Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #400 : Faire d’une académie un lieu d’évolution

Cet article explore la vision d'une académie d'arts martiaux comme un lieu d'évolution personnelle et sociale, au-delà de la simple performance sportive. S'inspirant des philosophies de fondateurs d'arts martiaux, l'auteur critique l'obsession de la reconnaissance et du succès matériel, illustrée par des figures controversées, et plaide pour des dojos qui cultivent l'esprit, l'empathie et les valeurs humaines, formant ainsi des citoyens solides et positifs.

Hier, j’ai écouté l’excellente interview de Johnny Frachey sur RMC et j’ai beaucoup aimé quand il expliquait que l’US Metro, c’est plus qu’un centre d’entraînement. C’est un espace de formation pour les jeunes générations, que ce soient ceux qui veulent devenir des champions ou simplement se développer au travers des sports de combat.

Nous sommes dans une ère où l’on peut reprendre les intentions de Kano Jigoro, de So Doshin, voire de Mas Oyama, celles de former des hommes et des femmes qui, au-delà des arts martiaux, seront des personnes positives pour elles-mêmes, pour leur entourage, puis pour la société de façon générale.

C’est bien de savoir se défendre ou de gagner des coupes ou des ceintures, mais si nous nous comportons comme un Jon Jones ou un Conor McGregor, je ne vois pas trop l’intérêt humainement parlant.

Ils sont la preuve que l’obsession de performance et de reconnaissance ne rend pas nécessairement bon et encore moins positif pour le monde. Insultes, drogue, alcool, violence et manque de considération pour les autres : pour moi, ils ont beau être considérés comme les plus grands, ils ne sont que de petits hommes (certes riches et célèbres).

Sans pour autant attendre que tout le monde se transforme en Yoda, parce que nous sommes ce que nous sommes et avons le droit d’exprimer notre personnalité, les dojos sont des lieux pour polir l’esprit, apprendre ou plutôt acquérir et pratiquer les valeurs au-delà des cordes ou du tatami.

Les instructeurs eux-mêmes sont pleins de défauts et ne sont pas toujours les plus justes ou les meilleurs des hommes ou des femmes, mais pour beaucoup, ils souhaitent réellement que leurs enseignements puissent aller au-delà du martial, vers la création de citoyens solides, dotés d’une meilleure maîtrise et d’une capacité à développer une empathie juste, parce que la souffrance, la douleur et les difficultés sont sans cesse répétées dans ces salles d’apprentissage.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Title: Martial Reflections of a Hypnofighter #400: Making an Academy a Place of Evolution

Yesterday, I listened to Johnny Frachey’s excellent interview on RMC and really liked it when he explained that US Metro is more than just a training center. It’s a training ground for young generations, whether they want to become champions or simply develop through combat sports.

We are in an era where we can revisit the intentions of Kano Jigoro, So Doshin, or even Mas Oyama: to train men and women who, beyond martial arts, will be positive individuals for themselves, for their entourage, and then for society in general.

It’s good to know how to defend oneself or to win cups or belts, but if we behave like a Jon Jones or a Conor McGregor, I don’t really see the human interest.

They are proof that the obsession with performance and recognition does not necessarily make one good, and even less positive for the world. Insults, drugs, alcohol, violence, and lack of consideration for others: for me, even if they are considered the greatest, they are just small men (certainly rich and famous).

Without expecting everyone to turn into Yoda, because we are what we are and have the right to express our personality, dojos are places to polish the mind, to learn or rather acquire and practice values beyond the ropes or the tatami.

Instructors themselves are full of flaws and are not always the fairest or best of men or women, but for many, they truly wish that their teachings can go beyond the martial, towards the creation of strong citizens, with better self-control and an ability to develop true empathy, because suffering, pain, and difficulties are constantly repeated in these learning halls.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #394 : Les pratiquants malsains

Nous savons que le sport ne fait pas de différence quant aux personnalités qu’il accepte. C’est une pratique qui se veut ouverte à tous, et les arts martiaux sont dans le même état d’esprit. Qu’importe que tu aies un handicap ou des difficultés, il y aura toujours des dojos qui pourront t’accueillir.

Et comme le monde n’est pas neutre, voire spécialement bon, il y a aussi des pratiquants qui viennent apprendre les arts martiaux et qui ne sont pas forcément équilibrés psychiquement. Il y a souvent des névroses en nous, comme des sentiments d’infériorité, qui font parfois pousser les portes d’une salle.

Si on aime à dire à quel point les arts martiaux ont une force éducatrice et une capacité à cadrer les jeunes et les adultes, il y a néanmoins des personnes qui sont habitées par des maux intérieurs et qui vont devenir des dangers pour les autres.

