Réflexions de Pank / Instantané #256 : Transes profondes / Ultras

Exploration des transes profondes en auto-hypnose, notamment les états Esdaile et Sichort. Comment ces états influencent le corps et l'esprit, et pourquoi ils sont encore difficiles à appréhender aujourd'hui.

Il y a un aspect de l’auto-hypnose que je trouve particulièrement fascinant : les transes profondes/Ultras. Je ne fais pas référence ici au niveau somnambulique, que je situe, sur l’échelle des phénomènes hypnotiques que j’utilise, au niveau où l’on peut expérimenter l’hypnoanalgésie et les hallucinations.

Je m’intéresse plutôt aux états Esdaile et Sichort. Bien que je travaille avec l’Ultra Height, je ne considère pas cela comme une transe profonde, car les phénomènes physiques sont très différents. Comme je l’ai mentionné dans un post précédent Réflexions de Pank / Instantané #255 : La recherche d’un état en hypnose, les transes profondes modifient complètement notre état physique et psychique. En revanche, la transe ascendante de Kein peut nous propulser dans un état de type Hyperimperia sans pour autant altérer de manière significative les sensations physiques.

Je comprends néanmoins pourquoi certains qualifient le niveau somnambulique de transe profonde, surtout lorsqu’on le compare à une transe légère comme celle recherchée en hypnose conversationnelle. Lors d’une discussion avec Lee Pascoe, jeudi dernier, sur le podcast, nous avons convenu que rester en état « alpha » permet de garder un sentiment de contrôle, ce qui est particulièrement utile dans une dynamique d’influence.

En effet, bien que certaines personnes parlent d’états seconds vécus lors d’hypnoses manipulatrices, la plupart du temps, les opérateurs commencent par conditionner en transe légère avant de conduire progressivement vers une transe plus profonde, de type somnambulique, où le « facteur critique/jugement » s’atténue de plus en plus.

Ce qui est difficile à appréhender, c’est la manière unique dont chacun peut décrire les expériences hypnotiques, qu’elles soient somnambuliques ou profondes. À un même niveau hypnotique, c’est-à-dire avec les mêmes phénomènes, deux personnes n’auront pas nécessairement des expériences subjectives similaires. Certains se sentiront déconnectés, tandis que d’autres se diront complètement conscients. Cela revient à ce que je disais concernant la place laissée ou non à l’état psycho-physique.

Les transes profondes/Ultras restent encore difficiles à appréhender quant à leur utilité. Nous sommes bien loin de l’époque d’Esdaile, où il fallait atteindre un état permettant une anesthésie pour une amputation. Aujourd’hui, grâce à l’expertise des praticiens, nous savons que le niveau somnambulique permet de réaliser des opérations sans douleur et sans anesthésiant.

Je vais publier quelques articles sur ce sujet, sachant que j’expérimente moi-même ces transes profondes en auto-hypnose au moins une fois par semaine.

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Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,

Pank

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Pank’s Reflections / Snapshot #256: Deep Trances / Ultras

There is one aspect of self-hypnosis that I find particularly fascinating: deep trances. I’m not referring here to the somnambulistic level, which on the scale of hypnotic phenomena I use, is where one can experience hypnoanalgesia and hallucinations.

I am more focused on the Esdaile and Sichort states. Although I work with Ultra Height, I don’t consider it a deep trance because the physical phenomena are very different. As I mentioned in a previous post Pank’s Reflections / Snapshot #255: The Search for a Hypnotic State, deep trances completely alter our physical and psychological state. However, Kein’s ascending trance can propel us into a Hyperimperia-like state without significantly altering physical sensations.

I do understand why some might classify the somnambulistic level as a deep trance, especially when compared to a light trance like the one sought in conversational hypnosis. During a discussion with Lee Pascoe last Thursday on the podcast, we agreed that staying in an “alpha” state allows one to maintain a sense of control, which is particularly useful in an influence dynamic.

