Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #380 : Engagement total

Cet article explore la notion d'engagement total dans les arts martiaux japonais comme le karaté et le judo, en contrastant avec une approche plus graduelle et persistante observée en luta et BJJ. L'auteur réfléchit sur sa propre préférence pour cette dernière, soulignant les différences d'état d'esprit et de styles de combat qui en découlent, et conclut sur l'importance de l'initiative dans les deux approches.

Il y a une logique qui est très présente dans les styles nippons, ce sont les notions d’engagement total. Que ce soit en karaté ou en judo, il est fréquent que nos senseis nous expliquent qu’il faille envoyer tout ce que l’on peut et ne pas s’arrêter quand on engage une technique. Que ce soit en frappe ou en projection, il y a cette recherche d’idéal, du mouvement parfait et unique.

Si j’aime cette idée, je pense être très mauvais à cela, ce qui fait que je rentre plus facilement dans la notion de « grinder », d’avancer pas à pas en pression si possible, mais pas forcément dans une notion de pureté technique mais un plein engagement de ne pas arrêter tant qu’il reste un peu d’espace de saisie ou de distance.

On voit beaucoup cette idée dans la luta et le BJJ où on va s’user à continuer dans une direction que nous avons en tête quitte à prendre un cm par cm. C’est un engagement qui n’est pas total dans la notion en one shot mais constant, qui ne cesse tant qu’il n’y a vraiment plus moyen de finir ce qui a été initié.

Cette différence d’engagement donne à la fois des états d’esprit et des façons de combattre différents. Il va y avoir d’un côté l’aspect brillant et propre et de l’autre l’idée du besogneux qui part avec l’idée que c’est possible que ça ne marche pas mais qu’il faut quand même s’y mettre.

En MMA, un Bellal a un peu cette façon que beaucoup de lutteurs proposent de faire avec ce qu’il peut saisir. En Jiu-Jitsu, on peut facilement commencer en étant dans l’engagement total avec la pureté de la technique, pour finir en chien de la casse qui mord le moindre cm de tissus qui dépasse en espérant passer un renversement ou mettre assez la pression pour passer la garde.

La chose commune qu’il faut garder en tête c’est qu’il faut initier. Qu’on y aille en y mettant toute son âme ou se dire ca va durer je vais “bourriner”, tout cela commence par une première action et une décision.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Martial Reflections of an Hypnofighter #380: Total Commitment

There’s a logic very present in Japanese styles, and that’s the notion of total commitment. Whether it’s in karate or judo, our senseis often explain that we must give it our all and not stop when we engage a technique. Whether it’s in striking or projection, there’s this pursuit of the ideal, the perfect and unique movement.

While I like this idea, I think I’m very bad at it, which makes me more easily enter into the notion of « grinder », of advancing step by step with pressure if possible, but not necessarily in a notion of technical purity but a full commitment not to stop as long as there is a little space for seizure or distance.

We see this idea a lot in luta and BJJ where we will wear ourselves out to continue in a direction that we have in mind even if it means taking it cm by cm. It’s a commitment that is not total in the one-shot notion but constant, which does not cease until there is really no way to finish what has been initiated.

This difference in commitment gives both states of mind and different ways of fighting. There will be on one side the brilliant and clean aspect and on the other the idea of the hard worker who starts with the idea that it is possible that it will not work but that it is still necessary to get down to it.

In MMA, a Bellal has a bit of this way that many wrestlers propose to do with what he can grab. In Jiu-Jitsu, one can easily start by being in total commitment with the purity of the technique, to finish as a mad dog who bites the slightest cm of fabric that protrudes hoping to pass a reversal or put enough pressure to pass the guard.

The common thing to keep in mind is that you have to initiate. Whether you go there putting all your soul or say it will last I will « hammer », all this begins with a first action and a decision.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #379 : Sommes-nous vraiment prêts ?

Ce texte explore l'écart entre la pratique des arts martiaux et des sports de combat dans des contextes réglementés et la réalité des agressions urbaines, notamment à l'arme blanche et en surnombre. L'auteur, un pratiquant d'arts martiaux, exprime ses doutes quant à l'efficacité des techniques apprises face à une violence imprévisible et souvent armée. Il suggère que l'attaque proactive pourrait être la meilleure défense dans ces scénarios extrêmes, tout en reconnaissant les limites et les implications légales.

Nous aimons parler d’arts martiaux et de sports de combat. Je pense que la plupart d’entre nous nous sommes battus quelques fois dans la rue, des centaines de fois en compétition, et des milliers de fois au dojo. La plupart du temps, nous étions dans des conditions favorables, même quand parfois nous étions un peu pris dans des guet-apens en compétition (référence : les compétitions de Free Fight de la fin des années 90-2000).

Maintenant, nous voyons que quotidiennement les journalistes font le buzz sur les médias avec les diverses agressions à l’arme blanche. Ces derniers jours, nous avons eu des meurtres commis avec une hache, une machette, un couteau, et une arme à feu. Soyons clairs : même si nous aimons la « bagarre », nous ne sommes pas prêts à cela.

