Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #325 : De pire en pire

Dans cet article, Pank réfléchit à l’évolution de son enseignement en arts martiaux, constatant qu’il devient de plus en plus rigoureux dans son dojo. Contrairement à l’ambiance décontractée des disciplines comme le BJJ, il insiste sur la discipline et la rigueur, estimant que cela forge non seulement un meilleur combattant, mais aussi une meilleure personne au quotidien. Il questionne enfin le rôle de la discipline dans l’apprentissage et invite à la réflexion sur la place de l’exigence dans un dojo.

Je suis de pire en pire. Je pensais qu’avec les années, je deviendrais peut-être un professeur plus souple dans mon dojo. Je vous avais déjà partagé que j’étais un dictateur dans mon dojo, avec une rigueur inspirée de mes débuts en arts martiaux, notamment en Karaté.

Cependant, j’enseigne le BJJ, la Luta et le MMA, des disciplines qui ne sont pas connues pour leur ambiance rigide comme les styles japonais. En général, l’atmosphère y est plus décontractée : on y voit souvent des photos de pratiquants assis contre le mur, observant le mestre, ou des partenaires en train de combattre avec l’esprit de camaraderie.

Pourtant, chez moi, la rigueur devient de plus en plus présente. Il est possible que je reproduise ce qui m’a semblé pertinent et bénéfique dans mon propre apprentissage : la rigueur, la discipline et une certaine forme de dureté. Ces éléments devraient offrir un avantage non seulement dans la pratique martiale, mais aussi, et surtout, dans la vie quotidienne.

Au travers de la rigueur, on apprend à se contraindre, à faire des choses que l’on n’a pas forcément envie de faire, à répéter inlassablement sans se plaindre, simplement en acceptant l’exercice. Cela inclut également le respect des cadres, des règles et des autres. Selon moi, ce conditionnement devrait apporter des bénéfices sur de nombreux plans.

Dans mon dojo, cela crée une ambiance « studieuse », bien loin du climat convivial, voire très social, que l’on retrouve dans certaines académies. Pour moi, la socialisation passe par le silence, les exercices et les combats. C’est une découverte mutuelle par le biais des corps, des jeux et des styles propres à chacun.

Quoi qu’il en soit, bonne chance à mes élèves si je deviens encore plus exigeant… Et vous, votre dojo est-il une dictature ?

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pankhttps://www.passioncombat.net

Title: Martial Reflections of a Hypnofighter #325: Worse and Worse

I am getting worse and worse. I thought that over the years, I might become a more lenient teacher in my dojo. I had already shared with you that I was a dictator in my dojo, enforcing a strict discipline inspired by my early martial arts training in Karate.

However, I teach BJJ, Luta, and MMA, disciplines not known for the rigid atmosphere of Japanese styles. Generally, the vibe is more relaxed—you often see pictures of practitioners sitting against the wall, casually observing their mestre, or training partners fighting with camaraderie.

Yet, in my dojo, rigor is becoming increasingly present. I may be replicating what I found relevant and beneficial in my own learning: rigor, discipline, and a certain form of toughness. These elements should provide an advantage not only in martial practice but also, and perhaps more importantly, in daily life.

Through discipline, we learn to push ourselves, to do things we don’t necessarily want to do, to repeat without complaining, simply getting on with it. This also includes respecting structures, rules, and others. In my eyes, this conditioning should bring benefits on multiple levels.

In my dojo, this creates a « studious » atmosphere, far from the friendly, highly social ambiance of some academies. For me, socialization happens in silence, through drills and sparring. It’s a discovery of one another through movement, games, and individual styles.

In any case, good luck to my students if I become even stricter… And you, is your dojo a dictatorship?

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #299 : La difficulté des styles traditionnels

Cet article explore les difficultés rencontrées par les enseignants de styles martiaux traditionnels, comme le Taekwondo, face aux attentes des nouveaux pratiquants préférant des approches plus ludiques et moins contraignantes. Comment adapter ces disciplines sans perdre leur essence?

Hier, pendant un repas avec les professeurs du Fushan Kwoon, je discutais avec Nicolas, notre professeur de Taekwondo, sur la difficulté d’enseigner et de retenir des apprenants, qu’ils soient enfants ou adultes. C’est un thème que j’ai déjà abordé, mais chaque fois que je parle avec des enseignants de styles plus traditionnels que ceux que je pratique, cela me pousse à la réflexion.

Le Taekwondo et la culture coréenne des arts martiaux sont associés à une discipline de fer et à des entraînements éprouvants. Je me souviens de stages avec Lee Kwan Young, à l’époque où je pratiquais intensément le karaté. Ces moments étaient un exemple de rigueur et de dureté. Les Jeux olympiques ont changé à la fois la population des pratiquants et la façon de pratiquer, tout comme nous l’avons vu avec le Gracie Jiujitsu et le Jiujitsu sportif.

