Réflexions de Pank / Instantané #314 : Se connaître

Apprendre à se connaître permet de mieux anticiper nos réactions et comportements, mais cette quête est souvent freinée par une lutte interne entre nos aspirations idéalisées et la réalité de notre être. Accepter et s’aimer tel que l’on est ouvre les portes d’une vie plus simple et plus saine.

Plus nous apprenons à nous connaître, plus nous devenons aptes à anticiper nos réactions, nos pensées et nos comportements dans de nombreuses situations. Le problème est que, parfois, nous restons en lutte interne entre le récit que nous nous faisons de nous-mêmes et la réalité de ce que nous avons compris de nous.

Nous imaginons et anticipons des situations ou des comportements parfois de manière idéalisée. Cela peut nous conduire à refuser ce que nous sommes réellement, ce dont nous avons pourtant conscience. Ce refus crée une injonction contradictoire, qui mine progressivement notre confiance en nous.

Nous savons, consciemment ou inconsciemment, ce que nous sommes réellement grâce aux retours d’expériences accumulés. Cependant, nous persistons à croire qu’un jour, comme par magie, nos « programmes internes » se réactiveront autrement et transformeront soudainement nos actions ou orientations en cours.

Cette guerre entre ce que nous voulons être et ce que nous sommes réellement nous prive de tranquillité pendant des années. Nous passons un temps fou à nous décevoir, à attendre de nous-mêmes des réactions ou des fonctionnements qui, dans 80 % des cas, ne seront ni disponibles ni possibles.

S’accepter et s’aimer tel que l’on est, et non tel que l’on pourrait être, constitue une clé précieuse pour avancer dans la vie de manière plus simple et plus saine. Et cela, même si les autres attendent ou imaginent autre chose de nous.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,
Pank
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Reflections by Pank / Snapshot #314: Knowing Yourself

The more we learn about ourselves, the better we become at anticipating our reactions, thoughts, and behaviors in various situations. However, the problem is that sometimes we remain in an internal struggle between the story we tell ourselves about who we are and the reality of what we’ve understood about ourselves.

We imagine and anticipate situations or behaviors, often idealized. This can lead us to reject who we truly are, even though we are aware of it. This rejection creates a contradictory injunction that gradually undermines our self-confidence.

We consciously or subconsciously know who we truly are through accumulated life experiences. Yet, we continue to believe that one day, as if by magic, our « internal programs » will reset themselves and suddenly transform our current actions or orientations.

This war between who we want to be and who we truly are robs us of years of tranquility. We spend an incredible amount of time disappointing ourselves, expecting reactions or behaviors from ourselves that, 80% of the time, will neither be available nor possible.

Accepting and loving yourself as you are, not as you could be, is a precious key to moving forward in life more simply and healthily—even if others expect or imagine something different from you.

Take what is good and right for you.

Be one,
Pank
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Réflexions de Pank / Instantané #309 : Prendre attention à nos récits

Nous sommes les auteurs de nos récits intérieurs, souvent influencés par des scénarios construits sur des perceptions biaisées. Ce texte invite à prendre conscience de l’impact de nos histoires sur nos états émotionnels et propose une réflexion pour transformer ces récits en outils de bien-être.

Nous sommes véritablement les auteurs professionnels de nos vies. C’est fascinant de constater à quel point nous croyons les récits que nous nous racontons, même lorsque les faits que nous vivons ou observons ne correspondent pas à ces récits. À tout moment, nous pouvons nous perdre dans nos histoires, rédigeant des volumes entiers pour valider notre réalité et notre vérité.

Prendre du recul, voire anticiper, permet de reconnaître que nous ne faisons que créer des scénarios. Le temps que nous consacrons à analyser et revisiter nos récits peut transformer nos états psycho-émotionnels. En apprenant à relire et à réorienter ces histoires, nous pouvons modifier notre perception et nos émotions.

Il est crucial de réaliser que les faits en eux-mêmes n’impliquent pas un état d’esprit présupposé. Ce qui influence notre état, qu’il soit positif ou négatif, c’est le prisme de nos récits. Si vous vous sentez hors d’un état de neutralité, comme en cas de stress, d’agacement, ou au contraire d’excitation et de désir, tournez votre regard vers votre monde intérieur pour comprendre ce qui se raconte en vous.

