Il est fréquent d’être influencé par les films d’action où le héros, souvent calme et confiant en ses compétences de combat à mains nues ou armé, a l’avantage. On peut penser que les combattants calmes, adoptant une posture de “défense” ou de contre-attaque, font preuve d’un sang-froid remarquable. Cependant, l’agressivité naturelle et les invectives ont depuis longtemps prouvé l’efficacité d’une dynamique proactive, où attaquer le premier est avantageux.
Nous confondons parfois le fantasme du combattant ultime, qui aurait accompli un travail sur soi, avec la réalité. Le mythe des Shaolin en est un exemple. Si Bodhidharma a introduit l’exercice physique aux moines, c’était pour équilibrer le négligement du corps. Néanmoins, ces individus étaient avant tout des moines, et non des combattants. Notre vision occidentalisée du combat nous amène à croire que le zen bouddhique est un élément intrinsèque des arts martiaux, ce qui n’est pas forcément le cas.
Les Templiers, combattant au nom de Dieu, n’utilisaient pas une approche calme et apaisée de la spiritualité. Il est donc important de réévaluer la notion mystique des arts martiaux en la confrontant à la brutalité du combat réel.
Être calme peut permettre de mieux comprendre la situation et de trouver des stratégies adaptées. Toutefois, même les personnes expérimentées peuvent réagir de manière agressive sous le stress, parfois de façon excessive.
En définitive, se battre vise à survivre et à rentrer indemne chez soi. Si l’agressivité permet de neutraliser rapidement un adversaire, il peut être préférable d’agir ainsi plutôt que d’attendre en défense et risquer de subir des coups incapacitants.
Il est fréquent que beaucoup de personnes vivent mal le jugement que les autres ont sur elles. Une des solutions est de travailler sur l’estime de soi et la valorisation.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Aujourd’hui, de nombreux articles mettent en lumière les problèmes psychiques vécus par une partie de la population. Dans cette volonté d’informer et de donner des orientations pour éviter une trop grande souffrance, un élément revient de manière récurrente, tant dans les écrits anglo-saxons que francophones : la solitude.
À mes yeux, cette sensation est un déclencheur qui peut devenir un symptôme. Nous sommes capables d’être seuls, même si on pourrait discuter des théories de l’attachement de Bowlby pour mieux comprendre pourquoi certains sont naturellement peu enclins à gérer la solitude.
Nous observons que c’est la prise de conscience et la récurrence de se retrouver seul qui mènent à un mal-être croissant. Si certains choisissent de vivre plus isolés, beaucoup ne choisissent pas de se retrouver sans compagnie, j’ajouterais, sans partage de qualité. Souvenez-vous que nous pouvons nous sentir seuls même entourés de monde.
Si nous pouvions avoir un impact systémique pour que les personnes seules se réunissent autour de liens communs, ce serait simple. Cependant, il y a de nombreuses problématiques individuelles à gérer pour certains avant de pouvoir aller vers l’autre ou de prendre plaisir dans la différence.
Je m’interroge sur la dynamique individuelle : ne devrions-nous pas aider à prendre plus de pouvoir sur notre solitude ? Accepter cette notion et s’ouvrir à des possibilités à travers cette réalité. Ou, au contraire, encourager une plus grande sociabilisation auprès d’une population de moins en moins encline à faire des concessions ?
La solitude va continuer à se développer dans un monde qui, tout en hallucinant par sa proximité technologique, nous rend distants. Prendre cette nouvelle orientation de l’humanité comme un fait inéluctable pour beaucoup et éduquer à vivre la solitude différemment pour éviter les déprimes, pourrait être un chemin vers le futur.
Reflections by Pank / Snapshot #149: Solitude, a True Trigger of Distress
Today, numerous articles highlight the psychological issues experienced by a portion of the population. In this endeavor to inform and provide guidance to avoid excessive suffering, one recurring element is evident in both Anglo-Saxon and Francophone writings: solitude.
In my view, this feeling is a trigger that can become a symptom. We are capable of being alone, although discussing Bowlby’s attachment theories might shed light on why some are naturally less inclined to cope with solitude.
It’s observed that the awareness and recurrence of finding oneself alone lead to increasing distress. While some choose to live more isolated lives, many do not choose to be without company, and I would add, without quality sharing. Remember, we can feel lonely even when surrounded by people.
If we could have a systemic impact to bring together solitary individuals with common bonds, it would be simple. However, there are many individual issues to address for some before they can reach out to others or find joy in differences.
I ponder over individual dynamics: shouldn’t we help to take more control over our solitude? To accept this notion and open up possibilities through this reality. Or, on the contrary, should we promote more socialization in a population increasingly reluctant to make concessions?
Solitude will continue to grow in a world that, while astonishing in its technological closeness, makes us distant. Accepting this new direction of humanity as an inevitable fact for many and educating to live solitude differently to avoid depression could be a path towards the future.
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Dans mes précédentes réflexions sur Sensei Togashi du Mumonkai Karaté, j’ai mentionné son arrivée en 5e position au All Japan sans jamais avoir mis les pieds dans un dojo de Karaté, s’étant entraîné seul. En Kyokushin, il est courant de voir des combattants s’essayer selon les règles de l’IKO.