Ce que recherchent les pratiquants aujourd’hui, c’est l’explosivité, les enchaînements aériens, etc., mais rarement les poomsae ou le kiboun. La raquette et le plastron offrent un côté plus ludique. Nicolas m’a expliqué que sa méthode, issue d’une école plus traditionnelle, avec une discipline rigoureuse, a dû être mise à jour. Il a constaté que beaucoup de nouveaux apprenants ne supportaient pas le côté martial. Ils viennent davantage pour le côté sportif et amateur.

Les sanctions pour les retards ou le bavardage peuvent faire fuir les jeunes ou les adultes qui cherchent à s’amuser et se détendre, et non à se contraindre comme on pourrait l’attendre dans les arts martiaux. De plus, les répétitions infinies de formes et de techniques dans le vide n’apportent pas de « fun » dans une société où tout tend vers la gamification.

Serge, un pratiquant de MMA formé par feu Senseï Merchet à Haute Tension, me disait que même lui, avec son style moderne, a dû adapter son approche face aux nouvelles vagues de pratiquants pour éviter qu’ils se plaignent ou quittent la salle. La mise à jour des écoles modernes peut se faire relativement facilement, mais pour des styles comme le Taekwondo, cela reste plus complexe si l’on souhaite préserver une partie de leur essence.

Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,
Pank
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Martial Reflections of a Hypnofighter #299: The Challenges of Traditional Styles

Yesterday, during a meal with the instructors at Fushan Kwoon, I was talking with Nicolas, our Taekwondo instructor, about the challenges of teaching and retaining students, whether children or adults. This is a topic I have addressed before, but every time I speak with teachers of more traditional styles than the ones I practice, it prompts further reflection.

Taekwondo and the Korean martial arts culture are associated with iron discipline and grueling training. I remember workshops with Lee Kwan Young during my karate days. They exemplified rigor and toughness. The Olympics have changed both the demographics of practitioners and the way they practice, similar to what we have seen with Gracie Jiujitsu and sport Jiujitsu.

Today’s practitioners are looking for explosiveness, aerial sequences, etc., but rarely for poomsae or kiboun. The paddle and chest protector provide a more playful aspect. Nicolas explained to me that his method, rooted in a more traditional school with strict discipline, had to be updated. He noticed that many new students could not tolerate the martial aspect, as they came more for the sporting (amateur) side.

Sanctions for tardiness or chatting can drive away young people or adults who seek fun and relaxation rather than constraint, as is often expected in martial arts. Moreover, the endless repetitions of forms and techniques in the air do not provide « fun » in a society where everything has become gamified.

Serge, a MMA practitioner trained by the late Sensei Merchet at Haute Tension, told me that even he, with his modern style, had to adapt his approach to the new waves of practitioners to prevent complaints or attrition. Updating modern schools can be relatively “easy,” but for styles like Taekwondo, it remains more complex if one wants to preserve part of their essence.

Take only what is good and right for you.

Be One,
Pank

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #295 : Faire comprendre les erreurs des anciens

Cet article déconstruit les valeurs prétendues des générations précédentes dans les arts martiaux, montrant que les mythes du "guerrier" ont souvent conduit à des pratiques nuisibles. Aujourd’hui, il est essentiel de privilégier la santé et la durabilité pour les pratiquants modernes.

Nous sommes une génération qui a vu naître les arts martiaux modernes avec le MMA et le BJJ. Beaucoup d’entre nous viennent de styles traditionnels, nourris par les fantasmes relayés par les générations précédentes à travers des films et récits souvent embellis.

Ces récits ont façonné une illusion du « guerrier », un combattant idéalisé, qui ne connaîtra, espérons-le, jamais la guerre. En réalité, ce « guerrier » était souvent un compétiteur participant à des affrontements plus ou moins violents. Avec le temps, ces récits se sont amplifiés : on entend dire qu’en karaté « ça frappait dur à l’époque », que le Muay Thaï des années 90 est « la vraie génération », ou que les premiers combats de MMA étaient « sans aucune règle et clandestins ».

Mais que reste-t-il de tout cela ? Beaucoup de mythes et peu de réalités. Ce que les anciens ont transmis comme « valeurs » – aller au-delà de la douleur, ignorer les signaux du corps, revenir s’entraîner malgré des blessures ou encore passer des examens dans un état physique inadéquat – ne relève pas de la force ou de la sagesse, mais bien de l’ignorance et parfois de la bêtise. Ces comportements ont causé des blessures graves, des séquelles durables, et même des abandons.