Indeed, although some people talk about second states experienced during manipulative hypnosis, most of the time, operators begin by conditioning in a light trance before gradually moving into a deeper somnambulistic trance, where the « critical/judgment factor » dissipates more and more.

What is difficult to grasp is the unique way in which each person can describe hypnotic experiences, whether somnambulistic or deep. At the same hypnotic level, meaning with the same phenomena, two people might not have similar subjective experiences. Some might feel disconnected, while others feel completely aware. This ties back to what I mentioned about allowing or not allowing the psycho-physical state to take precedence.

Deep trances are still difficult to grasp in terms of their usefulness. We are far from the Esdaile period, where an amputation required an anesthetic state. Today, with the expertise of practitioners, we know that the somnambulistic level allows for pain-free operations without anesthetics.

I will be publishing a few articles on this topic, knowing that I experiment with these deep trances in self-hypnosis at least once a week.

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Take what is good and right for you.

Be one,

Pank

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Réflexions de Pank / Instantané #248 : Le monde de l’hallucination hypnotique

Nous hallucinons tous de différentes façons. Avoir cette sensation que quelqu’un nous appelle, que notre téléphone sonne ou vibre. Nous pouvons être certains de voir quelque chose qui n’existe pas quelques secondes après ou, inversement, nous ne sommes pas capables de voir les clés qui se trouvent devant nous.

Nous avons des bugs dans le cerveau et, puisque c’est une chose qui arrive, tant que cela n’est pas pathologique, autant l’exploiter. Dans l’hypnose, nous savons qu’à partir du niveau somnambulique, il est possible d’halluciner. Dans ma définition de l’hallucination, je garde l’idée que l’imagination supplante le réel commun.

Et comme l’hypnose a pour objectif de nous faire focaliser sur une idée, une suggestion, nous pouvons réduire notre attention périphérique pour ne laisser que l’élément que nous développons prendre place dans nos perceptions. Comme je vous le proposais ce matin avec l’exemple de l’hallucination du citron, nous pouvons avoir automatiquement une réponse physiologique.

Cette capacité à se couper du réel et à vivre des phénomènes hallucinatoires qui peuvent modifier notre chimie et, par conséquent, notre perception des choses, est particulièrement utile dans l’hypnose complémentaire au médical.

Tout le monde est capable d’halluciner et donc de modifier l’information du “réel” vers sa perception subjective. Cela peut offrir une option pour diminuer les sensations des personnes malades, qui ont une problématique avec les odeurs, les goûts, mais aussi concernant les sons.

Comme il est déjà possible de moduler la perception de la douleur, nous avons, avec une certaine stabilité de transe (en général le somnambulique), un ensemble de possibilités pour accompagner et rendre autonomes, par l’auto-hypnose, les consultants qui vivent des maladies.

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Be one,

Pank

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Reflections of Pank / Snapshot #248: The World of Hypnotic Hallucination

We all hallucinate in different ways. That sensation of someone calling us, our phone ringing or vibrating. We can be certain of seeing something that doesn’t exist a few seconds later, or conversely, we fail to see the keys right in front of us.

Our brains have bugs, and since this happens, as long as it’s not pathological, we might as well exploit it. In hypnosis, we know that from the somnambulistic level, it’s possible to hallucinate. In my definition of hallucination, I maintain the idea that imagination supplants common reality.

And since hypnosis aims to focus us on an idea, a suggestion, we can reduce our peripheral attention to let only the element we are developing take place in our perceptions. As I suggested this morning with the example of the lemon hallucination, we can automatically have a physiological response.

This ability to cut off from reality and experience hallucinatory phenomena that can alter our chemistry and thus our perception of things is particularly useful in complementary medical hypnosis.

Everyone is capable of hallucinating and therefore of altering information from the “real” to their subjective perception. This can offer an option to diminish sensations for people who are ill, have issues with smells, tastes, and even sounds.

Since it’s already possible to modulate the perception of pain, we have, with a certain stability of trance (generally somnambulistic), a set of possibilities to support and make autonomous through self-hypnosis, those living with illnesses.

