Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #319 : Et si le MMA ne relevait pas les combats au sol

Une réflexion sur le MMA actuel, questionnant l’impact des rounds de 15 minutes sans interruption et sans relever les combattants. Le focus est mis sur les scrambles, l’énergie dépensée au sol, et les choix stratégiques des lutteurs modernes. Une analyse de l’équilibre entre performance sportive et exigences du show.

C’est une vision très old school du MMA, mais avec le niveau incroyable des combattants actuels, je trouve qu’il serait intéressant de voir ce que donnerait un combat de 15 minutes sans pause, avec interdiction de relever les combattants.

Jiri aurait-il battu Botān dans ces conditions ? Combien de combats, arrêtés pour passivité (souvent jugés non bankables) ou à cause de la fin d’un round, auraient connu une issue différente ?

Les combattants spécialisés dans le sol ne dominent plus, et ne domineront probablement jamais plus le monde du MMA. La raison en est simple : le show prime. Le travail d’amener au sol est très énergivore et, en plus, il peut être annulé si le round se termine ou si cela ne répond pas aux attentes du public ou de l’organisation.

Cependant, nous n’avons jamais eu des combattants aussi compétents dans les scrambles. Ma question est donc la suivante : les lutteurs abandonnent-ils parfois ces échanges au sol, car ils estiment que l’effort requis est disproportionné par rapport au temps restant dans le round ? Arriver à un contrôle au sol, puis enchaîner avec une soumission ou un KO, semble être un pari trop risqué.

Une alternative qui se développe consiste à éviter de poser l’adversaire au sol pour privilégier la prise de dos et tenter un étranglement. Cette logique, issue du grappling, semble plus efficace et optimisée dans un contexte de temps limité. Mais que se passerait-il si les rounds étaient de 15 minutes sans interruption ? Y aurait-il autant de KO ?

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Martial Reflections of a Hypnofighter #319: What if MMA Fights Kept Ground Work Intact?

This is a very old-school vision of MMA, but with the incredible skill level of today’s fighters, I think it would be fascinating to see what a 15-minute fight without breaks—and without standing fighters back up—would look like.

Would Jiri have defeated Botān under those conditions? How many fights, stopped for passivity (often deemed not bankable enough) or due to the end of a round, would have had a different outcome?

Ground specialists no longer dominate, and likely never will again, in the world of MMA. The reason is simple: the show must go on. Groundwork is extremely energy-consuming and can easily be nullified if the round ends or if it doesn’t meet organizational or audience expectations.

That said, we’ve never had fighters so skilled in scrambles. My question is: do wrestlers sometimes abandon ground exchanges because they see the effort as disproportionate to the remaining time in the round? Reaching a ground control position and transitioning to a submission or KO might seem too difficult within the time constraints.

An alternative strategy is emerging: skipping the takedown entirely to attack the back and attempt a choke. This pure grappling logic is more time-efficient. But what if rounds were 15 minutes long without interruption? Would there still be as many KOs?

Take what resonates with you and find your own truth.

Be One,

Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #318 : Mérab vs Uman

Le combat entre Mérab et Uman a démontré que le cardio et le volume de frappes peuvent surpasser la technique pure. Malgré la supériorité technique d'Uman, Mérab a su imposer un rythme constant, forçant son adversaire à faiblir au fil des rounds. Une réflexion sur l'importance du physique dans le MMA.

Cette nuit, le combat entre les deux protagonistes a montré à quel point le cardio et le volume restent des éléments cruciaux dans un combat. Je voyais Uman techniquement meilleur, mais j’apprécie la façon de combattre de Mérab, ce qui me faisait penser que si Uman parvenait à percuter fort et à mettre un down ou un KO dans les deux premiers rounds, il pourrait gagner.

Cependant, même si dans un premier temps les percussions du Russe étaient plus précises et impactantes que celles de Mérab, ce dernier, bien qu’un peu rougi, n’a pas eu d’élément qui aurait pu enrayer sa machine. Ainsi, round après round, il reprenait son action : avancer et agresser sans cesse avec un volume impressionnant en frappes et en takedowns.

