Réflexions martiales d’un Hypnofighter #421 : Le BJJ dans la rue

Comme chaque année, lorsque le dojo est fermé, je propose de s’entraîner au MMA et au BJJ sur du béton. Factuellement, on pourrait être sur de l’herbe, mais je m’étais rendu compte il y a quelques années que martialement parlant, cette période nous remettait dans une humilité face à des choses aussi simples que combattre dans la rue.

Je sais que tout le monde ne s’entraîne pas dans un esprit de self-défense, et c’est aussi mon cas. J’inclus cette facette dans ma pratique et je partage à mes élèves les notions clés, car c’est une composante de mon BJJ/Luta. Combattre sur du dur avec de petits cailloux qui pourraient être du verre dans la rue, c’est se rendre compte à quel point nous ne sommes pas mobiles et à quel point les genoux et les mains se blessent rapidement.

Nous sommes tellement habitués à faire nos techniques sur des tatamis, ou éventuellement sur des parquets (je ne parle pas pour les pratiquants de Jiu-Jitsu), que nous pouvons ne plus penser à des choses aussi anodines que la pression d’un corps sur nos articulations. Si l’on prend un body lock au sol, on peut déjà avoir des retours disant que cela met les mains sous pression, mais lorsque votre main de contrôle est compressée sur le sol, la douleur est démultipliée.

Et là, pas de souplesse du sol, les graviers ou les aspérités font souffrir et modifient du coup les contrôles et même notre capacité de concentration pour frapper ou chercher une soumission. De plus, les murets et les angles de certains espaces de rue peuvent nous blesser en un instant sur une chute (ou une projection).

Tous ceux et celles qui viennent s’entraîner avec moi pendant cette période repartent avec la même idée : cela n’a rien à voir avec les combats en dojo. Cela nous offre un vrai moment de remise en question de la réalité du combat, certes sans l’adrénaline qui peut avoir lieu en phase d’agression.

Il y a une vraie dimension à mettre en place pour tous ceux qui travaillent la self-défense via le BJJ, pour améliorer l’enseignement des contraintes de notre discipline en cas de mise au sol (en un contre un, etc.).

Prenez ce qui est bon et juste pour vous. Be One, Pank https://www.passioncombat.net/

Traduction en anglais

Martial Reflections of a Hypnofighter #421: BJJ in the Street

Like every year, when the dojo is closed, I suggest we train MMA and BJJ on concrete. Factually, we could be on grass, but a few years ago I realized that, from a martial perspective, this period put us back in a state of humility regarding things as simple as fighting in the street.

I know that not everyone trains with a self-defense mindset, and that’s also my case. I include this aspect in my practice and I share the key notions with my students, because it is a facet of my BJJ/Luta. Fighting on a hard surface with small stones that could be glass in the street makes you realize how immobile we are, and how quickly knees and hands get injured.

We are so used to performing our techniques on mats, or occasionally on hardwood floors (I’m not talking about all Jiu-Jitsu practitioners), that we can forget about things as trivial as the pressure of a body on our joints. If you apply a body lock on the ground, you might already get feedback that it puts pressure on your hands, but when your controlling hand is compressed against the ground, the pain is multiplied.

And there, with no softness from the ground, the gravel or rough spots cause pain and, as a result, modify our control and even our ability to concentrate on striking or looking for a submission. Furthermore, walls and the angles of certain street spaces can injure us in an instant during a fall (or a throw).

Everyone who comes to train with me during this period leaves with the same idea: it has nothing to do with fighting in a dojo. It offers us a real moment of questioning the reality of combat, certainly without the adrenaline that can occur during an assault.

There is a real dimension to put in place for all those who work on self-defense via BJJ, to improve the teaching of our discipline’s constraints in case of a takedown (in a one-on-one, etc.).

Take what is good and right for you. Be One, Pank https://www.passioncombat.net/

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #356 : Senzu ou Salle du Temps

L'auteur explore le dilemme de l'entraînement martial en utilisant l'analogie de Dragon Ball : choisir entre la Salle du Temps (entraînement accéléré) et le Senzu (guérison instantanée). Il argumente que, malgré l'attrait du temps d'entraînement accru, la récupération complète offerte par le Senzu permettrait un entraînement plus intense et constant, maximisant ainsi le potentiel de progression.

