Réflexions de Pank / Instantané #41 : Réactance aux sentiments d’injustice

La blessure de l’injustice est fréquente chez de nombreuses personnes, et malheureusement, l’injustice est une réalité indéniable. Que ce soit dans le monde du travail, personnel ou civil, il peut y avoir des situations plus ou moins injustes qui déclenchent des réactions difficiles à gérer.

Hier, nous avons assisté à un cas où un policier a tiré sur un jeune. Les médias et les politiciens exploitent souvent de tels événements pour promouvoir leur narration et semer des idées dans l’esprit des gens. Au-delà de ce jeu de pouvoir et d’influence, il y a un déclencheur de réactance. Brehm (1966) l’a défini comme une réaction défensive lorsque notre liberté, nos choix ou notre autonomie sont menacés. En d’autres termes, lorsque nous avons l’impression que nos options ou notre liberté sont restreintes, une énergie se forme pour retrouver cette liberté (Brehm, J.W. (1966). A Theory of Psychological Reactance. New York: Academic Press.)

Les quartiers et les personnes qui se soulèvent aujourd’hui peuvent être critiqués et jugés pour les comportements irresponsables et violents qui affectent des citoyens qui ne ressentent pas ce besoin de rétablir un « équilibre ». Néanmoins, ces réactions sont totalement cohérentes d’un point de vue psychologique.

Nous réagissons tous avec de la réactance face à des sujets et des libertés qui nous sont propres. Tyler, T.R., & Lind, E.A. (1992). ont montré que notre relation avec l’autorité et notre sensibilité envers certaines figures d’autorité peuvent influencer la réactance en cas de sentiment d’injustice. Il suffit de voir comment nous pouvons réagir lorsque nous sommes arrêtés par un agent de police pour une infraction routière, même si nous sommes en tort, comme un excès de vitesse, un dépassement de file ou un mauvais
stationnement. Nous pouvons rapidement monter en colère, car le policier devient une projection de toute la notion d’oppression et de diminution de notre liberté naturelle que nous considérons comme étant « nôtre ».

Il est donc facilement compréhensible que les jeunes ressentent cela, en plus de la propagation des émotions et des actes d’autres groupes. Revenons à la vidéo de ce matin, avec le concept des « 6 degrés de séparation », il est possible que nous connaissions tous de près ou de loin un proche de Nahel. Cette sensation de proximité, combinée à la projection en miroir (jeune, issu d’un quartier, peut-être impliqué dans de petites infractions), facilite l’identification.

Dans une autre étude, Jetten, J., Haslam, C., & Barlow, F.K. (2017), il a été démontré qu’il est assez facile d’engager un groupe dans une réactance collective lorsqu’il y a un sentiment d’injustice. L’engagement social est également valorisant sur le plan émotionnel (Chen, Y., Feeley, T.H., & Feng, C. (2017). Il y a certes une colère exprimée, mais aussi des messages sociaux mis en avant, plus ou moins intentionnellement par les acteurs.

Ces événements mettent en lumière un phénomène social que nous connaissons dans différents secteurs de la société. Ils attirent l’attention sur des questions liées à la police, mais aussi aux zones de violence, etc. La réactance collective, comme nous l’avons vu lors de la réforme des retraites, est une expression saine de l’humain. Cependant, étant donné que nous ne sommes pas tous affectés émotionnellement de la même manière, cela peut également créer une nouvelle réactance chez d’autres groupes. Les incendies et les destructions enlèvent la liberté et l’autonomie à ceux qui perdent le sommeil et peut-être des biens. Cette superposition de réactances peut soit trouver un ennemi commun, soit diviser les uns contre les autres, entraînant une intolérance croissante.

Il est également important de comprendre les processus impliqués lors des échanges et des débats, car ils peuvent être intégrés intellectuellement, mais ne pas être pleinement intégré sur le plan émotionnel. Cela peut entraîner une sorte de refoulement qui peut potentiellement faire basculer certaines personnes d’une opinion modérée vers des mots ou des actes extrémistes. Il est donc essentiel de prêter attention aux propos et aux réflexions des autres pendant ces périodes de tension, afin de ne pas se laisser influencer involontairement par les personnes qui nous entourent.

Sources :
• Brehm, J.W. (1966). A Theory of Psychological Reactance. New York: Academic Press.
• Tyler, T.R., & Lind, E.A. (1992). A relational model of authority in groups. Advances in Experimental Social Psychology, 25, 115-191.
• Jetten, J., Haslam, C., & Barlow, F.K. (2017). Bringing back the system: One group’s struggle with injustice stimulates commitment to collective action. British Journal of Social Psychology, 56(3), 544-558.
• Chen, Y., Feeley, T.H., & Feng, C. (2017). Social Engagement and Emotional Well-being: Longitudinal Findings from a National Study. Journal of Happiness Studies, 18(6), 1663-1680.

Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Be One
Pank

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Réflexions de Pank / Instantané #40 : Accepter tout le monde, pourquoi faire ?

Il est parfois délicat d’admettre que nous n’aimons pas certaines personnes. Nous ne nous connectons pas avec elles, que ce soit au niveau des valeurs ou des comportements. Nous pourrions nous dire que nous devrions faire des efforts, mais pour quelle raison ? Pour beaucoup d’entre nous, c’est le besoin de reconnaissance qui prime. Nous cherchons à obtenir des signes de reconnaissance (des strokes) pour nous sentir bien et nourrir notre « existence ».

Nous portons des masques en présence des autres, souvent par civisme, mais aussi parce que nous souhaitons éviter les conflits avec des personnes que nous connaissons depuis longtemps, et également pour obtenir notre dose de reconnaissance. Avez-vous déjà remarqué à quel point nous pouvons être virulents lorsqu’il s’agit de parler d’une personne, voire même lors d’échanges sur les messageries, mais dès que nous nous retrouvons face à face… plus rien. Le calme s’installe, les embrassades, voire même un sujet qui n’est pas abordé.

Nous passons beaucoup de temps à faire des compromis avec les autres. J’entends souvent des rationalisations : « c’est de la famille », « on se connaît depuis des années », « c’est pour le travail ». Pourtant, une raison est que nous ne savons pas comment nous retirer de cette interaction, à part éviter ces personnes. Rien ne nous oblige pourtant à accepter tout le monde. Aujourd’hui, nous avons l’impression qu’il est important d’être bons et accueillants envers tous.

Pourtant, lorsque nous considérons subjectivement qu’une personne est méprisable, nous avons le droit de le penser, de le ressentir, et même, pour les plus belliqueux, de l’exprimer. Beaucoup de personnes affirment vivre des relations toxiques, mais quand on leur dit de mettre fin à ces relations, elles bégayent. Elles trouvent des excuses pour l’autre, et pire encore, pour nous qui travaillons sur nous-mêmes : « je dois travailler sur moi, l’autre n’est qu’un reflet de ce que je n’aime pas en moi ».

Il est également possible que nous soyons nous-mêmes des personnes difficiles (des connards), mais contrairement à cette personne, nous essayons de maintenir un masque ou de nous conformer à des codes, ne serait-ce que par courtoisie. Alors pourquoi éviter les ruptures ? Parce que cela pourrait potentiellement causer des problèmes ? En réalité, le but d’une séparation ou d’une limitation des relations est précisément d’éviter les problèmes.

Cependant, il y a le problème systémique : un conjoint, un membre de la famille, un ami, un collègue qui apprécie cette personne. Nous pouvons ressentir une pression sociale qui exige un effort supplémentaire, car cette personne est généralement bien, du moins du point de vue des autres. Mais nous ne devons pas constamment nous contraindre pour le bien-être des autres. Les interactions ont toujours l’option de ne pas être compatibles, peu importe le système dans lequel elles se situent. Penser aux autres peut sembler noble, mais cela ne nous apportera que du stress et du mal-être lorsque nous nous retrouverons avec l’antagoniste.
Il est temps d’assumer.

Acceptez que vous n’êtes pas dans une acceptation inconditionnelle, que de nombreux critères semblent nécessaires pour que vous puissiez accueillir les autres. Il est possible que des personnes que vous aimiez soient devenues des personnes que vous ne supportez plus. Acceptez l’idée que vous pouvez devenir, pour un groupe, la personne problématique en raison de votre comportement ou de vos pensées. Et alors ?

Vous gagnerez probablement en sérénité, en liberté et en écoute de vous-même. Bien sûr, si vous remarquez que votre incapacité à accepter certaines personnes devient une intolérance généralisée envers les autres, il peut être utile de vous poser des questions sur vous-même.

Les rapports sociaux sont des rituels et du théâtre, il est tout à fait acceptable de ne pas jouer certaines scènes.

Et vous, comment vivez-vous le refus de l’autre ?

Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Be One
Pank Hno

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Réflexions de Pank / Instantané #37 : La psyché et la biologie, une relation réciproque

Dans le domaine de l’hypnose, nous mettons souvent en avant l’influence de la psyché sur le corps. Nous sommes conscients que nos pensées et notre tumulte intérieur ont un impact réel sur notre biologie interne.

Une étude intitulée « Effects of Positive and Negative Thinking on the Human Stress Response » (2018), publiée dans la revue Psychoneuroendocrinology, a examiné comment la pensée positive et négative pouvait influencer la réponse du corps au stress. Les chercheurs ont découvert que la pensée positive était associée à une réduction des niveaux de cortisol, l’hormone du stress, ainsi qu’à une augmentation des niveaux d’ocytocine, une hormone liée au bien-être et à la relaxation. En revanche, la pensée négative était associée à des niveaux plus élevés de cortisol et à une diminution de l’ocytocine. Ces résultats suggèrent que la pensée peut réellement modifier profondément nos structures biologiques.