Il arrive que des pratiquants, bons, aient une forme de surcompensation et commencent à faire du mal aux partenaires ou en dehors de l’entraînement. Il y a des jiujitsukas qui sont connus dans les salles comme étant là pour blesser les autres. Il y a quelques années, on a vu une ceinture violette réputée pour cet esprit malsain briser volontairement le membre d’un autre pratiquant.

On le voit dans des entraînements ouverts, chercher ses proies et ne pas respecter les abandons ou faire des techniques non autorisées dans le cadre des rencontres, ce qui va entraîner des blessures plus ou moins importantes.

Il ne faut pas se mentir, même si on a des vidéos en mode BJJ/Les arts martiaux m’ont sauvé la vie, et il y a que du bon, nombre de personnes ne sont pas en équilibre et il est possible que leur vécu, les humiliations, les souffrances passées ou simplement leur sadisme et besoin de domination affectent les autres.

En tant que professeurs, il est difficile de savoir quoi faire. Virer semble le plus simple, mais il a peut-être déjà acquis suffisamment pour être dangereux pour les autres, dans son dojo ou ailleurs…

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Be One,
Pank
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Martial Reflections of a Hypnofighter #394: The Unhealthy Practitioners

We know that sport makes no distinction as to the personalities it accepts. It is a practice that aims to be open to all, and martial arts are in the same spirit. No matter if you have a disability or difficulties, there will always be dojos that can welcome you.

And as the world is not neutral, or even especially good, there are also practitioners who come to learn martial arts and who are not necessarily psychologically balanced. There are often neuroses in us, such as feelings of inferiority, that sometimes make us push open the doors of a gym.

While we like to say how much martial arts have an educational force and an ability to guide young people and adults, there are nevertheless people who are inhabited by inner evils and who will become dangers to others.

It happens that practitioners, even good ones, have a form of overcompensation and start to harm partners or outside of training. There are jiujitsukas who are known in the gyms as being there to injure others. A few years ago, we saw a purple belt known for this unhealthy spirit deliberately break the limb of another practitioner.

We see it in open training sessions, seeking out its prey and not respecting taps or using techniques not allowed in the context of matches, which will lead to more or less serious injuries.

We must not lie to ourselves, even if we have videos in BJJ/Martial arts saved my life mode, and there is only good, many people are not balanced and it is possible that their experiences, humiliations, past suffering or simply their sadism and need for domination affect others.

As teachers, it is difficult to know what to do. Expulsion seems the simplest, but he may have already acquired enough to be dangerous to others, in his dojo or elsewhere…

Take what is good and right for you.
Be One,
Pank
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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #384 : Au-delà de la salle

Cet article explore les bienfaits des arts martiaux, allant au-delà de la simple pratique sportive. Il met en lumière comment l'implication physique et la discipline des dojos peuvent offrir des clés pour un mieux-être quotidien, une meilleure gestion du stress et un développement personnel. Malgré les critiques potentielles sur la violence ou les hiérarchies, l'auteur souligne l'esprit de tradition et la communauté soudée que l'on retrouve dans ces disciplines.

Ce que j’aime dans le sport, et plus particulièrement dans nos dojos, c’est la possibilité d’offrir à ceux qui viennent, jeunes et moins jeunes, des clés, au travers de l’implication physique, pour se sentir mieux au quotidien et même appliquer des attitudes, des réflexions, ou être capable de prendre du recul dans la vie.

Tous ces dojos de boxe, de judo, de MMA ou BJJ qui tentent d’inculquer une façon de vivre plus saine et plus juste. Bien sûr, il y a plein de défauts dans les salles, on peut aussi s’interroger sur le principe même du combat, de la violence ou des hiérarchies. Seulement, dans la plupart des salles, l’esprit n’a pas trop changé et même si on a des disciplines dites modernes, il y a comme une odeur de tradition, de dureté, de philosophie complètement désuète dans notre société.

Il est possible que pour certains, ces salles soient une sorte de relent rétrograde, pourtant, tous ceux qui se plient aux règles, à la dureté des entraînements y sont accueillis. Si au départ, nous ne sommes qu’un pratiquant, avec le temps et les années, nous devenons un membre reconnu d’une communauté.

Être et maintenir cette sensation et ces attitudes qui ont permis, jours après jours, du progrès dans le quotidien, dans d’autres circonstances, avec des stress complètement différents, offre la possibilité de voir que l’art martial nous a forgés, nous a offert une possibilité de développer des ressources.