Aujourd’hui, nous savons mieux. En tant qu’enseignants, nous avons vu les dégâts de ces pratiques : des blessures mal soignées, des rééducations bâclées, des entraînements absurdes et inefficaces. Ces pratiques ne servent ni l’athlète ni la discipline. Pourtant, malgré les retours d’expérience et les avertissements, les jeunes générations continuent de céder aux illusions véhiculées par les films, les séries ou les mythes d’un passé glorifié.

Nous devons leur rappeler que la voie martiale ne consiste pas à sacrifier son corps ou sa santé pour un idéal déformé. Les vraies valeurs sont celles qui permettent de progresser durablement, d’écouter son corps et de préserver son avenir.

blessure #récupération #attention #génération #expérience

Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous.
Be One,
Pank
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Martial Reflections of a Hypnofighter #295: Understanding the Mistakes of Our Predecessors

We are a generation that witnessed the rise of modern martial arts with MMA and BJJ. Many of us come from traditional styles, shaped by fantasies passed down through older generations via films and often exaggerated stories.

These narratives built the illusion of the « warrior, » an idealized fighter who, we hope, will never face war. In reality, this « warrior » was often just a competitor in more or less violent matches. Over time, these stories grew into myths: in karate, « they hit hard back then »; in Muay Thai, « the 90s were the real golden era »; or in MMA, « early fights were no-rules and underground. »

But what remains of these tales? Mostly myths, far removed from reality. What older generations passed off as « values »—pushing beyond pain, ignoring bodily warnings, training despite injuries, or taking exams in poor physical condition—stemmed not from strength or wisdom but from ignorance and, at times, foolishness. These practices led to serious injuries, lasting consequences, and even abandonment of the sport.

Today, we know better. As instructors, we’ve seen the damage caused by these behaviors: untreated injuries, rushed rehabilitations, and absurd training methods that benefit neither the athlete nor the discipline. Yet, despite these lessons, younger generations still fall for the illusions portrayed in movies, series, and glorified myths of a bygone era.

We must remind them that the martial path is not about sacrificing one’s body or health for a distorted ideal. True values lie in sustainable progress, listening to one’s body, and preserving one’s future.

injury #recovery #awareness #generation #experience

Take only what is good and right for you.
Be One,
Pank
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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #292 : Quand un budoka s’envole…

Un hommage à un budoka passionné qui a dédié sa vie aux arts martiaux, du Judo au Sambo en passant par le MMA. À travers son parcours, il a fédéré amis et élèves, laissant une trace indélébile dans la communauté martiale. Une célébration de ses défis, rires et enseignements.

Nous sommes des pratiquants d’arts martiaux et de sports de combat. Nous partageons avec les autres sur un ring, un tatami, dans un dojo ou une salle de sport. Nous sommes liés par la souffrance physique, partageant nos bons comme nos mauvais jours. Nous savons qu’en entrant dans notre salle d’entraînement, les choses changent.

Et puis, il y a ces jours, ces départs, ces absences. Ceux qui partent pour un moment ou s’éloignent, et ceux que l’on ne recroisera plus jamais. La vie du budoka s’éteint un jour, une soirée, une nuit. Aussi forts que nous puissions développer nos corps et nos esprits, aussi passionnés et acharnés dans nos disciplines, il y a un combat que nous ne gagnerons jamais.

Ce moment où la mort décide que ces instants de rencontres, d’affrontements et de partage doivent cesser. Un budoka s’en est allé. Un judoka qui, un jour, a découvert que les Russes avaient une façon de lutter qui correspondait davantage à sa recherche, à sa voie. Le Sambo est devenu central dans son entraînement, avec ses voyages, ses défis, et cette facette où, une fois la glace brisée, le cœur des hommes diffuse une chaleur bienveillante.

Un géant, amateur de défis dans les luttes et même en karaté, qui voulait conclure sa carrière sportive avec ce qui nous a accompagné dans notre génération de budoka : le MMA. Une idée pour boucler la boucle, de celui qui fut enfermé dans son Judo avant de découvrir la multiplicité dans le Sambo.

Cependant, il restera cette ouverture, ce cercle incomplet. Mais au fond, n’est-ce pas une façon de laisser l’espace à ce que David cherchait à accomplir ? Une porte, une ouverture pour ceux qui sont venus découvrir le Sambo, une voie où il aimait fédérer, rire et prendre du plaisir. Dans cette incomplétude, les conseils, les techniques, les moments, les sourires et les blagues prennent leur place.

C’est cette fusion et ce lien avec ses amis, sa famille et ses élèves qui donne sens à ce cycle martial et à celui de sa vie. Un cycle qui se referme en laissant beaucoup de lui, dans un peu de tout ce qu’il a pu croiser.