Je ne parle pas des armes à feu, mais du reste, oui. Je vous ai déjà fait part de ma vision concernant les lames : si l’on doit se défendre, il faut en avoir. Je crois que la semaine dernière, il y a eu une effusion de sang entre des membres d’un même groupe ou d’une même famille qui se sont affrontés avec des lames. Apparemment, pour aucune des deux parties, cela ne s’est bien terminé.

De plus, nos styles d’opposition nous permettent de gérer à pleine puissance des personnes selon des règles et surtout en un contre un, alors qu’ici, nous avons en général deux ou trois agresseurs contre une seule personne. Pensez-vous vraiment qu’avec nos connaissances (qui vont fondre comme neige au soleil face au stress, aux armes et au nombre), nous allons être performants ?

Bon, admettons. Dans ces cas-là, nous devrions frapper le premier comme un sourd et compter sur le fait que tous les protagonistes ne soient pas tous armés et déterminés, sinon je pense que nous serons rapidement « game over ».

À l’inverse de beaucoup de mes amis plus orientés sportifs et compétitions, j’adore la self-défense. Mais je ne pense vraiment pas que nous soyons aptes à nous préparer ou à être préparés à la déferlante de violence que les agresseurs peuvent déployer. Plus j’y réfléchis, plus je me dis, quitte à prendre cher, en souhaitant ne pas finir « refroidi », que l’attaque est la meilleure des armes que nous ayons (hors armes qui sont de toute façon illégales). Cobra Kai a raison : « Strike First, Strike Hard, No Mercy. »

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Martial Reflections of a Hypnofighter #379: Are We Truly Ready?

We love to talk about martial arts and combat sports. I think most of us have fought a few times in the street, hundreds of times in competitions, and thousands of times in the dojo. Most of the time, we were in favorable conditions, even when we sometimes found ourselves in ambushes during competitions (reference: Free Fight competitions in the late 90s-2000s).

Now, we see daily journalists creating buzz on the media with various knife attacks. In the last few days, we’ve had murders committed with an axe, a machete, a knife, and a gun. Let’s be clear: even if we enjoy « fighting, » we are not ready for this.

I’m not talking about guns, but the rest, yes. I’ve already shared my vision regarding blades: if you have to defend yourself, you need to have one. I believe that last week, there was a bloodbath between members of the same group or family who attacked each other with blades. Apparently, it didn’t end well for either party.

Moreover, our styles of opposition allow us to full-force manage people under rules and especially one-on-one, whereas here, we generally have two or three attackers against one person. Do you really think that with our knowledge (which will melt like snow in the sun due to stress, weapons, and numbers), we will be effective?

Alright, let’s assume. In these cases, we should strike first like a deaf person and count on the fact that not all protagonists are armed and determined, otherwise I think we will quickly be « game over. »

Unlike many of my friends who are more sports and competition-oriented, I love self-defense. But I truly don’t think we are capable of preparing for or being prepared for the surge of violence that aggressors can unleash. The more I think about it, the more I tell myself, even if it means taking a beating, hoping not to end up « chilled, » that offense is the best weapon we have (excluding weapons that are illegal anyway). Cobra Kai is right: « Strike First, Strike Hard, No Mercy. »

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #378 : Apprendre par Déduction

Cet article explore une approche d'apprentissage autodirigée dans les arts martiaux, où l'expérience et la déduction jouent un rôle central dans le développement des compétences. L'auteur partage son expérience personnelle et sa méthodologie d'enseignement, mettant en évidence l'importance de la compréhension conceptuelle et de l'adaptation aux individualités des élèves.

Je n’ai pas eu de prof en BJJ depuis ma ceinture bleue, du coup, j’ai dû mettre en place une stratégie d’apprentissage. Je rendais visite à des potes dans des académies, je faisais des séminaires, j’allais en compétition et j’achetais des livres. J’ai eu la chance d’avoir la FST de Luta Livre pour faire mes tests.

Mais on le sait, le Jiu-Jitsu, ce n’est pas de la Luta Livre, et rappelons-le, Peroba nous montrait vite fait une technique et on passait 1h30 à combattre. C’est une bonne chose si on veut appliquer ou plutôt découvrir des variantes en condition d’opposition. Le moins, c’est que je ne drillais pas et que je devais mettre en place un système que je cherchais à découvrir ou maîtriser en condition réelle.

Ce qui a pour conséquence que dans ma façon d’enseigner le BJJ, la Luta ou le MMA, je laisse beaucoup de temps à mes élèves pour répéter les concepts qu’ils ont pu comprendre dans la démonstration technique. Il y a des erreurs, des formes de corps qui ne sont pas justes, mais petit à petit leur “découverte” se fait en fonction de leur gabarit, leur nature en combat, etc.

Je trouve que la compréhension des concepts offre plus de possibilités pour déduire autour de la technique, même si parfois je me dis que les processus en mode 1 à 5, phase par phase, apaisent beaucoup les apprenants, surtout les moins expérimentés.

Dans la recherche des élèves, il y a souvent les mêmes erreurs que je peux corriger en groupe, une fois qu’ils ont senti que ce qu’ils proposaient ne fonctionnait pas sur la technique. L’effort pour trouver la solution va être gratifié par les petites corrections et donc la réussite.

