assez spécialisé en cage control avec une forme russe ou américaine, la façon d’attaquer cette phase en utilisant le jiujitsu pourrait être retravaillée avec beaucoup d’agressivité : de guillotine et de triangle de bras, ou, comme on le voit de plus en plus, par cette quête de la prise de dos dès la phase debout.

Penser le BJJ ou la Luta comme base pour le MMA est très différent de leur facette sportive ou Self Defense. Aujourd’hui on a des clubs de MMA, et non plus des clubs de Jiujitsu qui voudraient imposer leur discipline, mais qui s’adaptent au MMA avec leurs points forts. C’est différent, mais « refaire la roue » du MMA n’a sûrement plus d’intérêt…

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Martial Reflections of a Hypnofighter #377: For MMA, Finding a More Rugged BJJ

I am not a fan of Sport Jiujitsu, even though I am very happy that more and more practitioners are getting into our discipline for that purpose. I am from the generation that trained BJJ to apply it in free fight (MMA). As I reflect during every MMA training session and when watching UFC or other fights, I come back to the conclusion that our sport version is not the most suitable.

I don’t think modern Jiujitsu is less effective than its older version, but it has become professionalized for the sport version. There have been rare decisive actions from « modern » techniques with a Ryan Hall, but overall, we saw it again last week with Figueiredo and his unsuccessful leg lock attempts.

One reason why Jiujitsu struggles in MMA is that it is paradoxically too refined. Too many complex logics. I’m not even talking about the absurd debates with the Gi and details that are excellent for BJJ or grappling matches but cannot be implemented because of strikes.

I think formats like Luta Livre or Vale Tudo-oriented Jiujitsu, which are clearly more basic, brutal, and rugged, are approaches that can counter a more « basic » wrestling game. Limit techniques to what can ensure safety and attack the opponent.

Just as wrestling work has become quite specialized in cage control with Russian or American forms, the way to attack this phase using jiujitsu could be reworked with a lot of aggressiveness: guillotine and arm triangle attacks, or, as we see more and more, this quest for back take starting from the standing phase.

Thinking of BJJ or Luta as a base for MMA is very different from their sport or Self Defense aspects. Today we have MMA clubs, and no longer Jiujitsu clubs that want to impose their discipline, but rather clubs that adapt to MMA with their strengths. It’s different, but « reinventing the wheel » of MMA surely has no more interest…

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #376 : Du BJJ en mode MMA

Cet article explore la complexité de l'efficacité du Jiu-Jitsu Brésilien (BJJ) dans le contexte des arts martiaux mixtes (MMA). Il aborde les défis liés à l'application des techniques de BJJ dans un environnement MMA, les raisons de sa sous-utilisation relative et examine les perspectives d'avenir, notamment à travers l'émergence de nouveaux talents comme les frères Rutolo. L'article propose également une réflexion sur la nécessité de repenser le formalisme du MMA pour réintégrer plus efficacement le BJJ.

C’est vraiment compliqué cette histoire d’efficacité du BJJ en MMA. L’ère est passée et maintenant on comprend facilement pourquoi il y a une standardisation de la forme de combat MMA qui, par nature, est complexe. On va chercher des frappes fortes pour abîmer, qu’importe que ça soit en pieds-poings ou juste en poings, on va lutter ou éviter les contacts longs et puis le sol, c’est vraiment soit une suite au contrôle de lutte pour assommer soit un enchaînement après avoir mis un knock-down.

Pourquoi le BJJ est-il si peu employé ? Parce que, à l’inverse de la lutte et de la boxe, ce sont des mouvements trop complexes qui, même si on met une force d’ours, impliquent trop de paramètres et d’incertitude. Si en lutte le but est « simple » : amener et maintenir au sol, en Jiu-Jitsu, la mobilité, isoler un bras, jouer avec la possibilité de perdre constamment sa position et, ou, à l’inverse de la lutte qui va se relever, risque d’entraîner le grappleur dos au sol avec toutes les frappes qui pourraient le blesser.

