Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #245 : Bientôt la rentrée saison 24-25

 À l'approche de la rentrée sportive 2024-2025, les pratiquants d'arts martiaux se préparent pour une nouvelle saison riche en défis et en apprentissages. Ce moment de transition est marqué par un mélange de routine et de découverte, où chaque pratiquant et enseignant retrouve le dojo avec une curiosité renouvelée. Entre la rigueur du cadre et la liberté dans l'art du combat, cette période incarne la transformation physique et mentale que seule la pratique martiale peut offrir.

En France, les saisons sportives s’étendent généralement de septembre à juin. D’ici une semaine, les associations et les écoles privées d’arts martiaux reprendront progressivement leurs activités.

Cette période est toujours intéressante, un mélange de routine et de renouveau. Cela fait plus de trente ans que j’attends la rentrée avec la même curiosité. En tant que pratiquant, je m’interroge déjà sur les disciplines, les stages et éventuellement les compétitions auxquels j’aimerais participer. Je réfléchis également aux axes de progression sur lesquels je vais m’orienter.

Il y a cette fraîcheur de se dire que nous pouvons explorer de nouvelles façons de combattre, tester ce que nous avons pu découvrir cet été. Le dojo est pour moi un lieu apaisant, même si je peux y exprimer de la colère, de l’agacement et d’autres émotions négatives. C’est une salle de transformation. Je deviens un « mutant » à travers ces heures d’entraînement, avec parfois des changements aussi bien mentaux que physiques.

Et puis, il y a la posture de l’enseignant, toujours en quête de la meilleure façon de partager ses passions martiales tout en développant l’autonomie et la liberté dans un contexte qui reste une forme de dictature. Ce paradoxe entre la rigueur du cadre et la liberté offerte dans les voies du combat est fascinant.

Même si le programme de l’année est déjà établi, il y a 90 % de chances qu’il ne soit pas suivi à la lettre. Il y a ces imprévus, ces moments où ce que l’on propose ne correspond pas, enseigné trop tôt ou trop tard, parfois clair pour moi mais difficile à transmettre, ou simplement, il faut du temps, beaucoup de temps, pour que la technique puis le concept associé soient véritablement assimilés.

Il y a aussi la rencontre avec les nouveaux. Un moment qui n’est pas mon point fort. Je pars du principe que les nouveaux doivent faire leurs preuves par leur présence régulière et leur attitude. Je ne leur accorde une attention personnalisée qu’après un certain temps, parfois un long moment.

Enfin, il faut se préparer à répéter les règles, les éléments de la vie quotidienne d’un dojo tel que je le conçois, avec ses sanctions individuelles mais souvent collectives.

Dans tout cela, il y a une satisfaction à revoir ceux qui sont restés, ceux qui continuent, ceux qui parfois reviennent, à observer les liens entre les pratiquants, à les voir ensemble, à les voir apprendre et combattre, à les voir partager leurs connaissances.

La rentrée, c’est le passé et le futur qui se rencontrent, un professeur qui tente simplement d’être présent, à lui-même, aux autres et à ces moments uniques que l’on ne vit que dans un dojo.

rentrée2024 #école #académie #dojo #association #discipline #partage #échange #satisfaction

Prenez uniquement ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,

Pank

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Martial Reflections of a Hypnofighter #245: The Upcoming 24-25 Season

In France, sports seasons generally run from September to June. In a week’s time, martial arts associations and private schools will gradually resume their activities.

This period is always interesting, a blend of routine and renewal. For over thirty years, I’ve awaited the start of the season with the same curiosity. As a practitioner, I’m already pondering the disciplines, the seminars, and possibly the competitions I’d like to participate in. I’m also considering the areas of improvement I’ll focus on.

There’s a sense of freshness in thinking that we can explore new ways of fighting, testing what we’ve discovered over the summer. The dojo is, for me, a calming place, even though I might express anger, frustration, and various negative emotions there. It’s a place of transformation. I become a « mutant » through these hours of training, with sometimes both mental and physical changes.

Then there’s the role of the teacher, who is constantly questioning how to share his martial passions while fostering autonomy and freedom in a context that remains a form of dictatorship. This paradox between the strictness of the framework and the freedom offered within the paths of combat is fascinating.

Even if the program for the year is already set, there’s a 90% chance it won’t be strictly followed. There are unknowns, those moments when what is proposed doesn’t align, taught too early or too late, sometimes clear to me but difficult to convey, or simply requiring time, a lot of time, for the technique and the associated concept to be truly grasped.

There’s also the encounter with newcomers. A moment that isn’t my strong suit. I operate on the notion that newcomers must prove themselves through regular attendance and attitude. I only give them personalized attention after some time, sometimes a long time.

Finally, there’s preparing to repeat the rules, the elements of daily life in a dojo as I see it, with individual but often collective sanctions.

In all of this, there’s a contentment in seeing those who have stayed, those who continue, those who sometimes return, seeing the bonds between practitioners, the pleasure of seeing them together, seeing them learn and fight, seeing them share their knowledge.

The start of the season is the past and the future coming together, a teacher who simply tries to be present, to himself, to others, and to those unique moments that can only be experienced in a dojo.

SeasonStart2024 #School #Academy #Dojo #Association #Discipline #Sharing #Exchange #Contentment

Take only what is good and right for you.

Be one,

Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #244 : La difficulté de trouver les bonnes informations

Découvrez comment les récits historiques des arts martiaux sont souvent entremêlés de mythes et de réalités difficiles à démêler. Une exploration de l’histoire du Kyokushin et des premières générations de pratiquants, et des réflexions sur la véracité des informations.