C’est à ce moment que nous avons pu voir que, même si la technique d’Uman est exceptionnelle, le fait qu’un combattant ne cesse de provoquer du stress et des actions de plus en plus dangereuses sans montrer de signes d’essoufflement physique finit par avoir un impact.

La précision des techniques diminue, tout comme la justesse et le timing. En face, même s’il y a moins de frappes belles et puissantes, celles qui passent s’accumulent. Certes, elles ne causent pas de dégâts immédiats, mais leur cumul ne peut être ignoré.

C’est souvent pour cette raison que les athlètes de MMA moyens – je ne parle pas des élites – sont souvent assez pauvres techniquement. Ils maîtrisent quelques combinaisons, mais surtout, ils possèdent des physiques extraordinaires. Car il faut se rappeler que les arts martiaux sont des jeux de force, et que le physique est déterminant, surtout lorsque le temps d’opposition s’étend.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Martial Reflections of a Hypnofighter #318: Mérab vs Uman

Last night, the fight between the two protagonists demonstrated how crucial cardio and volume are in combat. I saw Uman as technically superior, but I appreciated Mérab’s fighting style, which led me to think that if Uman landed a strong strike and scored a knockdown or KO in the first two rounds, he could win.

However, even though the Russian’s strikes were initially more precise and impactful than Mérab’s, the latter, despite some visible wear, showed no signs of being slowed down. Round after round, he kept pushing forward and relentlessly attacking with a high volume of strikes and takedowns.

At this point, we saw that even though Uman’s technique was outstanding, the constant stress and increasingly dangerous actions caused by an opponent who seemed inexhaustible began to take their toll.

The precision of Uman’s techniques declined, as did his timing and accuracy. Meanwhile, Mérab, despite landing fewer clean and powerful strikes, kept connecting. Though his strikes didn’t cause immediate damage, their cumulative effect could not be ignored.

This is often why mid-level MMA athletes – not the elites – are generally less technically refined. They may master a few combinations, but above all, they have extraordinary physical conditioning. Martial arts, after all, are contests of strength, and physicality becomes decisive, especially in prolonged matches.

Take what is good and right for yourself.

Be One,

Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #317 : Les arts martiaux doivent-ils rester martiaux ?

Les arts martiaux sont souvent confrontés à l’évolution de leur pratique entre sport et self-défense. Cet article explore la pertinence de préserver leur essence martiale face à une réalité où l'agression dans la rue reste rare pour la majorité des pratiquants. La question de la perte des traditions et de leur impact sur les valeurs et l'efficacité des disciplines est au cœur de cette réflexion.

Nous aimons nos arts martiaux, et nous aimons aussi les confronter à la réalité de l’agression ou de la protection dans la rue. Cependant, force est de constater qu’à moins de vivre dans des situations nous obligeant constamment à nous défendre (et je ne parle pas de se battre), nous utilisons très rarement le côté « guerrier » de nos systèmes.

Ainsi, même si je partage régulièrement l’idée que l’aspect compétition, donc sportif, transforme les disciplines et limite l’exploitation technique qui pourrait être efficace dans certaines situations de rue, il est essentiel de reconnaître qu’aujourd’hui, entre l’utilisation potentiellement limitée de nos arts et le fait que des adversaires pourraient être armés ou nombreux, nous devons nous demander si cela a encore du sens.

On dit souvent que le simple fait de pratiquer apporte de la confiance, que ce soit pour le côté sportif ou la self-défense. Pourtant, personne ne dira qu’un boxeur, même orienté uniquement vers le sport, n’est pas une personne confiante, tout comme un pratiquant de judo.

Nous observons souvent que les critiques sur l’efficacité des arts martiaux viennent de pratiquants vieillissants, qui, n’étant plus aussi performants, se réorientent vers « l’essence » des arts martiaux : la self-défense. Cela se voit chez de nombreux grands champions sportifs des années 1990-2000 en BJJ, qui se consacrent aujourd’hui presque exclusivement à la défense personnelle, car ils ont vieilli.