Ça ne rend pas forcément chacun d’entre nous un meilleur homme ou une meilleure femme, par contre, nous pouvons, tout comme dans ce monde austère du combat, nous rendre compte que même si c’est souvent dur, il y a toujours un petit : “je peux encore avancer un peu”, qui peut changer notre rapport à la vie et aux autres.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Passion Combat

Martial Reflections of a Hypnofighter #384: Beyond the Dojo

What I love about sports, and especially in our dojos, is the possibility of offering those who come, young and old, keys, through physical involvement, to feel better in everyday life and even apply attitudes, reflections, or be able to take a step back in life.

All these boxing, judo, MMA or BJJ dojos that try to instill a healthier and fairer way of life. Of course, there are many flaws in the gyms, one can also question the very principle of combat, violence or hierarchies. However, in most gyms, the spirit has not changed too much and even if we have so-called modern disciplines, there is like a smell of tradition, of hardness, of philosophy completely outdated in our society.

It is possible that for some, these gyms are a kind of retrograde relic, yet, all those who submit to the rules, to the harshness of training are welcomed there. If at the start, we are only a practitioner, with time and the years, we become a recognized member of a community.

Being and maintaining this feeling and these attitudes which have allowed, day after day, progress in daily life, in other circumstances, with completely different stresses, offers the possibility of seeing that the martial art has forged us, has offered us a possibility of developing resources.

It does not necessarily make each of us a better man or a better woman, however, we can, just like in this austere world of combat, realize that even if it is often hard, there is always a little: « I can still move forward a little », which can change our relationship to life and others.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Passion Combat

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #347 : Les arts martiaux et nos anciens

L'article explore comment les arts martiaux offrent un espace valorisant pour les seniors, contrastant avec le délaissement observé dans les sociétés occidentales. Ils permettent aux aînés de rester actifs, de partager leur expérience et de se sentir utiles au sein d'une communauté.

Si nous nous posons politiquement beaucoup de questions sur les seniors qui sont délaissés par nos sociétés occidentales actuelles, nous pouvons facilement constater que dans les arts martiaux, les anciens sont bien accueillis, autant comme débutants que pour ceux qui sont devenus des experts.

Les AM (arts martiaux) offrent cette perception unique qu’une entreprise ou que des médias ne permettent que rarement : être considéré, même octogénaire, dans un groupe social qui se déplace pour apprendre et écouter les partages qui sont faits par ces anciens des différentes disciplines.

Cela répond à beaucoup de choses dont l’humain a besoin : la communauté, l’échange et se sentir utile. Quand nous avons un de nos anciens qui partage son savoir, et plus encore si c’est un haut gradé, il y a une vraie attention, une vraie envie des plus jeunes de pouvoir créer du contact avec.

Les AM offrent alors autant un moyen pour continuer de vivre dans le mouvement, même quand le corps est abîmé par les années d’entraînement et de labeur, mais aussi un moyen de sociabilisation. J’avais vu la même chose dans le monde de l’hypnose et de la psychothérapie, où certains experts font salle pleine à chacun de leurs séminaires, donnant des congrès avec plein de déambulateurs certes, mais des décennies d’expérience, toujours diffusées avec passion.

Nous en sommes là avec les AM, cette possibilité d’exister et plus encore d’être demandé à des périodes de vie où trop souvent nous avons mis de côté nos seniors, voire nous les avons cachés, plutôt que, comme le font les pratiquants, les mettre au centre du dojo, sur un tatami, prêts à mettre à disposition l’expérience longuement acquise.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Martial Reflections of an Hypnofighter #347: Martial Arts and Our Elders

If we politically ask ourselves many questions about the seniors who are neglected by our current Western societies, we can easily see that in martial arts, the elders are well received, both as beginners and for those who have become experts.

Martial Arts (MA) offer this unique perception that a company or the media rarely allow: to be considered, even as an octogenarian, in a social group that travels to learn and listen to the sharing made by these elders of different disciplines.

This responds to many things that humans need: community, exchange, and feeling useful. When we have one of our elders who shares their knowledge, and even more so if they are a high-ranking individual, there is real attention, a real desire from the younger ones to be able to create contact with them.

MA then offer both a way to continue living in movement, even when the body is damaged by years of training and labor, but also a means of socialization. I had seen the same thing in the world of hypnosis and psychotherapy, where some experts fill the room at each of their seminars, giving conferences with plenty of walkers, certainly, but decades of experience, still shared with passion.

We are there with MA, this possibility of existing and even more of being in demand at periods of life where too often we have put aside our seniors, or even hidden them, rather than, as practitioners do, putting them at the center of the dojo, on a tatami, ready to make available the long-acquired experience.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #330 : Le respect du temps au dojo

Cet article traite de l'importance de la ponctualité dans un dojo. L'auteur, Pank, s'oppose à l'idée de ne pas sanctionner les retards, arguant qu'il s'agit d'un manque de respect envers ceux qui sont à l'heure. Il partage son expérience personnelle où la mise en place de sanctions a permis de réduire significativement les retards.  Pank souligne que le dojo est un lieu avec des règles spécifiques, distinct d'une salle de sport classique, et que la ponctualité y est essentielle pour instaurer un climat de discipline et de respect mutuel.

