Réflexions de Pank / Instantané #82 : La Quête de Liberté

Il est indéniable que la notion de liberté résonne profondément en chacun de nous. Pour la plupart, cette idée évoque un idéal à poursuivre. Personnellement, j’admets avoir des penchants autoritaires et heureusement il y a aucune chance que je sois un futur dictateur. Cependant, la chance nous sourit, car nous vivons dans une société où les libertés individuelles sont valorisées.

Nous sommes enclins à rejeter le système lorsque celui-ci ne répond pas à nos aspirations personnelles. Combien de fois avons-nous entendu des personnes critiquer les lois et les forces de l’ordre ? Notre attachement à l’idée de liberté est indéniable. Cependant, ma vision quelque peu misanthrope me pousse à émettre une réserve quant à l’idée de liberté absolue.

Il est important de rappeler que nous vivons en société et que l’être humain n’est pas naturellement enclin à se soucier des autres, à moins que cela n’ait un lien direct avec la satisfaction de ses besoins primaires : se nourrir, se reproduire et prendre du pouvoir. Ainsi, dans un monde où la liberté serait totale, des tensions naîtraient rapidement. Cela se manifeste déjà dans les espaces publics, où des groupes de personnes écoutent de la musique à un volume excessif, pensant qu’ils sont libres de le faire. Ils oublient alors que leurs actions peuvent perturber le calme que d’autres cherchent à préserver (ils sont également libres de le souhaiter).

Ces tensions, si elles perdurent, peuvent se transformer en conflits, parfois même violents. Dans une réalité où chacun est totalement libre, pourquoi ne pas recourir à la violence pour rétablir son propre sentiment de tranquillité ? Mais Si les religions ont obtenu autant de « souscriptions » et de « followers, c’est en grande partie grâce à la structure qu’elles apportent aux modes de vie.

Bien sûr, une forme d’autorégulation pourrait fonctionner, mais cela repose sur l’hypothèse que tous possèdent une nature sociale. Comment gérer les individualistes voire les antisociaux ? Philosophes, idéologues et politiciens nous vendent sans cesse un monde meilleur, plus égalitaire, plus libre, où chacun trouverait sa place.

Cette idée est séduisante, mais elle reste souvent une utopie et un moyen de vendre des livres et des programmes. Le monde nous a déjà donné un aperçu de ce à quoi ressemblerait un univers sans règles, où la liberté est quasiment totale : internet.

La face sombre d’internet est bien visible. Des commentaires haineux sur des articles de presse ordinaires, des tempêtes de haine en ligne, du harcèlement virtuel. Le voile de l’anonymat, derrière lequel on peut se cacher, a engendré un climat où tout est permis. Le cœur du problème réside ici : la dynamique de groupe, le sentiment d’impunité et l’expression de pulsions inavouées. La liberté, dans ce contexte, équivaut à donner libre cours à nos instincts, à notre « ça » sans aucune entrave.

Cette dynamique se reflète également dans l’abandon de nombreuses règles familiales visant à laisser les enfants libres. Cependant, ces enfants, privés de limites et de repères, peuvent rapidement devenir intolérants face aux restrictions et se sentir frustrés si leur quête égoïste d’une liberté absolue est contrariée.

D’un autre côté, il y a la notion de liberté positive, celle qui découle de l’intelligence collective, de la créativité partagée et de la prise de risque. Parfois, cela ouvre des portes insoupçonnées vers des réalisations incroyables.

Pourtant, malgré mon désir sincère d’une liberté totale, je reste prudent. Je doute que nous soyons suffisamment matures et empathiques en tant que société pour gérer un tel « droit ». Internet, quant à lui, demeure un laboratoire tangible où nos idéaux sont mis à l’épreuve. Pour le moment, la liberté semble avoir perdu…

Et vous, comment définissez-vous votre rapport à la liberté ? Quelles sont vos expériences et réflexions sur ce concept essentiel à la condition humaine ?

Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One.

Pank

#Liberté #internet #possible #dictature #règles #loi #absolu


English Version

Thoughts from Pank / Snapshot #83: Embracing the Present within Our Suggestions »

In recent days, I have been contemplating a topic that often piques my curiosity: how we approach the present within our suggestions. It is not easy to accept the notion that our suggestions imply that things are already accomplished. This presupposes that we should speak in the present rather than in the future. Various perspectives revolve around this matter, notably the concept of the present moment during the ongoing session. Despite our often future-oriented mindset, it is common to work within the present.