Le sport pourrait certainement suffire : les valeurs y sont présentes, tout comme l’amélioration physique et mentale. Cependant, c’est peut-être la perte des traditions qui nous retient à cette « illusion » que l’aspect martial est plus profond et significatif que le sport.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,
Pank

Martial Reflections of a Hypnofighter #317: Should Martial Arts Remain Martial?

We love our martial arts, and we also love confronting them with the reality of aggression or self-protection in the streets. However, it is clear that unless we live in situations constantly forcing us to defend ourselves (and I don’t mean fighting), we rarely use the « warrior » aspect of our systems.

Thus, even though I regularly share the idea that the competitive, or sporting, aspect transforms disciplines and limits the technical potential that could be effective in certain street situations, it is essential to realize that today, between the limited practical use of our arts and the fact that opponents could be armed or numerous, we must question whether it still makes sense.

It is often said that simply practicing builds confidence, whether for sport or self-defense. Yet no one would deny that a boxer, even one focused solely on sports, is a confident individual, just like a judoka.

We often observe that criticism of martial arts’ effectiveness comes from aging practitioners who, no longer as physically capable, turn to the « essence » of martial arts: self-defense. This is evident in many great sports champions from the 1990s and 2000s in BJJ, who now focus almost exclusively on self-defense because they have aged.

Sport could certainly suffice: its values are present, along with physical and mental improvement. However, perhaps it is the loss of traditions that ties us to the « illusion » that the martial aspect is deeper and more meaningful than sport.

Take what is good and right for you.

Be One,
Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #315 : Trouver un kiné et se faire suivre

et article souligne l'importance pour les pratiquants d'arts martiaux, en particulier ceux d'un certain âge, de consulter régulièrement un kinésithérapeute.  L'auteur met en garde contre les compensations que le corps met en place suite à des blessures et qui, à long terme, peuvent engendrer de nouvelles douleurs. Un suivi professionnel permet de corriger ces déséquilibres grâce à des exercices de récupération et de renforcement adaptés.

Nous pratiquons des disciplines qui usent le corps et nous cumulons souvent un ensemble de petits maux qui, avec les mois et les années, se résorbent naturellement. Seulement, il est possible que pendant cette période où nous continuons à nous entraîner, nous ayons mis en place des compensations dont nous ne prenons pas conscience.

Assez régulièrement, j’entends des personnes me dire qu’elles ne cessent d’enchaîner des problèmes, pas toujours handicapants, mais qui les ralentissent et surtout n’apportent pas de confort au quotidien. Il est possible que les éléments ayant subi une blessure n’aient pas été rééduqués correctement et que le corps vive sur l’intelligence de la compensation, mais qui « surcharge » une partie du corps. Cumulé à d’autres contraintes, cela sensibilise la zone.

C’est en partie pour cette raison que je conseille aux jeunes, et surtout aux moins jeunes qui, eux, vont écouter, d’avoir un suivi régulier avec un spécialiste, en l’occurrence un kinésithérapeute. Ce dernier peut facilement établir un programme pour les différents exercices de récupération/renforcement que vous pourrez facilement mettre en place en fin de cours ou chez vous.

Cela permet au moins de minimiser les cumuls qui deviennent contraignants avec le temps et qui diminuent le plaisir de la pratique, comme dans le quotidien.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,
Pank

Martial Reflections of a Hypnofighter #315: Finding a Physiotherapist and Getting Follow-up Care

We practice disciplines that wear down the body, and we often accumulate a number of minor ailments that, over the months and years, naturally resolve themselves. However, it is possible that during this period when we continue to train, we have put in place compensations that we are not aware of.

Quite regularly, I hear people tell me that they keep having problems, not always disabling, but which slow them down and above all do not bring comfort to everyday life. It is possible that the elements that have suffered an injury have not been properly rehabilitated and that the body lives on the intelligence of compensation, but which « overloads » a part of the body. Combined with other constraints, this sensitizes the area.

