Réflexions martiales d’un Hypnofighter #29 : L’esprit sectaire dans les arts martiaux

Ne nous leurrons pas, les arts martiaux peuvent très facilement dévier vers des comportements assez sombres. Entre les sensei qui imposent des conditions insupportables aux élèves au nom de la tradition, les sorties ou retraites qui deviennent des moments de conntrôle physique et psychologique, les cultes de la personnalité et le besoin constant d’exercer une domination sur les apprenants, il y a de quoi s’inquiéter.

Combien de professeurs dans divers styles, en plus de leur mystique, se considèrent comme détenteurs d’un savoir unique et absolu, se permettant des humiliations constantes pour rendre les futurs bras droits ou instructeurs de leur ryu plus dociles ?
Cela s’applique également à nos arts martiaux modernes. Il est malheureusement assez récurrent d’entendre parler de professeurs d’académies qui imposent des relations sexuelles avec de très jeunes femmes, fascinées par la figure d’autorité qu’ils représentent.

Les légendes n’aident en rien. Combien de pratiquants sont perçus différemment lorsqu’ils ont eu l’occasion de s’entraîner avec le fondateur ? Comme si leur propre niveau était lié à la personne qui a créé l’école. Pourtant, dans les faits, cela n’a pas grand-chose à voir. De nombreux jiujitsukas sont d’excellents professeurs et combattants, sans avoir jamais approché de près ou de loin un membre de la famille Gracie.

Si l’on se limite aux Gracie, Rickson explique clairement que son père et son oncle ont créé une sorte de secte de combattants pour satisfaire l’ego démesuré d’Hélio. Parfois, je ris avec mes amis du Kyokushin parce que le fonctionnement y est très sectaire. On n’a jamais le droit de dire quoi que ce soit, à part « OSU ». On passe son temps à tout valider, même lorsque l’on n’est pas d’accord.
Comme dans le domaine de l’hypnose et des disciplines complémentaires, il est facile de succomber à cette sensation de « puissance ». Comme Kara l’a récemment mentionné dans un commentaire, beaucoup de pratiquants cherchent plus ou moins consciemment une figure parentale. Cela permet aux professeurs, qui ont besoin de reconnaissance et de pouvoir, de prendre une place qui leur est déjà attribuée par le groupe.

C’est encore plus flagrant avec les maîtres du Chi. Ils ont toute une armée de disciples prêts à démontrer la puissance de la technique et la maîtrise absolue de l’énergie en étant des cobayes totalement conditionnés. Si en plus, il y a une forme d’orientalisme avec les notions de senpai, sensei, hanshi, les élèves deviennent de véritables serviteurs à disposition. Tout doit être fait pour le confort du maître, qui est souvent déconnecté de la réalité, même si son niveau n’est pas vraiment extraordinaire.

Le respect pour les plus anciens ne doit pas devenir un moyen de prendre le contrôle sur des personnes qui les admirent pour leur ceinture ou leur statut. Les pratiquants sont des êtres humains et les valeurs officielles des écoles sont rarement appliquées. L’étiquette martiale est un mythe, il suffit de voir à quel point les professeurs se laissent aller à l’alcool pendant les stages ou les soirées de fin de stage, comment ils cherchent à séduire les pratiquantes pour obtenir plus que de simples sourires respectueux. On oublie vite le contrôle de soi et la maîtrise de soi, ne laissant que les instincts les plus primaires prendre le dessus.
Lorsque vous rejoignez une académie, essayez de maintenir un esprit critique autant que possible, même si cela peut être difficile, car nous projetons beaucoup et sommes en attente. C’est d’autant plus vrai lorsque le professeur est une légende ou que vous êtes fasciné par lui. Il est très facile de se retrouver sous l’emprise d’une simple passion et du désir de donner le meilleur de soi-même.

Et vous, avez-vous déjà rencontré des gourous dans les arts martiaux ?

Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Be one
Pank

#étiquette #secte #dérivesectaire #respect #endoctrinnement #racalutabjj #asile #jiujitsu #bjj #blackbelt #lutalivre #nopainhappiness #whitebeltitude #mma #karate

Réflexions martiales d’un Hypnofighter #28 : Le sol en combat

Nous apprécions nos styles de préhension et nous savons qu’ils sont efficaces lors de combats libres et en défense urbaine contre des novices. Cependant, nous pouvons rapidement nous retrouver dans des situations bloquées avec une grande rétention lorsque le gi est impliqué.

Je n’ai jamais vraiment aimé le gi, même depuis mes débuts. Je venais du Pancrase et je ne comprenais pas l’intérêt d’apprendre à faire des nœuds avec un pyjama pour progresser en combat. Au fil des années, j’ai appris à aimer cet facette pour l’aspect pédagogique du travail en kimono. Cependant, lors des compétitions, je ressens simplement l’envie de frapper le gars qui me maintient dans une position.