Enseigner a vraiment cela de génial que nous nous rendons compte comme dans un combat que ce que nous proposons ne peut pas convenir à tout le monde et que nous allons tenter de proposer un jeu qui puisse faire grandir quoi qu’il arrive.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Martial Reflections of a Hypnofighter #378: Learning by Deduction

I haven’t had a BJJ teacher since my blue belt, so I had to develop a learning strategy. I would visit friends at academies, attend seminars, compete, and buy books. I was lucky to have the Luta Livre FST to test my techniques.

But we know Jiu-Jitsu isn’t Luta Livre, and as we know, Peroba would quickly show us a technique, and we’d spend 1.5 hours fighting. This is good if you want to apply or rather discover variations under opposition. The downside is that I wasn’t drilling and had to implement a system I was trying to discover or master in real conditions.

As a result, in my way of teaching BJJ, Luta, or MMA, I give my students a lot of time to repeat the concepts they understood in the technical demonstration. There are mistakes, incorrect body positions, but gradually their « discovery » happens based on their build, their fighting style, etc.

I find that understanding concepts offers more possibilities to deduce around the technique, even if sometimes I think that step-by-step processes, from 1 to 5, are very calming for learners, especially the less experienced ones.

In students’ learning, there are often the same mistakes that I can correct in a group, once they’ve felt that what they were trying didn’t work on the technique. The effort to find the solution will be rewarded by small corrections and therefore success.

Teaching is truly amazing in that we realize, just like in a fight, that what we offer may not suit everyone, and we will try to propose a game that allows growth no matter what.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #377 : Pour le MMA, retrouver un BJJ plus rustre

L'auteur, issu d'une génération pratiquant le BJJ pour le combat libre, remet en question l'efficacité du Jiujitsu sportif moderne en MMA, le jugeant trop raffiné et complexe face aux frappes. Il suggère que des approches plus basiques et brutales, comme la Luta Livre ou le BJJ orienté Vale Tudo, pourraient être plus adaptées pour contrer la lutte en cage. Il prône une réorientation des techniques grappling en MMA vers des attaques agressives et des prises de dos rapides. Le texte souligne que les clubs de MMA actuels adaptent le BJJ plutôt que d'imposer une forme pure.

Je ne suis pas fan du Jiujitsu Sportif, même si je suis très content que de plus en plus de pratiquants se lancent dans notre discipline pour cela. Je suis de la génération qui faisait du BJJ pour l’appliquer en combat libre. Si je m’interroge à chaque entraînement de MMA et en visionnant les matchs de l’UFC ou autre, j’en reviens à me dire que notre version sportive n’est pas la plus adaptée.

Je ne pense pas que le Jiujitsu moderne soit moins efficace que sa version ancienne, mais elle s’est professionnalisée pour la version sportive. Il y a eu de rares actions décisives de techniques “modernes” avec un Ryan Hall, mais globalement, on l’a vu encore la semaine dernière avec Figueiredo et ses tentatives infructueuses de leg locks.

Si le Jiujitsu galère en MMA, c’est paradoxalement parce que c’est trop raffiné. Trop de logiques complexes. Je ne parle même plus des débats absurdes avec le Gi et les détails excellents pour des matchs de BJJ ou grappling mais qui ne pourront pas être mis en place à cause des frappes.

Je pense que les formats Luta Livre ou le Jiujitsu orienté Vale Tudo, qui sont clairement plus basiques, bruts et rustres, sont des approches qui peuvent s’opposer à une lutte plus “basique”. Limiter les techniques vers ce qui peut mettre en sécurité et agresser l’opposant.

De même que le travail en lutte est devenu assez spécialisé en cage control avec une forme russe ou américaine, la façon d’attaquer cette phase en utilisant le jiujitsu pourrait être retravaillée avec beaucoup d’agressivité : de guillotine et de triangle de bras, ou, comme on le voit de plus en plus, par cette quête de la prise de dos dès la phase debout.

Penser le BJJ ou la Luta comme base pour le MMA est très différent de leur facette sportive ou Self Defense. Aujourd’hui on a des clubs de MMA, et non plus des clubs de Jiujitsu qui voudraient imposer leur discipline, mais qui s’adaptent au MMA avec leurs points forts. C’est différent, mais « refaire la roue » du MMA n’a sûrement plus d’intérêt…

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Be One,
Pank
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Martial Reflections of a Hypnofighter #377: For MMA, Finding a More Rugged BJJ

I am not a fan of Sport Jiujitsu, even though I am very happy that more and more practitioners are getting into our discipline for that purpose. I am from the generation that trained BJJ to apply it in free fight (MMA). As I reflect during every MMA training session and when watching UFC or other fights, I come back to the conclusion that our sport version is not the most suitable.

I don’t think modern Jiujitsu is less effective than its older version, but it has become professionalized for the sport version. There have been rare decisive actions from « modern » techniques with a Ryan Hall, but overall, we saw it again last week with Figueiredo and his unsuccessful leg lock attempts.

One reason why Jiujitsu struggles in MMA is that it is paradoxically too refined. Too many complex logics. I’m not even talking about the absurd debates with the Gi and details that are excellent for BJJ or grappling matches but cannot be implemented because of strikes.