It is partly for this reason that I advise young people, and especially older people who will listen, to have regular follow-up with a specialist, in this case a physiotherapist. The latter can easily establish a program for the various recovery/strengthening exercises that you can easily put in place at the end of class or at home.

This makes it possible at least to minimize the accumulations that become restrictive over time and that reduce the pleasure of practice, as in everyday life.

Take what is good and right for you.

Be One,
Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #313 : La force de la rétention de garde

La rétention de garde est une stratégie subtile mais efficace dans les arts martiaux. En ralentissant le rythme et en limitant les angles, elle pousse l’adversaire à commettre des erreurs exploitables. Ce style repose sur la patience et une réflexion stratégique, favorisant un combat intelligent et mesuré.

Je n’aime pas combattre des partenaires qui utilisent le gi en spider, en lasso, ou tout autre style exploitant le gi. Pourtant, il est fascinant de constater, autant pour celui qui l’emploie que pour celui qui le subit, qu’un tel jeu ralentit les échanges, limite les angles et les actions-réactions, et en conséquence, augmente le danger.

Changer les rythmes lorsqu’il y a un différentiel de poids ou d’âge est une stratégie intéressante. Cela peut provoquer une frustration chez celui qui est pris dans ce jeu, entraînant une erreur potentiellement exploitable pour un renversement ou une soumission.

De plus, l’opposition bras-jambe peut, avec le temps, épuiser même les plus solides dans leur prise. Ce style de combat repose sur la patience. Celui qui se précipite risque de donner un angle favorable à son adversaire, générant un danger ou une dépense énergétique excessive, contraires à l’objectif stratégique.

L’explosivité du passeur ne garantit pas une issue favorable dans ce « tricotage ». Il est essentiel de fermer ses angles et de rester sur des bases solides pour empêcher le gardien de développer son jeu.

Encore une fois, nous sommes dans une partie d’échecs où chaque pièce déplacée peut rapidement créer des menaces ou des dangers. Une erreur pourrait aboutir à une situation complexe et énergivore. La rétention est une excellente manière de combattre, à condition d’accepter un rythme peu actif et de privilégier une réflexion posée sur les coups à jouer.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,
Pank
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Martial Reflections of a Hypnofighter #313: The Strength of Guard Retention

I dislike fighting opponents who use the gi in spider, lasso, or any style that exploits the gi. Yet, it’s fascinating to observe, both for the one using it and the one enduring it, how such play slows down exchanges, limits angles and action-reaction dynamics, and consequently increases danger.

Adjusting the rhythm when there’s a weight or age differential is an intriguing strategy. It can lead to frustration for the person trapped in this game, resulting in an error that may open opportunities for a sweep or submission.

Additionally, the arm-leg opposition can, over time, exhaust even the strongest grips. This style of fighting relies heavily on patience. Those who rush risk giving their opponent an advantageous angle, creating danger or wasting energy, contrary to strategic goals.

The passer’s explosiveness is unlikely to succeed in breaking this « knitting. » It’s crucial to close angles and stick to solid bases to prevent the guard player from developing their game.

Once again, we find ourselves in a chess match, where every moved piece can quickly generate threats or dangers. A single mistake could lead to a complex and energy-draining situation. Guard retention is an excellent combat strategy, provided one accepts a slower pace and focuses on thoughtful moves.

Take what is good and right for you.

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #311 : L’influence du spectacle au Japon

Cet article explore l'influence du catch professionnel sur le MMA au Japon, notamment à travers des organisations comme Pride, Pancrase et Shooto. Il compare la culture japonaise, qui valorise les prouesses techniques et physiques, avec celle de l’Occident, davantage centrée sur les KO et la percussion. Enfin, il examine comment le catch a surpassé le MMA en popularité grâce à une énergie et une intensité uniques.

Je trouve que l’UFC est souvent particulièrement ennuyeuse, avec cette volonté de transformer le MMA en un divertissement proche de la WWE. D’ailleurs, les deux entités ont désormais fusionné. Ce qui est intéressant, c’est qu’une dynamique similaire existe au Japon, également influencée par le catch ou pro wrestling.