Il y a quelques jours, Jasmine Rochas exprimait l’idée qu’il était sans intérêt de « sanctionner » les pratiquants qui arrivent en retard. Étant de ceux qui sanctionnent les retardataires à la minute près, je ne partage pas son avis, qui me semble plus orienté « safe place » pour un bon business que dojo traditionnel avec ses règles spécifiques.

Si je comprends parfaitement qu’il puisse nous arriver d’être en retard, j’estime que cela reste néanmoins un manque de respect pour ceux qui ont fait en sorte d’être à l’heure. Décider d’aller au dojo implique, comme pour un rendez-vous, de mettre en place une organisation qui nous permette d’arriver à l’heure. Chacun s’y contraint et accepter ceux qui ne s’y astreignent pas, revient à ne pas valoriser ceux qui font cet effort.

De plus, nous le savons tous (c’est même devenu un meme), beaucoup de gradés évitent les débuts de cours pour ne pas faire les échauffements. Ils n’attendent que les randoris. J’ai trouvé la parade : les randoris, c’est au début du cours, en guise d’’échauffement.

Outre la notion d’effort et de respect de l’horaire, j’ai constaté empiriquement qu’imposer d’être à l’heure sous peine de longs exercices physiques rendait les retards rares. Pendant quelques années, le midi, je comprenais et acceptais que les participants arrivent quelques minutes en retard.

Du coup, il y avait des retards assez courts (entre 3 et 5 minutes) pour peut-être un tiers des pratiquants. Le jour où j’ai sanctionné la minute de retard, étrangement, les retards sont devenus sporadiques.  Il s’avère que pour beaucoup, ces quelques minutes de retard n’étaient pas importantes et qu’ils auraient très bien pu arriver à l’heure. La sanction a limité, voire fait disparaître, cet état d’esprit.

Chaque dojo a ses règles et si je comprends les arguments inverses aux miens, je reste convaincu qu’un dojo n’est pas un Basic Fit ou une salle de sport « ordinaire ».

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Martial Reflections of a Hypnofighter #330: Respecting Time at the Dojo

A few days ago, Jasmine Rochas expressed the idea that there was no point in « punishing » practitioners who arrive late. Being one of those who sanction latecomers to the minute, I do not share her opinion, which seems to me more oriented towards a « safe space » for good business than a traditional dojo with its specific rules.

While I fully understand that we may be late, I believe that it is nevertheless a lack of respect for those who have made the effort to be on time. Deciding to go to the dojo implies, as for an appointment, setting up an organization that allows us to arrive on time. Everyone is bound by it and accepting those who do not constrain themselves amounts to not valuing those who make this effort.

Moreover, we all know (it has even become a meme) that many senior students avoid the beginning of classes to skip the warm-up. They are only waiting for the randoris. I found the solution: randoris are at the beginning of the class..

In addition to the notion of effort and respect for the schedule, I have empirically observed that imposing punctuality under penalty of long physical exercises made lateness rare. For a few years, at lunchtime, I understood and accepted that participants arrived a few minutes late.

As a result, there were fairly short delays (between 3 and 5 minutes) for perhaps a third of the practitioners. The day I sanctioned the minute of delay, strangely, the delays became sporadic. It turns out that for many, these few minutes of delay were not important and they could very well have arrived on time. The sanction limited, even eliminated, this mindset.

Each dojo has its own rules and if I understand the arguments contrary to mine, I remain convinced that a dojo is not a Basic Fit or an « ordinary » gym.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #325 : De pire en pire

Dans cet article, Pank réfléchit à l’évolution de son enseignement en arts martiaux, constatant qu’il devient de plus en plus rigoureux dans son dojo. Contrairement à l’ambiance décontractée des disciplines comme le BJJ, il insiste sur la discipline et la rigueur, estimant que cela forge non seulement un meilleur combattant, mais aussi une meilleure personne au quotidien. Il questionne enfin le rôle de la discipline dans l’apprentissage et invite à la réflexion sur la place de l’exigence dans un dojo.

Je suis de pire en pire. Je pensais qu’avec les années, je deviendrais peut-être un professeur plus souple dans mon dojo. Je vous avais déjà partagé que j’étais un dictateur dans mon dojo, avec une rigueur inspirée de mes débuts en arts martiaux, notamment en Karaté.