Si vous souhaitez soutenir sa famille, j’ai mis en place une cagnotte Leetchi, que je fermerai la semaine prochaine pour remettre les fonds à sa famille :
https://www.leetchi.com/fr/c/cagnotte-pour-la-famille-de-david-heran-1479589
Oshi Shinobu (Osu) à la famille privée et martiale de David.

Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,
Pank
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Martial Reflections of a Hypnofighter #292: When a Budoka Takes Flight…

We are martial artists and combat sports practitioners. We share moments with others in a ring, on a tatami, in a dojo, or a gym. We are bound by physical pain, sharing both our good and bad days. We know that as we step into our training space, things change.

And then there are those days, those departures, those absences. Those who leave for a while or drift away, and those we will never meet again. The life of a budoka extinguishes one day, one evening, one night. No matter how strong we build our bodies and minds, no matter how passionate and relentless we are in our disciplines, there is one battle we never win.

That moment when death decides that those encounters, confrontations, and shared experiences must end. A budoka has left us. A judoka who, one day, discovered that the Russians had a way of wrestling that aligned more closely with his search, his path. Sambo became central to his training, with its journeys, challenges, and that unique facet where, once the ice is broken, the warmth of men’s hearts shines through.

A giant, fond of challenges in wrestling and even karate, who wanted to conclude his athletic journey with what has followed us through our lives as budoka: MMA. An idea to close the loop, to complete the cycle of a judoka devoted to his discipline’s doctrine, but also a sambist open to the differences and intricacies of the combat world.

However, there will remain that opening, that incomplete circle. But isn’t it, at its core, a way to leave space for what David sought to achieve? A door, an opening for those who came to discover Sambo, a path where he loved to bring people together, laugh, and enjoy himself. In this incompleteness, his advice, techniques, moments, smiles, and jokes find their place.

It is this fusion and connection with his friends, family, and students that gives meaning to this martial cycle and to the cycle of his life. A cycle that closes while leaving much of him in all he touched.

Oshi Shinobu (Osu) to David’s private and martial family.

If you wish to support his family, I have set up a Leetchi fund, which I will close next week to hand over the funds to his family:
https://www.leetchi.com/fr/c/cagnotte-pour-la-famille-de-david-heran-1479589

Take only what is good and right for you.

Be One,
Pank
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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #252 : Les cours enfants et adolescents

Dans cet article, je partage mon expérience d'enseignement des arts martiaux et explique pourquoi je préfère ne pas donner de cours aux enfants et aux adolescents. Découvrez les défis et les beautés de l'enseignement traditionnel et comment il est essentiel de connaître le public que nous aimons enseigner.

Je donne des cours d’arts martiaux depuis que je suis ceinture marron en karaté, donc depuis mes 17 ans. Bien sûr, au début, j’étais assistant, et les leçons étaient destinées aux enfants et aux adolescents. J’ai eu la chance, comme beaucoup de jeunes, d’avoir un dojo qui permettait de se plonger dans l’enseignement.

Cependant, une chose que j’ai vite comprise, c’est que l’enseignement pour les jeunes n’est pas un monde qui me correspond. J’ai paradoxalement commencé les arts martiaux en étant adolescent, mais j’étais en cours pour adultes dès l’âge de 14 ans, donc je n’ai pas eu une éducation martiale issue d’un enseignement pour des jeunes. Autant le dire, c’était un enfer, j’en vomissais tous les jours.

Du coup, j’ai un mode d’enseignement à l’ancienne, avec tous les défauts que cela peut comporter mais aussi toutes les belles choses que cela peut apporter au-delà du dojo. Depuis des années, par taquinerie, on me demande si je veux donner des cours aux enfants et adolescents, ce que je décline toujours, car je ne suis pas du tout adapté à ce public.

Je n’ai ni la patience, ni même le plaisir de devoir sans cesse « occuper » les jeunes ; je n’aime pas faire la police et je n’ai pas le temps de devoir tout justifier. C’est là que je suis toujours fasciné par ces professeurs de judo, que je pense être les meilleurs, en tout cas les mieux formés, ou mes amis en BJJ qui forment des petits à avoir un jeu complètement incroyable.

Il y a vraiment une façon d’aborder les cours et le partage de manière spécifique, avec cette volonté de leur donner de la technique, du jeu et aussi quelques comportements sociaux positifs. Les professeurs de sport en général et ceux des arts martiaux, qui sont souvent des bénévoles, sont des personnes en or, qui permettent à de nombreux jeunes de se passionner et de progresser.