Il se peut qu’une activité prévue aujourd’hui ou demain vous ait placé en mode « écriture d’un scénario catastrophe » ou, à l’inverse, de surexcitation. Le plus problématique, en particulier pour les personnes anxieuses, est de revisiter leurs « bestsellers » dans leur bibliothèque mémorielle pour copier-coller des récits passés. Ces récits, souvent négatifs, influencent leur perception des faits futurs, bien avant qu’ils ne surviennent.

Sans chercher à changer immédiatement vos récits, prenez conscience de leur existence et de leur absurdité. Plus important encore, identifiez les états émotionnels qu’ils génèrent. C’est alors que vous pourrez envisager de « brûler ces livres intérieurs remplis de fausses informations ».

Ne conservez que ce qui est bon et juste pour vous.
Be one,
Pank
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Pank’s Reflections / Snapshot #309: Paying Attention to Our Narratives

We are truly professional authors of our own lives. It’s fascinating to see how much we believe the stories we tell ourselves, even when the facts we experience or observe don’t match these narratives. At any moment, we can get lost in our stories, writing entire volumes to validate our reality and our truth.

Taking a step back, or even preemptively, allows us to recognize that we are merely creating scenarios. The time we dedicate to analyzing and revisiting these narratives can transform our psycho-emotional states. By learning to re-read and redirect these stories, we can alter our perception and emotions.

It is crucial to understand that facts themselves do not necessarily imply a predefined state of mind. What truly affects our state—whether positive or negative—is the lens of our narratives. If you find yourself outside a neutral state, such as stress, irritation, or conversely, excitement and desire, turn inward to see what story is unfolding within you.

Perhaps an activity planned for today or tomorrow has triggered a « catastrophic narrative » or, on the other hand, overstimulation. The most challenging part, particularly for anxious individuals, is revisiting their « bestsellers » in their mental library to copy-paste past narratives. These often-negative stories shape their expectations of future events long before they actually occur.

Without immediately seeking to rewrite your narratives, begin by acknowledging their existence and absurdity. Most importantly, identify the emotional states they generate. This awareness allows you to consider « burning those inner books filled with fake news. »

Keep only what is good and fair for you.
Be one,
Pank
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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #282 : Définir ses objectifs en compétition

Dans mon académie, nous adoptons une approche globale des arts de grappling, incluant le BJJ et la Luta. J’insère souvent des idées et des orientations pour que les grapplers se préparent à des dynamiques variées, que ce soit dans un contexte sportif, de combat libre ou en milieu urbain.

Je ne pousse pas particulièrement mes élèves vers la compétition. Ainsi, si un pratiquant souhaite s’engager à 100 % dans un grappling sportif, je l’oriente vers des académies où il trouvera des ressources adaptées à ses ambitions.

Cependant, certains élèves désirent tester leurs compétences et, surtout, découvrir comment ils se comporteraient dans un format compétitif. Peut-être parce que j’ai moi-même appris à aller en compétition de manière autonome, j’ai développé un questionnement autour de mes propres objectifs. C’est d’ailleurs la réflexion que j’encourage chez ceux qui veulent combattre : savoir précisément quel est leur but.

Pour certains, il s’agit simplement de découvrir ou de mesurer leur efficacité. D’autres souhaitent se fixer un objectif pour se motiver, un levier supplémentaire pour les entraînements. Certains encore cherchent à gagner, à démontrer leurs compétences. Tout est légitime, l’essentiel est de définir clairement ce que l’on cherche à accomplir.

Ce n’est pas un discours destiné aux autres, mais une réflexion intime, car c’est elle qui nous permettra de gérer le résultat, qu’il soit positif ou moins satisfaisant. Lorsqu’on est clair sur ses intentions, on sait comment interpréter ce qui se passe et en tirer le meilleur pour sa progression et son évolution.

#objectif #détermination #compétition #résultat #solution

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,

Pank

Martial Reflections of a Hypno-Fighter #282: Defining Competition Goals

In my academy, we take a comprehensive approach to grappling arts, including BJJ and Luta. I often introduce ideas and guidance for grapplers to prepare for different dynamics, whether in a sporting context, free combat, or urban setting.