J’ai grandi en dévorant les pages de Karate Bushido et j’ai même réussi à mettre la main sur quelques exemplaires de Black Belt, à une époque où l’information ne foisonnait pas sur Internet comme aujourd’hui. Avec le recul, il est encore plus évident que cette période, ainsi que celle qui l’a précédée, était marquée par des récits et des combats bien moins impressionnants qu’on ne nous les présentait.

Un ouvrage qui m’a particulièrement marqué est l’encyclopédie des arts martiaux de Patrick Lombardo, qui était pour moi l’équivalent de Google pour les styles de combat. J’y découvrais des styles et des pratiquants dont je n’avais que rarement entendu parler. En ce moment, je travaille sur un petit essai sur le Karate Kyokushin, en essayant surtout de démêler le vrai du faux.

Comme je l’avais déjà évoqué dans mes réflexions précédentes, bien que le Kyokushin soit une formidable école de formation et que ses combattants puissent être incroyables, l’histoire de cette école est tellement intriquée au manga Karate Baka Ichidai de Kajiwara Ikki et aux livres de Sosai Oyama qu’il est difficile de distinguer la réalité de la fiction.

Depuis longtemps, je cherche des informations, si possible, de la première génération de pratiquants (Nakamura, les frères Oyama, Kurosaki, Lowe), ceux qui ont vu les débuts de l’école de Sosai Oyama. Les ouvrages existants contiennent déjà de nombreuses divergences par rapport aux récits officiels, mais le plus difficile est de retrouver des preuves « validées », comme le shodan en Shotokan sous Y. Funakoshi (même s’il est certain qu’Oyama a fréquenté le dojo Shotokan) ou le 4e dan en Judo Kodokan. Il était connu, mais était-ce pour son judo ou pour ses liens avec Kimura ?

Je réalise qu’avec une personne aussi documentée que Sosai Oyama, il est déjà difficile de savoir ce qui est réellement vérifiable. Alors, que dire de tout ce que nous entendons ou lisons sur les styles que nous aimons et qui ne sont pas modernes ? Il doit y avoir d’énormes distorsions avec la réalité, et pourtant ce sont ces récits qui sont enseignés dans les cours.

Je sais bien que, dans l’absolu, l’histoire de nos écoles n’importe pas vraiment si l’on veut simplement pratiquer. On vient au dojo, on s’entraîne, on prend du plaisir et c’est tout. Pour moi, j’aime comprendre pourquoi on s’entraîne de telle ou telle manière, pourquoi le « produit final » actuel est comme il est, alors que le produit original était différent, etc.

Et vous, comment recherchez-vous dans l’histoire de vos styles ?

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Prenez uniquement ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,

Pank

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Martial Reflections of a Hypnofighter #244: The Difficulty of Finding the Right Information

I grew up devouring the pages of Karate Bushido, and I even managed to get my hands on a few Black Belt magazines back when information wasn’t as abundant on the internet as it is today. Looking back, it’s even clearer now that both that era and the one before it were filled with stories and fights that were far less impressive than what we were led to believe.

One book that particularly stood out to me was the Encyclopedia of Martial Arts by Patrick Lombardo, which was like Google for martial arts styles. Through it, I discovered styles and practitioners I had rarely read about. Currently, I’m working on a small essay on Kyokushin Karate, especially trying to untangle fact from fiction.

As I’ve mentioned in previous reflections, while Kyokushin is a fantastic training school and its fighters can be incredible, the history of this school is so intertwined with the manga Karate Baka Ichidai by Kajiwara Ikki and the books of Sosai Oyama that it’s hard to know what is true.

For a long time, I’ve been searching for information, preferably from the first generation (Nakamura, the Oyama brothers, Kurosaki, Lowe), those who witnessed the beginnings of Sosai Oyama’s school. Existing works already contain many discrepancies compared to the official accounts, but the hardest part is finding « validated » evidence, such as the shodan in Shotokan under Y. Funakoshi (even though it’s certain he attended the Shotokan dojo) or the 4th dan in Kodokan Judo. He was well-known, but was it for his judo or his connections with Kimura?

I realize that even with someone as well-documented as Sosai Oyama, it’s hard to know what is actually verifiable. So, what about everything we hear or read about the styles we love that aren’t modern? There must be enormous distortions from reality, yet these are the stories that are taught in classes.

I know that, in the end, the history of our schools doesn’t really matter if we just want to practice. We come to the dojo, we train, we enjoy it, and that’s it. But for me, I like to understand why we train in a certain way, why the current « final product » is as it is, whereas the original product was different, etc.

And you, how do you search the history of your styles?

martialarts #history #confusion #myths #reality #facts

Take only what is good and right for you.

Be one,

Pank

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #242 : L’ouverture à l’affrontement

Une réflexion sur l'importance de l'ouverture et de l'accueil dans les arts martiaux, au-delà de la simple technique. Comment l'abandon de la garde, tant dans la pratique martiale que dans la vie quotidienne, peut mener à une maîtrise plus profonde des confrontations.

Je relis un livre sur l’aïkido qui m’avait beaucoup plu il y a quelques années. Peu importe la notion d’efficacité, qui pour moi n’est pas le but de la discipline, je trouve des éléments philosophiques et des travaux intérieurs passionnants avec cette méthode. Il y a cette notion posturale où il n’y a pas de garde, cette attente et cet accueil de l’autre.