Cependant, il est également important de prendre en compte que notre biologie, de manière autonome, peut influencer nos processus cognitifs et nos pensées, tant positivement que négativement. Dans une autre étude intitulée « Cortisol Awakening Response Predicts Episodic Memory Decline in Cognitively Intact Older Adults » (2021), publiée dans la revue Psychoneuroendocrinology, les chercheurs ont découvert que la réponse du cortisol au réveil (un marqueur biologique du stress) était liée au déclin de la mémoire épisodique chez les personnes âgées cognitivement intactes. Des niveaux plus élevés de cortisol au réveil étaient associés à un déclin plus rapide de la mémoire épisodique.

Dans nos pratiques, nous pouvons prendre conscience de ces notions. Nous pouvons chercher à mieux nous maîtriser grâce à notre travail personnel en autohypnose et en méditation. Nous sommes capables de modifier certaines conditions chimiques de notre corps, mais nous ne sommes pas tout-puissants. De même, notre corps peut nous imposer un ensemble de réactions chimiques qui influencent nos pensées, nos émotions et notre comportement.

Il est important de reconnaître que des lésions ou des tumeurs cérébrales peuvent complètement modifier le caractère des personnes que nous connaissons. En tant qu’animaux, nous sommes soumis à la chimie de notre corps. Bien que nous puissions espérer ou croire que nous sommes plus que cela, il est essentiel de reconnaître cette facette de notre existence. Parfois, notre vision « supérieure » de la vie tente d’occulter cette réalité, notamment à une époque où le monde numérique et les prothèses technologiques prennent de plus en plus d’importance. Nous souhaitons que notre conscience dépasse les programmes et réactions naturelles, et grâce à la science et à l’influence de l’homme, nous parvenons à modifier certaines choses dans cette direction.

Cependant, même si nous avons souvent la capacité de nous conditionner et d’utiliser le pouvoir des suggestions pour accomplir de grandes choses, nous restons néanmoins limités par un cadre qu’il est très difficile de dépasser. Je ne dis pas que c’est impossible, mais peu de personnes se trouvent dans les conditions internes et externes optimales pour repousser ces limites. Il est donc important de prendre en compte notre biologie, nos forces et nos faiblesses, de comprendre comment nous fonctionnons et d’observer nos différents changements afin de nous y adapter ou de les exploiter. C’est une approche saine qui peut être mise en place.

Références :

  1. Strick M, et al. (2018). Effects of Positive and Negative Thinking on the Human Stress Response. Psychoneuroendocrinology, 94, 86-92.
  2. Lupien SJ, et al. (2021). Cortisol Awakening Response Predicts Episodic Memory Decline in Cognitively Intact Older Adults. Psychoneuroendocrinology, 126, 105167.

Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Be One
Pank Hno

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Réflexions de Pank / Instantané #36 : La suggestion, un processus.


Nous savons que les suggestions que nous faisons dans différents contextes hypnotiques, en particulier dans le cadre du cabinet, ouvrent des possibilités importantes à nos partenaires. Ces suggestions ne sont pas toutes puissantes et absolues, mais par répétition et affinement, elles peuvent devenir des déclencheurs de conséquences parfois surprenantes.


En ce moment, je relis un classique de l’hypnose américaine de Barnett. Il met en avant des notions sur la suggestion que je trouve utile de rappeler. Parfois, nous pourrions nous perdre dans des réflexions du type : est-ce qu’une suggestion directe ou indirecte est plus impactante ? Factuellement, cela n’a pas d’importance, car c’est plutôt le modèle hypnotique que vous utilisez qui aura du sens. Mettez-vous en place une hypnose sémantique, où l’aspect le plus important est la structuration verbale ? Mettez-vous en place une hypnose de niveau, où la qualité de la transe est au cœur du travail ?


Une suggestion doit parler à notre partenaire. C’est pourquoi nous cherchons des mots, des analogies ou des métaphores qui permettent à nos consultants de se projeter dans ce qui est partagé. Pour cela, il est important que le conscient valide la suggestion. Je reprends cette idée : nous devons avoir un conscient qui participe activement à la démarche que nous mettons en place avec la suggestion.
La transe n’est pas uniquement un travail du subconscient, il existe un lien et un dialogue avec le conscient. Même si nous souhaitons que le subconscient intègre et automatise la suggestion, qu’il devienne le maître d’œuvre après la séance, si le conscient présente des doutes, des peurs ou des incompréhensions, nous risquons de diminuer l’impact de la suggestion proposée.


