Réflexions de Pank / Instantané #306 : Quand les crises entraînent un besoin de spiritualité

Les crises politiques et économiques poussent souvent les individus à se détourner des systèmes matérialistes pour rechercher du sens dans la spiritualité. Ce besoin universel, ancré dans l'histoire de l'humanité, reflète une quête de lumière face aux ténèbres, tandis que les élites perdent leur propre sens.

Il est intéressant d’écouter les informations internationales, non pas parce qu’elles impactent directement notre quotidien, mais parce qu’elles révèlent une sorte d’universalité des comportements humains. Régulièrement, on entend parler de crises, souvent politiques et économiques, dans différents pays.

La conséquence récurrente est l’orientation de nombreux citoyens, qui, ne croyant plus en ce que propose la dynamique matérialiste, se tournent vers toutes sortes de réflexions et de pratiques spirituelles.

Lorsqu’on attend des réponses, de l’aide ou un changement dans la vie quotidienne qui n’arrive jamais à travers les doctrines et actions politiques, la confrontation entre croyance et faits peut conduire notre esprit à chercher du sens ailleurs, en s’accrochant ou en développant d’autres croyances.

Dans le cadre de la spiritualité, c’est un peu comme le boss final d’un jeu vidéo : il n’existe pas de croyances capables de la surpasser, et l’aspect factuel devient subjectif. Cela permet à nos récits intérieurs de toujours se mettre à jour pour valider des idées, des ressentis et des événements liés à la spiritualité.

Cette quête de sens, ce plongeon – ou plutôt ce retour – vers le spirituel, est probablement l’un des schémas les plus universels de l’histoire de l’humanité : la foi en une force toute-puissante capable de tout transformer, d’apporter de la lumière dans les ténèbres.

Pendant ce temps, les « élites » matérialistes (pas pires que les élites spirituelles) continuent à perdre le sens de leurs discours, comportements et actions, tout en cherchant à rester au sommet d’une hiérarchie du pouvoir qui, elle aussi, perd son sens.

politique #spiritualité #illusion #attente #changement #escroc

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Pank
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Reflections of Pank / Snapshot #306: When Crises Lead to a Need for Spirituality

It is interesting to listen to international news—not because it directly impacts our daily lives, but because it reveals a sort of universality in human behaviors. Frequently, we hear about crises, often political and economic, in various countries.

The recurring consequence is that many citizens, losing faith in what materialistic dynamics offer, turn to various spiritual reflections and practices.

When people expect answers, help, or change in their daily lives that political doctrines and actions fail to deliver, the confrontation between beliefs and reality often drives the mind to seek meaning elsewhere by clinging to or developing other beliefs.

In the realm of spirituality, it’s like the final boss in a video game: no belief surpasses it, and the factual becomes subjective. This allows our internal narratives to continually update, validating ideas, feelings, and events tied to spirituality.

This quest for meaning, this dive—or rather, return—into spirituality, is likely one of the most universal patterns in human history: faith in an all-powerful force capable of transforming everything and bringing light into darkness.

Meanwhile, the materialistic « elites » (no worse than the spiritual elites) continue to lose the sense behind their words, behaviors, and actions, striving to remain at the top of a power hierarchy that itself is losing meaning.

politics #spirituality #illusion #expectation #change #scam

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Réflexions de Pank / Instantané #214 : Rester comme vous êtes

Il est souvent difficile en cabinet de faire comprendre à mes partenaires que mon point de vue est que nous ne changeons pas fondamentalement. Cela fait partie de mon cadre de travail et de la prestation que je propose. Je ne vois pas de changement profond, juste des « évolutions » en surface. Je sais que pour beaucoup, je chipote, mais la plupart du temps, dans les nouveaux comportements, nous exploitons nos modèles et schémas habituels, mais dans une nouvelle orientation.

Nous offrons donc à nos consultants la possibilité de se rendre compte qu’ils ont réellement des potentiels présents à exploiter dans un autre sens. C’est comme si nous étions pleins d’outils, mais que nous n’utilisions que rarement le bon pour les différentes tâches que nous avons au quotidien. Parfois, nous allons dans des forcings, parfois nous abandonnons.

L’accompagnement nous montre que l’habitude d’utiliser tel ou tel outil pour une situation n’a pas de sens, mais que c’est un automatisme qui avant ne portait pas trop préjudice. Si maintenant ils sont dans un cabinet, c’est que le bénéfice de ce fonctionnement est inférieur à la perte que cela engendre.