Ce que je trouve beau aussi, même si c’est rare, c’est de voir des professeurs qui forment, depuis leur enfance, un de ces athlètes qui restent avec leur sensei le plus longtemps possible (car parfois, il faut aller dans une structure plus spécialisée pour progresser). Ces combattants, qui deviennent champions, partagent leur succès avec celui ou celle qui a été là depuis le début, leur donnant l’envie et le courage de persévérer.

Je pense qu’il est important de savoir quel public nous aimons avoir pour proposer un enseignement qui soit le plus juste pour les personnes qui viennent découvrir et apprendre les arts martiaux.

enseignement #artsmartiaux #enfants #adultes #public

Prenez uniquement ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,

Pank

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Martial Reflections of a Hypnofighter #252: Children’s and Teenagers’ Classes

I have been teaching martial arts since I was a brown belt in karate, so since I was 17 years old. Of course, at first, I was an assistant, and the lessons were for children and teenagers. I was fortunate, like many young people, to have a dojo that allowed me to immerse myself in teaching.

However, one thing I quickly realized is that teaching young people is not a world that suits me. I paradoxically started martial arts as a teenager but was in adult classes from the age of 14, so I never had a martial education aimed at young people. To be honest, it was hell; I would throw up every day.

As a result, I have an old-fashioned teaching style, with all the flaws that come with it but also all the beautiful things it can bring beyond the dojo. For years, people have jokingly asked me if I want to teach children and teenagers, which I always decline because I am not at all suited to that audience.

I neither have the patience nor the pleasure of constantly having to « occupy » young people; I don’t like policing, and I don’t have the time to justify everything. That’s where I’m always fascinated by those judo teachers, whom I consider to be the best or at least the most well-trained, or my friends in BJJ who train little ones to have an incredible game.

There is truly a specific way to approach classes and sharing, with the desire to give them technique, play, and also some positive social behaviors. Sports teachers in general, and martial arts instructors who are often volunteers, are golden people who help many young people become passionate and progress.

What I also find beautiful, even if it’s rare, is to see teachers who train, from childhood, one of those athletes who stays with their sensei as long as possible (because sometimes you have to go to a specialized place to progress). These fighters, who become champions, share their success with the one who has been there from the start, giving them the desire and courage to go on.

I think it is important to know which audience we like to have in order to offer teaching that is most fair to the people who come to discover and learn martial arts.

teaching #martialarts #children #adults #audience

Take only what is good and right for you.

Be one,

Pank

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #250 : Les arts martiaux, une belle clé à l’international

Découvrez comment la qualité des arts martiaux en France, grâce à des coachs passionnés et des diplômes d'État exigeants, ouvre des opportunités internationales pour les combattants. Explorez les témoignages de ceux qui ont trouvé le succès à l’étranger grâce à la "French Touch".

Mardi, à l’entraînement, Saikou, coach de kickboxing et combattant en MMA au FK, m’a partagé son étonnement de constater que le niveau que nous avons en pieds-poings est largement supérieur, même chez les professionnels (surtout en MMA) à l’étranger. Aujourd’hui, Sonny, avec qui j’ai fait quelques vidéos sur Passion Combat : https://www.youtube.com/@passioncombat, partage une publication où il exprime sa fierté de devenir coach officiel de kickboxing au Crosspoint Gym au Japon, un club qui prépare des dizaines de combattants pour les grandes organisations de kickboxing et de MMA.

Nous avons en France la chance d’avoir des professeurs et des passionnés de qualité qui partagent souvent leur savoir-faire sans en tirer beaucoup de bénéfices. Nous avons également des fédérations et des diplômes d’État qui sont assez exigeants pour fournir des bases solides sur lesquelles les futurs entraîneurs peuvent s’appuyer.

Ce cumul d’exigence et d’expertise de nombreux pratiquants qui deviennent professeurs représente une véritable porte d’entrée pour travailler. Certes, ce n’est pas toujours facile en France, où le système associatif ne permet pas toujours une rémunération conséquente, mais dès que des opportunités se présentent à l’étranger, la French Touch peut vraiment être demandée.

Nous avons le cas célèbre de Woirin, qui est allé au Brésil, mais aussi à la Team Quest, et Cyrille Diabaté, qui lui aussi a été à Quest. Et il y a surtout tous ces coachs que ni vous ni moi ne connaissons, mais qui sont pourtant entraîneurs dans de nombreux clubs à l’étranger, où les compétences durement acquises en France sont valorisées.

