Réflexions de Pank / Instantané #213 : Donner du sens

Tout comme les récits que nous nous racontons par rapport aux faits, nous créons des significations qui peuvent nous apporter une forme de sécurité dans notre vie. Au quotidien, au cabinet, il y a beaucoup de questionnements sur le sens de la vie ou des événements. Et si rien n’avait de sens ?

Pour moi, nous ne sommes qu’engagés dans un processus et la seule direction est notre mort. Pour beaucoup, ce n’est pas ce qu’il y a de plus glamour, et nous aimons à penser que nous avons une mission de vie, une raison d’être sur terre pour les générations futures ou pour glorifier une entité.

Tout comme la croyance, cela n’a pas d’importance. Tout est juste, et chacun utilise cette réflexion et ce cheminement psycho-émotionnel pour se donner un peu plus de confort (en utilisant tous les biais possibles) dans notre quotidien.

Si la vie a un sens et que vous l’avez trouvé, ou qu’elle n’en a pas mais que vous en définissez un, ou tout simplement que pour vous rien n’a de sens et que l’univers n’est qu’entropique, l’essentiel est ce que cela vous permet de faire.

Nous voyons que lorsque des personnes blessées par les expériences de la vie parviennent à trouver un sens à tout ce vécu, elles arrivent à restructurer le schéma dissonant et à se donner les ressources pour avancer. Nous pouvons très bien considérer que cela n’est qu’une autosuggestion, une invention, mais qu’est-ce qui n’est pas une invention de notre esprit à partir du moment où nous sommes déjà dans les récits intérieurs des faits ?

Nous ne vivons en lien avec les faits qu’au travers de nos filtres, nous ressentons de nombreuses émotions et plongeons dans des états en fonction de nos interprétations (surtout une fois le modèle biologique automatisé activé), et nous allons lui donner un sens pour le rendre digérable par notre monde intérieur. Que ce soit du karma, la volonté de Dieu, la dureté de la vie, un feedback, un apprentissage, nous ne sommes que des créateurs de sens et des accompagnateurs pour ceux qui en cherchent.

#sens #fait #récit #processus #FRESC #croyance #illusion

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,

Pank

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Reflections by Pank / Snapshot #213: Giving Meaning

Just like the stories we tell ourselves about facts, we create meanings that can bring a form of security to our lives. In the office every day, there are many questions about the meaning of life or events. What if nothing had meaning?

For me, we are just engaged in a process, and the only direction is our death. For many, this is not the most glamorous idea, and we like to think that we have a life mission, a reason to be on earth for future generations or to glorify an entity.

Just like belief, it doesn’t matter. Everything is valid, and everyone uses this reflection and this psycho-emotional journey to give themselves a bit more comfort (using all possible biases) in our daily lives.

If life has a meaning and you have found it, or if it doesn’t but you define one, or simply if nothing has meaning for you and the universe is just entropic, the essential thing is what this allows you to do.

We see that when people hurt by life experiences manage to find meaning in all their experiences, they can restructure the dissonant pattern and give themselves the resources to move forward. We can very well consider that this is just autosuggestion, an invention, but what isn’t an invention of our mind from the moment we are already in the internal narratives of facts?

We live connected to facts only through our filters; we feel many emotions and dive into states based on our interpretations (especially once the automated biological model is activated), and we will give it a meaning to make it digestible by our inner world. Whether it’s karma, God’s will, the harshness of life, feedback, or learning, we are only creators of meaning and companions for those who seek it.

#meaning #fact #story #process #FRESC #belief #illusion

Take what is good and right for you.

Be one,

Pank

Réflexions de Pank / Instantané #124 : Nous ne sommes pas notre histoire.

Il est courant d’entendre que nous sommes ce que nous sommes grâce à notre passé. Sans passé, nous n’existerions certainement pas comme nous le faisons aujourd’hui. Cependant, il y a souvent confusion lorsqu’on adopte cette perspective.

En effet, nous ne sommes pas notre histoire. Nous avons vécu une histoire, nous avons eu des comportements et des pensées à des moments précis de cette ligne du temps, sans que nous soyons aujourd’hui soumis aux mêmes façons de faire.

La maturité et le travail sur soi offrent des possibilités pour gérer les émotions ou pour ne pas se laisser emporter dans des décisions et attitudes que, désormais, nous connaissons et que nous réprimanderions peut-être.

Explorer son passé, seul ou avec des partenaires en cabinet, revient à prendre notre voiture (mémoire, transes) et à cheminer sur une route (faits, histoire, erreurs, réussites…). Puis, parfois, à retourner à la source d’une série de décisions qui nous ont façonnés.

Beaucoup de personnes pensent que la voiture, la route et les points de départ et d’arrivée sont eux-mêmes. Alors qu’ils ne sont que les conducteurs, avec des erreurs sur la route, des conséquences et des décisions. Nous ne sommes plus l’être du passé; nous pouvons juger nos actes et mots du passé avec leurs conséquences, mais nous n’avons aucun pouvoir sur cette période.

La culpabilité est un principe qui permet de rester confondu avec le passé et de ne pas reconnaître et vivre avec ce qui n’a pas été bon. Nous sommes aujourd’hui ce que nous avons été, mais ce passé est déjà loin.