Cependant, j’enseigne le BJJ, la Luta et le MMA, des disciplines qui ne sont pas connues pour leur ambiance rigide comme les styles japonais. En général, l’atmosphère y est plus décontractée : on y voit souvent des photos de pratiquants assis contre le mur, observant le mestre, ou des partenaires en train de combattre avec l’esprit de camaraderie.

Pourtant, chez moi, la rigueur devient de plus en plus présente. Il est possible que je reproduise ce qui m’a semblé pertinent et bénéfique dans mon propre apprentissage : la rigueur, la discipline et une certaine forme de dureté. Ces éléments devraient offrir un avantage non seulement dans la pratique martiale, mais aussi, et surtout, dans la vie quotidienne.

Au travers de la rigueur, on apprend à se contraindre, à faire des choses que l’on n’a pas forcément envie de faire, à répéter inlassablement sans se plaindre, simplement en acceptant l’exercice. Cela inclut également le respect des cadres, des règles et des autres. Selon moi, ce conditionnement devrait apporter des bénéfices sur de nombreux plans.

Dans mon dojo, cela crée une ambiance « studieuse », bien loin du climat convivial, voire très social, que l’on retrouve dans certaines académies. Pour moi, la socialisation passe par le silence, les exercices et les combats. C’est une découverte mutuelle par le biais des corps, des jeux et des styles propres à chacun.

Quoi qu’il en soit, bonne chance à mes élèves si je deviens encore plus exigeant… Et vous, votre dojo est-il une dictature ?

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pankhttps://www.passioncombat.net

Title: Martial Reflections of a Hypnofighter #325: Worse and Worse

I am getting worse and worse. I thought that over the years, I might become a more lenient teacher in my dojo. I had already shared with you that I was a dictator in my dojo, enforcing a strict discipline inspired by my early martial arts training in Karate.

However, I teach BJJ, Luta, and MMA, disciplines not known for the rigid atmosphere of Japanese styles. Generally, the vibe is more relaxed—you often see pictures of practitioners sitting against the wall, casually observing their mestre, or training partners fighting with camaraderie.

Yet, in my dojo, rigor is becoming increasingly present. I may be replicating what I found relevant and beneficial in my own learning: rigor, discipline, and a certain form of toughness. These elements should provide an advantage not only in martial practice but also, and perhaps more importantly, in daily life.

Through discipline, we learn to push ourselves, to do things we don’t necessarily want to do, to repeat without complaining, simply getting on with it. This also includes respecting structures, rules, and others. In my eyes, this conditioning should bring benefits on multiple levels.

In my dojo, this creates a « studious » atmosphere, far from the friendly, highly social ambiance of some academies. For me, socialization happens in silence, through drills and sparring. It’s a discovery of one another through movement, games, and individual styles.

In any case, good luck to my students if I become even stricter… And you, is your dojo a dictatorship?

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #322 : Les combats durs – Gérer l’intensité à l’entraînement

Explorer les défis des combats intenses dans les sports de combat, notamment le MMA, la boxe et le BJJ. Découvrez comment intégrer ces affrontements de manière sécurisée, en respectant la progression et la sécurité des pratiquants, tout en permettant à chacun de choisir le niveau d’intensité adapté.

Il est parfois difficile de savoir, en MMA ou en boxe, quand s’engager pleinement dans des combats durs, surtout lorsqu’on n’est pas compétiteur. Face à une échéance, certains pensent qu’il faut y aller à pleine puissance le plus souvent possible, quitte à payer des sparrings pour qu’ils se fassent potentiellement « atomiser ».

En Jiu-jitsu brésilien, la question ne se pose pas vraiment. On peut s’engager avec intensité sans trop risquer de se blesser. Mais dans les disciplines incluant des frappes au KO, c’est beaucoup plus délicat. Il est pourtant sain de vouloir se tester et de s’engager à fond. Cependant, dans le cadre d’un dojo ou d’une salle, à moins que la philosophie du professeur ne soit de rechercher uniquement le KO, comme au Daizen dojo d’Oyama, on privilégie généralement la progression et la protection.

Il serait peut-être important de proposer des cadres d’entraînement différents : des sessions spécifiques « combats » voire des interclubs (même si on retrouve alors la notion de compétition). Savoir dans quoi on met les pieds avant de venir s’entraîner est préférable. Cela permet de décider si l’on est en état de faire des combats à pleine puissance.

Par contre, il est aussi crucial de se protéger au mieux, même si cela peut donner une impression de « moins de réalisme ». L’objectif est de pouvoir se tester et de s’entraîner à nouveau normalement le lendemain, contrairement à la compétition où il y a une préparation en amont et une récupération nécessaire car les combats peuvent traumatiser le corps. Laisser le choix aux pratiquants est primordial pour qu’ils puissent décider quand s’engager dans le « dur ».