Nous savons que le Pride a été initié par les catcheurs de la NJPW, avec en tête d’affiche le combat entre Rickson Gracie et Nobuhiko Takada. Ce combat n’avait aucun sens sportif, mais il a permis de mettre en avant le concept du combat libre. Pour beaucoup, Takada était considéré comme le meilleur combattant japonais, en grande partie grâce à l’influence du pro wrestling.

Les Japonais apprécient particulièrement ce type de compétitions, qui se divisent en plusieurs styles, notamment le strong style et le shoot style. Ce dernier est particulièrement intéressant, car les cultures Shooto, Pancrase et Rings sont issues de cet univers du spectacle avant de s’orienter vers un réalisme croissant.

C’est d’ailleurs pour cette raison que des doutes ont émergé concernant les premières années du Pancrase, où certains combats semblaient encore s’inscrire dans une logique de spectacle, avec des vainqueurs potentiellement prédéterminés. Cependant, nous sommes loin des scénarios très théâtraux du prowrestling américain. Pour les Japonais, l’objectif est d’acclamer les prouesses physiques et techniques.

Cela explique pourquoi le public japonais s’est éduqué à toutes les phases du MMA, du combat debout au sol. Ce niveau d’appréciation est parfois moins visible en Europe ou aux États-Unis, où le désir de voir des percussions et des KO reste dominant. Cela ne signifie pas que les Nippons n’apprécient pas les KO, mais un combat prolongé au sol ne provoquera pas de critiques.

Le pro wrestling a connu des difficultés avec l’émergence du MMA. Cependant, le MMA a ensuite décliné en popularité, probablement parce que la culture du catch reste plus intense et divertissante. Il suffit de comparer l’ambiance autour du Rizin et celle du Wrestle Kingdom : bien que le public soit souvent le même, l’énergie des deux événements est totalement différente. The show must go on.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.
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Martial Reflections of a Hypnofighter #311: The Influence of Spectacle in Japan

I find the UFC often quite boring, with its attempt to turn MMA into entertainment akin to WWE. In fact, the two entities have now merged. Interestingly, a similar dynamic exists in Japan, where MMA is also influenced by professional wrestling.

We know that Pride was initiated by NJPW wrestlers, featuring a main event between Rickson Gracie and Nobuhiko Takada. This fight made little sporting sense but helped promote the concept of free fighting. For many in Japan, Takada was considered the best possible fighter, largely due to the influence of pro wrestling.

Japanese audiences enjoy such competitions, which can be divided into several styles, including strong style and shoot style. The latter is particularly intriguing, as Shooto, Pancrase, and Rings cultures originated from this world of spectacle, gradually evolving toward greater realism.

This explains why there were questions surrounding Pancrase’s early years, where some matches seemed to retain the spirit of spectacle, possibly with predetermined winners. However, this is far from the heavily scripted nature of American prowrestling. For the Japanese, the goal is to celebrate physical and technical prowess.

As a result, Japanese audiences have educated themselves on all aspects of MMA, from stand-up to ground fighting. This level of appreciation is sometimes less evident in Europe or the U.S., where the focus remains on striking and knockouts. That said, the Japanese do enjoy KOs, but a prolonged ground round won’t draw criticism.

Pro wrestling faced challenges with the rise of MMA, but MMA later declined in popularity, likely because the wrestling culture is more intense and entertaining. A simple comparison between the atmosphere at Rizin and Wrestle Kingdom highlights this: even if the audience overlaps, the energy is completely different. The show must go on.

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #309 : Le MMA Japonais

Il existe un MMA majoritaire que nous connaissons bien en Occident, notamment avec l’UFC et ses rares concurrents. C’est une forme qui a évolué au fil des années, privilégiant une recherche de victoire round par round, avec un travail en percussion conçu pour plaire aux spectateurs et, par extension, aux matchmakers. On y retrouve une lutte en cage très solide et un jeu au sol qui, au fil des années, ressemble davantage à de la lutte basse qu’à du Jiu-Jitsu Brésilien.