#temps #histoire #lignedutemps #régression #présent #culpabilité #décision #acceptation 

Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous 

Be one

Pank 


English Version

Pank’s Reflections / Snapshot #124: We Are Not Our Story.

It’s common to hear that we are what we are because of our past. Without a past, we certainly wouldn’t exist as we do today. However, there is often confusion when adopting this perspective.

Indeed, we are not our story. We have lived a story, we have had behaviors and thoughts at specific moments in this timeline, without being subjected to the same ways of doing things today.

Maturity and self-improvement offer possibilities to manage emotions or to not get carried away in decisions and attitudes that, now, we recognize and might even reprimand.

Exploring one’s past, alone or with partners in a practice, amounts to taking our car (memory, trances) and traveling on a road (facts, history, errors, successes…). Then, sometimes, to return to the source of a series of decisions that shaped us.

Many people think that the car, the road, and the starting and ending points are themselves. But they are just the drivers, with errors on the road, consequences, and decisions. We are no longer the being of the past; we can judge our past actions and words with their consequences, but we have no power over that period.

Guilt is a principle that allows us to remain confused with the past and not to recognize and live with what was not good. We are today what we have been, but that past is already far behind.

#time #history #timeline #regression #present #guilt #decision #acceptance

Take only what is good and right for you

Be one

Pank

Réflexions de Pank / Instantanée #96 : Un peu plus d’équilibre

Le corps est un véhicule incroyable qui cherche sans cesse à maintenir notre équilibre. Nous possédons des programmes internes qui nous guident vers l’homéostasie, et notre système est constamment engagé dans une dynamique de régulation. Cependant, tout comme certaines machines, il nous arrive parfois de rencontrer des problèmes et des déséquilibres. C’est à ce moment-là que nous avons recours à différentes actions, telles que la médecine, pour aider notre corps à retrouver son équilibre.

Pour notre psyché, c’est également un acte d’équilibriste entre nos mondes intérieurs, nos dialogues internes, nos projections vers l’extérieur, et ce que nous recevons du monde extérieur. Il est facile de tomber dans des dichotomies.

À travers le travail sur soi, nous cherchons à développer un plus grand confort envers nous-mêmes et envers les différentes situations que nous avons vécues ou que nous vivrons. Cependant, sous l’effet du stress, nous avons tendance à nous laisser emporter vers de nombreuses problématiques, tant sur le plan physique, psychique que corporel.

La méditation et l’autohypnose nous aident à revenir à un état d’équilibre, à ne pas nous laisser submerger par les flots excessifs du stress. Nous cherchons, grâce à quelques respirations et visualisations en état de transe, à éviter de basculer dans un état inconfortable.

Cependant, tout comme avec le corps, malgré nos efforts pour travailler sur notre équilibre, il peut arriver que nous chutions parfois et nous retrouvions dans une phase intense de déséquilibre. Cela peut nécessiter du temps pour nous adapter à cette nouvelle configuration, tout comme lorsque nous nous blessions une partie du corps et devons apprendre à faire face à l’incapacité de réaliser certaines actions habituelles.

C’est souvent grâce à la justesse et au recentrage que nous parvenons progressivement à retrouver un équilibre plus profond. L’erreur que nous faisons souvent est de réagir de manière excessive en cherchant à compenser immédiatement notre déséquilibre, comme si nous devions forcer dans la direction opposée pour tout rétablir en un seul geste.

Cependant, lorsque les choses sont déjà déséquilibrées, il ne sert à rien de forcer davantage. Si vous perdez l’équilibre à vélo, vous pouvez le récupérer avec une compensation forte, mais une fois au sol, il est plus judicieux de recentrer votre poids pour planifier la meilleure façon de vous relever et d’avancer.

Prendre conscience de l’équilibre que nous recherchons au cours de nos journées peut nous aider à réaliser que nous passons souvent plus de temps à zigzaguer sur la route qu’à maintenir un cap stable. Paradoxalement, l’effort déployé pour maintenir cet équilibre initial est moins énergivore que celui nécessaire pour corriger constamment les perturbations.

Il nous appartient de jouer avec la compréhension de nos véhicules mentaux et physiques afin de nous offrir une qualité de confort quotidien qui nous satisfait pleinement.

Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous 

Be one

Pank 

#equilibre #justesse #recherche #effort #satisfaction #apprentissage


English version


Pank’s Reflections / Snapshot #96: A Bit More Balance

The body is an incredible vehicle constantly seeking to maintain our balance. We possess internal programs that guide us towards homeostasis, and our system is perpetually engaged in a dynamic of regulation. However, just like some machines, we occasionally encounter problems and imbalances. It’s at these moments that we turn to various actions, such as medicine, to help our body regain its equilibrium.

For our psyche, it’s also a balancing act between our inner worlds, internal dialogues, external projections, and what we receive from the outside world. Falling into dichotomies is all too easy.

Through self-work, we aim to cultivate greater comfort with ourselves and the various situations we have experienced or will experience. However, under the influence of stress, we often find ourselves entangled in numerous challenges, be they physical, psychological, or corporeal.