Il est important d’encourager les pratiquants passionnés à se former, à les aider à prendre des cours. Si en France il peut être parfois difficile d’en vivre, il existe des opportunités, avec la globalisation, de faire les bonnes rencontres et de vendre la qualité de ses compétences pour vivre une aventure internationale avec sa passion, le combat.

entraînement #formation #opportunité #coaching #enseignement #qualité #France

Prenez uniquement ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,

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Martial Reflections of a Hypnofighter #250: Martial Arts, a Beautiful Key to the International Stage

On Tuesday, during training, Saikou, a kickboxing coach and MMA fighter at FK, shared his amazement at the level we have in striking, which is far superior, even among professionals (especially in MMA) abroad. Today, Sonny, with whom I’ve made several videos on Passion Combat: https://www.youtube.com/@passioncombat, shared a post expressing his pride in becoming an official kickboxing coach at Crosspoint Gym in Japan, a club that trains dozens of fighters for major kickboxing and MMA organizations.

In France, we are fortunate to have high-quality teachers and passionate practitioners who often share their expertise without gaining much in return. We also have federations and state diplomas that are rigorous enough to provide solid foundations on which future coaches can build.

This combination of high standards and expertise from numerous practitioners who become teachers is a gateway to employment. Admittedly, it’s not always easy in France, where the associative system does not always allow for substantial remuneration, but once opportunities arise abroad, the French Touch can truly be in demand.

We have the well-known case of Woirin, who went to Brazil and also to Team Quest, and Cyrille Diabaté, who also went to Quest. And there are especially those coaches that neither you nor I know, but who are trainers in many clubs abroad, where the skills hard-earned in France are valued.

It is important to encourage passionate practitioners to train, to help them take courses. If in France it can sometimes be difficult to make a living from it, there are opportunities, with globalization, to make the right connections and market the quality of their skills to live an international adventure with their passion, combat.

training #education #opportunity #coaching #teaching #quality #France

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #243 : Ce professeur qui change tout

Découvrez comment un enseignant exceptionnel peut transformer votre expérience des arts martiaux. Ce témoignage explore l'influence profonde qu'un sensei peut avoir sur la vision martiale et la vie de ses élèves, et comment choisir le bon guide pour votre propre parcours.

Pour beaucoup d’entre nous, dans le monde des arts martiaux et des sports de combat, il y a ces figures légendaires qui marquent notre parcours. Nous les avons souvent rencontrées au fil de notre progression, et il y a fort à parier qu’elles ne se rendent même pas compte à quel point nous leur sommes reconnaissants.

Pour moi, c’est mon premier sensei, un enseignant nommé Alain Baron, qui avait 27 ans quand j’ai commencé le karaté. Il m’a montré son Dō, sa manière d’aborder les arts martiaux. J’ai eu la chance de rester avec lui jusqu’à l’obtention de mon shodan. J’ai ainsi pu observer son évolution et la manière dont il a fait évoluer son enseignement. Il a profondément influencé ma vision martiale, mais aussi ma façon d’agir dans la vie.

Ces expériences sont de précieux exemples pour chacun d’entre nous qui partageons notre savoir et notre passion. Lorsque nous avons eu la chance de croiser de telles personnes dans notre vie, cela nous offre un modèle sur la manière dont nous souhaitons, à notre tour, transmettre cet héritage. Il est certain que, pour de nombreux autres pratiquants, nous serons peut-être aussi ce professeur qui change tout, ou au contraire, celui qui ne change rien, voire qui peut rebuter.

Car il y a aussi cet aspect à prendre en compte : nous avons tous croisé sur notre chemin des professeurs avec qui nous n’avons pas accroché, avec qui nous ne nous sommes pas sentis à l’aise. Pourtant, par passion et souvent par manque de choix, nous restons au dojo pour continuer à apprendre et essayer de progresser.

Parfois, ces professeurs peuvent même pousser certains à abandonner ou à se détourner complètement des arts martiaux, ou tout du moins de l’école où ils pratiquent. Il est important d’éviter des jugements trop hâtifs, en disant qu’ils sont mauvais et ne devraient pas enseigner.

Simplement parce que celui que nous n’apprécions pas a peut-être été, pour d’autres, celui qui a tout changé pour le mieux.

À nous de faire de notre mieux avec ce que nous sommes et nos valeurs, pour partager une voie martiale qui nous semble juste, en espérant que cela puisse apporter au plus grand nombre.

karate #enseignement #sensei #professeur #artsmartiaux

Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous.

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Martial Reflections of a Hypnofighter #243: The Teacher Who Changes Everything

For many of us in the world of martial arts and combat sports, there are those legendary figures who leave a lasting mark on our journey. We often encounter them as we progress, and it’s likely that they don’t even realize how grateful we are to them.