C’est pour ces raisons que nous consacrons du temps au questionnement et à la recadrage des perceptions. Nous donnons au conscient des éléments auxquels adhérer et lui permettons de comprendre les processus. Nous laissons un espace d’accord qui favorise une adhésion complète de l’être. Nous savons qu’il est techniquement possible de faire passer des idées et des concepts par le biais de confusions ou de saturation, cependant, cela peut remettre en question l’action ou la réponse que nous prononçons.


Comme si nous prenions conscience que quelque chose n’est pas normal. Cela arrive souvent dans le cas de l’hypnose conversationnelle, en particulier lors de la vente. C’est une manière d’entraîner l’autre dans notre domaine, dans une adhésion instantanée. Cependant, cela peut parfois se retourner contre le vendeur ou la marque à moyen terme. Il peut y avoir un sentiment d’arnaque ou d’avoir été poussé à adhérer à une suggestion/une idée alors que nous avions autre chose en tête.


L’accord du conscient doit également s’associer à l’accord du subconscient. Cette notion peut sembler absurde, pourtant, si nous ne sommes pas capables de tenir compte des retours du subconscient, qu’ils soient liés à des peurs, des émotions ou des régressions, et si nous ne les traitons pas comme des objections potentielles, nous pourrions avoir un désaccord du subconscient. C’est un classique : le conscient nous affirme avec force qu’il veut faire quelque chose, mais les faits montrent que rien n’a été accompli depuis plusieurs mois ou années. Cela démontre que cela n’est pas aligné avec le subconscient et donc très probablement, dans sa forme actuelle, l’idée et donc l’auto-suggestion ne sont pas en accord avec la perception subconsciente.


Certains aiment dire que c’est une forme d’auto-sabotage, alors qu’en réalité, cela signifie souvent simplement que ce n’est pas quelque chose que nous voulons profondément en nous, pour de nombreuses raisons. Et c’est précisément notre travail de cadrage, de compréhension et de questionnement qui nous permettra de discerner les leviers motivationnels et également les mensonges qui sont racontés. Cela nous conduira progressivement à un état qui offrira certainement une adhésion, mais à une suggestion complètement différente.

La suggestion est un processus, certains préfèrent penser que c’est un art, l’essentiel est qu’elle puisse faire avancer nos partenaires de la meilleure manière possible.
Et vous, comment gérez vous vos suggestions ?
Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Be One
Pank

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Réflexions de Pank / Instantané #35 : Pourquoi cette peur du silence ?

Si, comme moi, vous aimez observer les gens autour de vous pendant vos trajets quotidiens, vous constaterez que beaucoup ont du mal avec le silence. Je ne parle pas du silence de la rue ou des transports. Je parle de cette interruption de sollicitation par et pour soi-même. Que ce soit en écoutant de la musique, en regardant des vidéos sur YouTube ou Netflix, ou en passant des appels vidéo avec des amis où seule votre mâchoire est visible parce que vous êtes en train de marcher.

Il y a une difficulté à ne rien faire, mais peut-être encore plus à ne pas combler le silence, à ne pas fuir vers la solitude. Beaucoup s’isolent dans leurs écouteurs avec de la musique qui les coupe des éventuels inconnus. Mais pourquoi ne laissent-ils pas simplement le bruit blanc ? C’est plutôt une stimulation, un bruit précisément dans notre tête, une série de mouvements sonores.

Pourquoi ne voyons-nous plus de personnes qui flânent simplement, sans téléphone, sans écouteurs ? Seules, présentes, connectées aux stimuli de leurs pensées et de leur corps ? Qu’est-ce qui fait que nous cherchons sans cesse des distractions, envoyant constamment des informations à notre subconscient ? Comme si nous voulions que notre facette interne soit constamment en effervescence.

Si vous quittiez les écrans, les sons, et que vous vous posiez. Je ne dis pas de vous isoler du son, juste de ne pas stimuler délibérément vos oreilles. Si vous n’entendiez que vous, votre voix intérieure, votre souffle ? Si vous renouiez avec votre corporalité associée à vos pensées, si vous plongiez dans l’ennui de votre monde intérieur.
D’après les personnes avec qui j’en parle, elles me disent avoir toujours plein de choses en tête, être constamment pressées. Pourtant, quand je les plonge dans des instants silencieux, quand je ne parle pas pendant une ou deux minutes, quand je ne les interroge pas et les laisse seuls dans un silence entre eux et eux-mêmes, étrangement, un silence semble s’installer rapidement, puis une sorte de panique les pousse à parler, à rompre le silence ou à bouger dans tous les sens. Ils attendent une réponse de ma part, une stimulation qui les sortira du silence.
Cette rencontre avec le silence, avec nos pensées, nos mouvements intérieurs, est peut-être devenue difficile. On nous divertit, nous nous divertissons, ou nous nous laissons emporter par une multitude d’activités sans intérêt. Nous avons célébré la vie, le fait de ressentir des émotions intenses, mais nous n’avons plus l’occasion de revenir à la simplicité.