Meditation and self-hypnosis assist us in returning to a state of balance, preventing us from being overwhelmed by the excessive waves of stress. We seek, through a few breaths and visualizations in a trance state, to avoid slipping into discomfort.

Yet, similar to our physical bodies, despite our efforts to work on our equilibrium, there are times when we stumble and find ourselves in an intense state of imbalance. Adapting to this new situation may take time, much like when we injure a part of our body and must learn to cope with the inability to perform certain habitual actions.

It is often through precision and centering that we gradually regain a deeper equilibrium. The common mistake we make is reacting excessively, attempting to immediately compensate for our imbalance, as if we must forcefully push in the opposite direction to restore everything in a single motion.

However, when things are already off-kilter, further force does little good. If you lose your balance while cycling, you can regain it with a strong correction, but once you’re on the ground, it’s wiser to recenter your weight and plan the best way to stand up and move forward.

Becoming aware of the balance we seek throughout our days can help us realize that we often spend more time zigzagging on the path rather than maintaining a steady course. Paradoxically, the effort required to maintain that initial balance is less draining than the constant corrections needed.

It’s up to us to play with our understanding of our mental and physical vehicles, striving to provide ourselves with a daily quality of comfort that truly satisfies us.

Take only what is good and right for you.

Be one,

Pank

#balance #precision #exploration #effort #satisfaction #learning

Réflexions de Pank / Instantanée #93 : Accepter la Fin des Relations

Au cours de mes consultations, j’ai constaté que certaines périodes voient les consultants se pencher particulièrement sur leurs relations amoureuses. Une chose est certaine : quand les individus se consacrent à améliorer une histoire d’amour, cela signifie généralement que la relation a atteint un point critique.

Les thérapies de couple, offertes par des thérapeutes systémiques compétents, peuvent être d’une grande aide, à condition que les deux partenaires collaborent dans une démarche commune, sans qu’il y ait d’imposition de la part de l’un d’entre eux. Malheureusement, de nombreuses personnes utilisent des stratégies de chantage dans ces situations.

Le rôle de l’accompagnant est de favoriser le bien-être psychologique et physique de chaque partenaire. Il est fréquent que lorsque nous cherchons à changer pour l’autre ou à améliorer la relation, nous devions nous interroger profondément.

L’hypnothérapie peut aider à évoluer personnellement. Cependant, il est important de comprendre que nous ne pouvons pas changer le contexte ni notre partenaire. S’attendre à ce que notre thérapie transforme l’autre selon nos souhaits est une perte de temps, d’énergie et d’argent.

Bien sûr, travailler sur soi peut entraîner des changements comportementaux et nos attitudes  qui ne correspondent pas nécessairement aux attentes du système. Le monde n’attendra jamais que nous changions selon ses exigences, mais plutôt que nous répondions à nos propres critères.

Dans le contexte des relations de couple, l’accompagnement peut réaligner les besoins et les véritables désirs des partenaires en séance. Cela peut conduire à ajuster les projections et à réduire les attentes démesurées, en recentrant l’attention sur soi plutôt que sur l’entité tierce qu’est le couple. Dans cet esprit d’écoute et de respect de soi, il est fréquent que la décision de mettre fin à la relation soit prise.

La séparation est souvent l’une des étapes les plus complexes, surtout lorsque l’on a investi beaucoup d’efforts pour maintenir la relation à flot. Cependant, il est généralement plus sain, à tous égards, d’accepter que les choses ne peuvent pas toujours continuer.

L’énergie utilisée par la séparation est puissante, et c’est à ce moment-là que l’accompagnement prend tout son sens. Il aide à rester concentré sur ce qui a été révélé et à ne pas succomber à la peur, aux menaces ou aux manœuvres manipulatoires de l’autre.

Apprendre à prendre soin de soi au cours de ce processus thérapeutique offre la possibilité de se respecter enfin, en dépit du fait que les illusions du passé doivent parfois être confrontées et mises à leur juste place.

Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous 

Be one

Pank 

#Hypnothérapie #hypnose #Couple #accompagnement #confort #soin #besoin 


English Version

Pank’s Reflections / Snapshot #93: Accepting the End of Relationships

In my consultations, I have observed that certain periods often see clients focusing particularly on their romantic relationships. One thing is certain: when individuals dedicate themselves to improving a love story, it typically means the relationship has reached a critical point.

Couples therapy, offered by competent systemic therapists, can be of great assistance, provided that both partners collaborate in a shared process, without one imposing their will on the other. Unfortunately, many people resort to using manipulative strategies in such situations.

The role of the therapist is to promote the psychological and physical well-being of each partner. It is common that when we attempt to change for the sake of the other or to enhance the relationship, we must engage in deep introspection.

Hypnotherapy can aid in personal growth. However, it is important to understand that we cannot change the context or our partner. Expecting our therapy to transform the other according to our desires is a waste of time, energy, and money.

Of course, working on oneself can lead to behavioral and attitudinal changes that may not necessarily align with the system’s expectations. The world will never wait for us to change according to its demands but rather for us to meet our own criteria.