I think formats like Luta Livre or Vale Tudo-oriented Jiujitsu, which are clearly more basic, brutal, and rugged, are approaches that can counter a more « basic » wrestling game. Limit techniques to what can ensure safety and attack the opponent.

Just as wrestling work has become quite specialized in cage control with Russian or American forms, the way to attack this phase using jiujitsu could be reworked with a lot of aggressiveness: guillotine and arm triangle attacks, or, as we see more and more, this quest for back take starting from the standing phase.

Thinking of BJJ or Luta as a base for MMA is very different from their sport or Self Defense aspects. Today we have MMA clubs, and no longer Jiujitsu clubs that want to impose their discipline, but rather clubs that adapt to MMA with their strengths. It’s different, but « reinventing the wheel » of MMA surely has no more interest…

Take what is good and right for you.
Be One,
Pank
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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #376 : Du BJJ en mode MMA

Cet article explore la complexité de l'efficacité du Jiu-Jitsu Brésilien (BJJ) dans le contexte des arts martiaux mixtes (MMA). Il aborde les défis liés à l'application des techniques de BJJ dans un environnement MMA, les raisons de sa sous-utilisation relative et examine les perspectives d'avenir, notamment à travers l'émergence de nouveaux talents comme les frères Rutolo. L'article propose également une réflexion sur la nécessité de repenser le formalisme du MMA pour réintégrer plus efficacement le BJJ.

C’est vraiment compliqué cette histoire d’efficacité du BJJ en MMA. L’ère est passée et maintenant on comprend facilement pourquoi il y a une standardisation de la forme de combat MMA qui, par nature, est complexe. On va chercher des frappes fortes pour abîmer, qu’importe que ça soit en pieds-poings ou juste en poings, on va lutter ou éviter les contacts longs et puis le sol, c’est vraiment soit une suite au contrôle de lutte pour assommer soit un enchaînement après avoir mis un knock-down.

Pourquoi le BJJ est-il si peu employé ? Parce que, à l’inverse de la lutte et de la boxe, ce sont des mouvements trop complexes qui, même si on met une force d’ours, impliquent trop de paramètres et d’incertitude. Si en lutte le but est « simple » : amener et maintenir au sol, en Jiu-Jitsu, la mobilité, isoler un bras, jouer avec la possibilité de perdre constamment sa position et, ou, à l’inverse de la lutte qui va se relever, risque d’entraîner le grappleur dos au sol avec toutes les frappes qui pourraient le blesser.

Alors, je regarde les nouvelles générations comme les Rutolo qui, pour moi, peuvent donner une nouvelle émergence au Jiu-Jitsu dans une arène MMA. Pour l’instant, ils brillent, mais il y a une dépense d’énergie énorme pour passer un brabo ou aller vers d’autres soumissions.

Pour remettre un format BJJ centré sur le MMA, il faut repenser le formalisme du MMA actuel qui, mine de rien, avec les milliers de combats, s’optimise de plus en plus. Si nous avons la forme actuelle, c’est une évolution à la fois technique, réglementaire, du show malheureusement, mais aussi de la dépense d’énergie.

Chercher sans cesse la soumission qui est le cœur du BJJ est réellement trop fatiguant et laisse trop d’éléments non contrôlés. Si un corps vs un bras, une nuque ou une jambe c’est bien dans la théorie, ça ne l’est pas en pratique avec des personnes qui savent éviter les angles dangereux et exploser pour mettre dans des postures complexes pour le grappleur.

S’il y a encore des exceptions de Jiujitsuka performant avec une stratégie BJJ en MMA, s’il n’y a pas une remise en question de comment le rendre à nouveau effectif sur des rounds de 5min dans les cadres que l’on connaît actuellement, il y a de fortes chances que le BJJ soit de moins en moins présent dans la cage.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Martial Reflections of an Hypnofighter #376 : The Future of BJJ in MMA

It’s really complicated this story of BJJ effectiveness in MMA. The era has passed and now we easily understand why there is a standardization of the MMA fighting style which by nature is complex. We are looking for strong strikes to damage no matter if it is in feet-fists or just in fists, we will fight or avoid long contacts and then the ground, it’s really either a continuation of the wrestling control to knock out or a sequence after having made a knock down.

Why is BJJ so little used? Because, unlike wrestling and boxing, these are too complex movements which, even if you put an bear strength, involve too many parameters and uncertainty. If in wrestling the goal is « simple »: to bring and maintain on the ground, in Jiu-Jitsu, the mobility, isolate an arm, play with the possibility of constantly losing its position and, or, unlike wrestling which will rise, risks to train the grappler back to the ground with all the strikes that could hurt him.

So, I look at the new generations like the Rutolo who, for me, can give a new emergence to Jiu-Jitsu in a MMA arena. For the moment, they shine, but there is an enormous expenditure of energy to pass a brabo or go towards other submissions.

To put a BJJ format centered on the MMA, it is necessary to rethink the formalism of the current MMA which, mind you, with the thousands of fights, is optimizing more and more. If we have the current form, it’s a technical, regulatory evolution, of the show unfortunately, but also of the energy expenditure.