I don’t particularly push my students towards competition. Thus, if a practitioner wishes to fully commit to competitive grappling, I guide them toward academies where they can find the support they need.

However, some students simply want to test their skills and, more importantly, discover how they would handle a competitive format. Perhaps because I learned to approach competitions on my own, I developed a practice of questioning my own objectives. This is the same reflection I encourage in those who wish to compete: understanding exactly what their goal is.

For some, it’s about discovering or gauging their effectiveness. Others want a clear objective to keep them motivated—a key driver for training. Still, others aim to win, to showcase their skills. Everything is valid; the essential point is to clearly define what we seek to achieve.

This isn’t about explaining ourselves to others; it’s an inner reflection, as it will help us process the outcome, whether it’s positive or less so. When we are clear about our intentions, we know how to interpret events and leverage them to enhance our practice and growth.

#objective #determination #competition #result #solution

Take what is good and right for you.

Be one,

Pank

Réflexions de Pank / Instantané #290 : Prendre du temps pour soi

Dans un monde où tout va trop vite, se donner du temps pour soi devient vital pour se recentrer, prendre soin de ses besoins et cultiver l'amour-propre. Découvrez pourquoi ces instants de pause sont essentiels à votre équilibre personnel.

C’est une banalité de dire qu’il est utile de prendre du temps pour soi. Pourtant, chaque jour, des consultants me confient qu’ils n’ont jamais de temps pour rien. La perception d’un monde qui va trop vite, combinée à une pression inconsciente de toujours en faire davantage et rapidement, crée cette impression de ne pas avoir cinq minutes pour respirer, méditer, ou simplement s’écouter.

Prendre du temps pour soi, ce n’est pas consommer du temps numérique, mais revenir véritablement vers soi à travers des exercices conscients comme la respiration, l’auto-hypnose ou la pleine présence. Il s’agit de se déconnecter du monde extérieur pour se recentrer sur ce qui se passe en soi.

Dans ce temps dédié à soi, on peut prendre conscience de sa fatigue, de son stress, et de ses besoins, qui ne sont peut-être pas nourris correctement. Ces instants sont un espace où l’on n’attend rien de l’extérieur; on se donne toute la place dans notre propre vie. Ce ne sont que quelques minutes au quotidien, mais elles permettent de se recentrer sur la personne la plus importante de notre univers : nous-mêmes.

Si vous n’êtes pas en contact avec vous-même, êtes-vous réellement vous, ou êtes-vous simplement une personne qui réagit au travers de son filtre aux incessantes sollicitations du monde ? Se retrouver dans ce temps pour soi, c’est aussi une manière de s’offrir de l’amour propre, et donc de dépendre moins de l’attention des autres.

Quand prenez-vous du temps pour vous ? Et peut-être même, davantage, avec vous ?

hypnose #autohypnose #temps #autoamour #centrage #méditation

Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,
Pank
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Reflections by Pank / Snapshot #290: Taking Time for Yourself

It’s quite a commonplace to say that taking time for oneself is beneficial. Yet, daily, clients tell me they have no time for anything. The perception of a world moving too fast and an unconscious pressure to always do more—and possibly faster—creates this impression of not even having five minutes to breathe, meditate, or simply listen to oneself.

Taking time for yourself is not about spending time online, but about truly turning inward with conscious practices such as breathing, self-hypnosis, or mindfulness. It’s about disconnecting from the outside world to focus on what’s happening within.

In this dedicated time, we may become aware of our fatigue, stress, and unmet needs. This is a moment where we seek nothing from the external world; instead, we give ourselves all the space in our own lives. Just a few minutes daily can help us refocus on the most important person in our universe: ourselves.

If you’re not in touch with yourself, are you truly you, or are you simply someone who reacts through a filter to whatever the world keeps offering or imposing? Recognizing yourself in this time for yourself is also a way of giving yourself self-love, and thus being less dependent on the attention of others.

When do you take time for yourself, and perhaps even more importantly, with yourself?

hypnosis #selfhypnosis #time #selflove #centering #meditation

Take only what is good and right for you.

Be one,
Pank
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Réflexions de Pank / Instantané #266 : Nos pensées ou notre dialogue intérieur

Une réflexion sur le dialogue intérieur et la façon dont nous réagissons souvent plutôt que de prendre l'initiative de nos pensées. Comment pouvons-nous mieux diriger notre dialogue intérieur et éviter les schémas de pensée négatifs ?