In the context of romantic relationships, therapy can realign the needs and genuine desires of the partners during sessions. This can lead to adjusting expectations and reducing exaggerated projections, refocusing on oneself rather than the third entity that is the couple. In this spirit of self-listening and self-respect, it is common for the decision to end the relationship to be made.

Separation is often one of the most complex stages, especially when considerable effort has been invested in keeping the relationship afloat. Nevertheless, it is generally healthier in all respects to accept that things cannot always continue.

The energy expended during separation is potent, and it is at this juncture that therapy truly makes sense. It helps in staying focused on what has been revealed and not succumbing to fear, threats, or manipulative actions from the other party.

Learning to take care of oneself during this therapeutic process provides an opportunity to finally respect one’s own needs and desires, even if it means confronting and putting past illusions in their rightful place.

Take only what is good and right for you.

Be one,

Pank

#Hypnotherapy #Hypnosis #Couple #Support #Comfort #Self-care #Needs

Réflexions de Pank / Instantané #87 : Se lancer des petits défis

La vie peut parfois être monotone. C’est clairement l’un des avantages que nous avons de vivre à notre époque et dans notre environnement géographique. Nous pouvons nous retrouver dans un état d’oisiveté tel que l’ennui et la lassitude s’installent, notamment vis-à-vis de la routine quotidienne.

Nous avons de la chance, mais il semblerait que notre cerveau ne soit pas toujours satisfait de cette situation. Il est utile de se donner de petites stimulations, et encore une fois, avec le mode de vie que nous connaissons, les possibilités sont nombreuses.

Il est facile de trouver un apprentissage ou un défi à relever, ne serait-ce que pour quelques jours, comme commencer à apprendre une nouvelle langue ou une nouvelle recette (même si, personnellement, le défi de la cuisine est classé comme trop difficile pour moi).

Il est possible de développer une compétence, sans nécessairement devenir un expert, mais simplement en initiant une nouvelle lecture, une écriture ou en regardant quelque chose qui sort de notre routine habituelle.

Tout cela nous permet de nous découvrir et de mettre en place des choses auxquelles nous ne pensions pas être capables de faire. Comme c’est la rentrée, beaucoup vont commencer ou reprendre des activités ou des sports, parfois après de nombreuses années d’inactivité.

Encore une fois, le défi n’a pas besoin d’être trop important. On se dit souvent : « Je vais venir trois fois par semaine », alors qu’au début, il est préférable de simplement venir une fois pour prouver que nous en sommes capables.

Il se peut que la vie vous ait secoué et que, pour diverses raisons, vous ne vous sentiez pas toujours capable. C’est là que ces petits défis interviennent. Il n’y a pas d’attente de résultats, juste l’intention de faire.

Passer à l’action est un conseil que l’on retrouve dans toutes les disciplines. Parfois, nous devons sortir de notre monde intérieur pour nous confronter au réel, un peu comme dans la thérapie cognitivo-comportementale (TCC), où il y a une notion d’exposition. L’idée n’est pas d’être parfait, mais simplement de faire.

Ces petites choses que vous décidez de mettre en place peuvent vraiment changer votre quotidien. Elles peuvent aussi être des éléments du type « à faire » ou « à ne pas faire ». Par exemple, ne passer que 5 minutes sur les réseaux sociaux ou ne pas consommer un certain aliment.

Dans cette philosophie des petits pas, prenez simplement un peu de temps et de motivation pour faire des choses que vous pourrez garder en tête comme de petites victoires, des accomplissements, des expériences positives à répéter.

Quel petit défi tout simple avez-vous en tête pour ce début de saison ?

Choisissez ce qui vous convient le mieux.

Soyez vous-même,

Pank

#défi #petitspas #motivation #action #agir #conscience


English Version

Reflections from Pank / Snapshot #87: Taking on Small Challenges

Life can sometimes be monotonous. It’s clearly one of the advantages we have of living in our time and in our geographic environment. We can find ourselves in a state of idleness where boredom and weariness set in, especially in relation to our daily routine.

We are fortunate, but it seems that our brains aren’t always satisfied with this situation. It’s useful to give ourselves small stimulations, and once again, with the lifestyle we know, the possibilities are numerous.

It’s easy to find a learning opportunity or a challenge to take on, even if it’s just for a few days, like starting to learn a new language or a new recipe (even though, personally, I consider cooking a challenge too difficult for me).

You can develop a skill without necessarily becoming an expert, simply by initiating new reading, writing, or watching something outside of our usual routine.

All of this allows us to discover ourselves and set up things we didn’t think we were capable of doing. Since it’s back-to-school season, many will start or resume activities or sports, sometimes after many years of inactivity.

Once again, the challenge doesn’t need to be too significant. We often say, « I’ll come three times a week, » when at the beginning, it’s better to just come once to prove that we can.

Life may have shaken you, and for various reasons, you may not always feel capable. This is where these small challenges come in. There are no expectations of results, just the intention to act.

Taking action is advice found in all disciplines. Sometimes, we need to step out of our inner world to confront reality, much like in cognitive-behavioral therapy (CBT), where there is a notion of exposure. The idea is not to be perfect, but simply to do.

These little things you decide to implement can really change your daily life. They can also be items on the « to-do » or « not-to-do » list. For example, spending only 5 minutes on social media or avoiding a certain food.