Et puis, il y a le Japon. Les combattants spécialisés en percussion y sont souvent plus engagés, probablement davantage que leurs homologues occidentaux. Beaucoup ne cherchent pas à prolonger les combats : l’engagement est rapide, influencé notamment par la taille de la surface de combat, souvent un ring, bien que Deep et certains événements du Rizin se déroulent en cage. Concernant la lutte, le Japon offre une perspective différente, car la cage y est rare.

On retrouve donc une forme de MMA qui ne prend pas en compte les spécificités de la surface de combat, avec une lutte plus proche du « takedown » pur et dur. Quant au travail au sol, il diffère également : moins de scrambles et davantage de phases en garde ou demi-garde, avec des combattants cherchant activement à contrôler ou soumettre leur adversaire.

Par ailleurs, l’arbitre est bien plus interventionniste qu’aux États-Unis. Si une phase de lutte devient stagnante, il n’hésite pas à ramener les combattants au centre du ring, de même en cas de blocage au sol, bien que cela soit plus rare.

Il y a une recherche marquée de soumission, rappelant ce que l’on observe dans le grappling moderne, notamment dans des événements comme WNO : des combattants qui prennent des initiatives pour soumettre, quitte à improviser des positions afin de maximiser leurs chances.

Le MMA japonais est globalement moins fort que celui des États-Unis, mais il se distingue par son intensité et sa dimension multi-facette. Il rappelle, dans son essence, la période 2000-2005 du Shooto, comme si ce format restait idéal tant pour les spectateurs que pour les combattants.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.
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Martial Reflections of a Hypnofighter #309: Japanese MMA

There is a dominant form of MMA that we know well in the West, particularly through the UFC and its limited competitors. This version has evolved over the years, emphasizing round-by-round victory strategies, with striking designed to entertain spectators and, by extension, please matchmakers. It features solid cage wrestling and groundwork that increasingly resembles low-level wrestling rather than Brazilian Jiu-Jitsu.

And then, there’s Japan. Strikers in Japanese MMA are often more committed, perhaps more so than their Western counterparts. Many do not aim for long matches: the engagement is quick, influenced by the size of the fighting surface—often a ring, although Deep and some Rizin events do use a cage. In terms of wrestling, Japan offers a different approach due to the rarity of cages.

This creates a form of MMA that doesn’t account for the fighting surface, with wrestling closer to pure takedowns. Groundwork also differs: fewer scrambles and more phases in guard or half-guard, with fighters actively seeking control or submission.

Moreover, referees are far more interventionist than in the U.S. If a wrestling phase becomes stagnant, they restart the fight in the center, and the same applies to blocked ground phases, which are less common.

There is a strong focus on submissions, reminiscent of what we see in modern grappling, such as in WNO events, where fighters take submission attempts and improvise positions to enhance their chances.

Japanese MMA is generally weaker than its U.S. counterpart but stands out for its intensity and multi-dimensionality. It recalls the 2000–2005 Shooto era, as if this format remains ideal for both spectators and fighters.

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #308 : L’amateurisme doit rester notre cœur de cible

En France, les sports de combat professionnels peinent à se développer, laissant la place à un amateurisme structuré. Inspiré par des initiatives japonaises comme le Rizin, cet article explore comment les organisations MMA françaises mettent en avant les amateurs pour préparer une nouvelle génération de combattants, tout en offrant des leçons à tirer de ces pratiques.

En France, nous avons un problème : le sport professionnel dans les arts martiaux est quasiment inaccessible. Même si l’on aime parler de combats professionnels, il s’agit souvent d’amateurs affrontant des professionnels. Quand je parle d’amateurs, je fais référence au fait que la majorité des combattants ne tirent que très rarement leurs revenus des organisations de combats ou des primes associées à leurs affrontements.

Nous disposons d’un tissu associatif qui met en avant la formation d’amateurs. La plupart ne feront qu’un passage modéré par la compétition et rencontreront d’importantes difficultés s’ils souhaitent devenir professionnels dans le sens d’une rémunération exclusivement liée aux combats.