For me, it’s my first sensei, a teacher named Alain Baron, who was 27 years old when I started karate. He showed me his Dō, his approach to martial arts. I was fortunate enough to stay with him until I earned my shodan. This allowed me to witness his evolution and the way he adapted his teaching. He deeply influenced my martial vision, as well as my approach to life.

These experiences provide valuable examples for those of us who share our knowledge and passion. When we have had the chance to meet such people in our lives, it gives us a model for how we wish to pass on this legacy. It’s certain that, for many other practitioners, we may also become that teacher who changes everything, or conversely, the one who changes nothing, or even the one who might turn them away.

Because there’s another aspect to consider: we have all encountered teachers along our path with whom we didn’t connect, with whom we didn’t feel comfortable. Yet, out of passion and often due to a lack of choice, we remain at the dojo to keep learning and trying to progress.

Sometimes, these teachers might even cause some to quit or to completely turn away from martial arts, or at least from the school where they practiced. It’s important to avoid making hasty judgments by saying they are bad and shouldn’t be teaching.

Simply because the one we didn’t appreciate may have been, for others, the one who changed everything for the better.

It’s up to us to do our best with who we are and our values, to share a martial path that seems right to us, hoping that it may benefit as many people as possible.

karate #teaching #sensei #teacher #martialarts

Take only what is good and right for you.

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Pank

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #145 : Devrions-nous enseigner la base des armes ?

Dans le monde des arts martiaux, la forme sportive, c’est-à-dire encadrée par des règlements, oriente le système vers des spécialisations techniques. Naturellement, cela limite les acquisitions techniques, mais apporte un raffinement à ce qui sera répété sans cesse et par des millions de pratiquants dans le monde.

Si nous prenons un judoka ou un jiujiteiro, la facette sportive est ce que nous connaissons de ces disciplines. Si Kano ou Gracie avaient une recherche d’efficacité « martiale », l’un comme l’autre ont compris que la facette d’opposition « ludique » permettait un exercice plus efficace qu’une répétition de geste prédéterminé avec une réponse automatisée.

Regardez les styles du genre Tenshin Shinyo Ryu que Kano avait étudié, c’est comme de nombreux aikijutsu et jujutsu ancien, des gammes figées. Sous le génie de Kano et avec le développement des randoris, les choses ont changé en positif, mais il a dû y avoir de la perte.

On dit parfois que ce sont les techniques dangereuses, mais la réalité est plus celle qui pourrait blesser bêtement. Un coup aux parties n’est pas plus dangereux qu’un ushiro mata pleine force contre le sol ou un mata leão. Si Kano a décidé de créer des kata pour rappeler certains aspects, comme celui par exemple avec une attaque au couteau, le BJJ moderne a mis de côté cette facette (je sais qu’il y a encore des académies qui enseignent la self-défense, mais ça reste minoritaire).

Ce qui me fait m’interroger sur l’enseignement des armes. Si on reste dans la notion sportive de nos disciplines, c’est sans intérêt, mais si on cherche à montrer un cheminement « complet » sportif et martial, ne devrions-nous pas enseigner la pratique des armes courtes, je pense au couteau et consort ?

Je ne parle pas de s’en défendre, parce que je crois que si on ne sait pas l’utiliser à minima, on ne peut pas s’en défendre. Seulement, si le judo, puis le Gracie Jiu-jitsu enseignaient des versions très archaïques de la défense au couteau/tanto, aujourd’hui, je ne verrais pas un BJJ/Luta Livre faire des techniques illusoires (si une défense au couteau n’est pas déjà par nature statistiquement basse).

Et puis, maintenant, une personne qui vient jouer en BJJ ou en judo, vient pour la dépense physique, le fun et rouler avec les autres, rarement pour l’aspect martial et self, comme il le chercherait en Kajukenbo, Krav, Kali, etc. Devrions-nous chercher dans notre arsenal de jiu-jitsu sportif des concepts exploitables avec des agressions armées ?

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Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,

Pank

https://www.passioncombat.net

Réflexions martiales d’un Hypnofighter #115 : Transmettre la flamme

Lorsque nous enseignons différentes disciplines, en tant qu’enseignants, nous pouvons nourrir des attentes spécifiques. Certains de mes amis souhaitent que leurs athlètes deviennent des compétiteurs de haut niveau, tandis que d’autres aspirent à enseigner des techniques de self-défense. À mon sens, l’essentiel réside dans le fait d’insuffler l’envie de persévérer.