In this philosophy of taking small steps, just take some time and motivation to do things you can keep in mind as small victories, accomplishments, positive experiences to repeat.

What simple little challenge do you have in mind for the beginning of this season?

Choose what suits you best.

Be yourself, Pank

#challenge #smallsteps #motivation #action #awareness

Réflexions de Pank / Instantané #80 : Quand le sens des mots n’a plus le même sens.

Il y a quelques jours, je partageais avec vous une vidéo abordant une étude qui expliquait que chacun pouvait avoir sa propre définition des mots utilisés. Cela signifie que nous pouvons souvent nous retrouver dans de nombreuses conversations sans parler réellement de la même chose, même si nous utilisons les mêmes termes.

Dans ce contexte, il est essentiel d’apprendre à prendre conscience de cette diversité d’interprétations et de consacrer du temps à définir ce que chaque mot représente pour chacun. C’est particulièrement important lorsqu’il s’agit de termes qui décrivent des expériences personnelles, comme les mots utilisés pour décrire une pathologie ou un mal-être. Cependant, lorsque nous cherchons à obtenir des détails supplémentaires, nous nous heurtons souvent à des descriptions abstraites.

En somme, il arrive souvent qu’un terme vague soit adopté au cours d’échanges ou de lectures, et les individus l’associent à leur propre état sans prendre le temps de le définir avec précision en utilisant leurs propres mots. Il est bénéfique de disséquer les sensations, les émotions et les pensées, de les explorer au travers d’une transe de questionnement ou de laisser émerger spontanément les notions liées à la séance en cours. Cette approche apporte un formalisme et un cadre qui permettent au client d’orienter son travail.

Faire émerger des mots, définir et reconnaître des états permet à de nombreuses personnes de reprendre le contrôle de leur bien-être mental. C’est précisément pour cette raison que beaucoup s’auto-diagnostiquent ou cherchent activement à obtenir une étiquette de psychologue ou de psychiatre. Parfois, c’est dans le but de sur-utiliser un terme pour évoquer des aspects problématiques de leur quotidien.

En tant que praticien en hypnose, nous ne sommes pas compétents pour poser un diagnostic sur quiconque, et personnellement, je considère cela comme une bonne chose. Jongler avec des termes qui peuvent être compris différemment dans le langage courant par rapport au langage scientifique est complexe. Il est fréquent que des termes comme « pervers narcissique » soient utilisés de manière extensive alors que cela ne correspond pas exactement à ce que Racamier avait proposé dans ses écrits.

Comme je l’ai mentionné précédemment, il est fort probable que de nouvelles notions telles que « empathique sombre » fassent leur apparition un jour, car les non-spécialistes de magasine proposent des interprétations pour permettre à chacun de diagnostiquer simplement des comportements problématiques. Alors que parfois un c*nnard est juste un c*nnard. Le sens des mots, en particulier en ce qui concerne les troubles psychologiques, ne peut pas être adapté en fonction de nos désirs. De plus en plus de personnes s’auto diagnostiquent d’autistes ou à haut potentiel intellectuel (HPI) en ajustant légèrement le sens de ces termes pour qu’ils correspondent à leur situation, sans pour autant obtenir un diagnostic formel.

Si nous utilisons des termes et des étiquettes qui ne reflètent pas fidèlement les caractéristiques des éléments décrits, une confusion peut surgir, généralement en raison d’une perception subjective personnelle.

Lorsque je ressens une focalisation sur l’aspect émotionnel plutôt que sur le mental, je constate cette déformation du terme en fonction des désirs, des souhaits et des sensations internes de mon interlocuteur à ce moment précis.

Et vous, comment abordez-vous les mots ? Utilisez-vous un sens que vous avez établi vous-même, ou consultez-vous parfois un dictionnaire pour vérifier la justesse d’un terme ?

Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One.

Pank

#verbe #mot #définition #subjectif #centremental #centreémotionnel #illusion #perception #hypnose #accompagnement #thérapie #psychologue #psychiatre

Réflexions de Pank / Instantané #68 : Se focaliser

Comme je vous le partageais ce matin dans la capsule du jour : https://youtu.be/JJqe_YHM66A, le déficit d’attention est une vraie plaie à prendre en compte. Notre évolution semble partir en vrille dans de nombreux éléments de notre civilisation. Si nous perdons notre capacité à nous focaliser, nous pouvons perdre les idées, les créations, les possibilités de continuer à trouver des solutions.

Nous sommes dans une démarche inconsciente trop orientée vers une seule et même idée : le plaisir. Oui, nous avons la chance d’être dans une ère de dopamine virtuelle, mais nous sommes devenus des junkies. Nous sommes dans le cumul et comme je vous en parlais dans une autre réflexion, il y a un trop-plein et une attente de plus qui commencent à devenir vraiment toxiques.

Nous lisons, entendons et observons à travers les médias, les consultations et les articles que cette quête de plaisir fait diminuer notre capacité à fournir des efforts, à se concentrer et à se focaliser, ce qui nous en demande beaucoup.

Alors que faire, si nous ne prenons pas au minimum la décision de nous discipliner ? De nous imposer d’éteindre des écrans, de lire des articles ou des livres jusqu’au bout, de se concentrer sur un film et une série sans prendre son téléphone et se lever 10 fois ?