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One, Pank

Martial Reflections of a Hypnofighter #322: Hard sparring – Managing intensity in training

It can be difficult to know, in MMA or boxing, when to fully engage in hard sparring, especially when you are not a competitor. When facing a deadline, some believe that it is necessary to go full power as often as possible, even paying sparring partners to potentially get « destroyed ».

In Brazilian Jiu-jitsu, the question does not really arise. You can engage with intensity without much risk of injury. But in disciplines that include knockout strikes, it’s much more delicate. It is however healthy to want to test yourself and go all out. However, in the context of a dojo or a gym, unless the teacher’s philosophy is to only seek the KO, as in Oyama’s Daizen dojo, the focus is generally on progression and protection.

It might be important to offer different training frameworks: specific « sparring » sessions or even interclubs (even if we then find the notion of competition). Knowing what you are getting into before coming to train is preferable. This allows you to decide if you are able to do full power sparring.

On the other hand, it is also crucial to protect yourself as best as possible, even if it may give an impression of « less realism ». The objective is to be able to test yourself and train again normally the next day, unlike competition where there is preparation beforehand and recovery needed because the fights can traumatize the body. Leaving the choice to practitioners is essential so that they can decide when to engage in « hard » sparring.

Take what is good and right for you.

Be One, Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #294 : Les exemples du quotidien

anciens, arts martiaux, budoka, dojo, persévérance, sagesse, motivation, partage, générations, apprentissage

Pour beaucoup de pratiquants, et plus particulièrement ceux qui aiment les sports de combat, les exemples à suivre sont souvent les champions. De plus, l’hyper-proximité numérique peut donner l’impression que nous ne sommes pas si éloignés de ce modèle.

Pourtant, à mes yeux, il existe des pratiquants qui leur sont supérieurs. Certes, pas physiquement ni même techniquement. En combat, ils ne sont plus les dangers qu’ils ont pu être, mais ils sont encore là, présents régulièrement, voire quotidiennement, dans nos salles et dojos.

Les anciens. À mes yeux, ils représentent ce qu’est un budoka : un chercheur sur la voie du combat. Lorsque la lutte n’est plus uniquement égotique face aux autres, mais qu’elle devient un combat vis-à-vis de soi-même, de son corps et de son énergie. Beaucoup de pratiquants partagent cette idée que les arts martiaux ne se résument pas au combat.

Je pense qu’avec le temps, un retour à l’essentiel s’impose : quand le niveau physique diminue, la motivation, la rigueur et la régularité prennent toute leur importance. Nous ignorons souvent les blessures physiques et morales qu’ils ont cumulées au fil de leurs décennies de vie et de pratique.

Pourtant, ils sont là, avec une humilité sincère. Les grades et autres reconnaissances deviennent secondaires. Leur plus grande réussite est d’être encore présents sur ces tatamis, à avancer, échanger et partager avec les nouvelles générations, mais aussi avec les plus anciens. Ces derniers, conscients que leur apogée est derrière eux, se préparent à un après martial.

#temps #âge #ancien #exemple #dojo

Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,
Pank
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Martial Reflections of a Hypnofighter #294: Everyday Examples

For many practitioners, especially those who love combat sports, champions are often the examples to follow. Moreover, the hyper-digital proximity can give the impression that we are not so far from this model.

However, in my view, there are practitioners who surpass them. Certainly not physically nor technically. In combat, they are no longer the threats they once were, but they are still there, regularly or even daily, in our halls and dojos.

The elders. To me, they embody what it means to be a budoka: a seeker on the path of combat. When the struggle is no longer solely egotistical against others but becomes a battle against oneself, one’s body, and one’s energy. Many practitioners share this belief that martial arts go beyond combat.

I believe that as time passes, a return to the fundamentals becomes essential: when physical abilities diminish, motivation, discipline, and consistency remain paramount. We often overlook the physical and emotional scars they have accumulated over decades of life and practice.

Yet, they are still there, with sincere humility. Titles and other forms of recognition become secondary. Their greatest achievement is simply being present on the tatami, progressing, exchanging, and sharing with younger generations, as well as with fellow elders. The latter, knowing their peak is behind them, also prepare for life after martial arts.

#time #age #elders #examples #dojo

Take only what is good and right for you.

Be One,
Pank
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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #258 : Combattre avec tout le monde

Les règles d’un dojo dictent l'inclusivité et le respect mutuel. Découvrez pourquoi refuser de combattre avec certaines personnes peut être perçu comme de la discrimination dans les arts martiaux.