Ainsi, il peut être surprenant de voir une ceinture blanche vaincre une ceinture noire. Nous ignorons souvent le passé des compétiteurs, et un combattant peut avoir des compétences martiales ou des aptitudes physiques méconnues, même s’il n’a jamais pratiqué un style spécifique.
En Jiu-jitsu, des prodiges s’entraînant uniquement avec des vidéos et des amis, sans jamais avoir fréquenté un dojo, peuvent se retrouver dans des compétitions avancées comme les NAGA aux États-Unis et remporter le tournoi.
Les grades indiquent un niveau, mais croire que les ceintures noires ou élevées sont quasi intouchables relève du marketing et est une fausse croyance. Il est bien connu que le premier degré, tel que la ceinture noire, peut être obtenu par des enfants de 14 ans.
Penser qu’un adversaire est invincible est une erreur. Être battu par des moins gradés ou des néophytes n’est qu’une défaite qui invite à la réflexion. Il ne s’agit pas de se concentrer sur la personne qui nous a vaincus, mais plutôt sur une analyse stratégique, tactique, technique ou mentale.
Un échec n’est certes pas agréable, mais il n’est pas nocif si on adopte le bon état d’esprit.
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Nous sommes nombreux, en tant que praticiens, à être indépendants. J’expliquais il y a quelque temps que nos consultations coûtent entre 50 et 150 euros en moyenne, selon les choix de chacun, mais cela ne représente pas vraiment notre taux horaire.
Nous en avions parlé dans le podcast avec les copains, sur le sujet de combien gagnent les praticiens : HnO Podcast #118 : Les Hypnos, coachs, accompagnants, combien ça gagne ? comment ça vit ? 1/3. Les praticiens cumulent des actions constantes en lien avec leur travail. Il y a la communication, il y a les articles ou autres productions à partager. Il y a également la prise d’informations à travers des formations, des lectures ou autres échanges en groupe.
La notion d’indépendance est réelle mais relative. Il existe une dépendance à des actions constantes, même pendant les vacances ou les week-ends. Si le praticien se documente sur sa profession pendant ses congés, ou pense à un nouveau concept, il travaille.
En somme, pour une heure de consultation, le temps de travail réel est certainement de plusieurs heures de « préparation » et « d’attention au travail flottant ».
Il est difficile pour beaucoup de nouveaux arrivants de se rendre compte que, dans les moments sans consultation, il ne se passe rien. Ce n’est pas un moment apaisant et vide. Au contraire, les méninges sont sollicitées pour trouver comment obtenir de nouvelles sessions.
Naturellement, des options viennent en tête pour développer son chiffre d’affaires. La plupart du temps, cela implique de proposer des formations, des partages de compétences. C’est d’ailleurs parfois une erreur à moyen terme, car les séminaires apportent de l’argent mais limitent l’effort pour acquérir une clientèle, et donc de progresser dans ce qui est le cœur de métier du praticien.
Être indépendant n’est pas une façon de vivre son activité professionnelle vraiment « tranquille ». Nous pouvons avoir cette impression, parce qu’il n’y a plus de hiérarchie directe, mais la demande et les besoins financiers deviennent cette pression quotidienne qui ne cesse de se rappeler à vous, de jour comme de nuit.
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Je vous ai déjà parlé de ma relation complexe avec la compétition. J’ai commencé les arts martiaux à 14 ans. Bien que je ne sois pas spécialement doué pour la compétition, ma participation fréquente, grâce à la loi des grands nombres, m’a permis de remporter quelques titres importants.
En tant qu’enseignant, je ne pousse pas mes élèves à la compétition. J’ai trop souvent vu des compétiteurs abandonner totalement la discipline après leurs premiers échecs ou à la fin de leur carrière. Lorsqu’ils ne performent plus, ils arrêtent de s’entraîner et perdent l’intérêt pour les arts martiaux.
La compétition ne convient pas à tout le monde. Bien qu’elle présente des avantages, elle peut aussi démoraliser et faire oublier que le Jiujitsu, la Luta et le MMA sont plus que de simples compétitions.
Cela nous prive aussi du plaisir simple de s’amuser au dojo, en nous obligeant constamment à penser à la prochaine compétition, à restreindre notre jeu au lieu de l’élargir, d’oser et de créer.
Pour les amateurs, la compétition est un élément banal, voire insignifiant. Tu gagnes, tu perds, cela n’a pas grande importance. Parmi mes amis, seul Kenji, avec son titre européen en M1, a reçu une certaine reconnaissance. Dao, vice-champion du monde en Nogi M4, est passé inaperçu dans les méandres du sport (sauf sur LinkedIn avec l’association BJJ et Business).
Si la compétition n’apporte pas de plaisir intrinsèque et est pratiquée uniquement pour la reconnaissance, il y aura des déceptions, surtout quand la nouvelle génération nous surpassera. Les champions sont vite oubliés, surtout avec nos 30 catégories.
Il est plus enrichissant de se concentrer sur son amélioration personnelle, son évolution physique et mentale au quotidien, de rencontrer et d’échanger avec des personnes qui partagent les mêmes passions. Ce sont ces aspects qui peuvent continuellement nous apporter de la satisfaction.
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