Je trouve le travail sur le dialogue intérieur assez passionnant. Cependant, plus j’écoute les personnes sur ce sujet, plus j’observe ma propre version, plus je me rends compte que nous prenons rarement le lead de notre propre dialogue. Il semble que nous soyons plus souvent en réaction qu’en initiative.

Prenez un instant et observez si vous avez une pensée qui vous vient et que vous réorientez, ou si vous êtes en mode coach pour la plus grande partie de votre échange subjectif. J’ai de plus en plus l’impression que nous sommes dans une réponse avec des redirections, voire, comme dans la Méthode Silva, avec des auto-suggestions telles que “annule, annule” ce qui est dit ou pensé.

Il me semble que si nous menions constamment nos pensées et nos idées, nous serions en mode programmateur, écrivant sans cesse des lignes de code et, parfois, observant le résultat. Pour les plus coach d’entre vous, c’est en gros Tony Robbins qui ne cesse de vous envoyer des suggestions dans la tête.

Or, il y a cette dimension également connue dans le développement personnel, où l’on se répète un mantra plusieurs milliers de fois. Cependant, c’est assez différent de notre dialogue intérieur, car il s’agit plus d’un monologue. Pourrions-nous être l’initiateur de nos dialogues intérieurs ou sommes-nous seulement soumis aux idées de notre subconscient (nos pensées) ?

Il est assez amusant de jouer avec cette idée : sur une journée, est-ce que je peux constamment me parler à moi-même, en me dirigeant vers tout ce que j’estime juste pour moi ? Vous allez vous rendre compte que ce n’est pas si simple. Vous pouvez, si vous osez, le faire à voix haute, et souvent, on a l’impression d’être un peu “spécial” 🙂

La pensée autonome est vraiment une chose intéressante, sauf que parfois, elle est un peu trop orientée vers le négatif, et cela peut être indépendant de notre volonté. Nous devons trouver un moyen de l’atténuer. Le dialogue intérieur en “réaction” peut être la bonne réponse, mais cela ne retire pas nécessairement l’élément initial de la pensée, cela rééduque en lui donnant une nouvelle orientation.

selftalk #dialogueintérieure #Pensée #Leader #initiateur #jeuxpsychiques

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,

Pank
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Reflections of Pank / Snapshot #266: Our Thoughts or Our Inner Dialogue

I find the work on inner dialogue quite fascinating. However, the more I listen to people on this subject and observe my own version, the more I realize that we rarely take the lead in our own dialogue. It seems we are more often reacting rather than initiating.

Take a moment and observe if you have a thought that comes to mind and you reorient it, for example, or if you are in “coach mode” for most of your subjective exchange. I increasingly feel that we are in a response mode with redirections, or, as in the Silva Method, with self-suggestions like « cancel, cancel » whatever is said or thought.

It seems to me that if we were constantly leading our thoughts and ideas, we would be like programmers, endlessly writing lines of code and occasionally observing the output. For those of you who are more of a coach, it’s like having Tony Robbins continuously sending you suggestions in your head.

However, there is also this dimension known in personal development, where one repeats a mantra several thousand times. But this is quite different from our inner dialogue, which is more of a monologue. So, could we be the initiator of our inner dialogues, or are we merely subjected to the ideas of our subconscious (our thoughts)?

It is quite amusing to play with this idea: over a day, can I constantly talk to myself, directing my mind toward everything I consider right for myself? You will realize that it is not that simple. You can, if you dare, do it out loud, and often, you feel a bit « special » 🙂

Autonomous thought is indeed an interesting thing, except that sometimes it is a bit too oriented towards the negative, and it can be autonomous. We need to find a way to mitigate it. Inner dialogue in “reaction” mode might be the right answer, but it does not necessarily remove the initial thought; it retrains it with a new orientation.

selftalk #innerdialogue #Thoughts #Leader #initiator #psychicgames

Take what is good and right for you.

