Réflexion sur la Posture d’accueil

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Nous mettons souvent en avant la posture d’accueil. Le praticien dans sa posture, apprend à recevoir la vie, les émotions, les perceptions de l’autre avec une juste présence.

Cependant l’accueil est un élément qui se travaille. Il pourrait sembler facile à n’importe qui de se dire qu’il accueille l’autre.

Il peut y avoir même une confusion entre l’accueil et une forme d’hermétisme. En effet, un opérateur n’est pas froid et sans réaction intérieure face aux mots et maux du partenaire.

Mais dans une acceptation équilibrée de cet autre. Écoutant les échos, se permettant même dans certains systèmes d’en faire part. Il ne se perd pas dans la vie de l’autre mais découvre, ouvre sa perception et sa compréhension à cette vie.

L’accueil est une attitude active. Nous pourrions penser qu’il suffit de s’asseoir et d’écouter pour être un bon accueillant. Pourtant il n’en est rien. Il est préférable de rester sur le principe des 50/50.

Prenons l’exemple d’un praticien qui prend tout ce que son partenaire vit, vivant au travers de lui des émotions, des sensations, et parfois même réactivant des ancrages. Ce thérapeute entre dans une dimension de sauveur qui à la place d’accueillir, se sentant ‘impliqué’ cherchera à aider l’autre pour en réalité s’aider lui même. Je peux noter deux réactions possibles :

– soit chercher à ‘sauver’ l’autre comme lui même souhaiterait qu’on le sauve, donc avec son cadre de vision.

– soit laisser remonter une réponse automatisée qui par le passée était la plus juste comme stratégie de vie dans le contexte personnel du thérapeute. En simplifié, les réponses qu’attendait papa et maman.

A ces moments là, le client ne sera plus accueilli mais pourra vivre une forme de frustration, de non écoute, de non amour et potentiellement, revivre dans le cabinet un traumatisme, qui dans le cadre thérapeutique aurait dû être géré.

Si le praticien par contre prend l’attitude inverse c’est à dire d’hermétisme, le patient va pouvoir se sentir incompris, et cette distance pourra sembler également hors cadre, et aucunement bénéfique pour le patient.

Nous pouvons donc prendre attention à ne pas trop développer certaines facultés qui parfois dans le quotidien aurait pu être pris comme un élément positif.

Nous remettre en tant que thérapeute à la place la plus équilibrée et garder cette posture juste à mesure de la séance.

Dans une écoute active de l’autre comme de soi même et ne jamais oublier l’un ni l’autre.

Cet aspect fait parti de mon concept des trois 50/50.

Be One

Pank

 

Réflexion sur le transfert et l’Hypnose

transfert

Dans ma conception et ma pratique de la thérapie par l’hypnose, une notion de transfert existe. Je prends pour définition le déplacement d’une émotion issu d’un ‘objet-sujet’ du passée vers  un ‘objet-sujet’ présent, dans notre cas le praticien.

Dans ma perception de l’hypnose qui se veut moins symptomatique que de ‘recherche’, il y a nécessairement un transfert qui se fera entre le partenaire et le praticien. La phase de questionnement, qui pourra durer de quelques dizaines de minutes à quelques heures, offrent l’opportunité de transfert.

Nous allons dans la partie subconsciente : mémoire et émotions de notre notre partenaire, qui réactivant l’un et l’autre, peut entrer dans une transe qui devient rapidement projective. Nous sommes entre autre, au travers de nos questions les responsables de ces émotions, réflexions, activation d’ancrage, etc.

Durant le séminaire d’Hypnose Classique Curative, j’ai pu prendre note de quelques éléments dont je posais la réflexion depuis quelques semaines. Il y a un ‘danger’ est de perdre le  transfert thérapeutique vers un transfert ‘du quotidien’.

Je nomme transfert du quotidien, ce transfert où l’objet de l’émotion ne porte pas la casquette du thérapeute mais plutôt de l’ami, du collègue, de la famille etc.

Or le transfert d’un partenaire peut aussi entraîner un ‘contre transfert’ de la part du praticien. La mauvaise gestion d’un transfert comme par exemple, un regard violent, une attitude haineuse, une colère, une tristesse, fait sortir en quelque sorte le praticien de sa ‘transe de thérapeute’.

Dès lors il peut lui même transférer une émotion ‘retour’ vers le partenaire. Ne répondant plus avec l’accueil bienveillant et inconditionnel du statut d’aidant, mais en tant qu’ ‘Homme’ qui réactive une blessure, une douleur, une émotion du passée.