Quand les praticiens parlent de ressources, c’est ce que nous exploitons en nous et réorientons. Dans un second temps, il faut admettre aussi nos défauts, et vous pouvez faire ce que vous voulez, mais au-delà du masque, vos défauts resteront vos talons d’Achille. Par exemple, je suis un gars qui s’énerve pour rien et qui peut être violent. Je ne deviendrai jamais calme au sens où l’entend une société ou pacifique, mais je peux utiliser ce que je suis pour mon travail, mes passions et tout ce que je mets en place.

Venir pour changer, c’est nier que nous sommes à la fois bons et moins bons. Vouloir effacer nos aspérités ne sert à rien parce que vous serez toujours à deux doigts de faire exploser le vernis illusoire que vous portez. Il est préférable de se connaître, et l’accompagnement est un bon moyen pour cela : se tolérer puis s’accepter afin de mieux utiliser ce qui nous constitue, avec parfois ce sourire quand nous retombons dans nos fonctionnements moins constructifs.

#changement #accompagnement #être #patterns #automatisme #outils #ressources #hypnose #hypnothérapie

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Pank

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Reflections of Pank / Snapshot #214: Stay as You Are

It is often difficult in my practice to make my partners understand that my point of view is that we do not fundamentally change. This is part of my framework and the service I offer. I do not see profound change, just surface « evolutions. » I know many think I am nitpicking, but most of the time in new behaviors, we end up using our usual models and patterns, just in a new direction.

We offer our clients the opportunity to realize that they have real potentials to exploit in a different direction. It’s as if we were full of tools but rarely used the right one for the various tasks we have daily. Sometimes we force things, sometimes we give up.

Guidance shows us that the habit of using a particular tool for a situation makes no sense, but it is an automatic response that previously did not cause much harm. If they are now in a practice, it is because the benefit of this behavior is less than the loss it causes.

When practitioners talk about resources, this is what we exploit within us and reorient. Secondly, we must also admit our flaws, and you can do what you want, but beyond the mask, your flaws will remain your Achilles’ heel. For example, I am a guy who gets angry for no reason and can be violent. I will never become calm in the sense that society understands it, or peaceful, but I can use who I am for my work, my passions, and everything I put in place.

Coming to change is to deny that we are both good and less good. Wanting to erase our rough edges is useless because you will always be on the verge of breaking the illusory veneer you wear. It is better to know yourself, and guidance is a good way to do this: to tolerate oneself, then to accept oneself to better use what constitutes us, sometimes with a smile when we fall back into our less constructive behaviors.

#change #guidance #being #patterns #automaticity #tools #resources #hypnosis #hypnotherapy

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #165 : Les Défis du Changement de Discipline

Dans notre ère privilégiée, l’abondance de dojos et d’académies offre une multitude d’arts martiaux différents. Cependant, embrasser le rôle de débutant dans une nouvelle discipline représente un véritable défi, surtout quand les fondements diffèrent radicalement. Un adepte de self-défense peut trouver ardu le passage à la lutte, tout comme un pratiquant de Jiu-jitsu brésilien (BJJ) pourrait avoir des difficultés à s’adapter à la boxe anglaise.

Le MMA, avec ses règles relativement libres, permet de fusionner ces diverses approches, encourageant l’interaction entre elles. Néanmoins, même pour un combattant MMA, se limiter à une seule spécialité peut s’avérer contraignant. Ce dilemme fut illustré ce week-end par Francis Ngannou, confronté aux défis d’affronter un spécialiste aguerri.

Il est admirable de voir des combattants explorer d’autres styles, comme on le remarque souvent en BJJ et en Luta Livre. Judokas, boxeurs, ou adeptes de styles plus traditionnels découvrent parfois qu’ils peuvent sembler désemparés face à des ceintures blanches ou bleues, malgré leur compétence dans leur propre discipline.

Ceci ne signifie pas qu’ils seraient inévitablement vaincus dans un combat sans règles, mais plutôt que le fossé de connaissances peut sembler immense lorsqu’ils pénètrent dans un nouvel univers martial. La volonté de participer à des stages ou séminaires dans un style méconnu démontre une remarquable ouverture d’esprit, même si nos préférences pourraient, en théorie, nous rendre réticents.