Be one,

Pank
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Réflexions de Pank / Instantané #251 : Se donner le droit d’avoir tort

Cet article explore la difficulté d’admettre ses erreurs et de se détacher d’un "self" idéalisé. Il souligne l'importance de rationaliser nos erreurs, de surmonter la susceptibilité, et de centrer ce travail sur notre développement personnel. L’auteur encourage à reconnaître que nous avons parfois tort et à voir cela comme une opportunité de croissance.

Il est difficile pour chacun d’entre nous de se dire que nous n’avons pas raison. Et même quand nous ne sommes pas certains, voire que nous sommes à la limite de la mauvaise foi, nous parvenons à ajouter des mots ou des petites phrases, comme des enfants qui gardent en tête que le dernier à parler a raison.

Du coup, cette sensation de ne pas être dans le bon, le juste, ou simplement d’être dans l’erreur peut perdurer pendant des années. Une situation qui nous confronte à notre incompétence, méconnaissance, ou inculture peut presque nous faire remettre en question notre statut.

Statut que nous pouvons assez facilement associer à un « self » idéalisé, c’est-à-dire une perception illusoire de ce que nous pensons être et que nous projetons au monde. Pourtant, il n’y a absolument aucun problème, rationnellement parlant, à ne pas avoir raison.

Nous ne sommes plus des enfants et prendre pour une humiliation un élément plus juste ou une perspective que nous n’avions pas pris en compte ne devrait pas éveiller nos émotions. Il se peut que nous pensions que “le monde” ne nous reconnaît plus (reconnaît en quoi, je ne sais pas) et que nous puissions peut-être être sujets au rejet.

Là encore, quand on est enfant, on se vanne facilement et on peut avoir l’impression d’être méprisé et rejeté, alors que 99,9 % du temps, c’est juste une quête de pouvoir de l’interlocuteur ou du groupe, qui prend son shoot de puissance puis passe à autre chose.

Revenir sur les faits, se dire que nous avons parfois raison, parfois tort, et plus amusant encore, que même si nous sommes certains d’avoir raison, nous pouvons facilement avoir tort dans un autre contexte, nous permet de relativiser. De plus, notre susceptibilité, qu’aujourd’hui on aime appeler « fragilité », devrait simplement être remise au centre de nos travaux personnels.

C’est amusant d’ailleurs de constater que le thème de la susceptibilité est quasiment absent des sessions d’accompagnement alors que, dans un monde qui développe à outrance le « self », nous sommes bien trop souvent susceptibles de mal prendre les remarques ou réflexions. Si, sans même travailler l’illusion de notre « self », nous ne prenions pas la mouche sur tout et admettions que nous ne sommes pas toujours dans le juste, beaucoup de personnes descendraient en pression.

dialogue #selfidéalisé #susceptibilité #snowflex #émotion #rationalisation #centre #association #humilité

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,

Pank

Pank’s Reflections / Snapshot #251: Giving Yourself the Right to Be Wrong

It is difficult for each of us to admit that we might be wrong. Even when we are uncertain, or on the verge of bad faith, we manage to add words or little phrases, like children who believe that the last one to speak is always right.

As a result, this feeling of not being right, just, or simply being wrong can persist for years. A situation that confronts us with our incompetence, ignorance, or lack of culture can almost make us question our status.

This status can easily be associated with an idealized self, an illusory perception of what we think we are and project to the world. Yet, there is absolutely no rational problem in being wrong.

We are no longer children, and taking as an insult a more accurate perspective or a detail we hadn’t considered should not stir our emotions. We might think that “the world” no longer recognizes us (recognizes us in what, I don’t know) and that we might face rejection.

Again, as children, we easily tease each other and might feel scorned or rejected, when 99.9% of the time, it’s just a power play by the other person or group, who gets their boost of power and then moves on.

Reflecting on the fact that we are sometimes right, sometimes wrong, and, amusingly, even if we are certain we are right, we could be wrong in another context, allows us to put things into perspective. Additionally, our susceptibility, which today we like to call fragility, should simply be at the center of our personal work.

It’s interesting to note that the topic of susceptibility is almost absent from coaching sessions, even though in a world that overemphasizes the self, we are far too often susceptible to taking remarks or reflections badly. If, without even working on the illusion of our self, we stopped getting upset about everything and admitted that we might be wrong or that what we think isn’t right, many people would feel less pressure.

dialogue #idealizedself #susceptibility #snowflex #emotion #rationalization #center #association #humility

Take what is good and right for you.