To seek constantly the submission which is the heart of the BJJ is really too tiring and leaves too many uncontrolled elements. If a body vs an arm, a neck or a leg it’s good in theory, it is not in practice with people who know how to avoid the dangerous angles and explode to put in complex postures for the grappler.

If there are still exceptions of Jiujitsuka performing with a BJJ strategy in MMA, if there is not a questioning of how to make it again effective on rounds of 5min in the frameworks that we know currently, there is a strong chance that the BJJ is less and less present in the cage.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #375 : Le Jiujitsu/Luta offre une voie

L'article explore comment le Jiujitsu et la Luta, bien que n'étant pas des "Do" traditionnels, servent de voies puissantes pour la construction mentale et la gestion de l'inconfort. Contrairement aux sports de frappe, le grappling impose une pression constante et enseigne la gestion de la frustration. Progresser dans ces disciplines implique d'embrasser activement les situations inconfortables, ce qui développe un état d'esprit de croissance, une adaptation neuronale et une meilleure gestion de l'incertitude. Les retours extérieurs sont essentiels pour l'amélioration, et le processus est une recherche quotidienne de micro-ajustements, transformant l'inconfort initial en confort.

Si ce ne sont pas des Do, nos styles de combat entraînent néanmoins des chemins de construction de soi et de son mental. En lisant un article sur l’idée de chasser le confort et de se construire dans l’inconfort, je l’ai rapidement associé à ce que nous vivons dans le sport et bien sûr nos arts martiaux. Je mettrais les systèmes de préhension dans un premier temps, parce que, à l’inverse de la frappe où parfois on peut « fuir », dans la lutte, la pression physique est constante jusqu’à la fin (soumission ou fin de round).

En effet, le Jiujitsu et la Luta : il n’y a pas de gratification immédiate, il n’existe pas de « lucky punch » ou de technique qui passe par chance. Il y a une gestion d’une sensation très complexe : la frustration. Cet inconfort qui se répète de randori en randori. Cette endurance à cet état est la voie d’évolution.

Pour progresser en grappling, il est nécessaire d’entrer dans l’inconfort : ouvrir sa garde, tenter une posture qui risque de ne pas passer et nous imposer un effort démentiel pour revenir a minima dans la situation initiale que nous avions. Seulement, cela développe, séance après séance, un état d’esprit dit de développement. Il y a même une adaptation neuronale qui se développe en plus d’une capacité à gérer l’incertitude.

Les retours de nos adversaires, senpai ou professeurs, nous permettent de progresser, de sortir de nos processus qui ne donnent pas de résultat dans nos jeux et nous amènent à nous reconfigurer ou à mettre en place les modifications.

Enfin, nos Jiujitsu/Luta ne seront jamais parfaits. Par contre, nous pouvons quotidiennement nous orienter vers la notion de progrès et de micro-ajustements qui nous permet de nous rendre compte que l’inconfort d’hier devient plus confortable aujourd’hui.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Be One,
Pank
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Martial Reflections of an Hypnofighter #375: Jiujitsu/Luta Offers a Path

While they are not Do (paths in the spiritual sense), our combat styles nonetheless lead to paths of self-construction and mental development. Reading an article on the idea of chasing discomfort and building oneself within it, I quickly associated it with what we experience in sports and, of course, our martial arts. I would first highlight grappling systems because, unlike striking where you can sometimes « escape, » in grappling, the physical pressure is constant until the end (submission or the round’s conclusion).

Indeed, in Jiujitsu and Luta, there is no immediate gratification; there is no « lucky punch » or technique that works by chance. There is the management of a very complex sensation: frustration. This discomfort that repeats from randori to randori. Enduring this state is the path to evolution.

To progress in grappling, it is necessary to enter into discomfort: open your guard, attempt a posture that might not work, and impose on ourselves an enormous effort to at least return to the initial situation we were in. However, this develops, session after session, a so-called development mindset. There is even neuronal adaptation that develops in addition to an ability to manage uncertainty.

Feedback from our opponents, senpai, or instructors allows us to progress, to move away from our approaches that aren’t yielding results in our game, and leads us to reconfigure ourselves or implement modifications.

Finally, our Jiujitsu/Luta will never be perfect. On the other hand, we can daily orient ourselves towards the notion of progress and micro-adjustments, which allows us to realize that yesterday’s discomfort becomes more comfortable today.

Take what is good and right for you.
Be One,
Pank
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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #374 : Plaire à l’UFC

L'article explore la dynamique actuelle de l'UFC, la présentant comme une organisation où la performance sportive seule ne suffit plus. L'auteur soutient que les combattants doivent désormais exceller dans le divertissement et la communication, notamment en maîtrisant l'anglais pour interagir avec l'organisation et les spectateurs. Il souligne que l'UFC est une entreprise de divertissement avant tout, et que la stratégie de combat doit parfois céder le pas au spectacle pour satisfaire les attentes des employeurs et du public.

Vous avez vu le match de Belal cette nuit en main event de l’UFC 315. Cela me conforte dans ce que je ressens et perçois de cette organisation qui est la référence que toutes les autres tentent de suivre. Les athlètes doivent développer une compétence bien précise : plaire à l’employeur.