La transition vers de nouveaux styles, à l’image de Luis Diaz passant de l’Aikijitsu au Kajukenbo avec son fils Jo, souligne le courage de sortir de sa zone de confort. Explorer de nouvelles disciplines avec une mentalité de débutant peut également offrir un renouveau bienvenu lorsque l’on se sent saturé par sa pratique habituelle.

#ArtsMartiaux #Changement #Découverte #Discipline #Kajukenbo #JiuJitsu #BJJ #LutaLivre #MMA #Spécialisation

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Martial Musings of an Hypnofighter #165: The Challenges of Changing Discipline

In our privileged era, the abundance of dojos and academies offers a multitude of different martial arts. However, embracing the role of a beginner in a new discipline represents a real challenge, especially when the fundamentals differ radically. A self-defense practitioner may find transitioning to wrestling daunting, just as a Brazilian Jiu-jitsu (BJJ) practitioner might struggle to adapt to boxing.

MMA, with its relatively free rules, allows for the fusion of these various approaches, encouraging interaction among them. Nevertheless, even for an MMA fighter, confining oneself to a single specialty can prove limiting. This dilemma was illustrated this weekend by Francis Ngannou, faced with the challenges of facing a seasoned specialist.

It is admirable to see fighters explore other styles, as is often observed in BJJ and Luta Livre. Judokas, boxers, or practitioners of more traditional styles sometimes find that they may appear bewildered when facing white or blue belts, despite their proficiency in their own discipline.

This does not mean they would inevitably be defeated in a no-rules fight, but rather that the knowledge gap may seem immense when they enter a new martial universe. The willingness to participate in workshops or seminars in an unfamiliar style demonstrates remarkable open-mindedness, even if our preferences could, in theory, make us hesitant.

Transitioning to new styles, as seen in Luis Diaz’s shift from Aikijitsu to Kajukenbo with his son Jo, highlights the courage to step out of one’s comfort zone. Exploring new disciplines with a beginner’s mindset can also offer a welcome renewal when feeling saturated by one’s usual practice.

#MartialArts #Change #Discovery #Discipline #Kajukenbo #JiuJitsu #BJJ #LutaLivre #MMA #Specialization

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Réflexions martiales d’un hypnofighter #163 : Les règles IKO de Kyokushin : Bonnes ou mauvaises ?

Depuis 2016, l’IKO a mis en place des règles qui diffèrent de celles instaurées par Oyama Sosai. Ce dernier les avait d’ailleurs lui-même modifiées lors du 2e championnat du monde en 1979, interdisant à Willie Williams, qui dominait les Japonais, de saisir le gi.

Ce changement a eu un impact important, car à une certaine époque, le Kyokushin attirait de nombreux pratiquants d’autres disciplines comme le judo. Les règles de 2016 sont souvent critiquées par les anciens pratiquants et par le Shin Kyokushin (faction de Midori).

Matsui de l’IKO a décidé, pour des raisons politiques liées aux Jeux olympiques, de modifier des points importants. Rappelons qu’il a déclaré dans une interview que le but du Kyokushin en compétition n’est pas d’être réaliste, mais simplement de renforcer l’esprit et le corps des pratiquants.

Actuellement, des waza-ari (demi-points) peuvent être attribués pour des frappes « marquées », comme au karaté sans contact. C’est ce point qui fait l’objet de critiques. Je suis assez d’accord, car la force du Kyokushin réside dans l’endurance et la capacité des pratiquants à ne rien montrer. On entre ici dans ce que Sosai qualifiait de « danse ».

Cependant, d’un autre côté, si l’on observe les championnats du monde de Shin Kyokushin, on voit des combattants qui ne font qu’avancer, sans aucune notion de distance de combat, se cognant tête contre tête et échangeant des shita et des hiza à pleine puissance. Pas de tai sabaki, pas de gestion des distances, etc. D’ailleurs, si je n’aime pas le système de marquage, il a eu pour effet de modifier les distances et les rythmes des combattants.

De plus, la saisie des jambes et les balayages dans l’instant sont désormais autorisés, ce qui rend l’utilisation des gedan keri et même des chudan moins automatique. C’est un point positif, car la gestion des frappes ne se résume plus à avancer sans réfléchir.

Je trouve que malgré certaines critiques valides, le Kyokushin IKO redonne des combattants plus mobiles, plus polyvalents et moins « bulldozers » sans stratégie. Il y a des ajustements à faire, mais à une époque où beaucoup de jeunes veulent migrer vers le MMA, ces changements peuvent faciliter une transition vers un kickboxing dangereux et efficace et une meilleure gestion des takedowns.