Ce sont des actes qui sont pourtant simples sur le papier, mais qui aujourd’hui deviennent de plus en plus complexes. Combien d’entre vous prennent leur téléphone dès qu’ils ne sont plus entourés, qu’une personne part se laver les mains au restaurant ou que vous vous retrouvez seul quelques minutes ?

Vous pouvez regarder combien de fois en une heure vous consultez votre téléphone ? Répondre à des mails sur votre pc ? Ne pas sortir de chez vous, simplement pour plonger dans du virtuel ?

Nous focaliser devrait être un exercice de notre quotidien. Comme tous ces runners, vous devriez vous imposer 30 minutes de pleine concentration. C’est là que le mindfullness, la présence, les méditations actives peuvent vous offrir des opportunités.

Cessez les vidéos ; même si c’est passionnant, lisez un livre, un magazine, des articles. Prenez du temps pour vous plonger dans des choses stables, qui ne clignotent pas, qui ne demandent pas de cliquer ou de faire autre chose que de concentrer votre attention sur une seule tâche.

Diminuez le temps passé devant les écrans et retrouvez la simplicité d’écouter une émission radio. Passez 45 minutes à une heure trente juste assis, à écouter, décrypter, faire des expériences de pensée qui vous offriront une stimulation plus profonde, plus de fatigue aussi, moins de divertissement toxique et plus de plaisir à long terme.

Nous avons des solutions simples pour aujourd’hui, qui nous permettront de reprendre nos capacités de concentration. Cela est plus énergivore, mais cela apportera néanmoins une satisfaction et bien plus de valeurs ajoutées dans les années et décennies à venir.

Et vous, êtes-vous devenu un déficient en concentration ?

Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One.
Pank

#déficitdattention #évolution #plaisir #dopamine #concentration #médias #mindfulness #lecture #écoute #valeursajoutées

English Version

« Thoughts by Pank / Snapshot #68: Focusing

As I shared with you this morning in the daily capsule: https://youtu.be/JJqe_YHM66A, the deficit of attention is a real problem to consider. Our evolution seems to be going off track in many aspects of our civilization. If we lose our ability to focus, we can lose ideas, creations, and the possibilities of finding solutions.

We are in an unconscious process too focused on one single idea: pleasure. Yes, we are fortunate to be in a virtual dopamine era, but we have become junkies. We are in accumulation mode, and as I mentioned in another reflection, there is an excess and an ever-increasing demand that is becoming truly toxic.

We read, hear, and observe through media, consultations, and articles that this quest for pleasure diminishes our ability to make efforts, concentrate, and focus, which requires a lot from us.

So what are we going to do if we don’t at least decide to discipline ourselves? To impose on ourselves to turn off screens, to read articles or books until the end, to concentrate on a movie or a series without reaching for our phones or getting up ten times?

These are actions that seem simple on paper, but today they are becoming more and more complex. How many of you reach for your phone as soon as you are no longer surrounded by people, when someone goes to wash their hands at a restaurant, or when you find yourself alone for a few minutes?

How often do you check your phone in an hour? Respond to emails on your PC? Refrain from going out just to immerse yourself in the virtual world?

Focusing should be a daily exercise for us. Just like all those runners, you should impose on yourself 30 minutes of full concentration. That’s where mindfulness, presence, and active meditations can offer you opportunities.

Stop watching videos; even if they are captivating, read a book, a magazine, or articles. Take the time to immerse yourself in stable things that don’t flash or demand clicks, but only your undivided attention on a single task.

Reduce screen time and rediscover the simplicity of listening to a radio program. Spend 45 minutes to an hour and a half just sitting, listening, deciphering, and engaging in thought experiments that will provide you with deeper stimulation, more fatigue perhaps, less toxic entertainment, and more long-term pleasure.

We have simple solutions for today that will allow us to regain our concentration abilities. It may be more demanding in terms of energy, but it will undoubtedly bring satisfaction and add much more value in the years and decades to come.

And you, have you become deficient in concentration?

Take what is good and right for you.

Be One.
Pank

#attentiondeficit #evolution #pleasure #dopamine #concentration #media #mindfulness #reading #listening #addedvalues »

Réflexions de Pank / Instantané #51 : Créer une réponse automatique

Dans ma pratique, je constate que les phénomènes hypnotiques sans initiation consciente sont rares, à moins de situations spécifiques telles que des scènes d’urgence ou de douleur. En hypnothérapie, j’observe que les phénomènes automatisés ne se produisent qu’après une série de petites réussites préalables (des petits pas). Nous utilisons ce que beaucoup connaissent comme la technique du « yes set ». Cette technique sémantique oriente l’attention et l’idée vers une forte probabilité de répondre par un « oui », après avoir déjà dit plusieurs fois « oui » à des éléments différents.

Dans ce processus de conditionnement, nous permettons progressivement à notre partenaire de ne plus être seulement un observateur de ce qui se passe, ou quelqu’un qui attend de vivre la transe. Nous lui donnons la suggestion voire la directive de le faire.
Prenons par exemple les inductions classiques de nombreuses écoles. Dans la relaxation progressive, nous orientons progressivement notre partenaire à prendre conscience d’une partie de son corps, à la ressentir, à la percevoir, puis à la détendre autant que possible, avant de passer à la même procédure pour d’autres parties du corps.