Cette idée et cette pratique physique offrent un passage du vide de l’action à la dynamique d’attaque. Ce laps de temps entraîne une réponse à la fois physique et mentale. Se dire que nous sommes ouverts aux actes (dans notre cas « agression ») mais avec une intention d’accueil, c’est-à-dire d’absorption de l’autre (et de son comportement), est passionnant.

Je sais que les pratiquants de Systema ont aussi cette notion très absorbante de l’action proposée par l’autre pour donner une réponse. Cela se retrouve en Judo ou Jiu-Jitsu, dans la philosophie de Kano : quand ton adversaire pousse, tire ; quand il tire, pousse.

Je trouve qu’au-delà de la pratique du corps, c’est une chose que nous devrions être capables de mettre en place dans notre quotidien. Venir sans garde dans toutes les situations de notre vie. Non pas comme un naïf qui ne s’attend pas à la violence, la colère ou la haine possibles dans différents contextes du quotidien, mais comme le pratiquant qui, avec confiance et conscience, accepte l’accueil de l’autre et des situations, et sait aussi réorienter ou neutraliser ce qui serait empreint d’agressivité et d’intention négative.

Parvenir à baisser la garde, à relâcher ses défenses face à l’inconnu de la vie, chercher à s’unifier plutôt qu’à diviser, tout en restant attentif et ouvert aux ombres qui peuvent s’exprimer, entraîne le pratiquant dans une utilisation de son expérience martiale à un autre niveau.

Nous ne devons néanmoins pas feindre l’ouverture, être sans garde pour surcompenser par une démonstration de puissance, alors qu’en réalité, cela ferme aux autres et provoque une « agression » par des comportements « cools ».

aikido #systema #Judo #Jiujitsu #Ouverture #garde #absorption

Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,

Pank

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Martial Reflections of a Hypnofighter #242: The Openness to Confrontation

I’m rereading a book on Aikido that I enjoyed a lot a few years ago. Regardless of the notion of effectiveness, which for me is not the goal of the discipline, I find fascinating philosophical elements and inner work within this method. There’s this postural notion where there is no guard, this waiting and welcoming of the other.

This idea and physical practice offer a transition from the void of action to the dynamics of attack. This lapse of time triggers both a physical and mental response. The thought that we are open to actions (in our case, « aggression ») but with an intention of welcoming, that is, absorbing the other (and their behavior), is fascinating.

I know that practitioners of Systema also have this very absorbing notion of the action proposed by the other to give a response. This is also found in Judo or Jiu-Jitsu, in Kano’s philosophy: when your opponent pushes, pull; when he pulls, push.

I believe that beyond the practice of the body, this is something we should be able to implement in our daily lives. Approaching all situations in life without a guard. Not as a naive person who doesn’t expect violence, anger, or possible hatred in different contexts of daily life, but as a practitioner who, with confidence and awareness, accepts the welcoming of the other and situations, and also knows how to redirect or neutralize what might carry aggression and negative intent.

To lower the guard, to release defenses in the face of life’s unknowns, to seek unity rather than division, while remaining attentive and open to the shadows that may emerge, brings the practitioner to use their martial experience on another level.

However, we must not feign openness, be without a guard as an overcompensation for demonstrating power, when in reality, this closes us off to others and causes « aggression » through « cool » behaviors.

aikido #systema #Judo #Jiujitsu #Openness #guard #absorption

Take only what is good and right for you.

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Pank

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #241 : Craig Jones Invitational (CJI), une preuve que l’argent peut revenir aux athlètes

Le texte traite du Craig Jones Invitational, un tournoi organisé en parallèle de l’ADCC 2024, visant à contester la faible rémunération des athlètes dans les sports de combat. Craig Jones a proposé une récompense de 10 001 dollars à chaque participant, ouvrant une nouvelle voie pour les athlètes de grappling, leur permettant de se concentrer sur leur sport sans avoir à passer par le MMA pour bien vivre de leur passion.

Craig Jones a organisé, ces deux derniers jours, un tournoi en parallèle du « mondial » de grappling, l’ADCC 2024, dans le but de court-circuiter l’habitude des organisateurs de ne pas rémunérer équitablement les athlètes qui viennent combattre. Nous savons que les sports de combat, comme beaucoup d’autres sports, ne permettent pas à leurs pratiquants de vivre décemment.

Ce qui est assez complexe, c’est que l’on pourrait penser qu’un titre ADCC ou IBJJF (la « fédération », entreprise mère du jiu-jitsu) pourrait être un gage de sécurité pour l’avenir. Pourtant, ce n’est que rarement le cas, et l’absence de rémunération juste est encore plus difficile à accepter.

Craig Jones, en offrant 10 001 dollars à chaque participant de son tournoi sur invitation, comparé aux 10 000 dollars pour ceux qui gagnent leur catégorie à l’ADCC, a ouvert une voie intéressante. Mieux encore, si tu gagnes une des deux catégories (-80kg ou +80kg), tu remportes 1 million de dollars.

Nous savons que le jiu-jitsu et le grappling, avec le MMA, sont des disciplines en pleine explosion depuis 20 ans. De nombreux grands organisateurs prennent l’argent des participants (je rappelle qu’en France, pour participer, on paie 50€ par compétition sans aucun retour en cas de victoire, et pour l’international, entre 110 et 180€ par compétition).