#Karate #kyokushin #IKO #SosaiOyama #KanchoMatsui #KenjiMidori #ShinKyokushin #Competition #règles

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Martial Reflections of a Hypnofighter #163: The IKO Kyokushin Rules: Good or Bad?

Since 2016, the IKO has implemented rules that differ from those established by Oyama Sosai. The latter himself modified them during the 2nd World Championship in 1979, prohibiting Willie Williams, who was dominating the Japanese, from grabbing the gi.

This change had a significant impact, as at one time, Kyokushin attracted many practitioners from other disciplines such as judo. The 2016 rules are often criticized by old practitioners and by Shin Kyokushin (Midori’s faction).

Matsui of the IKO decided, for political reasons related to the Olympics, to modify important points. It is worth recalling that he stated in an interview that the goal of Kyokushin in competition is not to be realistic, but simply to strengthen the spirit and body of the practitioners.

Currently, waza-ari (half-points) can be awarded for « marked » strikes, similar to non-contact karate. This is the point that is being criticized. I tend to agree, because the strength of Kyokushin lies in the endurance and the ability of the practitioners to show nothing. This is what Sosai called « dancing ».

However, on the other hand, if we look at the Shin Kyokushin World Championships, we see fighters who only move forward, with no notion of fighting distance, headbutting each other and exchanging shita and hiza at full power. No tai sabaki, no distance management, etc. Moreover, while I don’t like the scoring system, it has had the effect of modifying the distances and rhythms of the fighters.

In addition, grabbing the legs and sweeping in the moment are now allowed, which makes the use of gedan keri and even chudan less automatic. This is a positive point, because the management of strikes is no longer just about moving forward without thinking.

I find that despite some valid criticisms, the Kyokushin IKO is bringing back fighters who are more mobile, more versatile and less « bulldozers » without strategy. There are adjustments to be made, but at a time when many young people want to migrate to MMA, these changes can facilitate a transition to a dangerous and effective kickboxing and better takedown management.

#Karate #kyokushin #IKO #SosaiOyama #KanchoMatsui #KenjiMidori #ShinKyokushin #Competition #rules

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #133 : Prêter attention au changement de saison.

Nous savons que, même si nous pratiquons régulièrement un sport, notre corps suit ses rythmes naturels. Même si ces dernières années, les hivers ont été relativement chauds en Île-de-France, nous avons pu expérimenter des variations de température passant de 10 degrés à des températures négatives.

C’est le cas actuellement, et je pense qu’il est important d’avertir nos élèves de modérer leurs efforts. La fatigue peut survenir plus facilement et le corps nécessite plus de temps pour se réchauffer. Il faut quelques jours pour s’adapter biologiquement. Le problème est que, dès que nous nous habituons au climat, il change à nouveau.

Je me souviens que certains de mes professeurs de karaté, ainsi que lors d’autres stages auxquels j’ai participé, soutenaient l’idée de modifier les types d’entraînement durant l’hiver. Je trouve cette remarque pertinente pour notre région. Il est important de prendre en considération la météo et de moins solliciter les apprenants, sachant que le corps dépense beaucoup d’énergie pour s’adapter.

Cependant, si la période est bien stabilisée, il peut être intéressant d’adopter, comme le proposaient les Japonais, des entraînements d’hiver rigoureux dans le dojo, portes ouvertes, axés principalement sur le mental. Soyons honnêtes, cela n’a pas d’autre intérêt.

Je lisais récemment à propos d’entraînements de Kyokushin où les élèves restaient en zazen pendant 1h30 dans un dojo à 3-4 degrés, pour ensuite courir en gi dans la montagne. Les participants expliquaient qu’avec les années, ils ont pu trouver cela amusant, mais qu’en réalité c’est une souffrance qui apporte peu.

Cela soulève une question dans l’enseignement : est-il réellement utile d’être dur s’il n’y a pas de bénéfice autre que le soi disant développement mental ? Où est la limite, surtout si cela risque de blesser les étudiants ? Il s’agit de jouer avec le froid ou la chaleur, de pousser les élèves à leur limite sans jamais les blesser ni les laisser nécessiter des semaines pour récupérer d’un prétendu camp d’entraînement qui n’est en réalité que du surentrainement.