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Be one,

Pank

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Réflexions de Pank / Instantané #244 : Écouter son corps en auto-hypnose

Si nous sommes multidimensionnels, nous pouvons garder cette notion de centre : physique, mental ou émotionnel. En tant qu’utilisateurs de ces trois aspects de nous-mêmes, nous négligeons souvent le corps, que ce soit en auto-hypnose ou dans le quotidien. Nous y revenons seulement lorsqu’il souffre ou que nous l’exploitons dans une activité.

Le travail sur une transe corporelle peut se faire naturellement pendant un massage ou dans des pratiques associées au toucher. Il peut également se faire au travers de nos transes développées en auto-hypnose. Cependant, contrairement aux aspects dissociatifs que nous pouvons facilement percevoir en travaillant sur les émotions ou la pensée, le corps, en dehors de la gestion de la douleur, nous demande de rester très associés.

Une autre habitude que nous avons, techniquement et sémantiquement, est d’utiliser et de chercher le relâchement, la relaxation. Si cela est effectivement corporel, c’est aussi une façon de diminuer le nombre d’informations que peut nous fournir le corps. En nous relâchant complètement, nous neutralisons les informations possibles et passons à côté d’un travail particulier de l’auto-hypnose.

Le problème qui émerge lorsque nous travaillons dans une transe associée à l’écoute et au dialogue, c’est que nous ne sommes pas réellement dans une dynamique agréable. En général, lorsque nous sommes dans cet échange avec le corps et que nous nous mettons en posture d’auditeur dans un premier temps, nous pouvons ressentir des choses que nous mettons souvent de côté.

Nous pouvons nous retrouver dans des transes assez actives, avec beaucoup de mouvement et d’expression primitive. Là encore, nous pouvons choisir de rester dans cette expérience parfois étonnante ou de continuer le dialogue, comme dans une thérapie des parties ou une transe somnambulique.

L’information sera une tension, une gêne, un mouvement et une multitude de façons de faire. Il faudra apprendre à traduire et aussi à suggérer des réponses, des orientations, pour qu’il y ait possiblement un mieux, une libération, souvent de tensions ou d’éléments accumulés dans notre corps. Contrairement aux émotions ou au mental, il y a souvent moins d’images ou de mots comme base de communication, mais ce corps, dans une transe orientée sur l’échange, peut enfin s’exprimer.

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Be one,

Pank

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Reflections by Pank / Snapshot #244: Listening to Your Body in Self-Hypnosis

If we are multidimensional, we can maintain this notion of center: physical, mental, or emotional. As users of these three aspects of ourselves, we often neglect the body, whether in self-hypnosis or in daily life. We return to it only when it is suffering or when we are exploiting it in an activity.

Working on a bodily trance can happen naturally during a massage or in practices associated with touch. It can also occur through our trances developed in self-hypnosis. However, unlike the dissociative aspects we can easily perceive when working on emotions or thoughts, the body, outside of pain management, requires us to remain very associated.

Another technical and semantic habit we have is to use and seek relaxation. While this is indeed physical, it is also a way to reduce the amount of information the body can provide. By completely relaxing, we neutralize potential information and miss out on a specific aspect of self-hypnosis work.

The problem that emerges when working in a trance associated with listening and dialogue is that it is not necessarily a pleasant dynamic. Generally, when we are in this exchange with the body and initially position ourselves as a listener, we may feel things that we often set aside.

We can find ourselves in quite active trances, with a lot of movement and primitive expression. Again, we can choose to stay in this sometimes surprising experience or continue the dialogue, as in a parts therapy or a somnambulistic trance.

The information will be a tension, a discomfort, a movement, and a multitude of ways of being. We must learn to interpret and also to suggest responses, directions, for there to possibly be improvement, a release, often of tensions or elements accumulated in our body. Unlike emotions or the mind, there are often fewer images or words as a basis for communication, but this body, in a trance oriented towards exchange, can finally « speak. »

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Pank

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