Vous le voyez de plus en plus depuis McGregor : c’est ce qui se passe autour du combat qui est pris en compte, puis pendant le match, il faut répondre aux attentes de l’organisation et des spectateurs. Je vous rappelle qu’ils paient pour un « service ». Les combattants sont là pour répondre à leurs attentes.

Du coup, en plus d’avoir une compétence pugilistique et athlétique, il faudra apprendre la langue de l’entreprise. Et j’insiste : si vous êtes aux USA et que vous êtes dans l’IT ou même vendeur chez Starbucks, il faudra que vous parliez anglais. Mais par contre, on en vient à penser que c’est normal que les employés d’une boîte américaine, qui combattent majoritairement sur le territoire américain, ne parlent pas anglais.

C’est une erreur. D’ailleurs, sans même parler de trash talk, il est très difficile de plaire à ses employeurs et à ses consommateurs si la communication n’est pas fluide.

Maintenant, mettons-nous d’accord : les combats à l’UFC, c’est du divertissement. Du coup, les athlètes et leurs teams veulent répondre aux exigences de leurs employeurs. Par conséquent, ce qui serait la bonne stratégie pour un athlète pour gagner n’est pas acceptable ou sera sanctionné par l’entreprise si ce n’est pas spectaculaire.

Être un combattant professionnel, c’est être un athlète qui combat et qui gagne. Sauf qu’être un combattant à l’UFC, c’est être un athlète qui doit être un showman ou une showwoman, qui gagne ou qui, même avec ses défaites, marque la discipline…

Bref, l’UFC, c’est vraiment une « culture d’entreprise », et leur objectif n’est pas de satisfaire les passionnés, mais de toucher le plus de personnes possible…

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Martial Reflections of a Hypnofighter #374: Pleasing the UFC

You saw Belal’s fight last night in the UFC 315 main event. This confirms what I feel and perceive about this organization, which is the benchmark that all others try to follow. Athletes must develop a very specific skill: pleasing the employer.

You see it more and more since McGregor: what happens around the fight is taken into account, and then during the match, one must meet the expectations of the organization and the spectators. I remind you that they pay for a « service. » Fighters are there to meet their expectations.

Consequently, in addition to having pugilistic and athletic competence, one must learn the language of the company. And I insist: if you are in the USA and you are in IT or even a Starbucks salesperson, you will have to speak English. But then, people come to think that it’s normal for employees of an American company, who mostly fight on American territory, not to speak English.

This is a mistake. Moreover, even without mentioning trash talk, it is very difficult to please one’s employers and consumers if communication isn’t fluid.

Now, let’s agree: UFC fights are entertainment. Therefore, athletes and their teams want to meet the demands of their employers. Consequently, what would be the right strategy for an athlete to win is not acceptable or will be penalized by the company if it is not spectacular.

Being a professional fighter means being an athlete who fights and wins. Except that being a UFC fighter means being an athlete who must be a showman or a showwoman, who wins or who, even with their losses, leaves their mark on the discipline…

In short, the UFC is truly a « corporate culture, » and their objective is not to satisfy enthusiasts, but to reach as many people as possible…

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #373 : Se Préparer aux Attentes

Dans cet épisode de son podcast, Cyrille met en lumière l'importance d'adapter la préparation des combattants aux spécificités des compétitions, notamment en termes de format des rounds et de critères de jugement. Son expérience au Japon révèle que des combattants entraînés pour des matchs longs peuvent être désavantagés dans des compétitions avec un seul round court où l'agressivité prime parfois sur l'efficacité. Il souligne que les différences de règles et de philosophies entre les organisations (Kmix, FMMAF) exigent des approches d'entraînement distinctes, à l'image des nuances entre le Muay Thai et le Kickboxing. La capacité à développer cette flexibilité chez les athlètes et la compréhension précise des attentes pour les coachs sont présentées comme des atouts cruciaux pour réussir dans le paysage actuel des sports de combat.

Toujours dans le Podcast de la Fine Équipe, Cyrille partage l’expérience qu’il a vécue au Japon avec ses amateurs au Deep. Il expliquait que la compétition s’orientait vers un seul round de 5 minutes. Ses combattants ont inconsciemment répété les gammes d’un match à plusieurs rounds. Seulement, comme beaucoup de juges observent l’agressivité parfois plus que l’efficacité, si l’un des athlètes ne cesse d’avancer pour grappler, ils pourraient s’orienter vers sa victoire même s’il a encaissé des percussions significatives.

Sa remarque en tant que coach revient à un problème qui peut être récurrent dans les sports de combat, surtout quand nous aimons explorer différents styles et parfois même différentes organisations. La préparation ne sera pas la même pour un combat en Kmix ou en FMMAF. Pourtant, dans la dynamique d’entraînement, on pourrait se dire que nous restons dans une dynamique de MMA.

Seulement, si techniquement ce sont des combats mixtes, en fonction de la taille de la cage, de la durée des rounds, de la façon de juger le combat, un même athlète ne devra pas être préparé de la même façon. Comme lorsqu’on va boxer en Muay Thai ou en Kickboxing, si les deux disciplines restent du pieds-poings, la réalité sur le ring n’est pas la même.