Il est crucial de ne pas tomber dans le sadisme, ni dans une bienveillance malsaine et diminuante pour le corps et l’esprit de ceux qui choisissent de se développer dans un dojo.

#hiver #froid #entrainement #biologie #nature #respect #souplesse #écoute #enseignement #mieuxêtre

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #95 : L’évolution de la population martiale

Récemment, j’ai eu une discussion avec Nicolas, le professeur de Taekwondo au Fushan Kwoon. Selon lui, le TKD pourrait suivre le chemin du Judo, qui attire majoritairement des enfants. Les styles traditionnels orientaux, empreints de rituels, semblent de moins en moins en phase avec l’époque actuelle.

J’avais déjà évoqué le sujet avec Gregot, le fondateur du Fushan. Ancien instructeur de Wing Chun, il a observé que, mis à part les sursauts d’inscriptions suite à la sortie de films comme « Ip Man », les écoles axées sur la répétition de mouvements dans le vide ou sur des formes attirent de moins en moins de monde à l’ère des arts martiaux modernes.

Aujourd’hui, le MMA, ainsi que la boxe et diverses formes de lutte, incarnent l’efficacité en combat. L’ambiance traditionnelle des dojos cède la place à des salles de sport pluridisciplinaires, plus axées sur le jeu et la performance que sur la quête intérieure à travers le combat.

Les attentes ont changé. Beaucoup s’adonnent aux sports de combat pour rester en forme plutôt que pour combattre sur un ring ou dans une cage. Certains, soucieux de leur sécurité personnelle, préfèrent les écoles modernes aux techniques désuètes du vieux goshin jutsu.

Il est probable que les styles traditionnels s’estompent avec le temps, sauf s’ils s’adaptent, comme l’a fait le Judo, pour devenir principalement des outils de développement physique et de discipline pour la jeunesse, sans chercher à être spécifiquement efficaces en combat.

Les époques changent, et les disciplines doivent évoluer, même si certains regrettent le bon vieux temps. C’est un autre défi à relever : accepter l’impermanence des choses.

#artsmartiaux #sportdecombat #boxe #taekwondo #wingchun #mma #bjj #lutte #évolution #autodéfense

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Réflexions de Pank / Instantané #85 : Sommes-nous prêts pour nos mises à jour ?

Il est courant que nous comparions l’humain à différentes technologies. Cette analogie est d’autant plus pertinente aujourd’hui, alors que tout le monde est familier avec le monde des smartphones. Ce matin, dans la capsule que je partageais avec vous (lien : https://youtu.be/yYh3_wZgTeM), j’abordais le fait que nous avons tendance à utiliser souvent d’anciennes versions de nos logiciels psychiques.

Nous sommes si habitués à suivre des processus et des schémas qu’il devient difficile d’adopter de nouvelles habitudes et comportements. Il peut arriver que nous nous adaptions aisément à de petites mises à jour, mais lorsqu’il s’agit de changements majeurs, la situation diffère.

Les entreprises hésitent beaucoup à modifier les habitudes de leurs employés, laissant ainsi des logiciels vieux de 10 à 20 ans en place, moyennant des accords avec les éditeurs. Nous sommes dans la même situation, où de nombreux aspects de nos vies ne sont plus en phase, que ce soit dans nos dialogues intérieurs, nos comportements ou notre quotidien.

Pourtant, nous continuons de répéter mentalement ou verbalement des faits, des situations ou des idées qui résultent parfois de circonstances vieilles de plusieurs décennies.

Nous n’intégrons pas les nouvelles expériences ni les éléments contradictoires qui prouvent que nous avons également vécu d’autres choses. Il se peut que nous ne nous sentions tout simplement pas capables d’adopter de nouvelles fonctionnalités pour notre propre personne.

Des moments décisifs surviennent dans la vie de beaucoup d’entre nous. Ces moments, rencontres ou situations peuvent remettre en question, voire déconstruire, tout ce que nous avions conclu. C’est une forme d’épiphanie, mais attention, nous avons la possibilité de manipuler les récits pour rester fidèles à nos anciennes fonctionnalités, même si nous nous plaignons constamment d’elles.

Cela reste compréhensible ; nous devons revoir et réorganiser des choses qui semblent « naturelles », mais qui ne sont en réalité que des réponses à des conditionnements. Des milliers de répétitions et d’auto-validations.