Heureusement, le yoga, la méditation et d’autres formes de travail sur soi ouvrent à une partie de la population, noyée dans le bruit, un instant sans cet univers oppressant. Tout le monde parle d’épuisement professionnel, de dépression, de troubles de l’attention. Laissez place au silence et à la présence à l’ennui. Prenez en compte que s’ennuyer est un luxe ultime, ne rien faire et ne rien désirer. Et pouvoir vivre cette expérience.
Donnez une place au silence, aux interactions elles-mêmes, sans une multitude d’actions, juste une présence, des sourires, des moments. Offrez à votre cerveau une pause dans tous ces bruits. Rendez-vous compte que vous pouvez décider de faire moins. Moins de mouvements, moins de fatigue, moins de recherches, moins de plaisirs, moins de quêtes.

Prenez un moment pour vivre le silence de votre être, accompagnant votre vie avec écoute et accueil, sans chercher à vivre autrement que dans sa présence.

Et vous, quand êtes vous plongés dans des silences volontaires ?

Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Be One
Pank

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Réflexions de Pank / Instantané #34 : L’illusion du savoir face à la manipulation

Il est courant de penser que notre connaissance des techniques de PNL, de l’hypnose conversationnelle, des leviers d’influence de Cialdini, ainsi que d’autres ouvrages ou formations sur la détection des menteurs et des faux, nous arme pour faire face à la manipulation.

Cependant, la réalité est tout autre. Entre la désinformation, l’influence collective et nos réactances sur certains sujets, il est facile de se faire duper et manipuler par de nombreuses personnes et situations. Nous sommes des êtres de confiance, c’est inscrit dans nos gènes, nous sommes prédisposés à croire en autrui (source : « The Belief in Others: A Neural Basis for the Consistency of Human Cooperation » (2018)). Nous voulons même croire que des individus ayant commis des actes répréhensibles, voire ignobles, peuvent être la meilleure version d’eux-mêmes.

Cette tendance à croire est tentante et rassurante pour nous. Nous savons également que la sécurité est l’un de nos besoins prioritaires, ce qui peut potentiellement biaiser notre raisonnement sur les plans cognitif et émotionnel (source : « The Priority of Security and the Impact on Human Behavior » (2020)). C’est un peu comme avec l’hypnose, comprendre les schémas et mettre en place des suggestions ne nous immunise pas contre les nombreux facteurs biologiques de notre corps. Même les personnes les plus prudentes avec des traits paranoïaques (restons dans le domaine de la névrose) vont quand même accorder leur confiance, croire en des idées, des individus ou des discours. Ainsi, le fait de connaître les techniques de manipulation pour éviter d’être manipulé est vain.

Cependant, je ne dis pas qu’il ne faut pas s’informer et comprendre ce qui peut se jouer. Parfois, lorsqu’il s’agit d’escrocs ou de voleurs, il y a un moment où nous sortons de notre état de confiance et figeons la situation. Nous faisons une pause et observons la situation. Nous savons que plus nous nous sommes engagés, plus il est difficile de faire marche arrière (source : « Escalation of Commitment in Investment Decisions: A Test of the Wheel of Fortune Hypothesis » (2018)), mais le fait de stopper un certain rythme change néanmoins la dynamique potentielle du déroulement des événements.

De plus, il existe de nombreux manipulateurs naturels, des personnes douées pour nous amener là où elles le souhaitent. Même si vous en prenez conscience, vous vous retrouvez souvent pris dans leur toile d’araignée, ce qui rend particulièrement difficile d’en sortir. C’est un peu comme les personnes qui étudient l’hypnose sans réellement comprendre le principe des transes, mais se sentent « protégées » car elles gardent les yeux ouverts et se sentent conscientes. Ce sont souvent celles qui expérimentent le plus de phénomènes post-hypnotiques lors de conversations. Avoir une compréhension des choses ne signifie pas que nous pouvons les éviter.

Peu importe votre connaissance du fait que je vais vous étrangler ou vous donner un coup, si vous savez intellectuellement comment vous protéger, cela ne m’empêchera certainement pas de vous soumettre ou de vous frapper. Des heures et des heures de confrontations sont nécessaires pour parvenir à déjouer l’action de l’autre.

« Ipsa scientia potestas est » : « La connaissance, c’est le pouvoir », de Francis Bacon (1597), malheureusement, ce n’est pas une réalité. Elle peut être utile pour le pouvoir, mais nous avons constaté que malgré l’accessibilité de toutes les connaissances du monde via Internet, il n’y a pas eu de changement massif de pouvoir.

Foucault avait tort, « le savoir n’est pas une arme », et pire encore, en ce qui concerne la manipulation, il peut se retourner contre nous. À force de mentaliser, de rationaliser, il se peut que nous négligions d’écouter notre instinct ou nos émotions d’alerte.

Et vous, pensez-vous être immunisé contre la manipulation ?

Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Be One
Pank

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Les instantanés de Pank / Réflexion #33 : Prendre la politique avec psychologie

J’aime bien écouter les débats politiques et constater à quel point tout le monde est plongé dans sa transe, focalisé sur ses arguments et ses modèles de pensée. Malheureusement, il y a peu d’échanges politiques réellement intéressants, car les interlocuteurs ont déjà des réponses préétablies liées à leurs dogmes, et ils automatisent leurs réactions. J’ai parfois l’impression que c’est un exercice répété au point qu’ils savent exactement quelle réponse donner lorsque tel ou tel argument est présenté, une réponse qui est la même depuis 50 ans.

On se rend compte d’une chose : si les militants des partis peuvent parfois changer de tendance, les arguments politiques restent les mêmes depuis le début du 20e siècle, avec quelques mises à jour en fonction des événements, mais rarement sur les principes fondamentaux. Cela se produit malgré les preuves historiques montrant que les dogmes défendus par la gauche ou la droite ont entraîné des millions de morts.

Étant donné que personne ne peut prétendre avoir raison et que chacun est convaincu de détenir la vérité, j’ai réalisé, depuis quelques années, que prendre une approche psychologique (pour ne pas dire hypnotique, ce qui serait confus) des logiques politiques me permet d’avoir un filtre intéressant pour comprendre ce qui est échangé ou imposé. La politique est une discipline d’influence et de domination des idées en vue de mettre en place des actions. Tout ce qui est lié à la rhétorique, à la perception qu’elle soit progressive ou conservatrice, relève de notions de psychodynamique. Cela implique des tensions internes chez l’individu et bien sûr au sein des groupes qui sont orientés par ces schémas de pensée afin d’obtenir le pouvoir et de tenter de concrétiser l’utopie des idées.

Plus nous observons les jeux psychologiques, que ce soit au sein des « classes », des groupes sociaux avec leurs archétypes, leurs croyances, leurs valeurs et les actions concrètes du quotidien, plus nous pouvons constater, comme dans une séance en cabinet, l’existence d’incongruences. Il s’agit de l’incapacité à appliquer les fantasmes idéologiques dans la réalité quotidienne, ou si cela se produit, c’est de manière si rigide qu’il en résulte autant de dissonance collective que personnelle, et potentiellement de souffrance.

Dans l’accompagnement, nous savons que ce sont les paradoxes qui offrent la possibilité d’évoluer vers la guérison. En psychologie politique, parmi les différents facteurs de la réalité économique, historique ou morale, les différents acteurs politiques continuent de vivre dans des injonctions contradictoires qui semblaient pourtant justes sur le papier de leur « bible politique ».

Le plus délicat, c’est que, comme des personnes dépendantes, même après avoir constaté les destructions et l’intoxication collective, ainsi que les conséquences humaines, ces « toxicomanes » d’idées recommencent ou, en guise de compensation, se tournent vers un autre produit (comme on peut le voir chez les plus radicaux qui passent d’un extrême à un autre en toute tranquillité), ce qui ne fait finalement qu’alimenter un rapport compensatoire problématique.

En examinant les doctrines, puis les politiques et enfin les artisans des mouvements politiques, nous pouvons étudier les pathologies en cours ou à venir si certains arrivent au pouvoir. Et tout comme les individus en souffrance qui cherchent des réponses, il est parfois plus utile de travailler sur soi-même plutôt que d’imposer sa vision des choses au monde. Bien que cela puisse apporter des résultats positifs, il est également à noter que cela peut entraîner beaucoup de destruction et de maux.

La politique devrait-elle entreprendre une thérapie ?
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Les instantanés de Pank / Réflexion #28 : La mort, ce tabou

Pour ceux qui ont suivi le podcast sur le deuil que j’ai réalisé avec François (https://youtu.be/1YutUfbCHAo), nous avons pu constater à quel point c’est une épreuve complexe pour beaucoup de personnes dans notre société moderne européenne. Nous ne sommes pas véritablement préparés à faire face à la mort. Les familles en parlent peu, à moins que celle-ci ne soit imminente en raison d’une maladie. D’ailleurs, même le vocabulaire associé à la mort est tabou, utilisant des termes tels que « éteindre », « partir » ou « s’envoler ». Cela peut sembler beau, romantique, voire stylé comme expression cependant la mort est la fin de la vie dans un corps pour n’être que de la chair froide. Oui, ce n’est pas très glamour, mais la mort enlève l’essence même de notre humanité, celle que nous connaissons et que nous sommes.