S’il y a quelques années, les combattants pouvaient être multi-boxes, maintenant, avec le niveau général qui a augmenté, il est essentiel de préparer en fonction des philosophies et des petites variations de règles. Et si l’on pourrait sur le papier se dire que ce n’est pas compliqué, la réalité est différente. Si l’on a des combattants diesel dans certaines organisations comme en Kmix, cela peut être problématique pour marquer les esprits et gagner ses rounds. Si le démarrage se fait dans le 2e round à une minute de la fin, le match sera déjà plié s’il n’y a pas de KO.

Réussir à développer cette compétence, cette souplesse chez ses athlètes, et pour les coachs, savoir précisément ce qui est attendu est un véritable atout à développer.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Martial Reflections of an Hypnofighter #373: Preparing for Expectations

Still in the Fine Équipe Podcast, Cyrille shares his experience in Japan with his amateurs at Deep. He explained that the competition was oriented towards a single 5-minute round. His fighters unconsciously repeated the drills of a multi-round match. However, as many judges sometimes observe aggression more than effectiveness, if one of the athletes keeps moving forward to grapple, they might lean towards his victory even if he has absorbed significant strikes.

His remark as a coach comes down to a problem that can be recurrent in combat sports, especially when we like to explore different styles and sometimes even different organizations. The preparation will not be the same for a fight in Kmix or FMMAF. However, in the training dynamic, one might think that we remain in a MMA dynamic.

However, if technically these are mixed fights, depending on the size of the cage, the duration of the rounds, the way of judging the fight, the same athlete should not be prepared in the same way. Just like when you go boxing in Muay Thai or Kickboxing, if both disciplines remain striking, the reality in the ring is not the same.

If a few years ago, fighters could be multi-style strikers, now, with the general level having increased, it is essential to prepare according to the philosophies and small rule variations. And while on paper one might think it’s not complicated, the reality is different. If you have « diesel » fighters in certain organizations like Kmix, it can be problematic to make an impression and win rounds. If the start happens in the 2nd round with one minute left, the match will already be over if there is no knockout.

Successfully developing this skill, this flexibility in one’s athletes, and for coaches, knowing precisely what is expected is a real asset to develop.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #372 : Les MMAistes moins ouverts aux autres styles ?

L'article explore l'évolution du MMA depuis une époque de découverte éclectique des arts martiaux via des magazines spécialisés jusqu'à sa structuration et professionnalisation actuelle. L'auteur s'interroge sur le risque que les pratiquants de MMA deviennent moins ouverts aux autres styles, à l'image de certaines disciplines traditionnelles autrefois repliées sur elles-mêmes, en se concentrant uniquement sur les techniques éprouvées dans la compétition moderne.

Dans la Fine Équipe, les gars parlaient du fait que les anciens pratiquants, avant la popularisation du MMA et surtout la disponibilité qu’offre le net pour avoir un nombre infini de tutos ou de combats, à l’époque de Boxing Mag et autre Karate Bushido comme seuls médias et objets de découverte de ce qui pouvait exister ailleurs comme systèmes martiaux…

Il est vrai qu’aujourd’hui, le MMA est structuré et s’est professionnalisé. Et même si nous avons une belle diversité technique qui peut parfois rendre des combattants étonnants, le MMA est globalement formalisé. Les pratiquants actuels ont une discipline complète clef en main, avec même un système pédagogique et, pour les compétiteurs, des logiques stratégiques et tactiques pour gagner des matchs aux points ou à la décision.

Mais alors, comme le MMA est considéré comme l’un des systèmes les plus performants, à quoi bon s’intéresser à la culture martiale qui existe et qui a pu constituer en partie le MMA ? Pourquoi aller à des stages ou regarder et lire des ouvrages sur des styles qui ne sont pas présents dans ce style de synthèse ?

Effectivement, si ces techniques ne sont pas utilisées après 30 ans de combats hebdomadaires dans le monde, c’est certainement qu’elles sont inefficaces en opposition. Il est compréhensible que la génération qui n’a pas vécu la formation et la structuration du MMA ne s’intéresse plus vraiment au côté « Mixte ».

Aujourd’hui, la mixité martiale pourrait se résumer à Boxe, Lutte et BJJ. Le reste, ça va être des postures/stances en mode karaté ou taekwondo, voire des techniques uniques comme certains coups de pied. Il y a certainement moins l’envie et le besoin de voir ce qui a été, et ce que certains pratiquent encore, parce que cela ne pourrait pas être inclus dans la discipline moderne.

Du coup, est-ce que les MMAistes deviennent ces mêmes pratiquants, comme ces karatékas ou autres judokas qui étaient incapables de s’intéresser à autre chose que leurs écoles pendant des décennies ? Ou de le faire en les dénigrant ?

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

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Martial Reflections of an Hypnofighter #372: Are MMA Fighters Less Open to Other Styles?