J’en ai parlé il y a quelques jours, à un certain âge, le jiu-jitsu peut être réconfortant car le fait de retenir son adversaire permet un contrôle bien plus complexe qu’en Luta ou en MMA. La prise du gi, et surtout les jeux de col ou de manches, empêchent le partenaire de bouger, de s’échapper et parfois même de travailler de manière offensive.

Je crois que c’est à ces moments-là que mon cerveau bloque et ne comprend pas à quoi tout cela sert. Même si Rener Gracie fait des vidéos sur l’utilisation d’un hoodie dans la rue, je ne comprends pas en quoi nous sommes en train de combattre. Nous savons que dès que nous combattons sans gi et avec des frappes, voire même dans les règles de l’EBI, les choses se passent différemment.

Lorsque nous ne sommes pas capables de maintenir un adversaire au sol, c’est la galère, lorsque nous ne parvenons pas à entraîner le partenaire au sol, c’est la galère, et lorsque nous ne pouvons pas saisir correctement ce dernier parce qu’il glisse ou nous tape, c’est la galère. Le jiu-jitsu avec ses saisies et cet accord tacite de ne pas se relever ne correspond à rien dans une réalité de combat. Nous pouvons voir aujourd’hui avec quelle expertise les combattants de MMA parviennent à se relever en utilisant la cage ou simplement en explosant pour changer les dimensions du combat.

Aujourd’hui, je pense que le sol, sans prendre en compte les frappes, est un défaut. Nous devons garder à l’esprit que si nous avons un gi lors de l’exécution des techniques, nous ne pouvons pas laisser nos mains trop disponibles, sinon nous serons sujets à des petites frappes qui, bien qu’elles ne nous mettent pas nécessairement KO, peuvent nous épuiser, nous désorienter et nous blesser. Cette réalité rend de nombreuses techniques en gi caduques.

Même si le patrimoine technique du jiu-jitsu est bien plus vaste que celui de la Luta, le grappling, en raison du manque de grip, est bien plus orienté vers la réalité d’un combat au sol, avec des saisies qui empêchent les frappes et des rythmes qui ressemblent à un combat où certains ne veulent pas rester au sol.

Apprendre à combattre dans le jiu-jitsu sportif actuel n’est pas optimal pour combattre au sol dans des conditions de combat libre. Malgré toutes les qualités développées par le BJJ actuel, il ne forme pas aussi bien que le sambo ou certains styles de grappling des combattants polyvalents. Plus nous devenons techniques en jiu-jitsu sportif dans les années à venir, plus nous risquons de perdre l’efficacité d’un combat au sol performant dans un contexte interstyle.

Travaillez-vous régulièrement avec des frappes au sol ?

Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Be one
Pank

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Réflexions martiales d’un Hypnofighter #27 : Remettre une ceinture noire

C’est vraiment unique dans le monde de la Luta Livre et du BJJ, car nous n’avons pas d’examen fédéral comme dans les autres arts martiaux et sports de combat. Le professeur est celui qui décide si ses élèves ont atteint le niveau de ceinture noire. Dans ces disciplines brésiliennes, cette ceinture est plutôt longue à obtenir. Dans le cas de mes élèves, cela fait 15 ans qu’ils pratiquent.

Ce temps a offert des heures de combats, de partage, de voyages, de restaurants et d’amitiés. J’ai vu des vies complètement changer, d’étudiants devenir des professionnels, de célibataires devenir parents. Les années ont passé rapidement, avec tout ce que la vie apporte sur son chemin.

Le dojo reste quant à lui une salle immuable, avec ses salutations, ses répétitions et souvent des retards 😉 C’est un lieu central dans la vie des pratiquant. Après tant d’années à pratiquer la même discipline au même endroit, nous entrons dans une zone familière. Paradoxalement, elle est rarement confortable, surtout lorsque l’on progresse dans les grades, toujours chassé par les jeunes lions et lionnes.

Pour beaucoup d’arts martiaux, la ceinture noire marque le début du chemin, mais ce n’est pas le cas dans nos disciplines. J’en ai discuté il y a quelques années avec Patrick Lombardo, fondateur du Kenpokan et du Pankido. Dans les styles japonais, il est normal d’atteindre la ceinture noire après 3 à 5 ans de pratique, car cela représente une base.

En Jiu-jitsu et en Luta, nous ne sommes plus dans les bases à partir de la ceinture bleue ou violette. Nous avons un jeu qui change très rarement une fois que nous atteignons la ceinture noire. Nous connaissons suffisamment notre corps, nos forces et nos faiblesses pour affiner notre façon de pratiquer.

D’ailleurs, en BJJ, les degrés qui suivent la ceinture noire sont obtenus simplement avec le temps.
Ainsi, remettre une ceinture noire, c’est un peu se dire en tant que professeur : « J’ai accompli quelque chose. » Depuis longtemps, ils n’ont plus besoin de moi, mais le cycle est terminé. Maintenant, comme moi, ils sont ceintures noires. Ils ne sont plus des élèves, mais des codisciples. Ce qui est bien dans ce système de combat, c’est que les jeux qu’ils ont développés ne reflètent pas uniquement la spécificité du professeur, mais leur personnalité et leur style.