La fin de la vie est souvent un sujet évité, provoquant chez certaines personnes une crispation et une tendance à faire des évitements. Pourtant, nous savons tous que personne n’échappera à cette réalité, que ce soit au sein de notre famille ou parmi nos amis. La mort est une présence constante à nos côtés. Ignorer le sujet ne l’efface pas pour autant. Comme je le partage dans « La Voie du Loser », je suis convaincu que nous devrions aider davantage les individus à apprendre à chuter. Cela ne supprimera pas la douleur ni les larmes. Il y aura toujours un impact, une remise en question, une déstructuration et une restructuration. Cela prendra du temps, notre propre temps. Cependant, nous apprendrons à comprendre la force des liens, à saisir les aspects qui peuvent nous permettre de vivre notre deuil à notre manière et à comprendre dans quelle phase nous nous trouvons.


Apprendre, méditer et même se projeter ne signifie pas que la douleur sera atténuée, que la chute sera sans impact lorsqu’elle atteindra le sol. Mais au lieu de se briser et de rester à terre dans une souffrance infinie, nous atténuons, nous réorientons et nous nous relevons, certes abîmés et touchés, mais aptes à vivre avec la mort.


Nous comprenons que la culture de la mort n’est qu’un cadre. Aujourd’hui, nous avons placé cette réalité dans un cadre que nous séparons et rangeons loin de nous. Dans les grandes villes, même la mort a des horaires de visite. Nous ne pouvons pas aller au cimetière quand bon nous semble. Pourtant, de nombreuses cultures déplacent régulièrement les défunts, les habillent, les retournent, selon l’endroit du globe où nous nous trouvons.


Redonner une place quasi centrale à la mort donnerait sûrement plus de sens à la vie, plus de saveur à cet éphémère. Nous fuyons la pensée d’un événement qui nous touchera, ainsi que tous ceux que nous aimons. Nous pourrions nous battre avec la mort, mais pour quoi faire ? Elle gagnerait, ne jouons pas avec elle. Transformons-la en une conseillère qui donne du sens et rappelle chaque jour que peut-être c’est la dernière fois que nous savourons une tasse de café, embrassons une personne ou appelons un proche.


Elle nous rend présents, attentifs, conscients que ce qui est voué à disparaître lorsque nous partirons. Dans cette association, nous pouvons apprendre et savoir que oui, la mort apporte de la souffrance et laissera des cicatrices dans notre esprit. Nous serons marqués, mais nous continuerons néanmoins à vivre, car elle n’est pas là pour nous empêcher de vivre, mais pour nous orienter vers elle.


En tant que thérapeutes, nous devrions peut-être accorder encore plus d’importance à notre rapport à la mort, afin de pouvoir offrir une écoute, une possibilité d’expression libre à nos partenaires, une ouverture à la compréhension que les liens et la vie sont et seront toujours associés à cette fin, cette mort, cet adieu. Cela permettrait aux personnes que nous accompagnons de traverser leur cycle de deuil à leur manière, en atténuant leur chute et en apprenant que c’est un voyage qui leur est propre et unique.


Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Be One
Pank

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Les instantanés de Pank / Réflexion #24 : Avec les enfants, c’est plus vrai…

Combien de fois ai-je entendu cela ? Lorsque je discute avec des partenaires ou que j’échange avec des amis, il arrive soudainement qu’une sorte de pouvoir de la mignonitude se manifeste.

Les enfants et leurs merveilleuses qualités, eux qui n’ont pas encore été infectés par les opinions et les vicissitudes de la vie. Quand je les écoute, j’ai l’impression que l’adulte parfait serait un enfant. Un être supérieur qui dit toujours la vérité, qui ne se retient pas, qui partage ses pensées. C’est adorable, n’est-ce pas ?

Au moins, avec les enfants, on sait où l’on met les pieds et ce à quoi s’attendre… Mais à mon avis, c’est une idée fausse que nous aimons nous raconter. Parce qu’à un moment donné, on sait qu’avec un enfant, on peut l’influencer, voire le dominer.

Si vous prenez toutes les qualités supposées des enfants et les transférez à un adulte, ce sera certainement une des pires rencontres de votre vie. Ayant essayé plusieurs fois des expériences d’honnêteté radicale, où l’on dit aux gens ce que l’on pense d’eux ou d’un sujet, les réactions des personnes ne sont que rarement accueillantes et bienveillantes, mais elles se sentent souvent insultées ou méprisées.

En général, nous n’aimons pas les personnes qui se permettent de prendre trop de libertés avec nous. Qui sont-elles pour nous parler ainsi ? Pourtant, nous aimons dire que nous apprécions la franchise des enfants, leur côté sans filtre, n’est-ce pas ? Ne vous semble-t-il pas que de telles personnes seraient un peu asociales ? Mettant de côté leur masque de partage et d’échange.

De même, aimeriez-vous une personne si authentique qu’elle vit toutes ses pulsions et ses excès émotionnels ? C’est pourtant un comportement d’enfant. Ce qui nous différencie souvent en tant qu’adultes, c’est notre capacité à maîtriser nos émotions dans certaines situations et à nous permettre de les exprimer lorsque l’espace et les circonstances le permettent.

