
Est-ce parce qu’ils sont dans un pays où le Pro Wrestling, c’est-à-dire l’art des combats de divertissement, est monnaie courante ? Pour rappel, si nous avons mis en place des combats truqués ou simplement spectaculaires, c’est parce que les acheteurs de spectacles recherchent avant tout un bon moment. Ils n’attendent pas nécessairement une qualité pugilistique, technique ou tactique, mais plutôt une expérience émotionnelle agréable.
Quand on observe comment des stars sont « montées » en puissance, à l’instar de Paddy (qui reste très fort) ou d’un O’Malley (également un excellent striker), on comprend que ce qui est choisi par les « match makers » est ce qui pourrait attirer des spectateurs et générer des séquences marquantes à diffuser sur les médias sociaux.
Pendant le Pride FC, qu’on ait aimé ou non, outre les règles qui pouvaient facilement choquer les moins amateurs de Vale Tudo, les « Freak Fights » dont tout le monde se moquait sont encore régulièrement mis en avant par les algorithmes. De plus, la plupart des combats, même s’ils étaient mis en scène, apportaient de la reconnaissance autant pour les athlètes que pour l’organisation.
Ce lien avec le Pro Wrestling et le fait même que des « Catch Wrestlers » aient tenté leur chance dans des combats plus réels répondaient à un fantasme des spectateurs, développé depuis des décennies dans les mangas : savoir si un « catcheur » pouvait mettre en pratique ce qu’il faisait en combat « réel ».
Outre l’organisation titanesque, les salles incroyables et les combattants dangereux, avec des « match makings » complètement déséquilibrés mais générant un effet voyeuriste chez les spectateurs, le Pride FC est ce que l’UFC risque de devenir dans les décennies à venir.
La boxe anglaise a déjà cédé au monde du divertissement avant tout ; le MMA, tôt ou tard, verra sa popularité se réduire, et nous risquons, surtout avec le départ de Dana White, une réorientation de ce qu’est le MMA.
Prenez ce qui est bon et juste pour vous. Be One, Pank.
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Martial Reflections of a Hypnofighter #502: Pride FC Understood Everything
Is it because they are in a country where Pro Wrestling, meaning entertainment fights, is commonplace? As a reminder, if we have implemented fixed or simply spectacular fights, it’s because show buyers primarily want to have a good time. They don’t necessarily expect pugilistic quality, technical or tactical, but rather an emotionally enjoyable experience.
When we see how stars are « built up, » like Paddy (who remains very strong) or O’Malley (also an excellent striker), we understand that what is chosen by matchmakers is what could attract spectators and generate big sequences for social media dissemination.
During Pride FC, whether you liked it or not, besides the rules that could easily shock less avid Vale Tudo fans, the « Freak Fights » that everyone mocked are still regularly highlighted by algorithms. Moreover, most fights, even if staged, brought recognition for both the athletes and the organization.
This link with Pro Wrestling and the very fact that Catch Wrestlers tried their luck in more real fights answered a spectators’ fantasy, developed for decades in manga: to know if a « wrestler » could practice what he did in « real » combat.
Beyond the colossal organization, incredible venues, and dangerous fighters, with completely unbalanced match-making that generated a voyeuristic effect on spectators, Pride FC is what the UFC risks becoming in the coming decades.
English boxing has already succumbed to the entertainment business above all; MMA, sooner or later, will see its popularity diminish, and we risk, especially with Dana White’s departure, a reorientation of what MMA truly is.
Take what is good and right for you. Be One, Pank.