Il est facile de comprendre qu’il y a de l’argent qui n’est certainement pas redistribué aux athlètes, mais plutôt aux responsables et administratifs des entités organisatrices, qui affirment que l’organisation de belles compétitions coûte cher. Ce que je crois, mais certainement pas des millions d’euros : imaginez que l’IBJJF pour les Europe à Paris facture plus de 100 euros l’inscription avec 5000 athlètes. Certes, c’est sur une semaine, il faut des équipes pour l’organisation, etc., mais il est certain que les bénéfices, bien élevés, ne vont pas aux combattants…

Outre l’organisation du CJI, qui était vraiment bien menée avec, en plus, une diffusion gratuite sur YouTube (habituellement payante sur FloGrappling, la chaîne associée à l’ADCC), nous voyons que les athlètes peuvent enfin envisager de pratiquer uniquement leur style de préhension, sans jamais avoir à passer par le MMA pour vivre, et même très bien vivre, de leur travail de sportif.

CJI #ADCC #IBJJF #Argent #Redistribution #Athlète #Professionnalisme #Investissement

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

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Martial Reflections of an Hypnofighter #241: Craig Jones Invitational (CJI), Proof That Money Can Go Back to Athletes

Craig Jones recently organized a tournament over the last two days, running parallel to the « world championship » of grappling, the ADCC 2024. His goal was to disrupt the common practice of organizers not paying athletes fairly for their participation. It’s well-known that combat sports, like many other sports, often don’t provide a decent living for their practitioners.

The situation is complex; one might think that winning an ADCC or IBJJF title (the « federation, » the parent company of jiu-jitsu) could serve as a stepping stone to a secure future. However, this is rarely the case, and the lack of fair compensation makes it even more challenging.

Craig Jones, by offering $10,001 to each participant in his invitational tournament, compared to $10,000 for those who win their category at the ADCC, has opened an interesting door. Even better, if you win one of the two categories (-80kg or +80kg), you take home 1 million dollars.

We know that jiu-jitsu and grappling, alongside MMA, have been booming disciplines over the last 20 years. Many major organizers collect money from participants (in France, for example, it costs 50€ per competition with no return if you win, and internationally, between 110€ and 180€ per competition).

It’s easy to see that there is money not being redistributed to athletes, but instead, going to the organizers and administrators, who claim that hosting high-quality competitions is expensive. I believe this, but certainly not to the tune of millions of euros: consider that the IBJJF charges over 100 euros for registration at the European championships in Paris, with 5,000 athletes participating. Sure, it’s over a week and requires a team, but the substantial profits certainly don’t go to the fighters…

In addition to the excellent organization of the CJI, with the event being broadcast for free on YouTube (usually paid for on FloGrappling, the channel associated with ADCC), we now see that athletes can finally focus solely on their grappling style without ever having to transition to MMA to make a living—and a very good living—from their sport.

CJI #ADCC #IBJJF #Money #Redistribution #Athlete #Professionalism #Investment

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Pank

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #240 : La révolte des Boxeurs (1899-1901)

Cet article explore la Révolte des Boxeurs en Chine (1899-1901), un soulèvement contre l’impérialisme étranger mené par des pratiquants de Wushu. Il examine les croyances et les pratiques des Boxeurs, les raisons des lourdes pertes humaines, et l'impact sur le patrimoine martial chinois.

Nous savons que de grandes figures des sports de combat se sont battues pour des causes qui leur semblaient justes, à l’instar des frères Klitschko ou de Mohamed Ali. Il y a plus de 100 ans, les “Boxeurs” chinois, pratiquants de Wushu réunis sous le nom de “Yihequan” (Poings de la justice et de la concorde), se sont battus physiquement contre l’impérialisme étranger.

Ces pratiquants, qui dans un premier temps se sont attaqués aux missionnaires chrétiens, se sont retrouvés à devoir combattre une armée de coalition de 8 nations. S’il y a eu environ 300 000 Boxeurs ou en tout cas des acteurs des révoltes, on estime entre 100 000 et 300 000 morts du côté chinois pour 2 000 à 3 000 militaires étrangers.

Pourquoi, me demanderez-vous, autant de différence ? Simplement parce que les pratiquants de Wushu faisaient un mélange entre les pratiques du Qigong pour le renforcement par le Chi (énergie interne) et les croyances ésotériques d’appel aux entités ou éléments de la nature, comme nous pouvons le voir dans certains mangas.

Cependant, même si les croyances peuvent parfois avoir des effets miraculeux, face aux balles, le manteau de fer ou d’autres techniques de protection n’ont pas donné de résultats. Cette révolte est l’une des plus meurtrières de l’histoire de la Chine. De plus, le patrimoine martial, comme cela a été le cas en France avec les défis et les guerres qui nous faisaient perdre nos meilleurs maîtres d’armes, a probablement mis fin à de nombreux styles.

Je rappelle néanmoins que quand on parle de Boxeurs, ils étaient souvent armés de sabres et d’autres outils que nous connaissons dans la culture martiale chinoise.

boxechinoise #wushu #révolte #armeàfeu #morts #chi #fait

Be One,

Pank

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Martial Reflections of a Hypnofighter #240: The Boxer Rebellion (1899-1901)

We know that great figures in combat sports have fought for causes they believed were just, like the Klitschko brothers or Muhammad Ali. Over 100 years ago, the Chinese « Boxers, » practitioners of Wushu united under the name « Yihequan » (Fists of Righteous Harmony), physically fought against foreign imperialism.

These practitioners, who initially targeted Christian missionaries, eventually found themselves fighting against an eight-nation coalition army. While there were about 300,000 Boxers or at least participants in the revolts, an estimated 100,000 to 300,000 Chinese died, compared to 2,000 to 3,000 foreign soldiers.

Why, you may ask, such a disparity? Simply because Wushu practitioners mixed the logic of Qigong for strengthening through Chi (internal energy) with esoteric beliefs in calling upon entities or elements of nature, much like we see in certain mangas.