Alors, je regarde les nouvelles générations comme les Rutolo qui, pour moi, peuvent donner une nouvelle émergence au Jiu-Jitsu dans une arène MMA. Pour l’instant, ils brillent, mais il y a une dépense d’énergie énorme pour passer un brabo ou aller vers d’autres soumissions.

Pour remettre un format BJJ centré sur le MMA, il faut repenser le formalisme du MMA actuel qui, mine de rien, avec les milliers de combats, s’optimise de plus en plus. Si nous avons la forme actuelle, c’est une évolution à la fois technique, réglementaire, du show malheureusement, mais aussi de la dépense d’énergie.

Chercher sans cesse la soumission qui est le cœur du BJJ est réellement trop fatiguant et laisse trop d’éléments non contrôlés. Si un corps vs un bras, une nuque ou une jambe c’est bien dans la théorie, ça ne l’est pas en pratique avec des personnes qui savent éviter les angles dangereux et exploser pour mettre dans des postures complexes pour le grappleur.

S’il y a encore des exceptions de Jiujitsuka performant avec une stratégie BJJ en MMA, s’il n’y a pas une remise en question de comment le rendre à nouveau effectif sur des rounds de 5min dans les cadres que l’on connaît actuellement, il y a de fortes chances que le BJJ soit de moins en moins présent dans la cage.

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Martial Reflections of an Hypnofighter #376 : The Future of BJJ in MMA

It’s really complicated this story of BJJ effectiveness in MMA. The era has passed and now we easily understand why there is a standardization of the MMA fighting style which by nature is complex. We are looking for strong strikes to damage no matter if it is in feet-fists or just in fists, we will fight or avoid long contacts and then the ground, it’s really either a continuation of the wrestling control to knock out or a sequence after having made a knock down.

Why is BJJ so little used? Because, unlike wrestling and boxing, these are too complex movements which, even if you put an bear strength, involve too many parameters and uncertainty. If in wrestling the goal is « simple »: to bring and maintain on the ground, in Jiu-Jitsu, the mobility, isolate an arm, play with the possibility of constantly losing its position and, or, unlike wrestling which will rise, risks to train the grappler back to the ground with all the strikes that could hurt him.

So, I look at the new generations like the Rutolo who, for me, can give a new emergence to Jiu-Jitsu in a MMA arena. For the moment, they shine, but there is an enormous expenditure of energy to pass a brabo or go towards other submissions.

To put a BJJ format centered on the MMA, it is necessary to rethink the formalism of the current MMA which, mind you, with the thousands of fights, is optimizing more and more. If we have the current form, it’s a technical, regulatory evolution, of the show unfortunately, but also of the energy expenditure.

To seek constantly the submission which is the heart of the BJJ is really too tiring and leaves too many uncontrolled elements. If a body vs an arm, a neck or a leg it’s good in theory, it is not in practice with people who know how to avoid the dangerous angles and explode to put in complex postures for the grappler.

If there are still exceptions of Jiujitsuka performing with a BJJ strategy in MMA, if there is not a questioning of how to make it again effective on rounds of 5min in the frameworks that we know currently, there is a strong chance that the BJJ is less and less present in the cage.

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #373 : Se Préparer aux Attentes

Dans cet épisode de son podcast, Cyrille met en lumière l'importance d'adapter la préparation des combattants aux spécificités des compétitions, notamment en termes de format des rounds et de critères de jugement. Son expérience au Japon révèle que des combattants entraînés pour des matchs longs peuvent être désavantagés dans des compétitions avec un seul round court où l'agressivité prime parfois sur l'efficacité. Il souligne que les différences de règles et de philosophies entre les organisations (Kmix, FMMAF) exigent des approches d'entraînement distinctes, à l'image des nuances entre le Muay Thai et le Kickboxing. La capacité à développer cette flexibilité chez les athlètes et la compréhension précise des attentes pour les coachs sont présentées comme des atouts cruciaux pour réussir dans le paysage actuel des sports de combat.