Lorsque les programmes changent et que les réponses habituelles ne sont plus les mêmes, de nouvelles possibilités s’ouvrent à nous. Cependant, il est rare d’avoir des tutoriels pour nous guider dans l’exploitation de tout cela.

Cela équivaut presque à réapprendre à marcher ou à retrouver des habitudes physiques après un traumatisme. C’est chronophage, difficile et il y aura des erreurs. Parfois, il est plus simple de continuer avec des tâches laborieuses plutôt que d’adopter des logiciels qui, une fois maîtrisés, nous permettent de réussir sans effort.

Si vous en doutez, combien d’entre vous n’utilisent que 5 % des fonctionnalités d’Excel en entreprise ? Si vous possédiez de véritables compétences, vous pourriez gagner des heures de travail.

Parfois, nous en sommes arrivés à un stade similaire en ce qui nous concerne, et dans le calcul entre l’énergie immédiatement dépensée et les gains en énergie à long terme, nous choisissons souvent le court terme plutôt que de nous concentrer sur les avantages futurs.

Nous devrions être attentifs aux petites mises à jour et commencer à les expérimenter, afin d’être mieux préparés aux mises à jour majeures qui pourraient être plus acceptables lorsque nous sommes prêts à apprendre, à nous comprendre et à être plus honnêtes envers nous-mêmes.

Et vous, comment gérez-vous vos propres mises à jour ?

Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One.

Pank

#miseàjour #update #upgrade #évolution #possibilité #ressources #décision #pattern #hypnose #hypnosophie


English Version

Pank’s Reflections / Snapshot #84: Imposing States of Mind?

When I first discovered NLP and hypnosis, I often came across the idea in American authors that cultivating our state of mind is crucial. In general, the trance states we create through self-suggestions and the management of our emotions and body should be directed towards our optimal well-being.

However, I want to clarify that by « optimal well-being, » I don’t mean that we should idealize our mental states constantly. It’s inevitable that, for various reasons, we go through less favorable periods as part of the normal fluctuations of daily life.

I’m not advocating for a simplistic positive psychology or a belief in the all-powerfulness of our internal dialogues. Nevertheless, we possess valuable conscious tools that, when associated with targeted and voluntary trance states aligned with our goals, can truly make a difference.

It’s important to note that a timeframe needs to be considered; sometimes, several days or even weeks of exercises, active self-discipline, and intention are required to observe positive results.

If you manage to turn this into a habit, over the years, you can genuinely reshape many behaviors and thoughts within yourself.

So, is it wise to impose the mindsets we desire? Should we act « as if »? Should we increasingly curate our internal experiences? Does this approach contradict the idea of becoming more authentic? In other words, should our inherent nature be tailored according to our aspirations, to further satisfy ourselves?

This question underlies one of the great philosophical debates, both in the East and the West: should we allow nature to take its course, or should we educate our natural inclinations? Self-improvement already presents a door that might offer an answer. The concept of a wonderful and divine inner nature has been popularized by New Age movements.

However, wouldn’t it be more crucial to be aware of our positive and negative aspects and become the composers of our evolving selves? If our natural abilities bring happiness and joy, it might be suitable to nurture them naturally, without specific intervention.

Nonetheless, without claiming to transform everything, disciplining our mind and directing our mental states towards what seems right can be beneficial. Learning to appreciate who we are while not passively accepting what hinders us empowers us to take control of our inner lives and progress on the path we carve.

And you, do you lean more towards spontaneous nature or voluntary discipline?

Take what is good and right for you.

Be One.

Pank

#suggestion #trances #state #mindset #nature #discipline #betruetoyourself #becomeyourself

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #66 : Changement de Style et Disparition des Fondateurs

Il est indéniable que les fondateurs de toutes les disciplines possèdent des recherches et des philosophies spécifiques qu’ils partagent et enseignent peu à peu à ceux qui les suivront. Souvent, les successeurs apportent de nombreuses modifications ; il suffit de regarder les postures relativement hautes de Gichin Funakoshi en Karaté Shotokan et les postures bien plus basses actuellement associées à son fils Yoshitaka. On pourrait dire que le Jiu-Jitsu de Helio n’est plus tout à fait le même que celui pratiqué au quotidien dans le monde.