Au Japon, avant un événement comme le Rizin — successeur du Pride bien que moins populaire —, deux journées sont organisées autour de l’événement. Si cela peut sembler inutile à certains, ces journées incluent des tournois amateurs en BJJ, et parfois même en shooto (ce qui n’est pas le cas cette saison).

Ces journées servent de tremplin, offrant un aperçu des futurs affrontements. Elles permettent aux amateurs de découvrir de nouvelles têtes, peut-être de futures stars dans quelques années. C’est aussi l’occasion de créer un pré-show attirant un public plus large.

En France, nos organisations de MMA réalisent une belle initiative en mettant en avant des combats amateurs avant les événements principaux plus professionnels. Bien que l’audience puisse parfois être dispersée ou peu attentive, cela reste une porte ouverte pour une nouvelle génération, leur offrant un aperçu de ce qu’une organisation professionnelle peut proposer.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.
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Martial Reflections of a Hypnofighter #308: Amateurism Must Remain Our Core Target

In France, we face a problem: professional sports in martial arts are nearly inaccessible. Even though we like to talk about professional fights, it often comes down to amateurs facing professionals. When I mention amateurs, I refer to the fact that most fighters rarely derive their income from fighting organizations or the earnings associated with their matches.

We have an associative structure that prioritizes the training of amateurs. Most will only engage moderately in competitions and will struggle greatly if they aim to become professionals in the sense of exclusively earning their income from fights.

In Japan, before an event like Rizin — the successor to Pride, albeit less trendy — two days are organized around the main event. While this may seem unnecessary to some, these days often feature amateur tournaments in BJJ and sometimes even shooto (though not this season).

These days serve as a springboard, offering a preview of upcoming clashes. They allow amateurs to discover new talents, perhaps future stars in a few years. It is also an opportunity to create a pre-show that draws a larger audience.

In France, our MMA organizations have initiated a commendable practice by showcasing amateur fights before the more professional main cards. Although audiences can sometimes be sparse or inattentive, this still provides a gateway for the next generation, giving them a glimpse of what a professional organization can offer.

Take inspiration from what feels right and meaningful to you.

Be One,
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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #306 : Comprendre ses techniques au travers de ses fondamentaux

L'article explore comment décomposer et analyser les techniques martiales pour en extraire les fondamentaux, essentiels pour surmonter les problématiques en combat, qu'il s'agisse de préhension ou de percussion.

Dans le Jiujitsu et de nombreux systèmes de préhension, il est facile de mettre au point de nouvelles techniques. Certaines vont d’ailleurs faire le buzz sur Internet et, parfois, prendre le nom de leur découvreur (comme la De La Riva, bien qu’elle existait déjà dans les matchs de Kosen Judo).

Ce qui est intéressant dans l’étude de nos techniques et l’assimilation de nouvelles, c’est d’observer ce qui constitue la technique elle-même. Par exemple, hier, je suis revenu sur le principe fondamental que nous propose le pendulum sweep, la deuxième technique enseignée dans mon académie.

J’ai montré comment les logiques d’évasion pour sortir des contrôles pouvaient s’inspirer de cette idée de pendule. C’est d’ailleurs cette capacité à transférer une notion clé, non pas dans la forme mais dans le fond, qui nous permet de comprendre que nous touchons à des fondamentaux.

Une fois que l’on comprend qu’au-delà de simplement renverser ou passer une garde grâce aux techniques de base, il existe, dans ces formes « primaires, » des concepts que l’on peut qualifier de fondamentaux, alors tout devient plus clair. Si nous appliquons ces fondamentaux, que ce soit dans les systèmes de préhension ou de percussion, nous pouvons répondre à une grande majorité des problématiques rencontrées dans les affrontements.

Plus nous prenons le temps de décomposer nos techniques pour en chercher les constituants, plus nous pouvons apprendre et assimiler ce qui, parfois, n’est pas conscient, mais qui, d’un point de vue mécanique, est associé aux structures fondamentales de nos styles.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,
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: Martial Reflections of a Hypnofighter #306: Understanding Techniques Through Their Fundamentals

In Jiujitsu and many grappling systems, it’s easy to develop new techniques. Some even create a buzz online and sometimes take on the name of their discoverer (like the De La Riva guard, which already existed in Kosen Judo matches).