Be one,

Pank

Réflexions de Pank-Instantané #235 : Admettre l’ici et maintenant

Il est difficile, quand nous ne sommes pas bien, de pouvoir admettre ce que nous sommes à un moment T. Régulièrement, et je me retrouve parfois exactement dans le même récit intérieur, nous nions ce que nous sommes à un instant présent. Les systèmes de développement personnel, souvent dans le déni, aiment à préciser : “tu n’es pas telle ou telle chose, mais tu as ceci ou cela”.

En termes plus simples, tu n’as pas à t’identifier à ton pathos, tu es plus que cela. Par exemple, lorsque je parle du cancer que j’ai eu en disant “mon cancer”, certains me reprennent en expliquant qu’il ne m’appartenait pas. Cette habitude, qui part certainement d’une bonne intention, comme celle de ne pas se fixer sur le pathos, n’empêche en rien la réalité du pathos.

Une fois de plus, les faits ne portent absolument aucune considération sur ce que vous identifiez ou non. Ce qui est, est, peu importe l’état d’esprit ou la sémantique que nous utilisons pour biaiser les choses.

Pourtant, si nous n’osons pas nous confronter et admettre qu’au moment d’une consultation ou pendant une période difficile nous sommes : mal, déprimé, dépressif, blessé, abîmé, angoissé, terrorisé, etc., nous ne pouvons pas travailler dessus.

En général, en séance, les personnes disent qu’elles ne veulent plus être dans cet état ou, plus fréquemment, qu’elles ne sont pas les personnes qu’elles sont actuellement. Pourtant, factuellement, elles sont bel et bien cette personne peut-être trop sensible, trop triste ou trop en colère. Elles sont réellement cela et non pas l’image ou l’habitude de ce qu’elles étaient.

C’est comme si un athlète qui s’est brisé la jambe vous expliquait qu’il n’est pas cet être blessé en face de vous, mais un super coureur. Si dans le passé c’était vrai, sur le moment ce n’est plus le cas.

Il y a donc une difficulté entre le passé, ce que nous avons été jusqu’à maintenant, et le futur, ce que nous voulons devenir ou redevenir. Mais il manque souvent ce passage, difficile et clairement pas ok, d’admettre que nous ne sommes plus ce que nous étions et peut-être que nous ne le serons pas. Nous sommes simplement avec un problème à résoudre et nous devons nous focaliser sur ce problème, donc le présent, pour aller vers des hypothèses de solution…

#déni #lignedutemps #faits #récitintérieur #présence #accompagnement #mauvaisephase

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,

Pank

Reflections of Pank-Snapshot #235: Admitting the Here and Now

It is difficult, when we are not well, to admit what we are at a given moment. Regularly, and I sometimes find myself in the same inner narrative, we deny what we are at a given present moment. Personal development systems, often in denial, like to specify: “you are not this or that thing, but you have this or that.”

In simpler terms, you don’t have to identify with your pathos, you are more than that. For example, when I talk about the cancer I had, referring to it as « my cancer, » some people correct me, explaining that it did not belong to me. This habit, which certainly comes from a good intention, such as not fixating on the pathos, does not negate the reality of the pathos.

Once again, facts do not care at all about what you identify as or not. What is, is, regardless of the state of mind or semantics we use to bias things.

However, if we do not dare to confront and admit that at the moment of a consultation or during a difficult period we are: unwell, depressed, depressive, injured, damaged, anxious, terrified, etc., we cannot work on it.

In general, during a session, people say they no longer want to be in this state or, more frequently, that they are not the persons they currently are. Yet factually, they are indeed this person—perhaps too sensitive, too sad, or too angry. They are truly that and not the image or habit of what they were.

It is like an athlete who has broken their leg explaining that they are not the injured person in front of you, but a great runner. If this was true in the past, at the moment it is no longer the case.

There is thus a difficulty between the past, what we have been up to now, and the future, what we want to become or become again. But often there is this missing passage, difficult and clearly not okay, to admit that we are no longer what we were and perhaps we will not be. We are simply with a problem to solve and we must focus on the problem, thus the present, to move towards potential solutions…

#denial #timeline #facts #innernarrative #presence #support #badphase

Take what is good and right for you.

Be one,

Pank