Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #138 : Les grapplers qui veulent frapper

Durant les semaines consacrées à la Luta Livre, nous intégrons un entraînement aux frappes dès le jeudi. L’objectif est de former des grapplers capables de gérer des frappes. Souvent, les élèves qui choisissent le Jiujitsu ou la Luta Livre ne sont pas particulièrement attirés par les percussions.

Cependant, il est regrettable de se limiter à une illusion d’efficacité si nous ne sommes pas préparés à affronter des combattants qui cherchent le KO avec leurs armes naturelles. Il est intéressant de constater que certains grapplers, qui ne savaient pas frapper ou qui n’y voyaient pas d’intérêt, peuvent découvrir un outil presque « magique ».

Dans le monde du MMA, nous observons des lutteurs au palmarès impressionnant abandonner leur distance de prédilection pour le combat au poing. Réaliser qu’un simple coup peut mettre KO un adversaire avec peu d’effort est une découverte surprenante.

Quand on considère la difficulté de la lutte et de ses techniques qui exigent toujours force et endurance, la frappe, surtout avec un KO punch, peut sembler si simple que chercher à saisir l’adversaire devient presque inutile.

Dans le MMA, de nombreux spécialistes de la lutte acceptent d’abandonner la douleur et la difficulté de maintenir un contact pour se retrouver à une distance propice à la percussion. Ces grapplers perdent alors leur force initiale. Il y a des exceptions, comme Kamaru Usman, qui a réussi à maintenir de nombreux combats debout, mais la plupart perdent parce qu’ils ne sont pas naturellement des frappeurs, même s’ils frappent fort.

Cette réaction se manifeste également dans mes cours, même à notre niveau modeste. Les élèves abandonnent la lutte pour échanger des coups et reculer. Lorsque cela reste en mode patte de chat, il n’y a pas de problème, mais face à un adversaire sachant boxer, ils se condamnent à une défaite inévitable…

#frappe #grappling #LutaLivre #Jiujitsu #MMA #Switch #Focus #Grinder #Difficulté #KOpunch

Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous.

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Pank

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Martial Reflections of a Hypnofighter #138: Grapplers Wanting to Strike

During Luta Livre weeks, we incorporate striking training starting on Thursday. The goal is to develop grapplers who can handle strikes. Often, students who opt for Jiujitsu or Luta Livre are not particularly drawn to striking.

However, it’s unfortunate to be limited by the illusion of efficiency if we are not prepared to face fighters who seek knockouts with their natural weapons. Interestingly, some grapplers, who initially did not know how to strike or saw no interest in it, may discover an almost « magical » tool.

In the world of MMA, we see wrestlers with impressive track records abandoning their preferred range for boxing. Realizing that a simple punch can knock out an opponent with minimal effort is a surprising discovery.

Considering the difficulty of wrestling and its techniques, which always require strength and stamina, striking, especially with a knockout punch, can seem so straightforward that grappling becomes almost unnecessary.

In MMA, many wrestling specialists are willing to give up the pain and difficulty of maintaining contact to engage at a striking distance. These grapplers then lose their initial strength. There are exceptions, like Kamaru Usman, who managed to keep many fights standing, but most lose because they are not naturally strikers, even if they hit hard.

This reaction also occurs in my classes, even at our modest level. Students give up grappling to exchange blows and retreat. When it remains light, there’s no problem, but when facing an opponent who knows how to box, they doom themselves to inevitable defeat…

#strike #grappling #LutaLivre #Jiujitsu #MMA #Switch #Focus #Grinder #Difficulty #KOpunch

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #137 : L’agressivité en combat, un avantage ou pas?

Il est fréquent d’être influencé par les films d’action où le héros, souvent calme et confiant en ses compétences de combat à mains nues ou armé, a l’avantage. On peut penser que les combattants calmes, adoptant une posture de “défense” ou de contre-attaque, font preuve d’un sang-froid remarquable. Cependant, l’agressivité naturelle et les invectives ont depuis longtemps prouvé l’efficacité d’une dynamique proactive, où attaquer le premier est avantageux.

Nous confondons parfois le fantasme du combattant ultime, qui aurait accompli un travail sur soi, avec la réalité. Le mythe des Shaolin en est un exemple. Si Bodhidharma a introduit l’exercice physique aux moines, c’était pour équilibrer le négligement du corps. Néanmoins, ces individus étaient avant tout des moines, et non des combattants. Notre vision occidentalisée du combat nous amène à croire que le zen bouddhique est un élément intrinsèque des arts martiaux, ce qui n’est pas forcément le cas.