However, even though beliefs can sometimes lead to miraculous outcomes, against bullets, iron-clad protection techniques, and other methods failed to yield results. This revolt was one of the deadliest in Chinese history. Furthermore, the martial heritage, as was the case in France with duels and wars that caused the loss of our best swordmasters, likely saw the end of many styles.

I would also like to remind you that when we speak of Boxers, they were often armed with sabers and other tools familiar in Chinese martial culture.

chineseboxing #wushu #rebellion #firearms #deaths #chi #fact

Be One,

Pank

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #239 : De la posture statique à dynamique

Une critique des méthodes d'entraînement en arts martiaux qui favorisent une approche statique des attaques. Comment la transition vers une posture dynamique pourrait améliorer la réponse en situation réelle?

Il y a une chose qui m’agace souvent quand je regarde des vidéos, en particulier sur la notion de self-défense ou de Goshin jutsu. Si je comprends qu’il ne faille pas nécessairement se mettre en garde (encore que), cette notion de coup de poing ou de pied qui se bloque comme si de rien n’était me semble problématique.

Pour les plus karatékas d’entre vous, c’est un peu l’idée de l’Ippon Kumité, où l’adversaire attaque et nous mettons en place un blocage suivi d’un contre. Le karaté, comme de nombreux styles traditionnels — mais on le retrouve aussi dans des exercices de boxe —, habitue le partenaire à rester le bras tendu après sa percussion d’attaque.

Chose qui, dans une opposition, reste assez rare vu la dynamique des agressions et à quelle vitesse et violence les gestes sont effectués. À force d’habituer les apprenants à gérer une percussion avec un pseudo-blocage et des enchaînements comme on peut en voir en kali ou en silat, on se retrouve dans une notion de statique-dynamique-statique et une réponse dynamique de celui qui se défend.

Ces principes, et notamment ce qu’on va appeler les « entrées » en Kali-JKD-WT, ne fonctionnent que si l’agresseur revient dans une phase statique. Pourtant, un gars qui veut vous mettre une droite, soit il enchaîne avec l’autre main, soit il vous saisit, soit il sautille bizarrement, comme si les gars devenaient des boxeurs, mais nuls.

Ces entrées ne fonctionnent pas dès que l’on est en boxe, autrement dit en phase d’opposition, tout comme 80 % des entrées au bâton version kali ne passent pas quand l’opposant cherche à nous éclater la tête à pleine vitesse avec son bâton (cf. Dog Brothers).

Si clairement c’est séduisant de voir un professeur ou un apprenant répéter des techniques face à des adversaires qui lancent un crochet large et qui se prennent 5 coups énervés sans la moindre réaction.

J’ai beau adorer ces styles, les pratiquer et tenter de voir comment on pourrait être plus dans le réel, je reviens sans cesse aux formes de boxe plutôt qu’à cette idée commune de neutralisation sur une attaque qui, à mon avis, est le problème : c’est rarement aussi passif et propre (je pense au tsuki). Est-ce que le système ne devrait pas revoir, non pas les réponses en priorité, mais la façon d’aborder les attaques et les comportements proposés par les agresseurs (Tori) au dojo ?

kali #eskrima #MMA #karate #Silat #Selfdefense #Combat #Tori #Uke

Be One,

Pank

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Martial Reflections of a Hypnofighter #239: From Static to Dynamic Posture

There’s something that often annoys me when I watch videos, particularly those focusing on self-defense or Goshin jutsu. While I understand that one doesn’t necessarily have to assume a guard stance (although sometimes it’s necessary), the idea of a punch or kick being blocked effortlessly seems problematic to me.

For those of you who practice karate, it’s a bit like the concept of Ippon Kumite, where the opponent attacks, and we respond with a block followed by a counterattack. Karate, like many traditional styles — but also in boxing drills — conditions the partner to keep their arm extended after delivering an attack.

However, in an actual confrontation, this is quite rare given the dynamics of real-life aggression and the speed and violence with which actions are performed. By repeatedly training students to deal with a strike using a pseudo-block and combinations, as seen in kali or silat, we end up with a static-dynamic-static concept and a dynamic response from the defender.

These principles, especially what we call « entries » in Kali-JKD-WT, only work if the aggressor returns to a static phase. Yet, a guy trying to land a right hook on you either follows up with his other hand, grabs you, or bounces around awkwardly, as if turning into a terrible boxer.

These entries don’t work once we’re in a boxing phase, meaning in opposition, just like 80% of kali stick entries fail when the opponent is going full speed to smash our head with his stick (see Dog Brothers).

While it’s clearly appealing to see a teacher or student repeat techniques against opponents who throw a wide hook and take 5 angry hits without any reaction, I can’t help but come back to boxing forms rather than this common idea of neutralization during an attack, which, in my opinion, is the problem: it’s rarely so passive and clean (I’m thinking of tsuki). Shouldn’t the system reconsider not just the responses, but how we approach the attacks and behaviors proposed by aggressors (Tori) in the dojo?

kali #eskrima #MMA #karate #Silat #Selfdefense #Combat #Tori #Uke

Be One,

Pank

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #238 : Le géant des sports de combat

Il est grand, puissant, vous projette comme si de rien n’était et est le plus grand combattant des Jeux Olympiques. Je parle bien sûr de… Mijaín López. Ah oui, on n’en a pas beaucoup parlé parce que Teddy, notre Judoka absolu, a pris toute la lumière. Et je le comprends, même si nous avons ici, pour la première fois, un lutteur qui a surpassé Karelin, que beaucoup considèrent comme le plus fort poids lourd de l’ère moderne.