La posture de Thérapeute étant perdue, le patient peut dès lors revivre une émotion directe, sans que son subconscient ne parvienne à prendre de la distance avec la ‘personne’, l’objet du transfert n’ayant plus la place de thérapeute mais d’hallucination de l’objet transféré.

A cet instant le rapport thérapeutique est rompu, et il est préférable de stopper la séance. Le rôle d’un praticien est, avant même son système technique,dans le sujet qui nous concerne constitué de deux choses :

1- Le cadre qu’il impose pour la thérapie

2- La posture qu’il doit conserver dans ce cadre

Je précise dans ce cadre parce que je ferai un article prochainement sur une réflexion sur la possibilité d’un thérapeute de travailler avec un proche si ces deux éléments sont validés.

Prenons un exemple concret pour ma réflexion précédente :

Le praticien mène sa séance de questionnements

Le partenaire y répond et laisse les émotions le prendre, ce qui a pour conséquence d’éveiller un regard de haine.

Dans le cadre de la thérapie, le praticien accueille cette façon de se comporter et continue de poser ses questions, sachant que la transe est alors clairement active.

Le partenaire sent que l’opérateur ‘lead’ et l’accueille, il garde sa posture.

Si le praticien vit un contre transfert.. immédiatement le lien de subconscient à subconscient est rompu, la transe du thérapeute se transforme automatiquement.

Le regard est devenu une ‘attaque’ personnelle et la posture du thérapeute ayant  disparu, le cadre est rompu et les suggestions non verbales comme verbales vont être prises de plein fouet par le client.

Celui ci, consciemment, ne comprenant pas les réactions émotionnelles  de l’opérateur qui n’accueille plus mais ‘répond’.

Il y a de fortes chances que le partenaire n’accepte en aucun cas une mise en ‘transe active’ c’est à dire celle ritualisée avec l’induction et ce qui en suit. Et si c’est le cas, la transe sera fermée et inexploitable.

La mauvaise gestion du transfert dans le cadre d’une thérapie par l’outil d’hypnose pourra rendre les sessions inefficaces. Qu’importe la technique et la volonté de profondeur que l’opérateur souhaitera mettre en place.

Be One

Pank

Accepter l’autre dans son Tout

 

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En weekend avec HnO, il y a deux semaines, je me suis rendu compte qu’il y a vraiment une capacité de transformation extraordinaire dans l’acceptation de l’autre dans son Tout.

Dans notre société, nous sommes dans le jugement et certes c’est une généralisation, cependant il est difficile de rester neutre sur les situations et les personnes que nous croisons.

Vous sentez vous pleinement accepté dans les moindres parties de vous mêmes ? Soyez sincère avec vous même, arrivez vous à être 100% du temps et dans toutes les situations ce qui s’exprime dans votre coeur ?

Pourtant, il y a comme une transcendance lorsque ceux qui entourent, c’est à dire nous dans tant d’instants, laissent libre vie aux autres. Comprenant et reconnaissant pleinement les transes dans lesquelles les autres passent. Cessant  de se projeter en autrui.

Stoppant alors les croyances et les images de nos propres peurs, faiblesses et attentes vivre en eux.

Imaginez que vous laissiez aller vos peurs, vos complexes, vos TOC sans que personne ne vous les reprochent. Vous permettant vous même le droit de les laisser exprimer et de simplement leurs permettre de vivre.

De ce que j’ai pu observer, l’Homme s’épanouit alors comme une fleur, s’intégrant ( Dans le sens Ennéagramme et spirituel) dans ce qu’il est de plus fondamental. Un moment magique dans lequel la légèreté de son être devient lumineux, sa transe harmonisée.

C’est une expérience plutôt perceptible sur le plan micro. Vous avez dû le vivre pendant vos différentes formations quand vous n’avez plus peur d’être, peut être avec des amis proches, des compagnons de route… C’est parfois éphémère, c’est parfois plus long, le plus important c’est simplement de le vivre.

Cette possibilité d’être avec des personnes aimantes, ouvertes à notre tout, ouvre la porte d’un travail plus intérieur et la voie des possibles pour un jour aussi

Serez vous capable à vous laisser pleinement aller ? Intégrerez vous ce que vous êtes fondamentalement ?

Prenez soin de vous.

Be One

Pank