Les Templiers, combattant au nom de Dieu, n’utilisaient pas une approche calme et apaisée de la spiritualité. Il est donc important de réévaluer la notion mystique des arts martiaux en la confrontant à la brutalité du combat réel.

Être calme peut permettre de mieux comprendre la situation et de trouver des stratégies adaptées. Toutefois, même les personnes expérimentées peuvent réagir de manière agressive sous le stress, parfois de façon excessive.

En définitive, se battre vise à survivre et à rentrer indemne chez soi. Si l’agressivité permet de neutraliser rapidement un adversaire, il peut être préférable d’agir ainsi plutôt que d’attendre en défense et risquer de subir des coups incapacitants.

#Agressivité #Zen #Apaisement #Moine #Shaolin #SelfDefense #CombatUrbain #DéfensePersonnelle

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #136 : Les grades et les défaites

Dans mes précédentes réflexions sur Sensei Togashi du Mumonkai Karaté, j’ai mentionné son arrivée en 5e position au All Japan sans jamais avoir mis les pieds dans un dojo de Karaté, s’étant entraîné seul. En Kyokushin, il est courant de voir des combattants s’essayer selon les règles de l’IKO.

Ainsi, il peut être surprenant de voir une ceinture blanche vaincre une ceinture noire. Nous ignorons souvent le passé des compétiteurs, et un combattant peut avoir des compétences martiales ou des aptitudes physiques méconnues, même s’il n’a jamais pratiqué un style spécifique.

En Jiu-jitsu, des prodiges s’entraînant uniquement avec des vidéos et des amis, sans jamais avoir fréquenté un dojo, peuvent se retrouver dans des compétitions avancées comme les NAGA aux États-Unis et remporter le tournoi.

Les grades indiquent un niveau, mais croire que les ceintures noires ou élevées sont quasi intouchables relève du marketing et est une fausse croyance. Il est bien connu que le premier degré, tel que la ceinture noire, peut être obtenu par des enfants de 14 ans.

Penser qu’un adversaire est invincible est une erreur. Être battu par des moins gradés ou des néophytes n’est qu’une défaite qui invite à la réflexion. Il ne s’agit pas de se concentrer sur la personne qui nous a vaincus, mais plutôt sur une analyse stratégique, tactique, technique ou mentale.

Un échec n’est certes pas agréable, mais il n’est pas nocif si on adopte le bon état d’esprit.

#défaite #échec #grade #ceinturenoire #entrainement #capacité #combat #compétition

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #135 : Éviter la saturation due à la compétition

Je vous ai déjà parlé de ma relation complexe avec la compétition. J’ai commencé les arts martiaux à 14 ans. Bien que je ne sois pas spécialement doué pour la compétition, ma participation fréquente, grâce à la loi des grands nombres, m’a permis de remporter quelques titres importants.

En tant qu’enseignant, je ne pousse pas mes élèves à la compétition. J’ai trop souvent vu des compétiteurs abandonner totalement la discipline après leurs premiers échecs ou à la fin de leur carrière. Lorsqu’ils ne performent plus, ils arrêtent de s’entraîner et perdent l’intérêt pour les arts martiaux.

La compétition ne convient pas à tout le monde. Bien qu’elle présente des avantages, elle peut aussi démoraliser et faire oublier que le Jiujitsu, la Luta et le MMA sont plus que de simples compétitions. 

Cela nous prive aussi du plaisir simple de s’amuser au dojo, en nous obligeant constamment à penser à la prochaine compétition, à restreindre notre jeu au lieu de l’élargir, d’oser et de créer.

Pour les amateurs, la compétition est un élément banal, voire insignifiant. Tu gagnes, tu perds, cela n’a pas grande importance. Parmi mes amis, seul Kenji, avec son titre européen en M1, a reçu une certaine reconnaissance. Dao, vice-champion du monde en Nogi M4, est passé inaperçu dans les méandres du sport (sauf sur LinkedIn avec l’association BJJ et Business).

Si la compétition n’apporte pas de plaisir intrinsèque et est pratiquée uniquement pour la reconnaissance, il y aura des déceptions, surtout quand la nouvelle génération nous surpassera. Les champions sont vite oubliés, surtout avec nos 30 catégories.