Mijaín López est cubain, il était un peu la figure de proue du régime castriste, ce qui peut aussi expliquer pourquoi on n’en fait pas tout un monde. Le sport, c’est magnifique, mais cela se détériore assez vite quand la politique s’en mêle.

Chael Sonnen, dans une de ses vidéos, partageait aussi une chose que j’ignorais : il semble que Mijaín ait participé à des matchs truqués au Japon, comme cela a pu se produire pour beaucoup de combats au Pride FC (ou pour ceux qui suivent mes réflexions sur le Karaté Kyokushin).

Néanmoins, il reste le premier combattant à accomplir cet exploit après n’avoir participé à aucun match officiel depuis les derniers JO. Imaginez cet athlète de 41 ans qui remonte une dernière fois sur le ring pour combattre au plus haut niveau dans une discipline physiquement si exigeante.

Personnellement, parmi toutes les disciplines et tous les pratiquants que j’ai pu affronter en plus de 30 ans, ce sont clairement les lutteurs, et notamment les gréco-romains, qui sont les combattants les plus solides physiquement, au-delà même des judokas.

Tenir 20 ans au sommet de son activité sportive est une chose incroyable, et pouvoir encore participer à des matchs intenses nous ramène à l’essence du combat : ne jamais cesser et toujours tenter de progresser. Même si nous le savons tous, avec l’âge, nous perdons en capacités et donc en efficience.

Il y a peu de chances que Teddy parvienne à accrocher un cinquième titre, mais s’il réussit à participer aux prochains JO et à bien performer, ce serait une chose géniale.

LutteOlympique #LutteGrécoRomaine #MijaínLópez #Cuba #Paris2024 #JeuxOlympiques #Durabilité

Be One,

Pank

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Martial Reflections of a Hypnofighter #238: The Giant of Combat Sports

He is tall, powerful, throws you as if it were nothing, and is the greatest fighter in the Olympics. I’m talking, of course, about… Mijaín López. Oh yes, he hasn’t been talked about much because Teddy, our ultimate Judoka, stole the spotlight. And I understand that, even though we have here, for the first time, a wrestler who has outdone Karelin, whom many have considered the greatest heavyweight of the modern era.

Mijaín López is Cuban; he was somewhat the figurehead of the Castro regime, which might also explain why we don’t make a big deal out of it. Sport is wonderful, but it deteriorates quite quickly when politics get involved.

Chael Sonnen, in one of his videos, also shared something I didn’t know: it seems that Mijaín participated in rigged matches in Japan, much like many fights that happened in Pride FC (or for those who follow my reflections on Kyokushin Karate).

Nevertheless, he remains the first fighter to achieve this feat after not participating in any official match since the last Olympics. Imagine this 41-year-old athlete stepping up one last time to fight at the highest level in such a physically demanding discipline.

Personally, of all the disciplines and practitioners I have faced in over 30 years, it is clearly the wrestlers, especially the Greco-Roman ones, who are the most physically solid fighters, even more so than Judokas.

To stay at the top of your sport for 20 years is incredible, and being able to still engage in intense matches brings us back to the essence of combat: never stop and always try to progress. Even though we all know that with age, we lose capabilities and thus efficiency.

There is little chance that Teddy will be able to clinch a fifth title, but if he manages to at least participate in the next Olympics and perform well, that would be an amazing thing.

OlympicWrestling #GrecoRomanWrestling #MijaínLópez #Cuba #Paris2024 #OlympicGames #Endurance

Be One,

Pank

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #236 : Le Budo Ideal

Depuis quelque temps, je regarde beaucoup de vidéos et d’interviews sur l’Aikido avec l’idée que Kano avait partagée, comme quoi l’Aikido était son budo idéal. C’est pourtant plus fondamentalement un art martial, et O Sensei est passé de son Aiki Jutsu Daito Ryu à une forme plus « harmonieuse » en recherche de l’unité avec le Ki (l’univers et son rythme, dit autrement).

Si j’ai bien compris le Budo, et Sensei et Shihan n’hésitez pas à me corriger, la voie de la guerre est de mettre en place une logique de développement du pratiquant au travers de la discipline et de la philosophie du combat. Comme Kano, Oyama ou So Doshin, l’idée de beaucoup de fondateurs de Budo était de permettre aux jeunes de devenir des hommes et femmes solides et aidants.

Il y avait dans cette voie de développement une facette sociale tout autant qu’une facette spirituelle. Quand je dis spirituelle, je ne vais pas forcément dans la notion animiste de O Sensei, mais dans le développement de l’esprit, de son équilibre et de sa force.

Quand Kano parle de l’Aikido comme d’un budo idéal, je me dis que je n’ai pas compris quelque chose, parce que pour moi qui ne suis certainement pas assez mûr, « l’efficacité », aussi relative soit-elle, doit faire partie du package. Et pourtant, je sais que j’ai tort, l’important est que les pratiquants se développent physiquement souvent dans des entraînements rigoureux.

Qu’ils puissent trouver une voie qui les satisfasse et les aide à progresser en tant que personnes au quotidien. Et dans ce cas, l’Aiki répond à ces critères, de plus la recherche d’harmonie comme ce que Kano cherchait dans les randori ou dans les katas.

Dans la notion d’idéal, je pense que par-delà la forme, le fond et la quête d’une paix, une recherche de lien et de permettre dans la philosophie de l’Aikido de ne plus lutter contre un adversaire mais se retrouver face à un tout, nourrissent l’idée début 20e d’un Kano qui a vu la fin d’une ère et les conflits à adopter de nouvelles matrices de pensée.