À ce moment-là, quelque chose se produit : nous faisons tous la même chose. Nous savons, à l’énoncé de la prochaine partie du corps, ce qu’il faut faire, et même avant la suggestion, nous commençons déjà à prendre une profonde inspiration et à relâcher. Plus nous divisons en parties, plus nous automatisons la suggestion. Potentiellement, nous pourrions simplement mentionner la zone et le partenaire le ferait sans aucune précision supplémentaire.

Souvenez-vous, il y a quelques jours, je vous ai parlé de l’idée du coup de pédale. Dans le cadre de l’hypnose, il est utile que le conscient ne soit pas passif (c’est-à-dire en mode observation ou en attente), mais au contraire associé à la suggestion. Cela permet d’initier le premier mouvement, la première adhésion, le premier fonctionnement. Puis par répétition et habituation, les choses se répètent de moins en moins avec une direction consciente, et le subconscient prend le relais. Cependant, le conscient reste toujours présent.

Cela nous conduit à des phénomènes classiques de pré-tests comme le moulin des bras. Au départ, cela est entièrement volontaire, puis devient de moins en moins volontaire (comme dans une transe de sport, où les pas et la respiration se font naturellement). Une fois que l’automatisme de tourner d’un côté puis de l’autre devient fluide, tout en maintenant notre partenaire dans cette dynamique, nous pouvons commencer à travailler sur la douleur ou d’autres aspects de la problématique.

Nous entrons alors dans des cercles vertueux : plus notre partenaire est actif, puis autonome, et vit des éléments qui ne nécessitent plus l’initiation consciente, plus il confirme les réponses de son subconscient, plus il a confiance en sa transe et en les réponses de son subconscient.

Au fil des séances, il sera de plus en plus apte à vivre des phénomènes physiques et psychiques en réponse à une simple induction et suggestion. Bien sûr, plus nous avons l’impression que cela provient d’une force interne, et plus il est possible de ne pas vivre ces phénomènes. Dans le cadre d’une psychothérapie, cela peut se produire en l’absence de toutes les procédures que je viens de vous présenter, que ce soit en direct ou en conversationnel, simplement parce que nous laissons immédiatement l’action au subconscient, attendant et observant. Cela peut entraîner de la frustration et une attente encore plus importante.

Nous devons donc nous conditionner, ou conditionner nos partenaires, avec une répétition. Pour certains, cela peut prendre plus de temps qu’pour d’autres après l’induction et les approfondissements. Plus nous sentons que l’effort disparaît, plus nous créons un pattern qui devient autonome, ce qui crée une dynamique positive de réponses de plus en plus automatisées du corps et de l’esprit.

Et vous, initiez-vous les mouvements internes ou externes de vos suggestions, ou attendez-vous qu’ils se produisent naturellement ?

Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Be One
Pank Hno

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Réflexions de Pank / Instantané #46 : Le métier de praticien, bien plus que des séances

Lorsque l’on se lance dans ce métier, nous avons en tête le nombre de consultations que nous serons en mesure de réaliser. Nous comptons notre temps de travail en fonction de nos rendez-vous. Hier, lors d’un podcast sur l’argent avec des amis (https://youtu.be/tFao4A9J9m), nous avons pris un moment pour expliquer que le quotidien ne se résume pas seulement aux rencontres avec nos clients.

Il est spécifique à ce type de métier de passer de nombreuses heures à travailler sans aucune rémunération. Lorsque nous proposons une consultation entre 70 et 80 euros, nous pourrions à tort penser que notre taux horaire est équivalent. Cependant, cette somme payée par le client représente les heures d’études, de recherches, d’apprentissage, de rencontres et de diverses prestations depuis le début de notre pratique, sans que cela ne se traduise par un gain financier.

Le métier de praticien englobe autant le rôle de prospecteur, de vendeur, de publicitaire, d’élève que celui d’opérateur de séances. De plus, le cadre de travail est souvent bien différent de celui d’une boutique ou d’un emploi salarié. Il n’y a aucune garantie pour quoi que ce soit. Il n’est pas certain que les gens parlent de nous, ni que nous ayons des rendez-vous prévus pour les semaines à venir. L’incertitude peut être dérangeante pour la sérénité au quotidien.
Il est vrai que vous organisez votre journée comme vous le souhaitez, mais au départ, c’est surtout comme vous le pouvez. Les horaires de travail ne correspondent pas forcément à ce que vous aviez initialement prévu. Les clients aussi ont un emploi du temps chargé, ce qui entraîne des demandes pour des jours et des créneaux qui ne sont pas nécessairement ceux que vous auriez souhaités.

En plus de la compétence technique qui est constamment remise en question et perfectionnée, il y a une tension constante entre les moments sans séances, où l’on cherche comment en avoir, et les moments où il y en a, où l’on cherche à aider au mieux les personnes qui viennent nous voir.