Toujours dans le Podcast de la Fine Équipe, Cyrille partage l’expérience qu’il a vécue au Japon avec ses amateurs au Deep. Il expliquait que la compétition s’orientait vers un seul round de 5 minutes. Ses combattants ont inconsciemment répété les gammes d’un match à plusieurs rounds. Seulement, comme beaucoup de juges observent l’agressivité parfois plus que l’efficacité, si l’un des athlètes ne cesse d’avancer pour grappler, ils pourraient s’orienter vers sa victoire même s’il a encaissé des percussions significatives.

Sa remarque en tant que coach revient à un problème qui peut être récurrent dans les sports de combat, surtout quand nous aimons explorer différents styles et parfois même différentes organisations. La préparation ne sera pas la même pour un combat en Kmix ou en FMMAF. Pourtant, dans la dynamique d’entraînement, on pourrait se dire que nous restons dans une dynamique de MMA.

Seulement, si techniquement ce sont des combats mixtes, en fonction de la taille de la cage, de la durée des rounds, de la façon de juger le combat, un même athlète ne devra pas être préparé de la même façon. Comme lorsqu’on va boxer en Muay Thai ou en Kickboxing, si les deux disciplines restent du pieds-poings, la réalité sur le ring n’est pas la même.

S’il y a quelques années, les combattants pouvaient être multi-boxes, maintenant, avec le niveau général qui a augmenté, il est essentiel de préparer en fonction des philosophies et des petites variations de règles. Et si l’on pourrait sur le papier se dire que ce n’est pas compliqué, la réalité est différente. Si l’on a des combattants diesel dans certaines organisations comme en Kmix, cela peut être problématique pour marquer les esprits et gagner ses rounds. Si le démarrage se fait dans le 2e round à une minute de la fin, le match sera déjà plié s’il n’y a pas de KO.

Réussir à développer cette compétence, cette souplesse chez ses athlètes, et pour les coachs, savoir précisément ce qui est attendu est un véritable atout à développer.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

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Martial Reflections of an Hypnofighter #373: Preparing for Expectations

Still in the Fine Équipe Podcast, Cyrille shares his experience in Japan with his amateurs at Deep. He explained that the competition was oriented towards a single 5-minute round. His fighters unconsciously repeated the drills of a multi-round match. However, as many judges sometimes observe aggression more than effectiveness, if one of the athletes keeps moving forward to grapple, they might lean towards his victory even if he has absorbed significant strikes.

His remark as a coach comes down to a problem that can be recurrent in combat sports, especially when we like to explore different styles and sometimes even different organizations. The preparation will not be the same for a fight in Kmix or FMMAF. However, in the training dynamic, one might think that we remain in a MMA dynamic.

However, if technically these are mixed fights, depending on the size of the cage, the duration of the rounds, the way of judging the fight, the same athlete should not be prepared in the same way. Just like when you go boxing in Muay Thai or Kickboxing, if both disciplines remain striking, the reality in the ring is not the same.

If a few years ago, fighters could be multi-style strikers, now, with the general level having increased, it is essential to prepare according to the philosophies and small rule variations. And while on paper one might think it’s not complicated, the reality is different. If you have « diesel » fighters in certain organizations like Kmix, it can be problematic to make an impression and win rounds. If the start happens in the 2nd round with one minute left, the match will already be over if there is no knockout.

Successfully developing this skill, this flexibility in one’s athletes, and for coaches, knowing precisely what is expected is a real asset to develop.

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #372 : Les MMAistes moins ouverts aux autres styles ?

L'article explore l'évolution du MMA depuis une époque de découverte éclectique des arts martiaux via des magazines spécialisés jusqu'à sa structuration et professionnalisation actuelle. L'auteur s'interroge sur le risque que les pratiquants de MMA deviennent moins ouverts aux autres styles, à l'image de certaines disciplines traditionnelles autrefois repliées sur elles-mêmes, en se concentrant uniquement sur les techniques éprouvées dans la compétition moderne.