Pour les fans de Dragon Ball, outre que je vous rappelle que vous avez un programme audio Dragon Ball : https://hno-mp3-hypnose.com/programme-dragon-ball/, il y a une question que nous devons remettre au centre des arts martiaux.

Est-il préférable d’avoir une salle du temps où une journée d’entraînement équivaut à un an d’entraînement, ou de prendre un haricot magique qui retire automatiquement les maux, blessures et fatigue ? Reprenons ce questionnement important : progressons-nous plus en cumulant le temps d’entraînement ? Logiquement, oui.

Vous vous êtes déjà entraîné comme des fous avant une échéance, et vous pouvez avoir l’impression d’être plus précis et affûté. Mais, et c’est en cela qu’il y a un point clé à prendre en compte, nous connaissons le surentraînement, les maux et les blessures que nous pouvons cumuler avec une intensité plus importante au quotidien.

La salle du temps est une arnaque si, au bout de quelques heures, nous ressentions notre corps en charpie à cause d’une intensité et d’une quantité trop importantes.

D’un autre côté, le senzu nous permet de récupérer de tout. Du coup, je peux certes ne faire qu’une journée de 24h d’entraînement, mais je n’ai pas besoin de dormir, je répare instantanément mes blessures. Du coup, je peux m’entraîner à pleine intensité dans toutes les facettes de mes disciplines, me prendre des knockdowns ou des KO, voire me prendre des clés, pour comprendre mes limites et trouver des sorties, sans que cela ne m’handicape jamais.

Un entraînement plein, puissant et constant offre une possibilité de progression sans limite. Je vous vois venir : le cumul des deux, la salle en prenant des senzu. Mais si vous n’aviez qu’un choix à faire, que prendriez-vous et pourquoi ?

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

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Martial Reflections of a Hypnofighter #356: Senzu or Time Chamber

For Dragon Ball fans, besides reminding you that you have a Dragon Ball audio program: https://hno-mp3-hypnose.com/programme-dragon-ball/, there’s a question we need to bring back to the center of martial arts.

Is it preferable to have a Time Chamber where one day of training is equivalent to one year of training, or to take a magic bean that automatically removes aches, injuries, and fatigue? Let’s revisit this important question: do we progress more by accumulating training time? Logically, yes.

You’ve already trained like crazy before a deadline, and you may feel sharper and more precise. But, and this is a key point to consider, we know about overtraining, the aches, and injuries we can accumulate with greater daily intensity.

The Time Chamber is a scam if, after a few hours, we feel our body in tatters because of too much intensity and quantity.

On the other hand, the senzu allows us to recover from everything. So, I can certainly only do one 24-hour day of training, but I don’t need to sleep, I instantly repair my injuries. So, I can train at full intensity in all facets of my disciplines, take knockdowns or KOs, or even take submissions, to understand my limits and find escapes, without it ever hindering me.

Full, powerful, and constant training offers a possibility of unlimited progress. I see you coming: the combination of both, the chamber while taking senzu. But if you only had one choice to make, what would you take and why?

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #249 : Commencer par le combat…

Depuis janvier 2024, j'ai modifié l'approche de mes cours d'arts martiaux en commençant directement par les randoris et les combats. Cette méthode permet d'utiliser l'énergie et la concentration optimales des élèves dès le début, tout en offrant un entraînement plus productif et dynamique. Découvrez pourquoi cette approche est appréciée par mes élèves et comment elle peut transformer votre pratique des arts martiaux.

Depuis janvier 2024, j’ai décidé de commencer les cours par des randoris et des combats. Cela fait suite à ma réflexion sur la suppression de l’échauffement classique, en le remplaçant par des exercices en binôme et des formes correspondant à nos arts martiaux. Pendant deux ou trois saisons, je débutais les cours avec des exercices d’opposition en lutte debout, sans amenés au sol.

Après avoir obtenu un retour positif – à savoir que, sans échauffement classique, les élèves ne se blessent pas – j’ai décidé de mettre en place autre chose. Traditionnellement, dans la majorité des arts martiaux et sports de combat, on trouve un échauffement, un travail technique, et parfois un travail d’opposition.