Je reviendrai sur cette idée d’harmonie qui n’est factuellement plus vraiment une des quêtes des sports de combat actuels, plus compétitifs que pacifiants.

Aikido #Judo #Kano #Ueshiba #Sodoshin #ShorinjiKempo #SosaiOyama #Karate

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

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Martial Reflections of a Hypnofighter #236: The Ideal Budo

For some time now, I have been watching many videos and interviews about Aikido, with the notion that Kano shared, that Aikido was his ideal budo. Fundamentally, it is a martial art, and O Sensei transitioned from his Aiki Jutsu Daito Ryu to a more « harmonious » form, seeking unity with Ki (the universe and its rhythm, in other words).

If I understand correctly, and Sensei and Shihan, please feel free to correct me, the way of war involves establishing a logic of practitioner development through the discipline and philosophy of combat. Like Kano, Oyama, or So Doshin, many Budo founders aimed to help young people become men and women who are strong and helpful citizens.

This path of development had both a social and a spiritual aspect. When I say spiritual, I do not necessarily mean in O Sensei’s animistic sense, but in the development of the spirit, its balance, and its strength.

When Kano speaks of Aikido as an ideal budo, I think I have missed something, because for me, who is certainly not mature enough, « efficiency, » however relative, must be part of the package. Yet, I know I am wrong; what is important is that practitioners develop physically, often through rigorous training.

They can find a path that satisfies them and helps them progress as individuals in their daily lives. In this case, Aiki meets these criteria, and the pursuit of harmony, as Kano sought in randori or katas, aligns with this.

In the ideal notion, I think that beyond form, the essence and quest for peace, a search for connection, and the philosophy of Aikido to no longer fight against an opponent but to face a whole, nourishes the early 20th-century idea of Kano who saw the end of an era and the conflicts adopting new thought matrices.

I will return to this idea of harmony, which is no longer factually one of the quests of current combat sports, which are more competitive than pacifying.

Aikido #Judo #Kano #Ueshiba #Sodoshin #ShorinjiKempo #SosaiOyama #Karate

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #234 : Grappling dans la rue

Je sais que le sol n’est pas une situation recommandée dans la rue. Et pour ceux qui avancent l’argument qu’il faut frapper dans la rue, je suis d’accord. Cependant, je pars de l’hypothèse où les frappes n’ont pas fonctionné et nous en arrivons à un clinch.

Ce qui semble bon sur le papier ne se vérifie pas nécessairement dans la réalité. Malheureusement, beaucoup d’agressions de rue passent par des phases de saisies et possiblement de mises au sol.

C’est donc une grosse galère quand on a plusieurs personnes qui peuvent tenter de nous frapper pendant que nous sommes en saisie avec un opposant. Et je ne parle même pas de l’intervention d’une personne armée d’un couteau, où la saisie laisse le temps à quelqu’un de nous poignarder par derrière.

La première chose que les grapplers doivent prendre en compte lorsqu’ils pensent à leur défense personnelle dans la rue, c’est-à-dire sur du béton, avec des murets, des trottoirs, du verre ou des surfaces glissantes, c’est comment finir debout ou éventuellement gérer l’amener au sol.

Finir avec peu de frappes un néophyte debout est assez simple : il suffit de chercher les étranglements de base, comme l’étranglement arrière, mais il faut arriver à passer derrière. Avec un peu de pratique de lutte, c’est jouable, mais attention aux projections vers l’avant, comme uchi mata, ippon seoi, etc. Une autre technique, certainement une des plus primitives de l’arsenal humain en lutte au corps à corps, est la guillotine. Cette technique a des dizaines de variantes et, comme ce n’est pas seulement un étranglement mais aussi une clé cervicale, si ça ne fait pas dormir, ça traumatise le corps.

Les clés que nous voyons dans les styles traditionnels de jiujitsu, kali ou de chinna ne fonctionnent pas vraiment debout. Trop de mouvements possibles de l’opposant. Sachant que dans une agression tout va vite, techniquement ce que l’on propose est souvent approximatif, donc plus une technique demande d’angle, de timing et de complexité, moins on sera apte à y penser ou à l’appliquer. Notre cerveau étant en mode survie, il va droit au but.

La seconde catégorie de techniques à utiliser est celle des projections, et je ne parle pas cette fois de takedowns. Le but, comme en lutte ou en judo, est de mettre une boite pour l’étourdir voire le mettre KO. Le problème est que parfois l’application de techniques de projection, particulièrement vers l’avant, nous engage physiquement à suivre l’autre et parfois nous nous faisons emporter. Les projections vers l’arrière offrent plus de maîtrise et, au pire, on se retrouve en garde.

Je reviendrai sur la facette du combat au sol dans un prochain article.

Lutte #Grappling #LutaLivre #MMA #Jiujitsu #Préhension #SelfDefense

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

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Martial Reflections of a Hypnofighter #234: Grappling in the Street

I know that being on the ground is not a recommended situation in the street. And for those who argue that « you need to strike » in the street, I agree. But here, I’m starting from the very common phase where strikes haven’t worked, and we find ourselves in a clinch.

What looks good on paper doesn’t necessarily happen in reality, and we see that unfortunately, many street aggressions involve grappling phases and possibly going to the ground.

It’s a big problem when you have multiple people who might try to hit you while you’re grappling with one opponent. And I’m not even considering the intervention of a person armed with a knife, where the grappling gives someone time to stab you from behind.