Il est plus enrichissant de se concentrer sur son amélioration personnelle, son évolution physique et mentale au quotidien, de rencontrer et d’échanger avec des personnes qui partagent les mêmes passions. Ce sont ces aspects qui peuvent continuellement nous apporter de la satisfaction.

#compétition #IBJJF #Jiujitsu #BJJ #Mindset #Fun #partage #Saturation #Plaisir #nopainhappiness

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #134 : Comment sommes-nous arrivés à un style moderne comme l’actuel Jiu-jitsu ?

Je vais vous proposer des résumés de livres que j’ai lus il y a longtemps, touchant davantage aux styles traditionnels qu’à ceux particulièrement mis en avant aujourd’hui. Hier, j’ai repris un livre sur le Hakko Ryu Jiu-jitsu.

C’est un style qui s’est développé sur la même base que l’Aikido, le Takeda Ryu. Ce que je trouve amusant, c’est de réaliser que les écoles ayant formé le Judo puis le Jiu-jitsu brésilien étaient assez proches de ces Aiki/Jiu-jitsu.

Le génie de Kano réside dans le fait de reprendre ce qui est le moins dangereux pour en faire un jeu d’opposition. Paradoxalement, ce jeu a engendré une expertise technique rendant le pratiquant bien plus dangereux que dans les styles traditionnels, sans opposition.

C’est également la force de Gracie qui a continué la forme “affinée” par Conde Koma pour en faire un système de self-defense et de jeu d’opposition au sol. Nous sommes loin des travaux à genoux des Japonais dans les formes passées, voire passéistes.

Comme le Kendo a pu surpasser le Kenjutsu, la possibilité de créer de l’opposition et de la répétition en se blessant peu, ou avec peu d’impact, offre l’opportunité de développer une réalité technique face à des adversaires cherchant eux-mêmes à imposer leurs systèmes.

Nous sommes dans une démarche où les techniques non mortelles (à part quelques étranglements occasionnels) deviennent des techniques d’une efficacité incontestable, sans l’illusion que parfois le principe d’enseignement traditionnel japonais imposait à ses pratiquants.

#aikijutsu #Jiujitsu #Tradition #Judo #Opposition #Danger #projection #Ukemi #passioncombat

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #133 : Prêter attention au changement de saison.

Nous savons que, même si nous pratiquons régulièrement un sport, notre corps suit ses rythmes naturels. Même si ces dernières années, les hivers ont été relativement chauds en Île-de-France, nous avons pu expérimenter des variations de température passant de 10 degrés à des températures négatives.

C’est le cas actuellement, et je pense qu’il est important d’avertir nos élèves de modérer leurs efforts. La fatigue peut survenir plus facilement et le corps nécessite plus de temps pour se réchauffer. Il faut quelques jours pour s’adapter biologiquement. Le problème est que, dès que nous nous habituons au climat, il change à nouveau.

Je me souviens que certains de mes professeurs de karaté, ainsi que lors d’autres stages auxquels j’ai participé, soutenaient l’idée de modifier les types d’entraînement durant l’hiver. Je trouve cette remarque pertinente pour notre région. Il est important de prendre en considération la météo et de moins solliciter les apprenants, sachant que le corps dépense beaucoup d’énergie pour s’adapter.

Cependant, si la période est bien stabilisée, il peut être intéressant d’adopter, comme le proposaient les Japonais, des entraînements d’hiver rigoureux dans le dojo, portes ouvertes, axés principalement sur le mental. Soyons honnêtes, cela n’a pas d’autre intérêt.

Je lisais récemment à propos d’entraînements de Kyokushin où les élèves restaient en zazen pendant 1h30 dans un dojo à 3-4 degrés, pour ensuite courir en gi dans la montagne. Les participants expliquaient qu’avec les années, ils ont pu trouver cela amusant, mais qu’en réalité c’est une souffrance qui apporte peu.

Cela soulève une question dans l’enseignement : est-il réellement utile d’être dur s’il n’y a pas de bénéfice autre que le soi disant développement mental ? Où est la limite, surtout si cela risque de blesser les étudiants ? Il s’agit de jouer avec le froid ou la chaleur, de pousser les élèves à leur limite sans jamais les blesser ni les laisser nécessiter des semaines pour récupérer d’un prétendu camp d’entraînement qui n’est en réalité que du surentrainement.