As I read English literature, I pondered over a distinction more prominent than in French. In coaching, therapy, and hypnosis, the use of the present continuous is frequent. This is a peculiarity that had eluded me during my school days.

There exists a present that expresses habit or established situations, and a progressive present that sometimes serves as a transition towards the future. It is well-known that most hypnotic methods used in France originated from the US, such as NLP, Ericksonian hypnosis, or Elmanian hypnosis.

Many concepts that we consider normal often stem from Anglo-Saxon culture, but without exactly the same meaning or form in France.

During the creation of a suggestion, the idea of gradual evolution is emphasized. This is why we can readily accept Coué’s suggestion: « Every day, in every way, I am getting better and better. »

This « better and better » equates to the progressive present. It is good for the moment, but it tends to improve even more in the present that is being built. When we suggest simple statements like « I am in good health » when we are ill, the subconscious encounters difficulties, or even an impossibility, in accepting the suggestion.

Hence, it is wise to use verbs related to action and potentially the outcomes of our suggestions. For instance, « I am progressing on the path of health » or « Every day, my health is reclaiming its place… »

Our present is under construction, it is not fixed. It must take the future into account without being overwhelmed by its inherent uncertainty.

Therefore, we can assert that our suggestions are framed in the present, not as a fixed state, but in constant evolution and acquisition.

And you, how do you perceive the present moment within suggestions?

Take what is good and true for you.

Be One.

Pank

#suggestion #French #English #continuouspresent #progressive #evolution #hypnosis #hypnotherapy

Réflexions sur Internet Part 2

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J’avais déjà partagé une réflexion sur l’Internet il y a quelques mois (https://laboratoire-hypnose.com/2014/02/02/reflexions-sur-linternet/) Aujourd’hui avec le nombre de morts que se multiplie en France ( et je me laisse imaginer dans d’autres pays) suite à des défis Facebook, je m’interroge encore.

Je reçois en cabinet beaucoup de personnes qui n’ont pas confiance en elles, ou qui encore plus fréquemment qui sont en recherche d’amour, de respect et de reconnaissance.

Avec l’apparition des réseaux sociaux  et la multiplication des vidéos,des blogs, des twitts, chacun a inconsciemment un nouvel outil pour EXISTER.

Il suffit de voir le nombre de fois où les les murs des réseaux sociaux s’emplissent de mots sans intérêt, comme expliquer ce que l’on fait, envoyer une photo de son assiette… et pour retour il peut y avoir une déferlante de ‘j’aime’ ou de commentaires.

Nous en arrivons à des vidéos de plus en plus folles que les internautes envoient pour buzzer. Il suffit de voir le nombre de vidéo avec des GOpro pour offrir des images de plus en plus incroyables. Des motards qui se mettent en danger parce qu’ils veulent montrer leur maîtrise, des gamins qui filment leurs excès dans les rues avec leurs portables et Facebook qui pousse de plus en plus aux défis, de peur de ne pas être ‘considéré’ par ses ‘amis’, sa ‘communauté’.

Un rejet potentiel, une réactivation des maux de l’enfance. Alors reprenons les blessures initiales tel que peut le décrire Lise Bourbeau ; Trahison Rejet Abandon Humiliation Injustice.

Nous sommes dans des patterns de répétition, l’Internet passe son temps à nous les nourrir au travers des différentes informations plus ou moins sure et des ‘échanges’ sur les réseaux sociaux.

Beaucoup passent leurs vies sur les réseaux pour éviter d’être seul, les likes et les commentaires donnent la pernicieuses impressions de ne pas être ABANDONNE. Les internautes se construisent une sorte de banque de Stroke, qui pourrait leurs permettent de se sentir mieux, mais c’est un peu comme des calories vides, elles rendent dépendantes et ne suffisent pas à nourrir ce besoin d’être aimé, d’être reconnu.

Répondre que se soit sur des sujets sans intêret ou plus impliquant politiquement ou religieusement, offre un moyen de développer l’égo et souvent la haine qui nourrit une réponse à une INJUSTICE que nos mots numériques pourraient transformer afin de rétablir la JUSTICE divine, politique ou autre. Nous allons jusqu’à vouloir HUMILIER ses interlocuteurs et les insulter.

Cette direction qu’offre les forums et autres réseaux sociaux, entraîne encore plus de tension, d’opposition, de distance. Une magnifique affaire pour je ne sais qui, mais sûrement du monde, et surtout encore plus pour laisser l’illusion d’un lien même de haine, qui n’est qu’un vide de plus pour l’esprit et les émotions.