The first thing grapplers who think about their self-defense on the street, that is to say, on concrete, with walls, sidewalks, glass, or slippery surfaces, need to consider is how to stay standing or manage the takedown.

Finishing a novice with a few strikes while standing is quite simple: just look for basic chokes, like a rear choke, but you need to get behind them. With some wrestling practice, it’s doable, but be careful of forward throws like uchi mata, ippon seoi, etc. Another technique, certainly one of the most primitive in the human arsenal for close combat, is the guillotine. This technique has dozens of variations and, as it’s not just a choke but also a neck crank, if it doesn’t put them to sleep, it traumatizes the body.

The locks we see in traditional styles like jiujitsu, kali, or chinna don’t really work standing. The opponent has too many possible movements. Knowing that in an aggression everything happens quickly, technically what we propose is often rough and poorly executed. The more a technique requires angles, timing, and complexity, the less likely we are to think of it or apply it. Our brain is in survival mode, aiming straight for the goal.

The second category of techniques to use is throws, and I’m not talking about takedowns this time. The goal, as in wrestling or judo, is to take the opponent down to stun them or knock them out. The problem is that sometimes applying a throw, especially forward throws, physically engages us to follow the other person, and sometimes we get dragged along. Throws to the rear offer more control and, at worst, we end up in guard.

I will return to the ground fighting aspect in a future article.

Wrestling #Grappling #LutaLivre #MMA #Jiujitsu #Grappling #SelfDefense

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #233 : L’intention martiale

En lisant différents ouvrages et façons d’aborder les arts martiaux, je me disais que notre intention à l’entraînement et vis-à-vis de notre pratique change la forme que nous mettons en place. Si nous allons au dojo ou à la salle avec l’intention de nous défouler, ce que nous allons mettre en place sera complètement différent de quelqu’un qui vient pour apprendre à se défendre ou se découvrir soi-même.

Pourquoi le Shotokan de Funakoshi a-t-il peu de lien avec le Shotokai d’Egami Sensei ? Les idées et intentions des fondateurs, partagées ensuite avec les apprenants, orientent la façon de pratiquer. Par exemple, le combat russe de Khoudenkikh diffère de celui du Systema de Ryabko. Les intentions ne sont plus du tout les mêmes : d’un côté, un modèle de self-défense incisif ; de l’autre, un travail personnel avec une touche de défense.

Nous savons que c’est le pratiquant qui donne la forme et le sens qu’il souhaite à son style de combat. Sa personnalité, ses attentes et sa façon d’aborder les choses vont le mener vers une “transformation” ou une assimilation de la méthode étudiée.

Un judoka qui souhaite rester dans une vision plus traditionnelle du judo n’aura pas du tout le même style que celui qui ne pense qu’à la compétition. Celui qui entre dans un dojo d’aïkido parce qu’il aime le style mais veut de l’opposition devra soit mettre son intention de côté, soit trouver un dojo de l’école Tomiki.

Il est aussi important pour nous, pratiquants, de nous interroger sur notre intention à différentes périodes de notre pratique. On voit d’ailleurs des pratiquants d’un style changer avec les décennies, car leurs écoles de base ne répondent plus aux intentions du moment.

Qu’est-ce qui vous pousse à pratiquer ? Qu’est-ce qui motive le fait de rester dans telle ou telle école ? Pourquoi ce style et pas un autre ? Parfois, l’habitude nous fait rester dans des académies qui ne répondent plus à nos attentes. De même, un professeur peut changer sa façon d’aborder son art martial avec son évolution, ses attentes et intentions. Un club qui a formé des champions peut complètement se détourner de la compétition parce que cette facette sportive ne correspond plus à sa vision de la discipline.

Et vous, quelle intention avez-vous dans votre pratique quotidienne ?

Budo #Bujutsu #ArtsMartiaux #Intention #Combat #Compétition #SelfDefense

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

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Martial Reflections of a Hypnofighter #233: Martial Intent

While reading various books and approaches to martial arts, I realized that our intent during training and towards our practice changes the form we put into place. If we go to the dojo or the gym with the intention of blowing off steam, what we put into place will be completely different from someone who comes to learn self-defense or to discover themselves.

Why does Funakoshi’s Shotokan have little connection with Egami Sensei’s Shotokai? The ideas and intentions of the founders, later shared with learners, guide the way things are practiced. For example, Khoudenkikh’s Russian combat differs from Ryabko’s Systema. The intentions are no longer the same: one is a model of incisive self-defense, the other a personal development approach with a touch of defense.

We know that it is the practitioner who gives form and meaning to their combat style. It is because their personality, expectations, and approach will lead them towards a “transformation” or an assimilation of the studied method.

A judoka who wants to maintain a more traditional vision of judo will have a completely different style than one who focuses solely on competition. Someone who joins an aikido dojo because they like the style but wants opposition will either have to set aside their intention or find a dojo of the Tomiki school.

It is also important for us, as practitioners, to question our intentions at different periods of our practice. Indeed, we see practitioners of a style change over decades because their foundational schools no longer meet their current intentions.

What drives you to practice? What motivates you to stay in a particular school? Why this style and not another? Sometimes, habit keeps us in academies that no longer meet our expectations. Just as a teacher can change their approach to their martial art with their evolution, expectations, and intentions. A club that has trained champions can completely abandon competition because this sporting facet no longer aligns with their vision of the discipline.

And you, what is your intention in your daily practice?

Budo #Bujutsu #MartialArts #Intention #Combat #Competition #SelfDefense

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

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