In the « Fine Équipe » (The Great Team), the guys were talking about the fact that older practitioners, before the popularization of MMA and especially the availability offered by the internet to have an infinite number of tutorials or fights, back in the days of Boxing Mag and Karate Bushido as their only media and means of discovering what other martial systems might exist…

It is true that today, MMA is structured and has become professionalized. And even if we have a beautiful technical diversity that can sometimes make fighters surprising, MMA is globally formalized. Current practitioners have a complete turnkey discipline, with even a pedagogical system and, for competitors, strategic and tactical logics to win matches on points or by decision.

But then, since MMA is considered one of the most effective systems, what’s the point of being interested in the martial culture that exists and that partly constituted MMA? Why go to seminars or watch and read books on styles that are not present in this synthesis style?

Indeed, if these techniques have not been used after 30 years of weekly fights around the world, it is certainly because they are ineffective in opposition. It is understandable that the generation that did not experience the formation and structuring of MMA is no longer really interested in the « Mixed » aspect.

Today, martial mix could be summarized as Boxing, Wrestling, and BJJ. The rest will be postures/stances in karate or taekwondo mode, or even unique techniques like certain kicks. There is certainly less desire and need to see what was, and what some still practice, because it could not be included in the modern discipline.

So, are MMA fighters becoming those same practitioners, like those karatekas or other judokas who were unable to be interested in anything other than their schools for decades? Or to do so by denigrating them?

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #370 : Les individus malhonnêtes dans les associations

L'auteur dénonce les pratiques malhonnêtes qui peuvent sévir au sein des associations d'arts martiaux, allant du détournement de fonds à l'abus de pouvoir et à l'exploitation des adhérents. Il met en lumière comment certains individus utilisent ces structures à des fins personnelles, s'éloignant de l'esprit initial de partage et de passion pour les arts martiaux. Il appelle à une vigilance accrue au sein de ces organisations.

Je vais m’attarder sur les associations d’arts martiaux, mais bien sûr, cela est généralisable aux associations loi 1901 et aux entreprises. On pourrait avoir l’impression que les associations ont pour seule intention de rassembler des personnes pour pratiquer les sports de combat qu’elles affectionnent.

Pourtant, lorsque l’on observe les associations sportives majeures, telles que les fédérations, on constate des affaires de détournement de fonds, de harcèlement et autres trafics d’influence. Nous en avons eu des exemples dans le judo et le karaté, alors imaginez dans des structures plus petites. Il y a des pratiquants ou des « passionnés » qui s’investissent dans ces organisations dans le but d’en tirer profit personnel.

Et cela va vite : subventions détournées, primes de combattants qui ne leur reviennent pas, et relations politiques avec le niveau local, mais aussi avec le fédéral qui, étrangement, peut revenir sur des promesses et autres engagements pris.

On pourrait penser que les adhérents restent le centre des préoccupations, alors que dans certaines structures, ils ne deviennent que de simples clients et des sources de revenus. Ce sont aussi ces individus présents depuis des années dans l’administratif qui se prennent du jour au lendemain pour des coachs, prodiguant des conseils, tenant des paos ou coachant en compétition.

Sans parler de la surexploitation des réseaux pour éviter de passer les diplômes et rechercher des titres pompeux pour un CV qu’ils pourraient chercher à revendre cher ailleurs. La confiance étant une base, il s’agit là d’une escroquerie. Ces revendeurs de rêve vendent aux athlètes et aux parents parfois de belles promesses qui ne seront jamais tenues, oubliant également la dimension sociale du monde associatif.

La politique, l’argent, les petits pouvoirs qui peuvent devenir énormes en gravissant les échelons fédéraux, nous font réaliser qu’un « business sale » est présent dans nombre de petites associations qui savent toujours comment obtenir des aides qui finiront en grande partie dans leurs poches.

S’il y a un combat à mener, c’est parfois au sein même du fonctionnement de nos structures associatives…

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

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Martial Reflections of an Hypnofighter #370: The Dishonest Individuals in Associations

I will focus on martial arts associations, but of course, this is generalizable to non-profit organizations (Association loi 1901) and businesses. One might get the impression that associations solely intend to bring people together to practice the combat sports they enjoy.

However, when we observe major sports associations, such as federations, we see cases of embezzlement, harassment, and other influence peddling. We have had examples of this in Judo and Karate, so imagine in smaller structures. There are practitioners or « passionate » individuals who invest themselves in these organizations with the aim of personal gain.

And it happens quickly: diverted subsidies, fighter bonuses that do not reach them, and political relationships with the local level, but also with the federal level which, strangely, can backtrack on promises and other commitments made.

One might think that the members remain the central concern, whereas in some structures, they become mere customers and sources of income. These are also the individuals who have been in administrative roles for years who suddenly consider themselves coaches, giving advice, holding pads, or coaching in competitions.

Not to mention the overexploitation of networks to avoid taking diplomas and seeking pompous titles for a resume they might try to resell expensively elsewhere. Trust being a foundation, this is a scam. These dream sellers sell athletes and parents sometimes wonderful things that will never be implemented, also forgetting the social dimension of the associative world.

Politics, money, the small powers that can become enormous by climbing the federal ranks, make us realize that a « dirty business » is present in many small associations that always know how to obtain aid that will largely end up in their pockets.

If there is a fight to be fought, it is sometimes within the very functioning of our associative structures…

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

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