Il y a un style qui m’a particulièrement marqué par sa transformation, un style qui me plaisait beaucoup mais que je n’ai pas exploré au-delà de quelques stages en raison des changements survenus. Ce style est le Shorinji Kempo. Une forme de Kempo organisée par So Doshin, qui, à l’instar du Judo à son époque, visait à former des individus solides et capables pour leurs familles et la société.

Pour y parvenir, tout comme Oyama l’a fait avec le Kyokushin, les combattants étaient des pratiquants considérés comme forts, bien que le fondateur recherchait un chemin spirituel à travers un courant bouddhiste reflété dans la pratique de cet art martial. Cela a frustré certains élèves, dont le fondateur du ByakurenKaikan, Sugihara, qui a décidé de se tester dans une compétition ouverte en Seidokaikan (fondé par Ishii, le créateur du K1). Sa victoire dans le tournoi a perturbé un peu l’organisation, le poussant à créer sa propre école.

Fait intéressant, les Kempoka de cette école étaient considérés comme particulièrement axés sur le combat. Il y a environ deux décennies, après avoir vu des vidéos et des démonstrations d’Aosaka, je me suis retrouvé à visiter le dojo historique du Chesnay pour sparrer avec eux. J’avais clairement indiqué dès mon arrivée que j’avais l’intention de sparrer avec eux pour voir si ce que j’avais lu était vrai. Après seulement 3 combats avec les pratiquants avancés, j’ai réalisé que le style était bien différent de ce que j’avais imaginé. Cependant, la discussion qui a suivi était très enrichissante.

Ils m’ont expliqué qu’après le décès du fondateur, le style, qui compte de nombreux adeptes au Japon, a subi un changement philosophique complet. C’est en quelque sorte similaire au Kyokushin ou à d’autres styles durs qui ont cessé de pratiquer avec d’autres écoles ; eux ont choisi de se concentrer davantage sur l’aspect philosophique. Si un style a été reconnu comme étant fort pendant des années, il peut perdre cette reconnaissance lorsque les descendants cessent l’orientation initiale et jouent avec les « légendes » du passé.

Je trouve cela regrettable que, au lieu d’évoluer au sein du système, les pratiquants qui prennent des rôles de leadership altèrent les fondements. Je comprends que parfois l’adaptation soit nécessaire, comme l’a fait l’IKO 1 en intégrant des règles de non-contact dans les compétitions en contact complet, mais l’essence est perdue. Il est naturel que les élèves ne se retrouvent parfois pas avec la philosophie et la direction initiales de leur instructeur ou de leur style ; rien ne les empêche d’initier quelque chose qui leur correspond, et cela pourrait même potentiellement révolutionner certains aspects.

Avez-vous observé des changements significatifs dans vos écoles par rapport à la philosophie initiale de la discipline ?

Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Be One.
Pank

#karate #shorinjikempo #sodoshin #Combat #IKO #Byakurenkaikan #Funakoshi #oyama #Sugihara #kenpo

Réflexions de Pank / Instantané #60 : Prendre en compte son énergie

Lorsque nous travaillons sur nous-mêmes ou que nous nous fixons des objectifs, il est essentiel de prendre en compte l’énergie que nous pouvons mobiliser pour atteindre la satisfaction. Souvent, nous nous fixons des buts à atteindre et nous nous imposons un délai limité pour éviter de perdre notre motivation.

Cependant, il arrive fréquemment que, n’étant pas encore dans la dynamique de l’action, nous sous-estimions les efforts que nous devrons fournir. Ainsi, dès le premier jour, nous pouvons être pleins d’énergie et de motivation, mais dès le deuxième jour, nous nous trouvons beaucoup moins stimulés. Au bout de quelques semaines, nous pouvons même perdre tout désir et toute force pour continuer nos efforts. Pour éviter cela, il est toujours utile de se poser la question de l’énergie que nous sommes capables de mobiliser et surtout comment nous allons récupérer notre énergie.

Environ 15 à 20% de la population souffre d’insomnie, ce qui ne favorise pas une énergie particulièrement abondante pour faire face à des journées déjà chargées et qui intègrent de nouvelles habitudes. Nous savons que notre cerveau est orienté vers l’économie d’énergie.

Nous forcer à agir est naturel, mais cela est surtout possible si nous parvenons à trouver des bénéfices qui nous permettent de valider l’utilité de nos actions. Pour atteindre nos objectifs, il est important de mettre en place un système de récompenses et de récupération.