Les défis eux ont une choses amusantes, surtout en ce moment avec payez un resto ou … Vous imaginez que nous sommes arrivez dans un monde tellement virtuel que nous préférons garder quelques euros plutôt que de partager un moment humain, d’échanges, de rires et de vivre la vie. Alors les vidéos sans intérets se multiplient, avec une seule attente, prouver que l’on peut. Pas de REJET du groupe, mais plutôt des likes démultipliés.

C’est à ce moment là ou l’on aperçoit que le rapport humain est devenu secondaire. On pourrait me dire que ca n’empeche pas de voir les gens, je suis d’accord, par contre on ne voit que rarement des défis du genre : Offre un repas à un pote FB que tu n’as pas vu depuis plus de 6 mois ou sinon un avec qui tu as bu ton dernier verre…

On montre un bout de son passé sur une photo, on parle des ses humeurs du jours mais quand offrons nous qui nous sommes dans le vrai, le réel l’instant ?

Nous sommes des émotions virtuelles, des coups de gueules sur des blogs, des actions internet. Nous passons nos messages par les écrans. Nous avons l’impression d’être un fidèle ami ou confident en ne trahissant pas les pensées exposées à coup de mails ou de textos. Et pourtant à tout moment cette mémoire numérique peut ressortir, si une histoire tourne mal.

La confiance est cryptée aujourd’hui, et elle peut être piraté en quelques mots mal compris ou mal interprétés  sur un statut, un sms… laissant cette blessure de trahison s’exposer devant le monde des amis virtuels qui tous critiqueront mais dont tellement peu, iront au contact de cet autre blessé.

Nous sommes tous fautifs, ne regardons pas les ceux qui font des défis; des folies, des défouloirs du net comme des êtres idiots et inconsistants.

Nous sommes ces personnes qui ne levont pas la tête de nos ecrans de GSM ou de tablette. Nous sommes ceux qui ne donnons plus un vrai moment sans interference sur le réseau des émotions et des regards, mais toujours a répondre à une sonnerie qui nous coupe de l’autre. Nous sommes ceux qui nourrissons le Buzz.

Les familles ne donnent plus de temps pour s’occuper et apporter l’amour et la reconnaissance suffisante aux leurs  afin d’éviter que leurs marmots pensent que leurs exploits Youtube apporteront plus de retours pour eux. Nous ne donnons simplement plus la qualité de notre présence et de notre bienveillance pour enfin laisser l’autre pouvoir avoir la sensation qu’il existe.

Un like, une vue, un commentaire d’inconnus, de fans ou de followers n’apportent rien que l’impression d’exister… mais exister pour qui, et avec qui ? Est ce que l’emprunte numérique ne restera que la seule humanité dont nous sommes capables ?

Est ce que un buzz deviendra notre objectif de vie ?

Est ce que vous préférez faire un buzz ou des milliers de vue, plutôt que de boire un verre avec un pote, un frère, un inconnu qui sourit ?

Si j’avais un défi à mettre en ligne ça ressemblerait à une simple idée, pouvez vous passer plus de temps libre avec ceux que vous aimez plutôt que devant un écran ?

Be One

 

Pank

 

Réflexions sur l’Internet

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Internet était un superbe outil. Je le mets au passé parce qu’aujourd’hui, il semble que cette sphère soit devenue tellement libre qu’elle est de plus en plus contrôlée, endoctrinée. L’internet devient l’outil de propagande du 21e siècle, avec de nombreuses tendances qui se retrouvent rapidement aux même sources.

On voit de plus en plus de Hoax dans nos mails, sur nos réseaux sociaux. La force de la contre informations  est de faire croire que nous possédons un savoir et que grâce à nous le peuple va ouvrir les yeux. Les relayeurs devenant les meilleurs commerciaux d’une information invérifiable, seulement sur des sites ou des sources ‘anonymes’, ‘secrètes’, ‘de personnes bien informées’…

Cette logique de dire qu’une personne ou un groupe sait tout, sans jamais l’a mettre en lumière est une forme de SUBSTITUTION.

Cette technique est très connue en manipulation, pour appuyer et étayer des discours avec comme référence un homme illustre, une source secrète et autres. Comme il y a peu de chance que nous, consommateurs de l’information, allions faire des recherches, nous adhérons et appuyons la thèse. La déformant et l’amplifiant en bon téléphone arabe.