Il est difficile d’entendre des vérités (subjectives car venant des autres) et lorsque l’objection que nous pourrions élever conduit à encore plus de conflit, nous n’aimons pas la pression que cela suscite en nous. Cela peut générer de la frustration, de la colère ou une sensation d’impuissance. Nous aimons que les enfants agissent ainsi parce que nous pouvons les recadrer. Étant dans une position de puissance en tant qu’adultes, nous savons qu’il n’y aura pas de discussion, au pire une colère que nous pourrons gérer de notre position élevée.

Réfléchissez à toutes les fois où les réactions puériles vous ont agacé. Les personnes qui ne réfléchissent pas avant de parler, celles qui ont des opinions sur tout, celles qui ne prennent pas de décisions ou celles qui ne supportent pas les aléas de la vie lorsque cela ne correspond pas à leurs attentes.

Savoir être un adulte s’apprend, se façonne, se développe. Ce sont toutes les étapes de notre vie qui nous amènent à assumer notre posture d’adulte. Il est possible que nous souhaitons parfois revenir à des comportements régressifs, mais les positions et les situations dans lesquelles nous avons avancé nous en empêchent.

Garder notre esprit d’enfant est valable uniquement s’il s’agit de créativité et parfois d’une vision naïve des choses. En revanche, en ce qui concerne la gestion de notre vie quotidienne, la réflexion sur le sens de la vie, de notre existence et autres, ce n’est pas la bonne combinaison.

Aimeriez-vous des adultes avec une mentalité d’enfant ? Ou est-ce que c’est mignon seulement quand ils sont enfants, mais pas dans d’autres conditions ?

Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be one

Pank

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Les instantanés de Pank / Réflexion #23 : Cesser de se harceler

En ce moment, le mot « harcèlement » est souvent mentionné, notamment en ce qui concerne les enfants. Il est intéressant de réfléchir à quel point nous nous harcelons nous-mêmes.
Avec une mentalité de perfectionnisme ou de vouloir toujours faire les choses correctement, nous nous enfermons souvent dans des pensées parasites qui nous oppriment constamment.

Sommes-nous capables d’être aussi violents envers nous-mêmes que ce que le monde nous impose ? Certainement, même sans les réseaux sociaux. Nous avons tendance à nous affaiblir avec des dialogues destructifs et des autocritiques incessantes. Nous sommes rarement indulgents envers nous-mêmes. Il suffit de regarder le nombre de personnes prenant des antidépresseurs en France.

On peut dire que cela est lié à des influences extérieures telles que le travail, la famille, les amis ou même les actualités. Nous pouvons subir une pression constante de ce monde, mais cela alimente également les problèmes que nous vivons en nous-mêmes. Sans aller dans les extrêmes, en travaillant avec des patients en cabinet, nous constatons que de nombreuses personnes viennent avec des états émotionnels très perturbés, et nous nous rendons compte que ce sont simplement des éléments qui exploitent leurs faiblesses.

Nous préférons souvent penser que c’est l’extérieur qui est seul responsable de nos états, mais en réalité, c’est notre façon de travailler sur nos perceptions qui influence la façon dont on les encaisse. Prenons conscience que nous nous harcelons, quotidiennement, en adoptant des masques et des comportements projetés comme étant « bons » ou « parfaits ».

Plus nous permettons à nos partenaires de rééquilibrer les choses en eux-mêmes, de gérer leurs failles et de trouver un apaisement avec leurs problèmes personnels, moins les choses auront d’impact sur nous. À ce moment-là, les pensées et les réflexions réduiront leur force, voire leur fréquence, c’est un peu comme si vous étiez en mode « off ».

On peut comprendre pourquoi la méditation ou l’auto-hypnose offrent des possibilités d’apaisement. Nous nous accordons des espaces, des moments où tout ne se succède pas sans fin, mais se segmente. C’est comme une bouffée d’oxygène, une coupure face à ce harcèlement.

Quelle pression vous imposez-vous constamment dans votre quotidien ? Est-ce sur le travail, la santé, les relations ? Pourquoi consacrez-vous autant de temps et d’énergie à y revenir sans cesse ? Si vous deviez créer un espace entre vos pensées, un silence, quelle phrase ou quelle image choisiriez-vous ? Amusez-vous à ajouter des moments de silence ou des images d’écran noir, comme si vous étiez en train de monter une vidéo ou une bande dessinée.

Même si vous continuez à vous harceler, la première étape consistera simplement à ralentir sa fréquence.
Vous pourriez essayer de donner des suggestions positives, mais elles pourraient également être oppressantes. Optez simplement pour l’idée de neutralité. Cela ouvrira de plus en plus de possibilités et réduira cet excès. Au lieu de vous harceler, vous passerez simplement à l’étape de vous agacer vous-même.

Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Be one
Pank

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