Dans la Fine Équipe, les gars parlaient du fait que les anciens pratiquants, avant la popularisation du MMA et surtout la disponibilité qu’offre le net pour avoir un nombre infini de tutos ou de combats, à l’époque de Boxing Mag et autre Karate Bushido comme seuls médias et objets de découverte de ce qui pouvait exister ailleurs comme systèmes martiaux…

Il est vrai qu’aujourd’hui, le MMA est structuré et s’est professionnalisé. Et même si nous avons une belle diversité technique qui peut parfois rendre des combattants étonnants, le MMA est globalement formalisé. Les pratiquants actuels ont une discipline complète clef en main, avec même un système pédagogique et, pour les compétiteurs, des logiques stratégiques et tactiques pour gagner des matchs aux points ou à la décision.

Mais alors, comme le MMA est considéré comme l’un des systèmes les plus performants, à quoi bon s’intéresser à la culture martiale qui existe et qui a pu constituer en partie le MMA ? Pourquoi aller à des stages ou regarder et lire des ouvrages sur des styles qui ne sont pas présents dans ce style de synthèse ?

Effectivement, si ces techniques ne sont pas utilisées après 30 ans de combats hebdomadaires dans le monde, c’est certainement qu’elles sont inefficaces en opposition. Il est compréhensible que la génération qui n’a pas vécu la formation et la structuration du MMA ne s’intéresse plus vraiment au côté « Mixte ».

Aujourd’hui, la mixité martiale pourrait se résumer à Boxe, Lutte et BJJ. Le reste, ça va être des postures/stances en mode karaté ou taekwondo, voire des techniques uniques comme certains coups de pied. Il y a certainement moins l’envie et le besoin de voir ce qui a été, et ce que certains pratiquent encore, parce que cela ne pourrait pas être inclus dans la discipline moderne.

Du coup, est-ce que les MMAistes deviennent ces mêmes pratiquants, comme ces karatékas ou autres judokas qui étaient incapables de s’intéresser à autre chose que leurs écoles pendant des décennies ? Ou de le faire en les dénigrant ?

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

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Martial Reflections of an Hypnofighter #372: Are MMA Fighters Less Open to Other Styles?

In the « Fine Équipe » (The Great Team), the guys were talking about the fact that older practitioners, before the popularization of MMA and especially the availability offered by the internet to have an infinite number of tutorials or fights, back in the days of Boxing Mag and Karate Bushido as their only media and means of discovering what other martial systems might exist…

It is true that today, MMA is structured and has become professionalized. And even if we have a beautiful technical diversity that can sometimes make fighters surprising, MMA is globally formalized. Current practitioners have a complete turnkey discipline, with even a pedagogical system and, for competitors, strategic and tactical logics to win matches on points or by decision.

But then, since MMA is considered one of the most effective systems, what’s the point of being interested in the martial culture that exists and that partly constituted MMA? Why go to seminars or watch and read books on styles that are not present in this synthesis style?

Indeed, if these techniques have not been used after 30 years of weekly fights around the world, it is certainly because they are ineffective in opposition. It is understandable that the generation that did not experience the formation and structuring of MMA is no longer really interested in the « Mixed » aspect.

Today, martial mix could be summarized as Boxing, Wrestling, and BJJ. The rest will be postures/stances in karate or taekwondo mode, or even unique techniques like certain kicks. There is certainly less desire and need to see what was, and what some still practice, because it could not be included in the modern discipline.

So, are MMA fighters becoming those same practitioners, like those karatekas or other judokas who were unable to be interested in anything other than their schools for decades? Or to do so by denigrating them?

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #371 : L’Apprentissage du Sol en MMA – Une Perspective Nuancée

On en parle souvent avec Serge, le professeur de MMA au Fushan. L’image que les premières générations de MMAistes avaient, venant d’écoles orientées frappes (lui était un élève de Sensei Jean-Marie Merchet de Haute Tension), était celle d’une discipline où le sol semblait ardu.

C’était ce qu’on pouvait croire au départ, mais tout pratiquant de jiu-jitsu ou grappler pourrait avoir l’échine qui se dresse en entendant cette affirmation. Pourtant, il a raison : le sol en MMA n’est pas le plus difficile à apprendre si, et seulement si, votre objectif est un anti-grappling.

C’est-à-dire que vous vous concentrez sur le fait de revenir sur les pieds ou, au pire, en lutte en cage. On le voit, il est difficile d’amener, contrôler et soumettre dans les combats de MMA (15-20% des finish à l’UFC). Les athlètes actuels de MMA savent tout faire et, surtout, savent empêcher les grapplers de construire leurs actions.