Cependant, je trouvais que les combats n’étaient pas vraiment productifs, peut-être à cause de la fatigue accumulée par les pratiquants pendant l’entraînement. Je me souviens que certains de mes professeurs en BJJ ou en karaté m’expliquaient que les combats en fin de cours, lorsque peu de personnes sont encore lucides, étaient voulus pour inciter à se dépasser.

Pourtant, le combat – qui est factuellement le moment où l’on peut le plus se blesser – ne mériterait-il pas notre intérêt et notre énergie optimale ? De plus, le combat doit être ouvert et permettre de créer, quitte à ne pas réussir exactement ce que l’on cherche à faire. En début de cours, nous sommes en pleine forme, et nous pouvons plus facilement oser et tester, quitte à se faire contrer, car l’épuisement est encore loin.

En général, nous commençons donc les randoris (et non les kumites) au sol, sans travail d’amené au sol, chacun cherchant à produire sans tout bloquer. Ensuite, le troisième permet d’inclure la lutte debout et les amenés au sol. À partir du quatrième, nous pouvons intégrer les soumissions, et en général, les derniers peuvent se transformer en kumite, où l’unique intention est de soumettre.

Après ces combats, le travail technique est abordé avec une autre concentration, et beaucoup sont plus volontaires, contrairement à la situation où les combats ont lieu à la fin et certains n’attendent que cela.

Pour le moment, le retour est positif, les élèves apprécient. Le nouveau test sera cette rentrée avec des néophytes qui, après seulement trois minutes dans le dojo, se retrouvent déjà à combattre…

#bjj #jiujitsu #lutalivre #grappling #randori #combats #cours

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Be one,

Pank

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Martial Reflections of a Hypnofighter #249: Start with Combat…

Since January 2024, I decided to start my classes with randoris and combat. This decision follows my reflection on no longer doing a traditional warm-up, replacing it instead with partner drills and forms that correspond to our martial arts. For two or three seasons, I began the classes with stand-up grappling exercises without takedowns.

After receiving positive feedback — primarily ensuring that students did not get injured without a conventional warm-up — I decided to implement something different. Traditionally, in most martial arts and combat sports, there is a warm-up, a technical segment, and possibly some sparring.

However, I found that the combat wasn’t really productive, perhaps due to the fatigue accumulated by the practitioners throughout the training. I recall some of my instructors in BJJ or Karate explaining to me that the sparring sessions held at the end of class, when few people are still fully lucid, were intentional to encourage pushing beyond one’s limits.

Yet, since combat is factually the moment when injuries are most likely, shouldn’t it deserve our interest and optimal energy? Moreover, combat should be open and allow for creativity, even if we don’t always succeed in doing exactly what we aim for. At the beginning of the class, we are in peak condition, and it is easier to dare, to experiment, even if it means getting countered because exhaustion is still far away.

So generally, we start with randoris (not kumites) on the ground, without any takedown work, where each person seeks to create without fully blocking. Then, by the third round, we include stand-up grappling and takedowns. From the fourth round, we can introduce submissions, and generally, the last rounds can turn into kumites, where the sole intention is to submit.

After these sparring sessions, the technical work is approached with a different focus, and many students are more willing, unlike when the sparring is at the end and some are just waiting for that moment.

So far, the feedback has been positive, and the students appreciate it. The next test will be this season with newcomers who, after just three minutes in the dojo, find themselves already fighting…

#bjj #jiujitsu #lutalivre #grappling #randori #sparring #classes

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Pank

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #247 : Entrer pour la self-défense, rester pour le fun

Découvrez comment les motivations initiales pour la self-défense peuvent évoluer vers une passion plus vaste pour les arts martiaux, le développement physique et personnel. Explorez les aspects ludiques et divertissants de ces pratiques qui vont bien au-delà de la simple défense personnelle. Apprenez comment intégrer plaisir et progression dans votre parcours martial, même si votre point de départ est un besoin de sécurité.

Il est certain que beaucoup de personnes s’orientent vers des clubs de self-défense, souvent poussées par un sentiment d’insécurité et le désir d’apprendre à se défendre, ou à protéger ceux qu’elles aiment. Une fois l’école choisie, vient l’entraînement et l’apprentissage initial.