Certains me rétorqueront que maintenant grâce à l’internet, rien ne se perd, et nous pouvons retrouver des phrases et des contradictions émises par des politiques ou des personnes publiques. Avec un petit montage et une diffusion Youtube, nous avons un ‘buzz’ sur la médiocrité de ces gens qui nous entourent, qui nous gouvernent. C’est vrai, rien ne se perd plus, seulement comme la propagande Russe, durant le règne Communiste, qui montrait les Champs Elysées vident la veille d’un défilé militaire, comme étant le Paris du quotidien, prendre une photo, une phrase, un instant hors contexte, laissent aux ‘monteurs’ le loisir d’y exprimer ce qu’il souhaite.

Chaque jour, nous avons de nouvelles informations, de nouvelles vérités. Nous critiquons ce que beaucoup nomme les ‘merdias’, mais nous adhérons à des thèses de sites divers. Le plus intéressant est de remonter à la source de ces sites, et rapidement nous trouvons des liens avec des extrémismes de toutes parts, politiques, économiques, religieux.

L’internet et les réseaux sociaux comme fer de lance permettent une chose que jamais je n’aurais cru possible avant, des jeunes issus de la diversités, relaient et approuvent des fachistes anti-diversité. Les réseaux sociaux laissent croire à une liberté de penser et de s’exprimer, seulement les tendances qui sont proposées sur ces outils sont dès le départ orientées. Il n’y a d’ailleurs que peu d’arguments dans les commentaires, mais plutôt une lutte veine entre des opinions comme à l’époque de la guerre froide, les uns et les autres étant persuader que leurs vérités, leurs sources d’informations sont les plus justes.

La population devient de plus en plus critique vis à vis des journalistes qu’ils estiment vendus. Seulement avec tous les défauts et les pressions qu’ils subissent, ils ont appris durant leurs études à penser ‘neutre’. Il est vrai que c’est impossible d’être neutre mais ils tendent à l’être. A l’inverse de la pire des inventions pour la diffusion de contenues, le journalisme de proximité.

Les personnes impliquées ou impliquantes vont donner des informations, comment peuvent elles prendre le recul nécessaire pour être factuelles ?

Alors aujourd’hui, qu’attendons nous ? Sommes nous tellement libres que nous sommes soumis à nos smartphones pour voir les nouvelles du facebook et autres sites d’informations ‘sures’ et alternatives ? Est ce que nous souhaitons encore relayer l’information dont nous ne cherchons jamais les origines ?

Combien de fois, ai je lu des thèses remplies de colère sur des parties de documents alors que personne n’a pris le temps de lire les textes initiaux ?

Internet pouvait nous ouvrir mais la désinformation, nous mène à obéir à des diktats invisibles. Alors nous devenons paranos, complotistes, on construit des théories alambiquées et pendant ce temps le pouvoir, ceux qu’aucune insulte, aucun commentaire, aucun blog ou site d’informations alternatifs, ne pourront faire changer d’opinions, continuent à vivre sereinement.

Est ce que l’internet libre doit enfermer dans des dogmes et pire derrière un écran ?

Est ce que l’information juste doit être obscure comme les mensonges dénoncés par ces derniers ?

Qui gagne à ce que nous ne trouvions plus aucune réponse valable et que l’effet mouton soulève la masse, loin de tout ? A devenir des activistes du clavier qu’offrons nous à la réalité ? A part introduire des croyances sans fondements, sans explications, sans preuve, comment forme-t-on la pensée critique, la réflexion ?

L’internet libre devait offrir un chemin vers plus de connaissances, plus d’échanges, plus de réflexions, pourtant nous lisons tous les mêmes informations, nous relayons tous la même propagande. Les Médias et la télévision est jugée comme vendue, pourtant il est étonnant que sans que je n’allume jamais ma télévision, j’ai exactement les mêmes informations que ceux qui l’a regarde… Est ce que nous ne cherchons pas un ennemi là où il ne se trouve pas ? Ou se trouve la cohésion ? L’aide ? Le Support que le partage sans limite devrait offrir ? Ou se trouve les échanges intellectuels sans arriver à des insultes, des propos nauséabonds et irrespectueux pour un des interlocuteurs ?

Sommes nous plus dans l’évolution des consciences ou dans l’auto satisfaction d’une pointe d’ouverture alternative ?

Prenez soin de Vous

Be One

Pank