Donner ses premières ceintures noires est apaisant. Tu te dis que tu as terminé quelque chose, malgré toutes les difficultés que représente la pédagogie et les réflexions sur la manière de faire progresser les autres.

Pour ce passage, mes élèves ont combattu. Juste combattu, pas de techniques à démontrer, pas de points à obtenir. Juste se battre jusqu’à redevenir une ceinture blanche, tellement c’est épuisant. Terminer un cycle en prenant sa ceinture noire et, paradoxalement, se faire rouler dessus comme au début.

90 minutes de combat en kimono, en no-gi et en MMA. Parce qu’un Jiujitsuka ou un Lutador est un grappler qui doit être capable de gérer les frappes, de supporter la pression des coups et d’imposer le corps à corps et/ou le sol à son adversaire, même dans les pires conditions de fatigue. Vivre un petit enfer avec très peu de temps de récupération est un souvenir important, tout comme dans les styles nippons avec leurs 50 combats.

Bravo à eux et merci d’avoir partagé toutes ces années de tatamis et bien plus encore avec moi. Remettre une ceinture noire, c’est aussi prendre conscience qu’on a véritablement été un professeur.
Et vous, comment avez-vous obtenu votre ceinture noire ?

Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Be one
Pank

#passagedegrade #ceinturenoire #graduation #grappling #striking #débutant #racalutabjj #asile #jiujitsu #bjj #blackbelt #lutalivre #nopainhappiness #whitebeltitude #mma #karate

Réflexions martiales d’un Hypnofighter #26 : Enseigner la self-defense à des débutants

Cela faisait longtemps que je n’avais pas partagé un atelier axé sur la self-defense avec des néophytes. Dans le cadre d’une
cagnotte pour un trek dans le désert, la femme d’un de mes élèves a demandé si je pouvais proposer un cours en contrepartie.

J’ai eu une dizaine de femmes qui souhaitaient découvrir la self-defense. Parmi elles, deux avaient déjà été agressées, selon un modèle de saisie. Nous savons que les agressions d’hommes envers des femmes sont différentes de celles entre hommes. Les
rituels et les tentatives de prise de pouvoir ne se manifestent pas de la même manière.

J’ai donc choisi de travailler sur des techniques de grappling en associant des éléments de Kali et de Silat. La première chose marquante a été de constater à quel point le contact physique était difficile pour des personnes qui n’avaient pas l’habitude de saisir ou de se coller. Sans parler des « frappes » qui, entre la peur de faire mal et le manque de coordination, ressemblaient davantage à des attaques d’enfants qu’à celles d’adultes.
La défense personnelle se veut un processus simple dont l’objectif principal est de rentrer chez soi sans la moindre blessure.

La possibilité de s’échapper est primordiale, car dans la plupart des cas, il ne s’agit pas de combats pour survivre, mais plutôt d’actions visant à fuir.

Au début, les apprenantes avaient du mal à gérer les angles pour se libérer, mais peu à peu, elles ont automatisé leur démarche pour prendre conscience des possibilités d’évasion. Les questions fusaient sur les différentes situations, les gabarits potentiels des agresseurs, la manière de frapper les parties sensibles, etc. Cependant, lorsque je suis passé d’un style plus axé sur le jiujitsu,
pour gérer les prises et éviter l’immobilisation, à une forme plus agressive incluant des frappes, j’ai remarqué le malaise des
participantes.
Donner des coups ou frapper dans les yeux, les parties sensibles, etc., sont des choses qui ne sont pas du tout naturelles. La
simple idée de toucher la tête ou d’utiliser le « schreiding » (placer les mains sur le visage) les bloquait.
Bien sûr, nous n’étions pas dans un contexte où les personnes étaient davantage intéressées par ce type d’activité. Il ne semblait
pas y avoir une crainte particulière liée à une agression. Nous nous retrouvions plus avec des étudiantes qui se demandaient
quand cela allait se terminer plutôt que d’être réellement passionnées par le cours.
Cela m’a fait faire un parallèle avec mes élèves lors des entraînements, qui s’inscrivent initialement pour pratiquer le jiujitsu et la
lutte, et se retrouvent à devoir gérer des frappes, voire les donner eux-mêmes. Cette approche est assez malaisante pour
beaucoup de pratiquants du grappling. Je réalise qu’en plus du fait que ce n’était pas leur motivation initiale, beaucoup ont du
mal à frapper naturellement. Cela peut expliquer pourquoi de nombreuses personnes se figent lors d’agressions violentes avec
des coups puissants.
Il existe des instincts différents dans les sports de combat : les frappeurs sont souvent assez nerveux, tandis que les grapplers
sont davantage dans une notion de contrôle. Dans la rue, et encore plus avec des débutants, ce qui peut ressortir est ce qui est
naturel pour nous. Certains voudront faire mal à leur agresseur, tandis que d’autres chercheront rapidement à neutraliser la
situation avec le moins de violence possible.
La forme de défense que nous proposons à nos élèves doit correspondre à leurs instincts, sachant que lors de situations de stress, ce qui ressort est ce qui correspond à notre nature. Ce moment de partage m’a rappelé que même si beaucoup veulent apprendre à se défendre, beaucoup risquent instinctivement de se retrouver dans l’incapacité d’initier rapidement une défense ou une contre-attaque, et de vivre une gestion difficile du conflit.

Et vous, vous sentez-vous davantage frappeur ou grappler ?

Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Be one
Pank

#Selfdefense #grappling #striking #débutant #racalutabjj #asile #jiujitsu #bjj #blackbelt #lutalivre
#nopainhappiness #whitebeltitude #mma #karate

Réflexions martiales d’un Hypnofighter #24 : Le Tomiki Aikido

Je voulais parler un peu de l’Aikido et surtout d’un style que nous ne connaissons pas beaucoup en France : l’école de Kenji Tomiki. J’ai remarqué que Chadi a partagé une vidéo sur le sujet (https://www.youtube.com/watch?v=XuGhKWcXXYo). L’Aikido n’est pas connu pour son efficacité, bien que des pratiquants comme Shioda aient été de solides combattants à leur époque.

Le système initial était l’Aiki Jitsu, une école qui semblait avoir été utilisée pendant l’ère Tokugawa par les bretteurs. En observant les techniques, il est difficile de croire en leur efficacité sur un champ de bataille. Il faut se rappeler que l’ère Tokugawa, qui a duré trois siècles, était pacifique, et les maîtres ont perfectionné des techniques de guerre qu’ils n’ont jamais utilisées sur un champ de bataille. Cela a néanmoins développé l’aspect « spirituel » du combat.

Ce que j’ai trouvé intéressant il y a des années lorsque j’ai découvert le Tomiki Aikido, c’est l’idée géniale de savoir si les formes aiki fonctionnent. En effet, son fondateur était un haut gradé du Judo et un élève de Kano. Il avait donc cette habitude très positive des randori. Je vous rappelle que la notion de combat souple n’existait pas au Japon, il s’agissait de répétitions techniques, et la seule réalité possible se produisait pendant les affrontements. Même le Kendo n’a commencé ses assauts qu’en 1912. C’est le génie de Jigoro Kano qui a ouvert la voie du combat d’opposition souple.

Ueshiba venait d’une école d’Aiki Jitsu Takeda, qui prônait de vieilles formes et, en plus de son orientation spirituelle pendant sa quarantaine, l’a éloigné de tout ce qui pouvait être en opposition avec l’idée de compétition. Vous pouvez imaginer qu’un Aikidoka avec une solide expérience en Judo peut avoir une sensation de manque du peu de réalisme dans les entraînements pré-établis. Il a donc mis en place sa propre tendance avec des compétitions pendant lesquelles nous pouvons voir des projections et des clés à la volée assez efficaces.

Il y a même un travail avec des armes qui peut montrer à quel point il est difficile de combattre un adversaire armé d’un couteau. La force de ce type d’expression rend certes moins gracieuse la voie de l’union des énergies, mais nous offre la possibilité de considérer les techniques réellement applicables.

C’est également ce que nous apporte le Jiu-jitsu ou le MMA. Nous pouvons facilement dresser des statistiques sur les techniques qui fonctionnent réellement et celles qui sont des exceptions. Nous savons que les coups de pied sautés peuvent fonctionner, mais en réalité, leur taux de réussite est plutôt faible. Lorsque nous étudions un style, il est utile de savoir ce qui est réellement utile. Par exemple, en Kali, certaines écoles peuvent enseigner huit angles d’attaque avec bâton et couteau. Cependant, lorsque les Dog Brothers ont développé leur « gathering », des rassemblements de combats avec des bâtons en rotin et peu de protection, il est apparu que trois angles, voire deux, étaient largement suffisants, et c’est ce que tous les participants utilisaient.

Si nous voulons être efficaces en combat, il est préférable de se concentrer sur ce qui fonctionne, puis de revenir sur le patrimoine « culturel et technique » dans un second temps. Tomiki a été un précurseur particulièrement critiqué dans le monde de l’Aikido, alors qu’il a simplement voulu permettre à ses élèves de se tester et d’entrer dans une réalité d’opposition. Le combat n’est pas chose simple, sauf si nous sommes les initiateurs de la première attaque. Apprendre à gérer le stress des compétitions et l’intensité d’une personne qui veut vous battre est un excellent moyen de se sentir prêt pour d’éventuels affrontements.

Connaissiez-vous le Tomiki Aikido ?

Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Be one
Pank

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Réflexions martiales d’un Hypnofighter #23 : Devenir un bon UKE

Le UKE, c’est-à-dire le partenaire qui aide ou reçoit la technique, est l’élément le plus important de la dynamique d’apprentissage. C’est un discours que j’ai malheureusement peu entendu pendant mon parcours dans les arts martiaux. En tant que receveur, nous avions souvent tendance à mettre trop de résistance, voire à empêcher notre partenaire de réussir pour « voir si ça passerait en réel ».

Avec les années, j’ai compris à quel point il était difficile d’apprendre à recevoir, entre le partenaire tendu, celui qui est trop mou ou celui qui réagit de manière fictive. Un UKE devrait réagir initialement comme il le ferait en combat, puis passer de 100% d’opposition à 10 ou 20% pour progressivement établir les bonnes bases de travail pour le TORI.

Répéter une technique 100 fois sur un UKE dont les réactions ou les formes ne se retrouvent pas en combat ne sert à rien. Même si nous avons l’impression de répéter la forme, le BJJ et la Luta jouent sur des pressions, des angles et des éléments subtils qui vont au-delà de la forme.

Le UKE est l’élément central de l’entraînement. Si je sais exécuter la technique mais que mon UKE ne sait pas y réagir, ce que je fais va rapidement changer de thème. Si je ne sais pas exécuter la technique et que mon UKE est également perdu, nous restons simplement dans la compréhension de la forme. Nous savons que tout le monde peut donner l’illusion d’un jab sans jamais comprendre les transferts de poids, les rotations du poing, etc. La forme n’est que notre perception de la technique, pas la compréhension des principes. Si je ne sais pas exécuter la technique mais que mon UKE sait y répondre et l’exécuter, il me guidera et m’orientera.

Le UKE est celui qui permet de réussir son apprentissage. C’est lui qui s’adapte à ce que le TORI met en place pour que cela fonctionne et lui donne des indications pour s’améliorer, lui indiquer les points qui ne vont pas, etc.

Pendant les phases de combat debout, il est important d’avoir un UKE qui ose chuter, pour donner confiance au TORI et lui montrer que ses efforts sont récompensés. Le partenaire qui n’aide pas est celui qui, lors d’une tentative de projection réussie, effectue un sprawl pour éviter de tomber. D’une part, cela n’a aucun sens car nous ne sommes pas en randori, et d’autre part, cela bloque inconsciemment le TORI et l’empêche d’aller plus loin. C’est une forme d’impuissance acquise qui sera difficile à dépasser.

Lorsque nous sommes UKE, nous devons avoir le désir de faire progresser l’autre et de comprendre au mieux la technique et ce que nous ressentons lorsque nous la subissons. Nous devenons plus ouverts aux prises, aux angles, et nous nous interrogeons sur ce qui a fonctionné et sur ce qui fait que parfois ça ne marche pas. C’est un processus d’observation et d’apprentissage.

Penser que lorsque vous êtes UKE, vous perdez votre temps à subir est une mécompréhension de votre rôle. Vous êtes en train de travailler et de développer votre jeu. Impliquer à la fois les débutants et les gradés dans le rôle d’UKE est essentiel.

C’est grâce à nos bons UKE, à nos partenaires avec qui nous aimons répéter nos exercices et nos techniques, que nous progressons et prenons conscience que nous devons également faire attention à l’autre en randori. Perdre un partenaire qui est un bon UKE à cause d’une blessure représente une perte pour la qualité des cours que nous suivons.

Et vous, comment considérez-vous votre posture d’UKE ?

Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Be one
Pank

#UKE #TORI #apprentissage #racalutabjj #asile #jiujitsu #bjj #blackbelt #lutalivre #nopainhappiness #whitebeltitude #mma #karate

Réflexions martiales d’un Hypnofighter #22 : L’anticipation, une force stratégique

J’ai finalement compris pourquoi nous répétons autant les techniques dans des drills ou uchikomi. Bien sûr, cela nous permet de peaufiner les techniques, de prendre le temps de nous concentrer sur les détails qui nous conviennent, tels que les rythmes et les angles. Puis, petit à petit, j’ai commencé à observer l’importance du Uke. Comment allait-il réagir ? Si je change un élément, est-ce qu’il me donnera la même réponse ? Et si je répète exactement la même forme avec des critères quasi identiques, réagira-t-il de la même manière ?

Le Uke est l’élément déterminant de nos entraînements, et j’en parlerai demain. Il nous permet, dans nos répétitions, d’enregistrer des réponses. Nous continuons nos drills avec différents partenaires pour étudier et apprendre les différentes façons de réagir à nos attaques. En réalité, il n’y a pas cinquante façons de donner une réponse à une technique.

Cela nous offre la possibilité de compléter notre cartographie consciente et inconsciente de ce qui peut se passer pendant notre exécution technique. Nous pouvons dès lors travailler sur une réaction alternative ou peaufiner notre préaction. Dans les styles de préhension, la façon dont nous prenons le kumikata nous permet de préparer notre technique à venir et d’imposer des réponses, ou du moins de comprendre le type de réponse spontanée du style d’opposant que nous avons.

Une fois que nous avons pu observer les affrontements de grip et les préparations techniques de la réponse de l’adversaire, nous pouvons lancer la technique. Cependant, je n’attends pas la réaction, je la connais déjà. J’insiste sur ce point : la question n’est pas de savoir quand ou comment réagir, nous le savons grâce à la prise d’informations que nous avons mise en place pendant nos drills, puis pendant l’étude des préactions dans le randori, afin de lancer notre mouvement dès la fin de cette initiative.

Nous avons déjà une connaissance à plus de 80% de la réaction attendue, ce qui signifie que nous sommes déjà dans le début de l’exécution technique alors que notre partenaire n’est qu’à sa réaction instinctive. Nous prenons ainsi une demi-voire une pleine longueur d’avance sur lui.

Prenons l’exemple du triangle. À force de répéter mon drill, je sais que la grande majorité des défenses de triangle commence par la réaction de se mettre en colonne avec la tête droite et alignée, et qu’il y a un appui sur les jambes pour se redresser complètement. Donc, au moment où j’engage mon triangle, avant même qu’il ne se redresse, j’ai déjà effectué un hipscape, non pas pour attaquer la tête mais l’omoplate. Ce léger retard après sa réaction de s’aligner me permet d’exercer une pression sur son épaule voire de revenir à mon triangle.

Plus nous « connaissons » les réactions de nos partenaires, plus nous sommes dans une notion de fluidité, car nous sommes focalisés sur ce que nous faisons et pas réellement sur ce que l’autre va faire, sachant que nous avons suffisamment d’informations pour anticiper ses réponses. Il est évident que plus nous progressons, plus nos adversaires peuvent adopter des réponses adaptatives, jouant eux-mêmes sur cette anticipation et variant ainsi les feedbacks et les prises de données exploitables.

Que ce soit en BJJ, en Luta ou en Judo, les plus grands que j’ai pu croiser ou observer étaient des maîtres de l’anticipation, des experts de ce que les nippons nomment le sen no sen. D’ailleurs, dans les styles moins basés sur l’opposition comme l’aïkido ou le système, c’est un principe que nous pouvons voir de manière plus claire.

Et vous, où en êtes-vous ? Plutôt go no sen ou sen no sen ?

Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Be one
Pank

#anticipation #sennosen #gonosen #racalutabjj #asile #jiujitsu #bjj #blackbelt #lutalivre #nopainhappiness #whitebeltitude #mma #karate

Réflexions martiales d’un Hypnofighter #20 : Croire au Ki ?

Dans le monde des arts martiaux, de nombreux néophytes et même certains pratiquants associent facilement cet univers à des pouvoirs prodigieux. Cependant, en réalité, les individus les plus impressionnants que j’ai rencontrés, à tous les niveaux, étaient des lutteurs. Leur approche est très éloignée de la subtilité attendue dans le monde du Ki.

Nous avons tendance à apprécier les performances des moines Shaolin ou les démonstrations de casse. Les multiples exercices de Qi Gong offrent indéniablement des avantages pour la santé à long terme. Est-ce réellement dû à une énergie spécifique, ou simplement parce qu’une discipline basée sur le mouvement et la respiration, sans opposition, est naturellement bénéfique pour l’ensemble du corps, à l’instar d’une gymnastique ?

Nous aimerions tous posséder les pouvoirs de Dragon Ball, mais cela semble peu probable. Rappelons-nous les expériences du « Yellow Bamboo » (https://youtu.be/dOOh2J1b3lQ) ou du maître de combat à distance qui se fait rappeler à la réalité : (https://youtu.be/DgOj06F4uRw).

Cependant, cela n’empêche pas que les conditionnements auxquels les élèves sont soumis pendant des années relèvent davantage de transes et de suggestions hypnotiques, avec des phénomènes associés, plutôt que d’un pouvoir lié à une force. Ce constat n’est pas surprenant, si l’on se rappelle que l’hypnose est initialement issue du mesmerisme, une forme de magnétisme. Au fil du temps, les praticiens ont compris que ce n’étaient pas les gestes qui avaient un effet, mais plutôt les conditionnements et l’orientation de la psyché des participants.

La notion de Chi peut revêtir plusieurs facettes, pouvant être considérée comme une énergie vitale ou simplement comme une force interne associée au souffle. On peut même l’aborder sous un aspect plus spirituel avec la vision taoïste du principe de vie. Entre les récits partagés par les cultures orientales et notre désir persistant de mysticisme, nous nous sommes focalisés sur des croyances de pouvoirs destructeurs.

Pourtant, malgré des années de Vale Tudo et de défis proposés par Mad Dog (Xu Xiaodong), nous n’avons jamais eu la preuve de l’efficacité de cette énergie dans des situations non conditionnées (c’est-à-dire sans des personnes qui souhaitent y croire ou des élèves). Les démonstrations de milliers de combats n’ont pas permis de prouver la réalité du Ki.

Lorsque Ueshiba parle du Ki et de sa capacité à percevoir et rediriger le Ki de l’autre, pour l’entraîner vers la non-dualité, il est important de se rappeler qu’O Sensei était lui-même un individu robuste et un technicien qui s’entraînait pendant des décennies, la majeure partie de ses journées. Il n’était pas simplement un pratiquant dépourvu de synchronisation et de compétences athlétiques. De plus les formes libres en Aikido sont tout de même tout le temps initié par les mêmes mouvements dont assez simple à orienter.

L’entraînement de millions de pratiquants issus de styles totalement différents n’a pas permis de démontrer la « réalité du Ki ». Néanmoins, le travail d’auto-suggestion, d’attente positive et de croyance peut influencer de manière significative notre propre corps et esprit, en accord avec les principes de l’auto-suggestion. Il est important de souligner que nous ne pouvons pas imposer nos réalités aux autres (combats), mais cela ne signifie pas que notre orientation interne ne puisse pas apporter des bénéfices personnels (QiQong, TaiChi).

Et vous, avez-vous déjà été fasciné et à la recherche du Chi ?

Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Be one
Pank

#ki #énergie #suggestions #combats #racalutabjj #asile #jiujitsu #bjj #blackbelt #lutalivre #nopainhappiness #whitebeltitude #mma #karate

Réflexions martiales d’un Hypnofighter #19 : Les straps, un outil dopant ?

On en parle rarement, mais les straps pour un jiujitsuka sont un outil d’amélioration de la performance. Initialement, les grapplers se strappaient les doigts lorsqu’ils se blessaient afin de pouvoir continuer à saisir. Cependant, au fil des années, ce qui était initialement un simple pansement est devenu un outil pour éviter de se tordre les doigts, un moyen de renforcer nos mains même non blessées.

En Muay Thai, on porte des protège-tibias et des gants plus épais à l’entraînement pour ne pas blesser son partenaire et se préserver de blessures éventuelles. Jusqu’ici, tout va bien, mais ce qui me pose problème, c’est l’acceptation des straps lors des compétitions. C’est du « dopage » pour les doigts 😊. En Kyokushin, il n’est pas autorisé de porter des « pansements » ou des protections lors des premiers tours. Ensuite, c’est différent, car de toute façon, tu seras blessé (c’est fin ce style de karaté).

Mais dans notre discipline, le règlement permet aux pratiquants, qu’ils soient blessés ou non, de protéger leurs articulations des mains. Selon moi, tu devrais arriver le jour du combat « en état » et combattre (ou pas) malgré les douleurs et les blessures. Prenons l’exemple de la boxe, si tu as une blessure au tibia ou au pied, tu ne pourras pas mettre de protège-tibias.

De plus, en Jiu-Jitsu en kimono, les straps renforcent la prise. Ils sont abrasifs, ce qui rend difficile le retrait du kimono de la prise de l’adversaire. Pour moi, c’est la même chose que d’ajouter des éléments durs à tes bandages en boxe. Cela modifie la réalité physique du combat.

On critique souvent le dopage, que nous ne pouvons pas forcément détecter en raison des coûts élevés des tests, mais si l’on considère que le dopage concerne les produits qui améliorent nos performances de manière non naturelle, les straps pourraient en faire partie.

Si tu n’arrives pas à saisir le kimono parce que tu t’es blessé les mains, alors tu es comme ce boxeur qui ne peut plus boxer à cause de ses poignets fracassés ou ce coureur qui a des problèmes au genou, tu peux t’entrainer mais tu ne peux pas jouer en compétition.

Dans un style de combat, je trouve cela étonnant. Surtout que la différence est immédiate. Des prises que tu lâcherais normalement, tu les maintiens facilement. Et comme nous savons que la prise est un élément déterminant dans le match, cela devient difficile.
Alors les combattants qui ne peuvent plus utiliser leurs doigts pourraient penser qu’il serait injuste de les empêcher de concourir sans ces protections, mais c’est le cas dans presque tous les styles de combat et chacun doit prendre soin de lui-même au mieux. Si j’accepte de me faire mal aux mains lors de tamashiwari en pratiquant le karaté kyokushin, je dois assumer de combattre avec une main blessée.

Et que faisons-nous alors ? Eh bien, nous pratiquons du Luta Livre Gi 😊 (ok ça n’existe pas), c’est-à-dire que nous ne saisissons pas le kimono et nous continuons comme d’habitude en grappling (en no-gi). Certes, cela réduit l’intérêt du kimono, mais au final, chacun combat avec ses forces et ses faiblesses. Cela permettra peut-être à des athlètes de 30 ans de ne pas avoir les mains d’un octogénaire.
Comme je le disais dans l’article d’hier, il est également bon de s’interroger sur nos entraînements et sur les moyens de maintenir notre corps en bon état. La compétition (préparation et combats) peut déjà causer des dommages, mais si le règlement pousse indirectement à se strapper comme un élément de performance, peu importe les blessures, cela ne facilitera pas une pratique confortable au fil des années.

Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Be one
Pank

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Réflexions martiales d’un Hypnofighter #18  Réflexions sur la mortalité des maîtres d’arts martiaux

On associe souvent les arts martiaux à un mode de vie particulier. Dans l’imaginaire collectif, les pratiquants sont souvent représentés comme ayant des capacités physiques exceptionnelles et une force mentale indestructible. On s’attend à ce qu’un vieux maître soit encore en bonne forme physique et doté d’une sagesse infinie.


Cependant, la réalité est que de nombreux anciens pratiquants d’arts martiaux, au 2&e siècle, se retrouvent souvent dans un état assez lamentable. Ils souffrent de douleurs dans tout le corps, sont parfois incapables d’effectuer certains mouvements, et en ce qui concerne la sagesse, celle-ci est souvent mise de côté, surtout après le premier verre.


Depuis des années, je m’intéresse à la façon dont les gens meurent. Je cherche à comprendre si le mode de vie et la mentalité peuvent influencer ces aspects. Bien sûr, on pourrait supposer qu’un athlète ne mourra pas de la même manière qu’un alcoolique.


Ce qui m’intéresse le plus, ce sont les pratiquants d’arts martiaux, qu’ils pratiquent des styles durs ou souples. Je m’intéresse aux pathologies qu’ils développent et à l’âge auquel ils décèdent. Par exemple, il est cohérent qu’un Mas Oyama meure d’un cancer des poumons s’il fumait, même s’il s’entraînait beaucoup. De même, les pratiquants de Taikiken ont tendance à faire des AVC, or c’est un style interne mais …dur. Récemment, nous avons appris que Rickson Gracie était atteint de la maladie de Parkinson. Il en va de même pour Ali, qui a subi de nombreux traumatismes liés aux coups reçus, ce qui ne semble pas contradictoire.


Cependant, Rickson Gracie (63 ans), bien qu’ayant été sous pression depuis son enfance et ayant beaucoup combattu en MMA professionnel, n’a pas reçu trop de coups au visage. Il pratiquait beaucoup le yoga, le pranayama et suivait un régime plutôt sain en suivant la Gracie Diet. Il y avait également des questions sur le dopage, mais est-ce que cela y est lié ? Il n’existe pas d’études sur l’association entre le dopage et la maladie de Parkinson.


Si des athlètes qui représentent un mode de vie relativement sain peuvent développer des maladies dégénératives de ce type, cela remet en question l’impact réel des arts martiaux sur le bien-être. Même les styles plus internes ne semblent pas offrir une meilleure protection. Pourtant, on nous présente de nombreux exemples d’anciens pratiquants qui vivent jusqu’à un âge avancé. La question qui se pose est donc : à quelles conditions ? Est-ce que l’aspect belliqueux des pratiquants et leur excès ne finissent pas par épuiser leur corps ? Qu’est ce qui a changé entre la pratique du début 20e et maintenant ?
Cependant, un élément semble avoir changé : les anciens du 19e et du début du 20e siècle mouraient en moyenne vers l’âge de 79 ans (dans la liste qui suit). Voici quelques exemples de maîtres et leur âge au décès :


• Gichin Funakoshi, fondateur du style Shotokan : 88 ans
• Kenwa Mabuni, fondateur du style Shito Ryu : 62 ans
• Kyuzo Mifune, expert en Judo : 81 ans
• Jigoro Kano, fondateur du Judo : 77 ans
• Hironori Otsuka, fondateur du style Wado Ryu : 89 ans
• Morihei Ueshiba, fondateur de l’Aïkido : 85 ans
• Choki Motobu, expert en Karaté : 74 ans
• Yasutsune Itosu, pionnier du Karaté moderne : environ 85 ans
• Kanō Jigorō, fondateur du Judo : 77 ans
• Masutatsu Oyama, fondateur du style Kyokushin Karaté : 70 ans
• Gogen Yamaguchi, fondateur du style Goju-Kai Karaté : 80 ans
• Choshin Chibana, fondateur du style Kobayashi Shorin Ryu : 83 ans
• Toyotaro Miyazaki, fondateur du style Gōjū-Ryū Kenbukan Karaté : 91 ans
• Kanken Toyama, fondateur du style Shudokan Karaté : 78 ans
• Shoshin Nagamine, fondateur du style Matsubayashi Ryu Karaté : 90 ans
• Seikichi Toguchi, fondateur du style Shorei Ryu Karaté : 80 ans
• Meitatsu Yagi, fondateur du style Meibukan Goju Ryu Karaté : 91 ans
• Yoshio Sugino, fondateur du style Katori Shinto Ryu : 93 ans


Il est possible que les formes, l’intensité et peut-être même l’excès de performance dans les sports de combat aient eu un impact sur la fin de vie de nos aînés. Il est également possible que notre mode de vie moderne ait également joué un rôle, en raison du stress, par exemple. Cependant, les pratiquants que j’ai mentionnés ont vécu une voire deux guerres, donc en termes de stress, ils ont également été servis.
Pratiquer des sports de combat dans le but d’améliorer notre bien-être est une chose positive, mais nous devons nous assurer que lorsque nos élèves deviendront des seniors, ils pourront vivre confortablement avec un corps fonctionnel.
Pank

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