Mon académie, pendant quelques années, a été peuplée de ceintures bleues. Cependant, la vie de chacun prenant son cours, beaucoup sont partis vers d’autres régions. Ce qui me réjouit, c’est d’apprendre qu’ils continuent de s’entraîner, que ce soit en Jiujitsu, en Luta Livre ou en MMA. Parfois, certains réalisent qu’ils préfèrent un aspect particulier de la discipline et je les encourage alors à rejoindre les sections ou les académies qui les épanouiront davantage.
Nous sommes simplement des transmetteurs de passion, cherchant à stimuler le désir de poursuivre. Si nous nous obstinons à penser que les élèves doivent adhérer à nos styles d’enseignement ou rester fidèles à notre discipline, nous risquons fort d’être déçus.

Nombre d’enseignants ont mal vécu le départ de leurs protégés vers des académies concurrentes ou leur préférence pour d’autres cours. Cependant, si nous gardons à l’esprit que nos enseignements ont peut-être éveillé en eux une nouvelle passion ou ouvert de nouvelles perspectives, alors nous avons tout gagné.
La réussite de l’élève, avec ou sans notre accompagnement, peut nous procurer la même satisfaction, en voyant qu’il a progressé au mieux dans sa discipline.

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Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous,
Be One
Pank

Réflexions martiales d’un Hypnofighter #27 : Remettre une ceinture noire

C’est vraiment unique dans le monde de la Luta Livre et du BJJ, car nous n’avons pas d’examen fédéral comme dans les autres arts martiaux et sports de combat. Le professeur est celui qui décide si ses élèves ont atteint le niveau de ceinture noire. Dans ces disciplines brésiliennes, cette ceinture est plutôt longue à obtenir. Dans le cas de mes élèves, cela fait 15 ans qu’ils pratiquent.

Ce temps a offert des heures de combats, de partage, de voyages, de restaurants et d’amitiés. J’ai vu des vies complètement changer, d’étudiants devenir des professionnels, de célibataires devenir parents. Les années ont passé rapidement, avec tout ce que la vie apporte sur son chemin.

Le dojo reste quant à lui une salle immuable, avec ses salutations, ses répétitions et souvent des retards 😉 C’est un lieu central dans la vie des pratiquant. Après tant d’années à pratiquer la même discipline au même endroit, nous entrons dans une zone familière. Paradoxalement, elle est rarement confortable, surtout lorsque l’on progresse dans les grades, toujours chassé par les jeunes lions et lionnes.

Pour beaucoup d’arts martiaux, la ceinture noire marque le début du chemin, mais ce n’est pas le cas dans nos disciplines. J’en ai discuté il y a quelques années avec Patrick Lombardo, fondateur du Kenpokan et du Pankido. Dans les styles japonais, il est normal d’atteindre la ceinture noire après 3 à 5 ans de pratique, car cela représente une base.

En Jiu-jitsu et en Luta, nous ne sommes plus dans les bases à partir de la ceinture bleue ou violette. Nous avons un jeu qui change très rarement une fois que nous atteignons la ceinture noire. Nous connaissons suffisamment notre corps, nos forces et nos faiblesses pour affiner notre façon de pratiquer.

D’ailleurs, en BJJ, les degrés qui suivent la ceinture noire sont obtenus simplement avec le temps.
Ainsi, remettre une ceinture noire, c’est un peu se dire en tant que professeur : « J’ai accompli quelque chose. » Depuis longtemps, ils n’ont plus besoin de moi, mais le cycle est terminé. Maintenant, comme moi, ils sont ceintures noires. Ils ne sont plus des élèves, mais des codisciples. Ce qui est bien dans ce système de combat, c’est que les jeux qu’ils ont développés ne reflètent pas uniquement la spécificité du professeur, mais leur personnalité et leur style.

Donner ses premières ceintures noires est apaisant. Tu te dis que tu as terminé quelque chose, malgré toutes les difficultés que représente la pédagogie et les réflexions sur la manière de faire progresser les autres.

Pour ce passage, mes élèves ont combattu. Juste combattu, pas de techniques à démontrer, pas de points à obtenir. Juste se battre jusqu’à redevenir une ceinture blanche, tellement c’est épuisant. Terminer un cycle en prenant sa ceinture noire et, paradoxalement, se faire rouler dessus comme au début.

90 minutes de combat en kimono, en no-gi et en MMA. Parce qu’un Jiujitsuka ou un Lutador est un grappler qui doit être capable de gérer les frappes, de supporter la pression des coups et d’imposer le corps à corps et/ou le sol à son adversaire, même dans les pires conditions de fatigue. Vivre un petit enfer avec très peu de temps de récupération est un souvenir important, tout comme dans les styles nippons avec leurs 50 combats.

Bravo à eux et merci d’avoir partagé toutes ces années de tatamis et bien plus encore avec moi. Remettre une ceinture noire, c’est aussi prendre conscience qu’on a véritablement été un professeur.
Et vous, comment avez-vous obtenu votre ceinture noire ?

Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Be one
Pank

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