Régulièrement, j’entends, je lis ou je visionne des discours en BJJ où des pratiquants refusent de s’entraîner avec tout le monde dans l’académie. Ce que j’ai le plus souvent entendu, c’est un homme qui ne veut pas combattre avec une femme. Pour moi, cette attitude est inacceptable dans mon dojo. Certains de mes amis acceptent cette idée, mais je trouve que cela va à l’encontre de l’esprit spécifique de cette salle d’entraînement.

Les seuls qui peuvent choisir sont les gradés. Comme je vous l’ai déjà expliqué, ils bénéficient de droits supplémentaires en raison de leur temps et de leurs contributions à l’académie. Si l’on me dit qu’on ne s’entraîne pas à cause de son statut marital ou de ses croyances spirituelles, cela revient, selon moi, à accepter une forme de discrimination, qu’elle soit raciale, liée à un handicap ou toute autre forme de -phobie.

Je comprends parfaitement que chacun d’entre nous a ses propres idées, valeurs et croyances. Mais dans ma vision d’un dojo, il existe des règles souvent fixées par le professeur. Les élèves sont libres de ne pas adhérer à ces règles et de ne pas rester.

Quand un gradé invite un non-gradé, peu importe qui il ou elle est, le moins gradé doit toujours accepter. Les idées politiques, spirituelles ou autres doivent être mises en pause pendant la pratique. Imaginez un pratiquant de Shorinji Kenpo qui refuserait de faire les Gasho (salut bouddhique) parce qu’il appartient à une autre confession.

Les écoles, les styles et les dojos ont des spécificités culturelles qui font partie du « package ». Si l’on n’est pas d’accord, il faut trouver un club qui corresponde à ses attentes. La CFJJB fait signer en début de saison un contrat pour éviter (ou du moins limiter) les discriminations. Je trouve cela pertinent, même si ce n’est qu’un outil parmi d’autres.

Je fais une distinction entre s’inscrire dans une salle de sport et rejoindre un dojo, et je me rangerai toujours derrière le choix de mon/ma gradé(e) plutôt que ceux qui viennent avec leurs propres attentes. Dans les arts martiaux, il existe une notion d’uniformité et de rigueur à travers des règles qui doivent être respectées.

Cela laisse également un espace de réflexion lorsqu’on établit sa propre académie, où le cadre devient déterminant pour répondre aux besoins des différentes populations. Apprenez les règles et les conditions de vos clubs pour éviter de vous retrouver dans des situations qui pourraient vous déranger, mais qui font partie de l’esprit du groupe. L’individualité ne doit pas primer sur le collectif…

#artsmartiaux #dojo #règles #cadre #acceptation #refus #philosophie #spiritualité #politique

Prenez uniquement ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,

Pank

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Martial Reflections of a Hypnofighter #258: Fighting with Everyone

I regularly hear, read, or watch discussions in BJJ where practitioners refuse to spar with everyone in the academy. What I hear most often is a man who doesn’t want to fight with a woman. To me, this attitude is unacceptable in my dojo. Some of my friends accept this idea, but I believe it goes against the specific spirit of this training space.

Only the higher ranks can choose. As I have explained before, they have additional rights due to their time and contributions to the academy. If someone tells me they don’t train because of marital status or spiritual beliefs, I see it as accepting a discriminatory concept, whether it’s racism, disability, or any form of -phobia.

I fully understand that we all have our own ideas, values, and beliefs. But in my vision of a dojo, there are rules that are often set by the teacher. Students are free not to adhere to them and to leave if they choose.

When a higher-ranked student invites a lower-ranked one, regardless of who they are, the lower rank must always accept. Political, spiritual, and other ideas should be paused during practice. Imagine a Shorinji Kenpo practitioner who refuses to do Gasho (a Buddhist salute) because they follow another faith.

Schools, styles, and dojos have cultural specifics that are part of the package. If one disagrees, they need to find a club that aligns with their expectations. The CFJJB (French BJJ Federation) makes practitioners sign a contract at the start of the season to prevent (or at least limit) discrimination. I find the idea good, even if it’s just one tool among many.

I distinguish between signing up for a gym and joining a dojo, and I will always side with my higher-ranked students over those who come with their own expectations. Martial arts have a notion of uniformity and rigor through rules that must be respected.

This also leaves space for reflection when setting up your own academy, where the framework becomes key to meeting the needs of different populations. Learn the rules and conditions of your clubs so you don’t find yourself in situations that bother you but are part of the group’s spirit. Individuality should not take priority over the collective…

#martialarts #dojo #rules #framework #acceptance #refusal #philosophy #spirituality #politics

Take only what is good and right for you.