Nous pouvons facilement devenir dépendants des récompenses, il est donc intéressant d’examiner cet aspect en fixant des micro-objectifs. Est-ce que l’effort fourni entraîne des gains significatifs ? Il a été prouvé que les personnes qui étaient plus satisfaites de leur vie présentaient une meilleure récupération physique après les heures de travail, ce qui peut avoir des effets positifs sur leur santé à long terme (source : https://journals.sagepub.com/doi/10.1177/0149206319864153).

Dans nos programmes de coaching ou d’accompagnement, il est important de prendre en compte l’état de nos partenaires. Poser des bases de travail peut sembler assez simple, mais si la mise en place demande trop d’énergie, il y a de fortes chances que l’abandon soit inévitable. Dans le sport, la proximité avec l’entraîneur et les autres athlètes peut créer un environnement dynamique et encourageant. Le travail en groupe peut donner l’impression que même si parfois ça n’avance pas, les autres obtiennent des résultats et nous incitent à faire mieux. Cependant, dans le cadre du cabinet, il est rare que les praticiens soient constamment investis auprès de leurs clients.

Une fois les sessions terminées, il revient au partenaire de prendre en main autant que possible sa progression. Le problème est qu’il peut surestimer certaines de ses compétences et surtout le niveau d’énergie qu’il pourra maintenir au quotidien. Pensez à réduire les objectifs, avancez progressivement par petites étapes pour créer un cycle d’efforts et de récompenses, sans aller vers des excès de fatigue qui, une fois accumulés, rendraient les avancées difficiles.

Nous savons que plus nous ne voyons pas la ligne d’arrivée, plus nous ralentissons et plus il y a de risques d’abandon. Prendre en compte les conditions physiques et psychiques des clients plutôt que de se centrer uniquement sur la motivation est utile pour que les progrès réels se réalisent.

Et vous, prenez-vous en compte vos capacités et votre énergie lorsque vous avez des projets ?

Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Be One.
Pank

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English Version

Reflections by Pank / Snapshot #60: Taking into Account Your Energy

When we work on ourselves or set goals, it is essential to consider the energy we can harness to achieve satisfaction. Often, we set targets and impose limited time frames to avoid losing our motivation.

However, it frequently happens that, not yet in the action’s momentum, we underestimate the efforts we need to put in. Thus, on the first day, we may be full of energy and motivation, but by the second day, we feel much less stimulated. After a few weeks, we may even lose all desire and strength to continue our efforts. To prevent this, it is always helpful to question the energy we can muster and, more importantly, how we will recover our energy.

Around 15 to 20% of the population suffers from insomnia, which does not favor having particularly abundant energy to face already busy days and integrate new habits. We know that our brain is oriented towards energy conservation.

Forcing ourselves to act is natural, but it is most effective when we find benefits that validate the usefulness of our actions. To reach our goals, it is essential to establish a system of rewards and recovery.

We can easily become dependent on rewards, so it is interesting to examine this aspect by setting micro-goals. Does the effort made lead to significant gains? It has been proven that people who are more satisfied with their lives have better physical recovery after working hours, which can have positive effects on their long-term health (source: https://journals.sagepub.com/doi/10.1….

In our coaching or support programs, it is essential to consider the state of our partners. Setting up a framework for work may seem relatively straightforward, but if it demands too much energy, there is a strong chance of abandonment. In sports, the closeness with the coach and other athletes can create a dynamic and encouraging environment. Working as a group can give the feeling that even if progress seems slow sometimes, others achieve results and inspire us to do better. However, in the context of a practice or therapeutic setting, it is uncommon for practitioners to be constantly involved with their clients.

Once the sessions are over, it is up to the partner to take charge of their progression as much as possible. The problem is that they may overestimate some of their abilities and, especially, the level of energy they can sustain daily. Consider reducing the objectives, progress gradually in small steps to establish a cycle of effort and reward, without pushing to the point of excessive fatigue that, once accumulated, would hinder progress.

We know that the less we see the finish line, the more we slow down, and there is a greater risk of giving up. Taking into account the physical and psychological conditions of clients, rather than solely focusing on motivation, is useful to ensure real progress is made.

And you, do you take into account your capabilities and energy when you have projects?

Take only what is good and right for you.
Be One.
Pank

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Hypnosophie #603 : Notre incapacité à changer met en avant une facette forte de notre personne.

Notre incapacité à de nombreux changements en nous cachent une force que nous exploitons.

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