Réflexions de Pank / Instantané #436 : Redémarrer

C’est la rentrée et, pour de nombreuses personnes, notamment avec la routine scolaire, c’est une reprise des habitudes. Il n’est pas toujours simple de se dire que le rythme qui a pu être différent, parfois grâce aux vacances ou simplement parce que le quotidien de l’école, des devoirs et des activités n’était pas présent.

Redémarrer, c’est aussi se remettre sous pression, avec le stress, comme si notre corps et notre esprit avaient un peu oublié et qu’ils étaient redevenus un peu plus sensibles. C’est là que notre caractère et notre culture jouent énormément : certaines personnes vont se sentir rapidement débordées, et peut-être encore plus pour celles qui commencent de nouvelles activités ou s’il y a des éléments changeants pour la première fois : un enfant, un nouveau boulot, un nouveau lieu, de nouvelles activités.

Et puis il y a ceux qui, par nature, vont se préparer et y plonger. Ce qui est utile de savoir, c’est que nous sommes tous dans des processus d’habituation et que nous avons tous la capacité d’absorber. S’il est vrai que nous entendons beaucoup plus parler de santé mentale parfois plus fragilisée, nous ne devons pas oublier que nous sommes quand même solides.

Sans être excessif et dire que nous sommes capables de tout gérer, sachant que les ères modernes créent toujours de nouveaux stresseurs, nous mettons parfois plus de temps à trouver une résilience. Mais quand on voit ce que vivent malheureusement de nombreuses populations dans le monde et pourtant leur capacité à trouver des solutions, nous sommes en Occident dans des niveaux nettement plus gérables.

Redémarrer offre aussi la possibilité de mettre en place de nouvelles stratégies et de nouveaux comportements, que nous allons pouvoir améliorer ou adapter au fur et à mesure de notre saison. Plein d’énergie à vous toutes et tous, préparez-vous à créer de belles choses et à avancer au mieux.

Prenez ce qui est juste et bon pour vous. Be One Pank https://www.pank.one/blog


English Translation

Pank’s Reflections / Snapshot #436: Restarting

It’s back-to-school time, and for many people, especially with the school routine, it’s a return to old patterns. It’s not always easy to accept that the rhythm has changed, sometimes thanks to vacation or simply because the daily grind of school, homework, and activities wasn’t there.

Restarting also means putting ourselves back under pressure and stress, as if our body and mind had forgotten a bit and become a little more sensitive. This is where our character and culture play a huge role: some people will quickly feel overwhelmed, perhaps even more so for those starting new activities or if there are new changing elements for the first time: a child, a new job, a new place, new activities.

And then there are those who, by nature, will prepare and dive right in. What’s useful to know is that we are all in a process of habituation and that we all have the capacity to absorb. While it’s true that we hear a lot more about mental health sometimes being more fragile, we must not forget that we are still resilient.

Without being excessive and saying that we are capable of managing everything, knowing that the modern era always creates new stressors, we sometimes take more time to find resilience. But when we see what many populations in the world are unfortunately experiencing and yet their ability to find solutions, we in the West are at much more manageable levels.

Restarting also offers the possibility of implementing new strategies and behaviors that we will be able to improve or adapt as our season progresses. Full of energy to all of you, get ready to create beautiful things and move forward in the best way possible.

Take what is right and good for you. Be One Pank https://www.pank.one/blog

Réflexions de Pank / Instantané #383 : Limiter, certes, mais vous vous contenez ?

L'auteur remet en question l'idée de chercher à devenir une "nouvelle version" de soi-même, suggérant plutôt que le vrai progrès réside dans le fait de moins se contenir. Il explore comment les conditionnements sociaux et les peurs nous brident, limitant nos gestes et pensées. Accepter et connaître son soi profond, potentiellement aidé par des pratiques comme l'hypnose, pourrait permettre de dépasser les limites perçues pour atteindre nos véritables capacités, menant à une plus grande liberté intérieure.

Je suis adepte du pouvoir limité et de la voie de l’échec. Je les vois comme des leviers et des moyens de grandir en soi, petit à petit. Je me demandais, quand j’écoute toutes ces personnes qui cherchent à être autre chose que ce qu’elles sont, si, en réalité, ce qu’il faudrait travailler n’est pas tant une nouvelle version ou un plein potentiel, mais simplement le fait de moins se contenir.