Il est crucial de ne pas tomber dans le sadisme, ni dans une bienveillance malsaine et diminuante pour le corps et l’esprit de ceux qui choisissent de se développer dans un dojo.

#hiver #froid #entrainement #biologie #nature #respect #souplesse #écoute #enseignement #mieuxêtre

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #132 : Combattre sans ego, est-ce un mythe ?

Il se peut que vous pratiquiez les arts martiaux ou les sports de combat et ayez entendu parler de cette notion de diminuer ou de supprimer l’ego. Avant tout, il est essentiel de définir ce qu’est l’ego, une tâche qui, à elle seule, pourrait nous faire perdre de précieuses heures d’entraînement physique 😀.

On nous enseigne donc que nous devons réduire notre ego à mesure que nous nous entraînons, malgré le fait que nous ayons atteint un pic égotique, pour entrer dans une salle, motivé par divers facteurs : agression, compensation d’un sentiment d’impuissance, besoin de développement, etc. Admettons que l’idée est noble. Cependant, la plupart du temps, lorsqu’on commence des disciplines basées sur l’opposition, que ce soit en lutte ou en frappe, nous nous adaptons mais utilisons paradoxalement nos échecs (et notre ego) pour persévérer.

Souvent, quand je parle d’ego en Jiujitsu, beaucoup estiment que le BJJ et autres disciplines imposent l’humilité. Cela sous-entend qu’il ne s’agit pas tant de diminuer l’ego, mais d’accepter son impuissance… jusqu’à ce qu’on ne soit plus impuissant.

Nous acceptons la difficulté et la douleur des entraînements parce que nous attendons un retour sur investissement. Nous sommes prêts à endurer pour nous surpasser, pour faire vibrer le « je suis » dans le contexte du combat. Il se peut que l’idée de diminuer l’ego se développe avec le temps, l’âge, la faiblesse…

Dans les sports de contact, les vétérans sont généralement moins belliqueux. On aime dire que c’est la sagesse, alors que c’est souvent lié au contexte et à la biologie. Ils n’ont plus la force, l’explosivité et les hormones qui les poussaient autrefois à « dominer ». La priorité de vaincre devient secondaire.

À ce stade, il est agréable de discourir sur l’humilité et d’avoir « coupé » l’ego… parce que, simplement, l’ego risque d’être remis à sa place…

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #117 : Le Marketing des Arts Martiaux #1

Je continue à regarder beaucoup de contenus sur les arts martiaux et, comme vous le savez, j’apprécie particulièrement l’école Kyokushin, qui a sans doute été l’organisation martiale ayant le plus travaillé sur sa publicité.

Comme je le partageais, dans les années 70, le Kyokushin n’était pas largement pratiqué au Japon, et il y avait, de fait, plus de dojos à l’étranger qu’au Japon. Seiko Oyama, qui propose une série très intéressante sur son histoire dans le Kyokushin et maintenant dans sa Fédération, est issu de la famille Oyama (je vous rappelle que les frères Oyama sont de la famille ayant donné le nom Oyama à Sosai, qui avait un nom coréen).

Shihan Seiko expliquait que les stages d’été et d’hiver étaient un moyen pour Sosai Oyama de promouvoir les athlètes du Kyokushin (je vous rappelle que les films estampillés Kyokushin étaient très populaires au cinéma), à travers des vidéos et des photos. Sosai faisait faire à ses élèves toutes sortes de choses, comme grimper aux arbres et exécuter des coups de pied sautés.

La photo était sympa, mais les gars se blessaient, et Sosai s’amusait à dire qu’un Kyokushin devait pouvoir effectuer des coups de pied dans toutes les situations. La réalité, c’est que cela rendait les karatékas plus « badass ». Les élèves eux-mêmes avaient l’impression de faire du cirque.

C’est vrai que parfois, je me disais que certains éléments des entraînements de karaté au ko n’avaient strictement aucun sens, ni pour le combat, ni pour la pédagogie. C’est d’ailleurs pour cette raison que des Sensei comme Soeno avec le Shidokan, et peut-être encore plus Azuma avec le Kudo Daido Juku, ont modifié les formes d’entraînements et les exercices inutiles pour l’efficacité en combat.