Un des aspects intéressants de la self-défense est que c’est souvent rapide à assimiler, car les mouvements sont conçus pour être instinctifs et simples. Pas besoin de préparation physique spécifique. En quelques mois, ou peut-être après deux ou trois saisons, on peut acquérir des fondamentaux solides. Cependant, cela ne signifie pas que l’on est prêt à affronter des sportifs aguerris en lutte ou en boxe; l’objectif est plutôt d’avoir des réflexes conditionnés pour faire face aux agressions les plus courantes.

Mais une fois cet objectif atteint, comment garder un pratiquant de self-défense engagé si son besoin initial était simplement d’apprendre à se défendre ? Beaucoup de styles ont introduit des niveaux et des ateliers qui intègrent plus de boxe, de lutte, et d’autres activités plus ludiques. On peut également explorer l’étude de certaines armes ou des techniques de désarmement.

Petit à petit, on peut se surprendre à se préparer physiquement, à prendre davantage soin de soi, à apprendre des compétences athlétiques qui, bien qu’inutiles dans une optique de self-défense pure, deviennent pertinentes dans une perspective de combat global. Pour des styles plus traditionnels comme le Silat, cela peut signifier un retour aux phases classiques des « lankas » et autres pratiques ancestrales.

En réalité, une motivation initiale très pratique peut ouvrir la porte à de nombreuses possibilités qui se rapprochent d’un sport ou d’une activité de développement personnel.

C’est pour cette raison que certains styles incluent rapidement des thèmes amusants et distrayants qui n’auront probablement jamais d’application directe dans la vie quotidienne. Il y a tellement de choses à explorer autour de la self-défense que beaucoup s’inscrivent parallèlement à des cours de boxe ou de lutte pour se compléter, car la manière d’aborder le combat a changé. D’une idée de ne plus être une proie et de se sortir de situations dangereuses, on passe à la notion de prendre plaisir dans les dynamiques pugilistiques.

Gardez toujours à l’esprit le plaisir et l’amusement, même si vos expériences traumatiques et vos peurs vous ont parfois poussé vers une mentalité de survie.

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Pank

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Martial Reflections of a Hypnofighter #247: Start for Self-Defense, Stay for the Fun

Many people are naturally drawn to self-defense clubs, often driven by a sense of insecurity and the desire to learn how to protect themselves or their loved ones. Once they choose a school, the initial training and learning phase begins.

One of the appealing aspects of self-defense is that it can be relatively quick to learn since the movements are designed to be instinctive and simple. There’s no need for specific physical preparation. In just a few months, or perhaps two to three seasons, one can develop solid fundamentals. However, this does not imply any readiness to face trained fighters in wrestling or boxing; the aim is more about having conditioned reflexes to respond to the most common types of aggression.

But after reaching that point, how do you keep a self-defense practitioner engaged if their initial need was simply to learn how to defend themselves? Many styles have created levels, and more dynamic workshops that incorporate elements of boxing and wrestling, making it more enjoyable. You can also study certain weapons or disarming techniques.

Gradually, you may find yourself physically preparing, taking better care of yourself, and learning athletic skills that, while unnecessary in pure self-defense terms, are relevant within a broader combat system. For more traditional styles like Silat, this might mean returning to the classical phases of “lankas” and other traditional practices.

In fact, what begins as a practical motivation can open up multiple opportunities that resemble a sport or a self-development activity.

This is also why some styles quickly incorporate fun and entertaining themes that will likely never be relevant in our daily lives. There are so many aspects to develop around self-defense that many people also sign up for boxing or wrestling classes to complement their training, as their approach to combat has evolved. Moving from the mindset of not being prey and escaping danger, they shift to enjoying the dynamics of pugilistic arts.

Always remember the pleasure and fun, even if your traumatic experiences and fears have sometimes created mental blocks that keep you stuck in a survival mode mindset.

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #219 : Le Karaté Okinawaïen, un style de grappling ?

Je fais une différence entre le karaté japonais et celui d’Okinawa. Que ce soit pendant des stages ou grâce aux vidéos, je trouve que la facette assez typique des Ryūkyū est l’aspect self-défense. Quand je regarde les bunkai ou les ippon kumite, il y a certes des frappes que nous connaissons bien, mais également une très grande majorité de saisies.