Avec le temps, il est important de trouver ce qui est le plus juste pour nous, pas seulement ce qui nous rapporte des revenus. Il est vrai que certaines séances peuvent être très lucratives, comme des vaches à lait. Mais êtes-vous entré dans ce métier pour finir par reproduire le même schéma de séances encore et encore, en utilisant les mêmes mots pour gagner votre vie ?

Dans notre domaine, de nombreuses personnes se lancent, mais beaucoup finissent par arrêter leur activité par ennui et avec la sensation d’être enfermées dans une usine à scénarios. Entre « je prends du plaisir dans mon travail » et « je dois avoir un revenu suffisant pour vivre », il y a un écart. N’oublions pas que le praticien passe de longues journées, seul. Lorsqu’il n’a pas de clients, il étudie, travaille sur sa communication, réfléchit à ce qu’il pourrait mettre en place… Dans ces moments de liberté, il y a un poids qu’il faut prendre en compte. Une ambiance sans interaction, une autonomie qui fait que les autres sont rarement conscients de ce que vous faites.

Il n’y a pas de machine à café ni de point de rassemblement des praticiens. Même les groupes ne permettent pas cet exutoire. Ainsi, vous gérez votre quotidien, parfois très intense avec des séances intenses, et les jours où les choses se déroulent à un autre rythme, avec d’autres obligations, tout en gardant à l’esprit que vous devez continuer à faire ce que vous aimez pendant de nombreuses années encore.

Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Be One
Pank

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Réflexions de Pank / Instantané #45 : Se diriger vers ses objectifs, sans stress.

Nous avons souvent des objectifs que nous souhaitons atteindre. Nous les désirons fortement et nous orientons nos forces vers leur réussite. Souvent, nous pouvons être tellement pris par notre ambition et l’envie de nous rapprocher de notre but que nous vivons de plus en plus dans un état de stress important. Pourtant, le stress excessif est rarement constructif. Bien que certaines personnes aiment ressentir une pression intense pour se motiver, il est important de reconnaître que cela peut entraîner une perte de temps et d’énergie.

Si vous souhaitez être performant, il est préférable d’aborder les choses de manière détendue. Cela ne signifie pas que vous manquez de concentration ou que vous ne prenez pas les choses au sérieux, mais simplement que vous ne vous perdez pas dans toutes les directions. Vous développez ainsi la capacité de neutraliser les idées qui s’éparpillent, d’éviter de vouloir déformer le temps de manière impossible, et de vivre pleinement votre aventure.

Plus nous nous mettons sous pression, plus la qualité de notre quotidien en pâtit. Nous projetons nos attentes et notre empressement sur les autres sans nous en rendre compte. Lorsque les choses ne se déroulent pas comme prévu, nous ne tirons pas profit de la situation pour trouver une solution ou simplement faire une pause. Le stress nous pousse parfois à en faire davantage, mais souvent cela revient à brasser de l’air.

Il arrive que lorsque nous cherchons à nous donner l’illusion d’avancer vers notre objectif, nous mettions en place des actions qui n’apportent aucune valeur ajoutée et que nous prenions au sérieux. Alors que nous devrions apprendre à lâcher prise et attendre de voir les résultats de ce que nous avons déjà accompli. Il est possible que le retour ne corresponde pas à nos attentes, mais il peut également être source de satisfaction lorsque nous validons une étape.

Le stress nous entrave sur le long terme, ce qui n’est bénéfique ni pour notre corps ni pour notre esprit[^1^].
Il peut également arriver que nous soyons stressés en raison de l’auto-critique lorsque les choses n’avancent pas à notre rythme ou que les résultats ne correspondent pas à nos attentes. Cette façon de faire peut nous conduire à un état qui nous pousse à abandonner si nous le vivons régulièrement. Il est important de cultiver l’estime de soi et de s’encourager, ne serait-ce qu’avec un dialogue intérieur positif, plutôt que de nous flageller avec des critiques correctibles.

Une étude menée par Smith en 2016 a montré que le groupe qui utilisait un dialogue intérieur plus positif avait un niveau de stress plus bas que le groupe témoin, ainsi qu’une plus grande résilience face au stress[^2^].

Prenez le temps de prendre du recul afin de considérer la situation dans son ensemble et d’explorer les différentes options qui s’offrent à vous pour continuer à avancer vers ce qui vous intéresse. Il est possible que nos attentes parfois excessives nous empêchent de reconnaître que nos objectifs doivent être réajustés. Au fur et à mesure de notre progression, nous pouvons réaliser que ce qui nous intéresse et nous stimule réellement est légèrement différent. Cela peut être un indice que nous ne sommes pas simplement obsédés par le résultat, mais que nous écoutons ce qui nous guide pour maintenir nos actions sur le moyen voire le long terme.

Et vous, comment gérez-vous le stress lorsque vous vous fixez des objectifs à atteindre?

Références : [^1^] Cohen S, Janicki-Deverts D, Miller GE. « Le stress chronique et ses conséquences sur la santé physique : une revue de la littérature. » Année : 2007 (publication en 2010) [^2^] Smith, J. A. « Positive Self-Talk as a Stress-Reduction Technique: Evidence from a Randomized Controlled Trial » (2016)

Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Be One
Pank

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