Les phases de lutte sont des mouvements complexes, à l’inverse de la boxe. On ne peut pas comparer un jab-cross, que ce soit physiquement, au niveau du timing ou de la dépense énergétique, avec une prise de dos ou une amenée au sol. Ne serait-ce qu’au niveau de l’effort déployé, et donc de l’énergie dépensée.

Apprendre le sol en MMA, à moins que l’athlète y prenne goût, sera basé sur des éléments fonctionnels pour rapidement se relever ou inverser (je ne parle pas de renversement), des positions pour sortir ou tenir une soumission le temps qu’il reste (s’il n’en reste pas trop)…

Le combat au sol n’est pas simple à apprendre ; il est difficile et complexe, et encore plus à appliquer quand un adversaire ne veut pas rester combattre au sol. C’est pour cette raison que les lutteurs sont les meilleurs dans les phases de grappling : ils ne cherchent pas la soumission en priorité, mais juste à maintenir un combattant qui veut fuir le corps à corps et le sol. L’idée de progression ou de finalisation n’est que l’étape suivante, mais déjà énergivore de ces contrôles.

Dans le cas du MMA, on peut simplifier le sol avec l’optique de ne jamais entrer dans une opposition au sol, mais de créer des fuites de cette dimension. Ce qui n’est plus une “lutte”, mais un jeu de chat et de souris où chacun essaie de maintenir l’autre dans son domaine de prédilection.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

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Title: Martial Reflections of an Hypnofighter #371: Learning Groundwork in MMA – A Nuanced Perspective

We often talk about it with Serge, the MMA professor at Fushan. The image that the first generations of MMA fighters had, coming from striking-oriented schools (he was a student of Sensei Jean-Marie Merchet from Haute Tension), was that of a discipline where groundwork seemed difficult.

That’s what one might have believed initially, but any jiu-jitsu practitioner or grappler would bristle upon hearing this statement. However, he is right: groundwork in MMA is not the most difficult thing to learn if, and only if, your goal is anti-grappling.

That is to say, you focus on getting back to your feet or, at worst, into a wrestling clinch against the cage. We see it, it is difficult to takedown, control, and submit in MMA fights (15-20% of finishes in the UFC). Current MMA athletes know how to do everything and, above all, know how to prevent grapplers from building their actions.

Wrestling phases are complex movements, unlike boxing. You cannot compare a jab-cross, whether physically, in terms of timing, or energy expenditure, with a back take or a takedown. Not even in terms of the effort exerted, and therefore the energy spent.

Learning groundwork in MMA, unless the athlete develops a taste for it, will be based on functional elements to quickly get back up or reverse (I’m not talking about sweeps), positions to escape or hold onto a submission for the remaining time (if there isn’t too much left)…

Ground fighting is not simple to learn; it is difficult and complex, and even more so to apply when an opponent doesn’t want to stay and fight on the ground. It is for this reason that wrestlers are the best in grappling phases: they don’t prioritize submissions, but just maintaining a fighter who wants to escape close combat and the ground. The idea of progression or finishing is only the next step, but already energy-consuming for these controls.

In the case of MMA, we can simplify groundwork with the perspective of never entering into ground opposition, but creating escapes from this dimension. This is no longer « wrestling » but a game of cat and mouse, where each tries to keep the other in their preferred domain.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #368 : Les histoires se répètent

L'auteur explore la récurrence des débats sur l'efficacité des arts martiaux, en traçant un parallèle entre les confrontations interstyles d'antan, popularisées par l'UFC, et les discussions actuelles entre le Judo et le Jiu-Jitsu Brésilien. Il souligne comment le contexte réglementé des compétitions modernes diffère des défis ouverts et sans limite de l'époque Gracie, où le but ultime était la soumission ou le KO. L'article invite à une réflexion sur la pertinence de comparer des disciplines cousines dans des cadres si différents et encourage chacun à trouver ce qui lui convient le mieux.