What’s interesting in studying our techniques and assimilating new ones is observing what constitutes the technique itself. For example, yesterday, I revisited the fundamental principle presented by the pendulum sweep, the second technique taught in my academy.

I demonstrated how escape logics to get out of control positions could draw inspiration from this pendulum idea. It’s this ability to transfer a key notion, not in form but in substance, that allows us to understand we are dealing with fundamentals.

Once we understand that, beyond merely sweeping or passing guard using basic techniques, there are « primary » forms containing concepts we can call fundamentals, everything becomes clearer. By applying these fundamentals, whether in grappling or striking systems, we can address the vast majority of issues encountered in confrontations.

The more time we spend breaking down our techniques to uncover their building blocks, the more we can learn and assimilate what might not be consciously apparent but is mechanically linked to the fundamental structures of our styles.

Take what is good and right for you.

Be One,
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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #305 : Entraînement en extérieur

Dans les arts martiaux, il existe cette habitude de s’entraîner en extérieur, que ce soit en karaté ou en jiujitsu. Nous pouvons explorer cette facette pour retrouver du plaisir en dehors de la salle.

Bien sûr, on peut courir ou faire de la préparation physique (ce qui n’est absolument pas mon cas), ou encore travailler ses gammes et ses bases, des exercices que nous pouvons faire seuls. Les styles comme le karaté, le wushu ou d’autres systèmes similaires ont l’avantage de reposer sur des répétitions régulières en kihon ou en kata.

Pour les disciplines axées sur le grappling et la préhension, l’entraînement en extérieur est plus délicat. Cependant, les judokas ont pendant des années travaillé avec leur ceinture attachée à un arbre, et aujourd’hui, les élastiques permettent de répéter des exercices de projection.

S’entraîner dans des conditions variées – chaudes, froides, parfois très humides – et surtout seul offre une perception différente. C’est une autre dynamique, où personne ne donne le tempo. Cela implique un travail de dissociation : s’observer, se corriger, se reprendre, sans pour autant juger que c’est mauvais.

Chercher à s’améliorer, ressentir ce qui se passe autour de soi, que ce soit en montagne, en forêt, ou sur une plage, apporte une nouvelle perspective. Même dans un playground de basket en milieu urbain, cela peut avoir son charme.

Les périodes d’entraînement en extérieur offrent également la possibilité de renouer avec le dojo et d’aller à la rencontre des autres. Après des jours ou des semaines de changement de cadre, nous pouvons redécouvrir la richesse des échanges avec les autres et la valeur d’un cours guidé par un enseignant.

Prenez seulement ce qui est bon et juste pour vous.

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Martial Reflections of a Hypnofighter #305: Outdoor Training

In martial arts, there is a tradition of training outdoors, whether in karate or jiujitsu. Exploring this aspect can bring enjoyment outside the training hall.

Of course, you can run or engage in physical conditioning (which is definitely not my case) or practice drills and basics—exercises you can do alone. Styles like karate, wushu, or similar systems have the advantage of relying on regular kihon or kata repetitions.

For grappling and gripping arts, outdoor training can be trickier. However, judokas have historically trained using their belts tied to a tree, and nowadays, elastic bands allow for practicing projection techniques.

Training in varied conditions—hot, cold, sometimes very humid—and especially alone offers a different perspective. It’s a distinct dynamic with no one dictating the pace. This involves a process of dissociation: observing oneself, self-correcting, and retrying without judgment.

Seeking improvement and sensing what’s happening around you—whether on a mountain, in a forest, or on a beach—offers a fresh outlook. Even in an urban basketball playground, this can have its charm.

Outdoor training periods also provide an opportunity to rekindle appreciation for the dojo and reconnect with others. After days or weeks of this change of setting, we can rediscover the richness of interaction and the value of a class guided by an instructor.

Take only what is good and right for you.

Be One,
Pank
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