Peut-être que nous sommes, pour beaucoup, comme bridés par la vie, les contextes sociaux et autres éléments qui conditionnent un ensemble d’éléments inconscients et qui interdisent de se laisser aller. Je ne parle pas de la mise en place de super pouvoirs ou de choses exceptionnelles, pas une idée d’autosuggestion pour être le plus ou le meilleur.

Il s’agit simplement de cette idée que les gestes ou les pensées sont comme contraints depuis des années, comme si, à un moment donné, la peur de ne plus se contenir et de se libérer impliquait trop de « changements » perçus par le monde, et donc trop d’énergie pour la personne qui devrait se justifier de simplement être.

Se contraindre se retrouve bien sûr dans les règles et les lois interpersonnelles, mais aussi avec soi, vis-à-vis des idées et des images que nous pouvons avoir de nous-mêmes. C’est pour cette raison que l’hypnose, qui offre la conscience de soi et plus certainement l’acceptation de soi dans ses limites mais aussi dans ses possibles, peut prendre une place manifeste dans la vie.

Et si ce soi se libérait ? Et si la connaissance de ce soi retirait simplement l’idée de ses limites pour, au minimum, se déplacer vers ses véritables limites ? Qu’est-ce que cela pourrait changer ? Du coup, pas besoin d’être une autre personne ou une nouvelle version, mais juste être un peu plus libre.

Prenez ce qui est juste et bon pour vous.

Be One

Pank

Pank’s Reflections / Snapshot #383: Limiting, Certainly, But Are You Containing Yourself?

I am an advocate of limited power and the path of failure. I see them as levers and means to grow within oneself, little by little. I wondered, when I listen to all these people who seek to be something other than what they are, if, in reality, what needs to be worked on isn’t so much a new version or full potential, but simply the act of containing oneself less.

Perhaps many of us are, in a way, held back by life, social contexts, and other elements that condition a set of unconscious elements and simply prevent us from letting go. I’m not talking about developing superpowers or exceptional things, not an idea of self-suggestion to be the most or the best.

It’s simply this idea that gestures or thoughts have been constrained for years, as if, at a given moment, the fear of no longer containing oneself and of freeing oneself would imply too many « changes » perceived by the world, and therefore too much energy for the person who would have to justify simply being.

Self-constraint is found, of course, in interpersonal rules and laws, but also with oneself, regarding the ideas and images we may have of ourselves. This is why hypnosis, which offers self-awareness and more certainly self-acceptance within one’s limits but also within one’s possibilities, can take a significant place in life.

What if this self were freed? What if the knowledge of this self simply removed the idea of its limits to, at minimum, move towards its true limits? What could that change? As a result, there’s no need to be another person or a new version, but just to be a little freer.

Take what is right and good for you.

Be One

Pank

Réflexions de Pank / Instantané #337 : S’autoriser la satisfaction

Cet article explore la notion de satisfaction, souvent perçue à tort comme synonyme de passivité.  Il encourage à reconnaître et apprécier les satisfactions du quotidien, petites et grandes, comme moteur d'action et d'épanouissement personnel, sans tomber dans le piège de la perfection inatteignable.

J’aurais pu dire s’autoriser à être heureux, mais cette notion est trop complexe pour beaucoup. D’ailleurs, la littérature aime à dire que nous remarquons que nous étions heureux quand nous ne le sommes plus. Par contre, la satisfaction peut être perceptible dans de nombreuses choses du quotidien.

Je lui préfère le contentement, mais s’autoriser à être satisfait ne signifie pas devenir passif, ni perdre ce que nous avons construit. C’est pourtant souvent le retour que j’ai de personnes ayant vécu en mode survie.

« Si je commence à prendre satisfaction de quelque chose, je risque de ne plus rien faire et le danger que j’évite depuis si longtemps risque de me rattraper. » C’est malheureusement social et culturel, et sortir de cette façon de voir peut être difficile.

Il est utile de se recadrer et de montrer que la satisfaction entraîne l’effort vers une autre satisfaction. Tout comme le contentement, cela reste une action, un effort. Nous devons bouger vers ces parcelles de satisfaction et adopter un état d’esprit qui nous permette de voir que ce que nous sommes, faisons ou avons est satisfaisant.

Sans entrer dans les démons de la projection d’une perfection inatteignable. Maintenir ce fantasme laisse croire que nous ne pourrons jamais nous satisfaire, alors qu’en réalité, et paradoxalement, cela nous fige…

Reconnaissez-vous votre satisfaction pour des petites et grandes choses ?