J’imagine que pour les passionnés et pratiquants les plus anciens, la question de quel art martial était le plus efficace (dans un cadre interstyle) était LA question. Puis nous avons eu l’UFC, qui a mis en place cette opposition, pour qu’émerge un sport de combat que nous connaissons sous le nom de MMA.

Dans toutes ces oppositions, il y avait la fameuse question entre les frappeurs, qui avaient le vent en poupe avec toute la cinématographie à la Bruce Lee ou Norris, et les “lutteurs” qui, paradoxalement, étaient considérés comme peu “dangereux”. L’arrivée de Royce Gracie dans la cage a redonné ses lettres de noblesse au grappling, avec un Remco Pardoel atomisant un Orlando Wiet ou, plus tard, un Dan Severn soumettant ses opposants au sol (ground and pound).

Et puis le temps passe. Trente ans plus tard, nous avons les vidéos, et encore des tas de défis dans tous les sens. Dans le monde du grappling, nous revenons à une période « années 80 » entre le Jiu-Jitsu Gracie et les autres styles de préhension, comme le Sambo et, bien sûr, le père du Jiu-Jitsu moderne, le Judo.

Mais en 2025, le contexte a changé. Les pratiquants de Jiu-Jitsu se sont orientés vers un haut niveau sportif, et les Judokas, après de multiples changements de règles, mais aussi par curiosité et envie d’évoluer, se sont pour beaucoup réouverts au Ne Waza (On avait Awazu Sensei avant tout ça…).

Du coup, sur les réseaux, et parce que faire du JJB est devenu une mode, on voit des défis et des critiques entre le BJJ et le Judo, avec des arguments que nous avons déjà explorés. Il est normal que les styles se confrontent et que ce cycle de « qui est le plus fort » revienne.

Seulement, la différence est qu’entre les défis “martiaux” des Gracie et ceux actuellement entre Judo et BJJ, les arguments se placent dans des cadres réglementés, avec des limites et des temps. Comparer des disciplines cousines dans des cadres différents – round debout, round complet et round au sol, avec un temps limité – n’a d’intérêt que pour l’athlète, pas pour le style en lui-même.

Le Jiu-Jitsu des Gracie, dans ses défis, acceptait tout de l’opposant et ne s’arrêtait qu’à la soumission ou au KO… en somme, un “vrai” combat.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

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Martial Reflections of an Hypnofighter #368: History Repeats Itself

I imagine that for old martial artists, the question of which martial art was the most effective (in an interstyle setting) was THE question. Then we had the UFC, which set up this opposition, leading to the emergence of a combat sport we know as MMA.

In all these oppositions, there was the famous question between the strikers, who were riding high with all the Bruce Lee and Norris films, and the « grapplers » who, paradoxically, were considered not very « dangerous. » Royce Gracie’s arrival in the cage restored the nobility of grappling, with a Remco Pardoel atomizing an Orlando Wiet or, later, a Dan Severn ground and pounding his opponents.

And then time passes. Thirty years later, we have the videos, and still a lot of challenges in every direction. In the world of grappling, we are returning to an « 80s » period between Gracie Jiu-Jitsu and other grappling styles, such as Sambo and, of course, the father of modern Jiu-Jitsu, Judo.

But in 2025, the context has changed. Jiu-Jitsu practitioners have moved towards a high sporting level, and Judokas, after multiple rule changes, but also out of curiosity and a desire to evolve, have largely reopened themselves to Ne Waza (We had Awazu Sensei before all that…).

As a result, on social media, and because doing BJJ has become fashionable, we see challenges and criticisms between BJJ and Judo, with arguments we have already explored. It is normal for styles to clash and for this cycle of « who is stronger » to return.

However, the difference is that between the « martial » challenges of the Gracies and those currently between Judo and BJJ, the arguments are placed within regulated frameworks, with limits and time constraints. Comparing cousin disciplines in different settings – standing round, full round, and ground round, with limited time – is only of interest for the athlete, not for the style itself.

Gracie Jiu-Jitsu, in its challenges, accepted everything from the opponent and only stopped at submission or KO… in short, a « real » fight.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank