Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #100 : Les conflits, une problématique mentale #1

Il arrive que nous nous retrouvions en conflit avec des inconnus ou des proches. Une véritable dynamique de combat s’installe, avec des stratégies passives-agressives, des coups bas, des insinuations ou des non-dits. Les « armes » employées, même si elles ne proviennent pas directement de la boxe ou du BJJ, peuvent être tout aussi tranchantes et blessantes.

Dans les sports de combat, nous visons à fournir des outils permettant de gérer les conflits, voire les oppositions, dans un cadre défini, afin que les apprenants puissent s’en sortir au mieux. Pour les enseignants de self-défense, la gestion se base sur une gamme de problématiques et de conséquences plus large.

Face aux tensions verbales et psychologiques, nous devons adopter l’esprit de la self-défense, qui prend en compte davantage de pièges et de coups bas que dans une salle d’entraînement ou sur un tatami. Si nous tentons d’éviter le conflit, certains comprennent cette démarche et déploient de nombreuses stratégies pour nous mettre en position de vulnérabilité, nous plaçant souvent sur la défensive, afin de prendre de l’avance dans leurs attaques et d’affaiblir, voire anéantir, notre capacité de réaction.

En tant que pratiquant, je conseille à ceux qui cherchent absolument à éviter les tensions de rapidement reprendre l’initiative et de passer à l’offensive. Il ne s’agit pas forcément de blesser, mais de désarçonner l’adversaire, limitant sa liberté d’expression et ses critiques, et paralysant ses actions les plus incisives.

Tout comme en combat, celui qui maîtrise le « kumikata » peut plus aisément anticiper et contrôler la situation. La plupart des agresseurs psychologiques ont tendance à garder le contrôle face à des individus qui mettent du temps à réagir. C’est comme être un boxeur de type « diesel », mais subir des coups avant même d’avoir trouvé son rythme peut être préjudiciable.

Conservez l’esprit martial : ne laissez pas votre adversaire vous guider, imposez votre propre jeu. Ainsi, vous pourrez mieux gérer et canaliser l’intensité de l’agressivité de l’autre.

#agression #harcèlement #tension #dommagepsychologique #kumikata #lead #contre #Bushido

Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous, 

Be One 

Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #99 : La peur dans le combat

Même si aujourd’hui, pour une énorme majorité des pratiquants, les arts martiaux et sports de combat ne sont que des loisirs, il n’est pas nécessaire de faire des compétitions ou de combattre dans la rue pour valider une discipline.
Cela peut simplement être un moment de détente et de préparation physique. Parfois, dans les styles d’opposition, il peut y avoir des combats d’entraînement, comme les randoris. Ces moments peuvent être effrayants, que ce soit en Judo, en Karaté ou en BJJ. Même à l’entraînement, il est possible d’être secoué, de souffrir et, parfois involontairement, d’être blessé.

La compétition est une étape supplémentaire qui nous expose à une confrontation ritualisée. Mais, en fonction des règles, cela peut facilement mener au KO ou à une blessure par soumission. Le stress s’intensifie et une tension réelle s’installe. Il y a des moments où l’on peut se dire qu’on n’a rien à faire sur l’aire de combat.

On oscille entre exaltation et terreur, et pourtant, quand cela commence, tous ces doutes, cette anxiété, toutes ces peurs s’envolent. Il n’y a plus que le moment présent. Souvent, notre corps ressent le contrecoup de cette montée d’adrénaline, qui nous a épuisés.

Puis, il y a la rue. Le combat inattendu. Parfois, nous avons déjà terminé le combat avant que la peur ne se manifeste vraiment. Paradoxalement, plus on prolonge et ritualise les altercations verbales, plus la peur s’installe. C’est ardu dans un contexte où tout est permis et où la mort est une issue à envisager. La peur nous paralyse, rendant nos mouvements lents et imprécis. Nous sommes alors en mode « vision tunnel ». Et pourtant, c’est dans ces moments-là que nous avons le plus besoin de ressources, car cette fois, la peur a réellement un sens. Les conséquences sont bien plus graves que sur un tatami ou dans un gymnase.

Apprendre pas à pas à gérer la peur est essentiel. On peut commencer par surmonter la peur des randoris, puis celle des combats intenses, pour éventuellement se lancer en compétition, et enfin espérer être au top dans un affrontement de rue sans règles. C’est un long parcours, et la personnalité a aussi son mot à dire.

combat #affrontement #peur #angoisse #fight #flight #réussite #streetfight

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Be One
Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #98 : La santé mentale des combattants.

Il est intéressant de constater que la santé mentale des combattants n’est pas toujours prise en compte, voire que les déséquilibres peuvent être perçus comme une marque d’être un bon guerrier, un fou capable de tout. Souvenons-nous que les Hashashins étaient des combattants drogués. Beaucoup de soldats prenaient du Brown, un mélange de cocaïne et de poudre. Nous savons que les états violents que peut provoquer la cocaïne, par exemple, ont été recherchés pendant des années par des boxeurs, en plus des propriétés analgésiques de cette substance.

Lorsque l’on voit un combattant comme Fergusson à l’UFC, qui est véritablement paranoïaque, mais que tout le monde admire parce que c’est un « vrai fou » dans la cage, nous pouvons nous poser des questions sur ce que nous voulons voir dans une cage. Je ne parle même pas de l’ancienne génération de combattants qui se sont retrouvés en prison pour meurtre ou d’autres affaires obscures.

Prendre en considération la gestion de la violence, tant la sienne que celle des autres, comprendre les mécanismes de domination recherchés dans un combat, et être capable de reconnaître que des comportements divertissants dans le cadre d’un sport de combat peuvent être réellement problématiques dans la vie quotidienne, devrait être un élément clé dans les organisations.
Nous avons des personnes qui, pour diverses raisons, ont décidé de devenir combattants au plus haut niveau, mais comme nous pouvons le voir à travers les phases de résilience de Strikland, nous savons aussi qu’il est très à la limite. Cyrille Diabaté a lui aussi partagé un autre aspect qui demande du courage et du combat, celui contre la dépression.

Il est certain que cela relève de plusieurs facteurs, mais le suivi de la santé mentale des combattants après des défaites, des exclusions, voire après leur retraite, est un sujet que nous devrions mettre davantage en valeur.

#santémentale #combattant #agressivité #violence #psychologie #hypnose #aide #dépression #folie

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Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #96 : Pourquoi le MMA n’est-il pas apparu plus tôt ?

Je me suis interrogé aujourd’hui : pourquoi n’avons-nous pas vu émerger une discipline de synthèse comme le MMA plus tôt dans l’histoire, dans différents pays ? La médiatisation joue certes un rôle essentiel dans la popularité des sports de combat (et d’autres domaines également). Depuis l’Antiquité, nous savons qu’une forme mixte de combat existait, avec le Pancrase comme exemple historique.

Il est intéressant de noter que ces disciplines complètes ont vu le jour non pas pour les besoins militaires, mais plutôt dans un contexte sportif. Si l’on remonte à une période plus récente, il était courant en Europe d’assister à des combats interstyles. Le CatchWrestling, par exemple, se confrontait souvent à d’autres styles tels que la boxe. En France, l’arrivée du Jiu-jitsu au début du siècle et du Judo dans les années 50 a marqué une époque où lutteurs et boxeurs les défiaient. Dans tout l’Occident, les Prize Fighting étaient légion, des combats où chacun apportait son savoir-faire.

Il est à noter que Maeda, l’homme qui a introduit le Jiu-jitsu au Brésil, était lui-même un combattant de Prize Fighting. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il a été exclu du Kodokan de Kano. Alors, pourquoi n’avons-nous pas développé des disciplines de combat plus complètes plus tôt ? Que se passait-il lorsque lutteurs ou boxeurs étaient défaits ? Ne remettaient-ils pas leurs techniques en question ? Avec l’UFC, en seulement 3 à 4 ans et moins de 10 événements, nous avons vu des styles évoluer, avec l’apparition de techniques comme le Ground and Pound de Coleman ou les Sprawls de Maurice Smith. Imaginez le niveau du MMA s’il existait depuis un siècle et demi…

La combinaison de l’argent et de la popularité a transformé ce qui était autrefois perçu comme un spectacle quelque peu sordide en l’une des disciplines sportives de combat les plus remarquables. J’aimerais vraiment savoir comment les Pankratiastes grecs auraient performé face à nos athlètes modernes…

#catchwrestling #mma #combat #Pancrase #Prizefighting #Interstyle

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Be One 

Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #95 : L’évolution de la population martiale

Récemment, j’ai eu une discussion avec Nicolas, le professeur de Taekwondo au Fushan Kwoon. Selon lui, le TKD pourrait suivre le chemin du Judo, qui attire majoritairement des enfants. Les styles traditionnels orientaux, empreints de rituels, semblent de moins en moins en phase avec l’époque actuelle.

J’avais déjà évoqué le sujet avec Gregot, le fondateur du Fushan. Ancien instructeur de Wing Chun, il a observé que, mis à part les sursauts d’inscriptions suite à la sortie de films comme « Ip Man », les écoles axées sur la répétition de mouvements dans le vide ou sur des formes attirent de moins en moins de monde à l’ère des arts martiaux modernes.

Aujourd’hui, le MMA, ainsi que la boxe et diverses formes de lutte, incarnent l’efficacité en combat. L’ambiance traditionnelle des dojos cède la place à des salles de sport pluridisciplinaires, plus axées sur le jeu et la performance que sur la quête intérieure à travers le combat.

Les attentes ont changé. Beaucoup s’adonnent aux sports de combat pour rester en forme plutôt que pour combattre sur un ring ou dans une cage. Certains, soucieux de leur sécurité personnelle, préfèrent les écoles modernes aux techniques désuètes du vieux goshin jutsu.

Il est probable que les styles traditionnels s’estompent avec le temps, sauf s’ils s’adaptent, comme l’a fait le Judo, pour devenir principalement des outils de développement physique et de discipline pour la jeunesse, sans chercher à être spécifiquement efficaces en combat.

Les époques changent, et les disciplines doivent évoluer, même si certains regrettent le bon vieux temps. C’est un autre défi à relever : accepter l’impermanence des choses.

#artsmartiaux #sportdecombat #boxe #taekwondo #wingchun #mma #bjj #lutte #évolution #autodéfense

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Be One 

Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #93 : Le Jiu-jitsu coûte cher

Depuis quelques années, le Jiu-jitsu est devenu de plus en plus cher. En France, nous avons encore une culture associative qui permet à de nombreux néophytes de pratiquer cette superbe discipline. Cependant, le modèle que nous suivons en France est celui de l’IBJJF, qui fonctionne selon un modèle économique coûteux, particulièrement pour ce qui concerne les compétitions.

Hier, en discutant avec Dorane du peu d’intérêt qu’il avait à participer aux championnats d’Europe, nous avons abordé la problématique économique de notre sport. Quand j’ai commencé à combattre, les compétitions au sein de la FFkarate, dans les compétitions de Pancrase ou de Grappling, ne coûtaient rien ou juste une poignée d’euros.

Maintenant, nous devons débourser entre 50 et 150 euros pour participer à une compétition. Mes amis de la fédération ont raison de dire que les organisations sont devenues très professionnelles, ce qui implique des coûts élevés pour rémunérer les arbitres et le personnel de qualité. Certes, c’est vrai. Cependant, il s’agit toujours d’un sport. De plus, cela ne nous mène généralement à rien de spécial. Il est rare de participer à des compétitions où nous gagnons de l’argent en cas de victoire.

En 30 ans de compétition, je n’ai été rémunéré qu’une seule fois en remportant un tournoi. Cela semble dérisoire comparé aux milliers d’euros que j’ai dépensés simplement pour pratiquer. Avoir un t-shirt et une organisation de qualité, c’est bien, mais de mémoire en karaté, je ne payais rien et les compétitions étaient tout aussi professionnelles et bien organisées.

Alors, est-ce parce que nous sommes passés d’une organisation moins développée (plus ghetto) en grappling que au niveau des fédérations nationales en 20 ans ? Je pousse un peu, mais nous payons un prix qui a peu d’intérêt en pratique. Tout ce que nous voulons, c’est monter sur le tatami, être correctement arbitré (et même lorsque cela coûte cher, il y a encore des erreurs), et repartir avec une médaille en cas de victoire.

Je reviendrai plus en détail sur ce sujet, mais le sport et les fédérations restent un monde de business et de profit, comme une entreprise avec des règles que chacun utilise à sa manière, et rarement pour le bien des adhérents.

#Prix #Jiu-jitsu #Inflation #Abus #Argent #Bénéfice #Fun #Participation #Association #Fédération #IBJJF

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #91 : Les compétitions Karaté au KO, un désordre

Antonio Tusseau, un bon ami et surtout un triple champion d’Europe de Kyokushin, se prépare pour les Mondiaux de l’International Karate Organization… la première du nom. Comme vous le savez, Sosaï Oyama a créé le Kyokushin avec un modèle de compétition au KO.

L’IKO ayant été la première organisation pendant plusieurs décennies, cette compétition rassemblait vraiment les meilleurs combattants selon ces règles. Puis il y a eu des scissions, et enfin, la mort de Sosai. En conséquence, nous avons maintenant plusieurs Championnats du Monde sous les règles Kyokushin ; j’en ai déjà repéré une dizaine sans trop chercher.

Tonio, lui, est dans la fédération originale, parce que Sihan Legrée est resté fidèle à cette tendance. On peut la considérer comme la meilleure du monde, mais désormais, c’est difficile à déterminer étant donné que les organisations ne se confrontent plus. La dernière mise à niveau a eu lieu en 1991 lors d’une compétition avec des règles mixtes Kyokushin vs Oyama vs Seidokaikan : https://www.youtube.com/watch?v=j7CgMoYFwC4. Le Kyokushin de Mas Oyama l’ayant emporté.

En jiu-jitsu, nous avons une fédération (entreprise) dominante, l’IBJJF, suivie de l’AJP et de nombreuses autres fédérations, dont celle de Rickson Gracie. L’avantage est que les professionnels peuvent combattre dans toutes ces fédérations pour tenter de gagner un peu d’argent, l’IBJJF ne rémunérant que sur une ou deux grosses compétitions.

Lorsque je discute du Shin-Kyokushin, la IKO2 de Moiori avec Antonio, il m’explique que le problème réside dans le fait que même s’entraîner entre eux peut créer des tensions politiques. Imaginez si un champion du monde du style Kyokushin X venait combattre et ne remportait pas le titre dans la fédération Y. Ca serait la guerre et la critique sans fin.

Au lieu de mettre en avant ces combattants qui donnent tout pour réussir, les enjeux politiques et les histoires affectent toutes les générations, passées et futures, les confinant au lieu de les aider à élever leur niveau et leur réflexion sur les styles.

Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous, 

Be One 

Pank

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #89 : La ceinture noire de Kyokushin : entre mythe et réalité

Ces derniers temps, je m’efforce de dénicher une information que vous avez sûrement déjà lue concernant le shodan de Kyokushinkai. Le passage de grade pour cette ceinture noire est exigeant sur le plan physique et technique. De plus, il est connu pour être assez sélectif de nos jours. 

Cependant, à l’époque d’Oyama, j’ai pu lire que la plupart des pratiquants pouvaient l’obtenir en 2 à 3 ans. Il est à noter, cependant, que la première génération comptait beaucoup de pratiquants d’autres écoles. N’oublions pas que Jon Bluming a obtenu son 6e dan de la part d’Oyama en 1964, soit 7 ans après avoir rejoint le dojo d’Oyama.

Patrick Lombardo, fondateur du Kenpokan et du Pankido, m’a lui-même dit que pour quelqu’un qui s’entraîne régulièrement, 3 à 4 ans n’étaient pas déraisonnables, sachant que c’est vraiment une première étape dans les styles nippons.

Pendant des décennies, j’ai entendu dire qu’à une époque (période difficile à définir), un Shodan de Kyokushin devait également être Shodan en Judo, en Iaido, etc. Eh bien, ce n’est pas le cas. En réalité, c’est Jon Bluming qui avait cette idée, étant lui-même un prodige des arts martiaux. Il semble l’avoir proposée à Oyama, mais sans retour positif.

Cela explique pourquoi le Karate Kyokushin Budokai ressemble davantage à du MMA qu’au pur Kyokushin. Quant au curriculum du Oyama Dojo des années 60-70, il n’est pas vraiment disponible. J’imagine qu’il devait ressembler à ce que l’on trouve aujourd’hui. Cependant, il faut garder à l’esprit que le karaté d’Oyama était assez brut et moins raffiné par rapport aux styles non contact. 

Le Kyokushin recherchait des combattants, et les cours étaient axés sur la préparation physique et des combats intenses. Les techniques de frappe, comme les Shotei, étaient parfois utilisées. Notons que les projections ont presque disparu depuis 1979, lorsque Oyama a décidé en demi-finale, lors du combat entre Willie Williams et Senpei, de les interdire. 

Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous, 

Be One 

Pank 

#shodan ##kyokushinkai #JonBluming #masOyama #WillyWilliams #ceinturenoire #graduation 

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #88 : Le sexisme dans les sports de combat

Il est temps de faire face à une réalité : les sports de combat et les arts martiaux ne sont pas aussi « inclusifs » qu’on pourrait le penser. Bien que sur le papier, tout le monde soit censé pouvoir pratiquer les arts martiaux, il est malheureusement courant de constater que de nombreuses femmes ne se sentent pas vraiment à l’aise dans de nombreuses académies.

La première problématique réside dans le fait que certains hommes, pour diverses raisons, ne veulent pas s’entraîner avec des femmes. D’un autre côté, il arrive que certains hommes adoptent une attitude trop envahissante et insistante, parfois confondue avec de la séduction. Dans de telles situations, les femmes sont souvent perçues non pas comme des pratiquantes à part entière, mais comme des éléments périphériques.

Il est vrai que certaines disciplines, comme le Taekwondo ou la Capoeira, comptent un nombre important de femmes, voire sont majoritairement féminines. Cependant, dans les disciplines plus de contact, elles rencontrent souvent des difficultés à trouver des partenaires de poids équivalent en raison de leur faible représentation. Il est important de souligner que la simple création de sections féminines ne garantit pas automatiquement une atmosphère positive.

Après avoir discuté longuement avec des pratiquants et des enseignants de divers horizons et disciplines, il est clair que malgré les discours officiels prônant l’intégration, les femmes font face à des défis constants. Personnellement, je me suis souvent interrogé sur la raison pour laquelle le sexe de mon partenaire d’entraînement ne me préoccupait guère. Je crois que cette perception découle de mon expérience en karaté.. Mes senseis insistaient tellement sur le fait que nous sommes tous les mêmes une fois que nous franchissons la porte du dojo et que nous enfilons notre gi que je ne vois qu’un partenaire d’entraînement.

Peut-être que cet enseignement de la neutralité est la clé pour créer un environnement véritablement inclusif ? Hommes et femmes, nous devons tous être prêts à affronter les défis de la vie, que ce soit sur le tatami ou dans notre quotidien.

Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous, 

Be One 

Pank 

#Dojo #Sexisme #Feminisme #Masculinisme #Discrimination #Homme #Femme #Neutralité



Martial Musings of an Hypnofighter #88: Sexism in Combat Sports

It’s time to face a reality: combat sports and martial arts are not as « inclusive » as one might think. While on paper, everyone is supposed to be able to practice martial arts, it is unfortunately common to find that many women do not feel truly comfortable in many academies.