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Allowing Yourself Satisfaction

I could have said allowing oneself to be happy, but this notion is too complex for many.  Besides, literature often tells us that we only realize we were happy when we no longer are. Satisfaction, on the other hand, can be perceived in many everyday things.

I prefer contentment, but allowing oneself to be satisfied does not mean becoming passive, nor losing what we have built. Yet this is often the feedback I get from people who have lived in survival mode.

« If I start to take satisfaction in something, I risk not doing anything anymore and the danger I have been avoiding for so long may catch up with me. » This is unfortunately social and cultural, and it can be difficult to get out of this way of seeing things.

It is useful to reframe and show that satisfaction leads to the effort towards further satisfaction. Just like contentment, it remains an action, an effort. We must move towards these parcels of satisfaction and adopt a mindset that allows us to see that what we are, do or have is satisfying.

Without entering into the demons of projecting unattainable perfection. Maintaining this fantasy suggests that we can never be satisfied, while in reality, and paradoxically, it freezes us…

Do you recognize your satisfaction in small and big things?

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions de Pank / Instantané #307 : L’emprise

Mettre fin à une relation toxique où l’emprise règne est aussi difficile qu’un sevrage d’une addiction. Ce texte explore les étapes nécessaires pour s’en libérer et construire une vie où la survie psychique et physique passe avant tout.

Il est difficile pour de nombreuses personnes d’admettre que, comme un alcoolique ou un drogué, il va falloir interrompre définitivement leur relation avec des personnes qui exercent une emprise sur elles. À l’image d’une drogue, le moindre contact ravive l’addiction et le besoin d’être avec cette personne qui, paradoxalement, est toxique.

Un des aspects pernicieux de l’emprise réside dans la prise de conscience que, même si l’on sait que les choses ne sont pas saines, la personne manipule les émotions et l’attachement pour humilier, puis aimer sans condition, avant de blesser à nouveau.

Les personnes sous emprise ne sont pas stupides ; elles ne sont simplement pas encore prêtes à se séparer définitivement. Elles ne doivent pas rompre pour faire plaisir à leur entourage (si l’individu exerçant l’emprise ne les a pas coupées de toutes leurs relations), ni parce qu’elles pensent que c’est mieux, mais parce qu’au fond d’elles, c’est une question de survie physique et psychique.

Quand la perte devient supérieure à toutes les illusions créées par la drogue qu’est l’emprise, et qu’elles sont enfin prêtes à accepter de souffrir un moment pour leur désintoxication, elles doivent, comme un pacte avec leur subconscient, décider de ne plus jamais s’approcher, contacter, appeler ou répondre à cette personne qui les a détruites.

Nous savons que c’est difficile, que cela demande un effort constant ; et, comme pour les Alcooliques Anonymes (AA), il peut être utile de se récompenser par des « jetons » de réussite. Par exemple, en se répétant : « Bonjour, je suis X, j’étais sous emprise, et je suis libre depuis un an… ».

emprise #pouvoir #décision #souffrance #dépassement

Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous.
Be one,
Pank
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Reflections of Pank / Snapshot #307: Control

It is difficult for many people to admit that, like an alcoholic or a drug addict, they must permanently sever their relationship with those who hold power over them. Like a drug, the slightest contact reignites the addiction and the need to be with this person who, paradoxically, is toxic.

One of the insidious aspects of control lies in realizing that even when one knows the situation is unhealthy, the person manipulates emotions and attachment to humiliate, then love unconditionally, only to hurt again.

People under control are not stupid; they are simply not yet ready to break free completely. They should not do so to please their loved ones (if the individual exerting control hasn’t already isolated them), nor because they think it’s better, but because, deep down, it’s a matter of physical and mental survival.

When the loss outweighs all the illusions created by the drug of control, and they are finally ready to endure a period of suffering during detox, they must, as a pact with their subconscious, decide never to approach, contact, call, or respond to this person who has destroyed them.

We know it’s difficult, and that it requires constant effort. Like Alcoholics Anonymous (AA), it may help to reward oneself with « milestones » of success. For example, by saying: « Hello, I am X, I was under control, and I have been free for one year… »

control #power #decision #suffering #growth

Take only what is good and right for you.
Be one,
Pank
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