Que ce soit en Uechi, en Goju, en Shorin ou autre, il y a des prises de bras, de doigts, voire une recherche de grip pour projeter. Il est vrai que si vous avez déjà vécu des affrontements de rue, les saisies se font rapidement. Il est donc normal que les pratiques incluent ces situations.

Cependant, ce qui m’étonne de plus en plus, même chez des hauts gradés, c’est de voir à quel point, bien que les notions soient un mélange de trapping et de grappling, elles sont très rarement maîtrisées. Je sais que cela peut paraître étonnant, mais j’ai l’impression qu’il manque dans le karaté les principes de kuzushi.

Il est certain que percuter après une saisie va modifier le centre de gravité et l’équilibre de l’opposant, mais pour projeter ou exploiter au mieux vers une clé, on va utiliser une quantité de force pour un minimum d’efficacité. Comme le montrent le judo et la lutte, le travail d’exploitation des déséquilibres et des temps que cela offre est très difficile à mettre en place.

Pourquoi le karaté d’Okinawa, qui utilise tellement les saisies et les amenées au sol, n’a-t-il pas développé un système technique plus qualitatif dans ces différents aspects ? Est-ce parce qu’il y a trop de travail en solo (depuis Itosu), de kihon et de kata, plutôt que des travaux à deux dans lesquels les phases de mouvements offrent une meilleure compréhension de soi dans une opposition et des réactions de l’autre ?

Si la notion de percussion permettant des projections ou des amenées au sol était fonctionnelle, on aurait un taux de takedown plus important en MMA, où la plupart ont quand même un background de lutte. De même, penser qu’une saisie suivie d’une percussion pourrait mettre KO est assez illusoire, sinon chaque fois qu’on saisit un bras, comme en Muay Thaï (avec de petits gants), nous devrions avoir une grosse statistique de KO, ce qui n’est pas une réalité.

J’adore le karaté et je pense qu’un sensei ayant une expérience et une compréhension du judo, de la lutte ou même de l’aïkido peut vraiment offrir à ses élèves une logique effective des fondamentaux du karaté.

#karate #judo #lutte #frappe #déséquilibre #kuzushi #karateokinawa

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

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Martial Reflections of a Hypnofighter #219: Okinawan Karate, a Grappling Style?

I make a distinction between Japanese karate and Okinawan karate. Whether during training camps or through videos, I find that a typical aspect of the Ryūkyū style is its emphasis on self-defense. When I look at bunkai or ippon kumite, there are indeed strikes that we are familiar with, but also a very large majority of grappling techniques.

Whether in Uechi, Goju, Shorin, or others, there are arm holds, finger holds, and even grips intended for throwing. It is true that if you have ever experienced street fights, grappling happens quickly. It is therefore normal that these practices include such situations.

However, what increasingly surprises me, even among high-ranking practitioners, is seeing how, although the concepts are a mix of trapping and grappling, they are very rarely mastered. I know this may seem surprising, but I feel that karate lacks the principles of kuzushi.

It is certain that striking after a grapple will modify the opponent’s center of gravity and balance, but to throw or effectively exploit towards a lock, a significant amount of force is used for minimal efficiency. As shown in judo and wrestling, the work of exploiting imbalances and the opportunities they offer is very difficult to implement.

Why has Okinawan karate, which uses grappling and takedowns so much, not developed a more qualitative technical system in these aspects? Is it because there is too much solo work (since Itosu), kihon, and kata, rather than two-person drills where the phases of movement offer a better understanding of oneself in an opposition and the reactions of the other?

If the notion of striking allowing for throws or takedowns were functional, we would see a higher takedown rate in MMA, where most practitioners still have a wrestling background. Similarly, thinking that a grapple followed by a strike could knock out an opponent is quite illusory; otherwise, every time we grapple an arm, like in Muay Thai (with small gloves), we should see a high KO statistic, which is not the reality.

I love karate and I think a sensei with experience and understanding of judo, wrestling, or even aikido can really offer their students an effective logic of karate fundamentals.

#karate #judo #wrestling #striking #imbalance #kuzushi #okinawankarate

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Pank

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