Be one,

Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #252 : Les cours enfants et adolescents

Dans cet article, je partage mon expérience d'enseignement des arts martiaux et explique pourquoi je préfère ne pas donner de cours aux enfants et aux adolescents. Découvrez les défis et les beautés de l'enseignement traditionnel et comment il est essentiel de connaître le public que nous aimons enseigner.

Je donne des cours d’arts martiaux depuis que je suis ceinture marron en karaté, donc depuis mes 17 ans. Bien sûr, au début, j’étais assistant, et les leçons étaient destinées aux enfants et aux adolescents. J’ai eu la chance, comme beaucoup de jeunes, d’avoir un dojo qui permettait de se plonger dans l’enseignement.

Cependant, une chose que j’ai vite comprise, c’est que l’enseignement pour les jeunes n’est pas un monde qui me correspond. J’ai paradoxalement commencé les arts martiaux en étant adolescent, mais j’étais en cours pour adultes dès l’âge de 14 ans, donc je n’ai pas eu une éducation martiale issue d’un enseignement pour des jeunes. Autant le dire, c’était un enfer, j’en vomissais tous les jours.

Du coup, j’ai un mode d’enseignement à l’ancienne, avec tous les défauts que cela peut comporter mais aussi toutes les belles choses que cela peut apporter au-delà du dojo. Depuis des années, par taquinerie, on me demande si je veux donner des cours aux enfants et adolescents, ce que je décline toujours, car je ne suis pas du tout adapté à ce public.

Je n’ai ni la patience, ni même le plaisir de devoir sans cesse « occuper » les jeunes ; je n’aime pas faire la police et je n’ai pas le temps de devoir tout justifier. C’est là que je suis toujours fasciné par ces professeurs de judo, que je pense être les meilleurs, en tout cas les mieux formés, ou mes amis en BJJ qui forment des petits à avoir un jeu complètement incroyable.

Il y a vraiment une façon d’aborder les cours et le partage de manière spécifique, avec cette volonté de leur donner de la technique, du jeu et aussi quelques comportements sociaux positifs. Les professeurs de sport en général et ceux des arts martiaux, qui sont souvent des bénévoles, sont des personnes en or, qui permettent à de nombreux jeunes de se passionner et de progresser.

Ce que je trouve beau aussi, même si c’est rare, c’est de voir des professeurs qui forment, depuis leur enfance, un de ces athlètes qui restent avec leur sensei le plus longtemps possible (car parfois, il faut aller dans une structure plus spécialisée pour progresser). Ces combattants, qui deviennent champions, partagent leur succès avec celui ou celle qui a été là depuis le début, leur donnant l’envie et le courage de persévérer.

Je pense qu’il est important de savoir quel public nous aimons avoir pour proposer un enseignement qui soit le plus juste pour les personnes qui viennent découvrir et apprendre les arts martiaux.

enseignement #artsmartiaux #enfants #adultes #public

Prenez uniquement ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,

Pank

https://www.passioncombat.net/

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Martial Reflections of a Hypnofighter #252: Children’s and Teenagers’ Classes

I have been teaching martial arts since I was a brown belt in karate, so since I was 17 years old. Of course, at first, I was an assistant, and the lessons were for children and teenagers. I was fortunate, like many young people, to have a dojo that allowed me to immerse myself in teaching.

However, one thing I quickly realized is that teaching young people is not a world that suits me. I paradoxically started martial arts as a teenager but was in adult classes from the age of 14, so I never had a martial education aimed at young people. To be honest, it was hell; I would throw up every day.

As a result, I have an old-fashioned teaching style, with all the flaws that come with it but also all the beautiful things it can bring beyond the dojo. For years, people have jokingly asked me if I want to teach children and teenagers, which I always decline because I am not at all suited to that audience.

I neither have the patience nor the pleasure of constantly having to « occupy » young people; I don’t like policing, and I don’t have the time to justify everything. That’s where I’m always fascinated by those judo teachers, whom I consider to be the best or at least the most well-trained, or my friends in BJJ who train little ones to have an incredible game.

There is truly a specific way to approach classes and sharing, with the desire to give them technique, play, and also some positive social behaviors. Sports teachers in general, and martial arts instructors who are often volunteers, are golden people who help many young people become passionate and progress.

What I also find beautiful, even if it’s rare, is to see teachers who train, from childhood, one of those athletes who stays with their sensei as long as possible (because sometimes you have to go to a specialized place to progress). These fighters, who become champions, share their success with the one who has been there from the start, giving them the desire and courage to go on.

I think it is important to know which audience we like to have in order to offer teaching that is most fair to the people who come to discover and learn martial arts.

teaching #martialarts #children #adults #audience

Take only what is good and right for you.

Be one,

Pank

https://www.passioncombat.net/