Je reviendrai sur le marketing, car nous le connaissons bien avec le Jiu-jitsu et le MMA, qui nous donnent une belle leçon sur comment vendre le produit : art martial / sport de combat.

#Kyokushin #Karate #Shidokan #MasOyama #SeikoOyama #Marketing #Vente #Suggestion

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Réflexions martiales d’un Hypnofighter #115 : Transmettre la flamme

Lorsque nous enseignons différentes disciplines, en tant qu’enseignants, nous pouvons nourrir des attentes spécifiques. Certains de mes amis souhaitent que leurs athlètes deviennent des compétiteurs de haut niveau, tandis que d’autres aspirent à enseigner des techniques de self-défense. À mon sens, l’essentiel réside dans le fait d’insuffler l’envie de persévérer.

Mon académie, pendant quelques années, a été peuplée de ceintures bleues. Cependant, la vie de chacun prenant son cours, beaucoup sont partis vers d’autres régions. Ce qui me réjouit, c’est d’apprendre qu’ils continuent de s’entraîner, que ce soit en Jiujitsu, en Luta Livre ou en MMA. Parfois, certains réalisent qu’ils préfèrent un aspect particulier de la discipline et je les encourage alors à rejoindre les sections ou les académies qui les épanouiront davantage.
Nous sommes simplement des transmetteurs de passion, cherchant à stimuler le désir de poursuivre. Si nous nous obstinons à penser que les élèves doivent adhérer à nos styles d’enseignement ou rester fidèles à notre discipline, nous risquons fort d’être déçus.

Nombre d’enseignants ont mal vécu le départ de leurs protégés vers des académies concurrentes ou leur préférence pour d’autres cours. Cependant, si nous gardons à l’esprit que nos enseignements ont peut-être éveillé en eux une nouvelle passion ou ouvert de nouvelles perspectives, alors nous avons tout gagné.
La réussite de l’élève, avec ou sans notre accompagnement, peut nous procurer la même satisfaction, en voyant qu’il a progressé au mieux dans sa discipline.

#Partage #Passion #BJJ #LutaLivre #MMA #TransmettreLaFlamme

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Réflexions martiales d’un Hypnofighter #113 : Les arts martiaux traditionnels dans les clubs

Si nous avons une culture associative extraordinaire qui cherche à partager et à éduquer dans toutes nos villes, il y a depuis quelques années des entreprises privées qui proposent des sports de combat et des arts martiaux. À l’inverse des dojo ou salles prêtés par la ville, les chefs d’entreprise doivent chercher à rentrer dans leurs frais.

C’est, je trouve, un bon moyen pour se rendre compte à quel point le monde des arts martiaux s’est modernisé, oubliant un peu les styles plus traditionnels. Pour les gérants de salle, il est impératif de rapidement trouver là où les adhérents sont prêts à investir. Nous ne sommes pas avec des cotisations à 300 ou 400 euros l’année avec des kimonos ou des gants inclus, mais en régions parisienne des prix allant à 80 euros par mois.

En faisant le tour de beaucoup d’académies, je vois majoritairement :
Boxe (anglaise, thaïlandaise, kick-boxing)
MMA
Grappling
Des cours de boxe fitness

Parfois des éléments comme le krav maga pour la self-défense
Bien sûr, plus les salles ont de créneaux, plus elles peuvent rajouter des disciplines, mais on voit bien que les disciplines plus traditionnelles, en nombre d’heures vis-à-vis des styles modernes, sont très limitées.

C’est là où je trouve que c’est vraiment bien que nous puissions, dans nos quartiers et villages, avoir encore des cours comme du karaté, du judo ou du wushu. D’ailleurs, observez que si la FFJ et la FFK ont autant de licenciés, c’est simplement parce qu’elles ciblent les enfants des communes.

Il se peut que, dans les années à venir, grâce au travail de formation de la FMMAF, et donc à la venue de plus en plus de professeurs de MMA, il y ait un marché de l’associatif qui change. D’où les actions des fédérations « traditionnelles » d’absorber le BJJ pour le judo ou de créer du karaté mix ou des formes boxées de karaté pour la FFK.

Souhaitons que nous ne perdions pas le savoir des styles, certes moins pratiqués, mais qui ont apporté tant pendant des décennies.

#FMMAF #FFK #FFJ #MMA #BJJ #Karate #Judo

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