The first issue is that some men, for various reasons, do not want to train with women. On the other hand, some men adopt an overly invasive and insistent attitude, sometimes mistaken for seduction. In such situations, women are often perceived not as full-fledged practitioners but as peripheral elements.

It is true that some disciplines, such as taekwondo or Capoeira, have a significant number of women, and in some cases, are predominantly female. However, in more demanding disciplines, they often struggle to find partners of equivalent weight due to their low representation. It is important to note that the mere creation of women’s sections does not automatically guarantee a positive atmosphere.

After extensive discussions with practitioners and instructors from various backgrounds and disciplines, it is clear that despite official policies and statements advocating openness and integration, women face constant challenges. Personally, I have often wondered why the gender of my training partner did not concern me much. I believe this perception stems from my experience in karate and judo/jiu-jitsu. My seniors and instructors emphasized so much that we are all equal once we step through the dojo door and put on our gi that I see only a training partner, whether they are male or female.

Perhaps this teaching of neutrality is the key to creating a truly inclusive environment? Men and women, we all must be ready to face life’s challenges, whether on the mat or in our daily lives.

Take only what resonates with you,

Be united,

Pank

#Dojo #Sexism #Feminism #Masculinism #Discrimination #Man #Woman #Neutrality

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #87 : Le Ko Punch, un Monde à Part

Ce week-end, lors du PFL avec Cédric Doumbé, nous avons pu constater à quel point un coup de poing capable de mettre KO en un seul coup complexifie la gestion des combats. Il persiste toujours l’impression que l’on peut être solide et encaisser, mais c’est probablement l’une des plus grandes absurdités : quand un striker possède un KO punch, il ne faut pas s’exposer à un tel risque.

Ce qui complique la situation, c’est qu’en MMA, on peut toujours rêver de réaliser des takedowns sans encaisser de coups. C’est pourquoi, pour un certain temps, les strikers devraient retrouver le sommet de la hiérarchie du MMA. La plupart des futurs champions devront posséder la capacité de mettre KO en un coup.

La difficulté réside dans le fait que même si l’on peut améliorer sa technique de frappe et perfectionner les timings, si l’on n’est pas né avec un KO punch, on ne le développera jamais. Ainsi, nous verrons émerger progressivement une élite véritable de frappeurs, une fine minorité dotée de cette aptitude. Il est important de noter que ce ne sera pas exclusivement réservé aux pratiquants issus des sports de percussion. Des exemples tels que Usman ou Nickal ont montré cette faculté. De plus, il est souvent plus tentant pour les lutteurs de s’orienter vers la frappe, car cela demande moins d’efforts et de mouvements complexes. Par ailleurs, il est essentiel de souligner que l’aspect esthétique du KO prime désormais dans le MMA actuel, au détriment de la complexité du grappling.

Dans les années à venir, nous assisterons fréquemment à des combattants capables d’éteindre rapidement leurs adversaires, grâce à leurs compétences anti-lutte. Les sprawls et les scrambles leur permettront de se relever rapidement et de revenir dans cette zone où tout peut s’achever en quelques secondes. Il est délicat pour un combattant d’aborder un affrontement en se focalisant sur l’évitement de situations spécifiques. Il faut garder à l’esprit que ce genre de punch revient à considérer que si un lutteur te touche, tu risques d’être projeté et mis KO, ou si un jiu-jitsuka te claque une prise, tu risques de t’endormir ou de te faire soumettre.

Il est peu probable que nous voyions des combattants rechercher le contact direct, car le danger serait très certainement trop élevé. Comme tous les combats en MMA commencent à distance, il n’y a généralement pas moyen d’éviter la phase de frappe, à moins que les deux combattants souhaitent se livrer à un grappling.

Cela promet des combats tendus, et je suis très curieux de voir si les grapplers trouveront une solution pour faire face à cette nouvelle dynamique. Ou si ceux qui représentent une réelle menace en matière de frappe parviendront à faire douter les strikers, ouvrant ainsi une dimension de combat différente.

Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous, 

Be One 

Pank

#MMA #Frappeur #Lutteur #KoPunch #PFL #UFC #CedricDoumbé