
Nous sommes au bal. Celui de la vie, nous sommes dans un carnaval d’émotions, de rires, de peur, de joie, de tristesse. Nous sommes tous invités chaque matin à choisir quelle tenue nous allons porter.
Nous dansons, nous valsons, nous jouons… notre vie. Nous portons ces masques, pour qu’au travers de cette foule plus ou moins connue… nous cachions qui nous sommes vraiment.
‘Regarde comment je me montre, et crois que je suis … moi.’ Ce masque est devenu notre ami, il est devenu tellement proche, que parfois nous avons l’impression que nous sommes lui.
Pourquoi porter ces masques ? Qu’avons nous peur de montrer de notre être ? Est ce que les autres participants du bal, n’ont ils pas la même peur ? Les masques deviennent des armures, qui couvrent nos visages, nos cœurs, nos émotions …
Pourquoi se protéger… pourquoi ne pas montrer qui nous sommes derrière nos masques… Nous passons d’une danse à une autre, d’un partenaire à un autre, nous vivons ce bal sans connaître ni se connaître…
Sans s’en rendre compte, nous avons peur d’avoir mal, d’être blessé, de souffrir, peur de l’autres ; peur de nous, peur de vivre nu … Les autres sont comme nous, ils ont peur, ils se protègent, parfois ils attaquent, parfois, ils crient, parfois ils pleurent.
Nos masques-armures nous pèsent, parfois nous tentons de les retirer, mais nous restons apeurés… nous invitons alors l’autre à garder le sien, et la danse perd toute harmonie… pourtant quelque chose change.
Le poids de la peur remplace celui du masque et l’apaisement d’être plus libre semble une contrainte, comme si s’envoler et déployer ses ailes pouvaient faire mal … le temps d’apprendre à se retrouver et être.
Prenez soin de vous.
Be One
Pank
Bonjour Pank,
Jolie article, mais il manque clés pour se débarrasser du méchant masque le la PEUR.
Quels sont tes masques ?
La vie n’est pas un jeu de rôle ?
Je te souhaite un année 2016 sans masque.
Bien à toi
Safia
Envoyé de mon iPhone
Hello, Pour les réponses chacun doit les trouver. Je n’ai pas de réponses aux masques. Je suis comme tout le monde.
Mes masques ça seraient l’illusion de l’apaisement, l’illusion de bon, alors que je brûle sans cesse de colère et de puissante énergie de destruction.
Et toi safia, quelles sont tes masques ?
Pank
Un jour, j’ai écrit un texte, intitulé retirer le masque, pour me présenter moins armuré, pour exposer des part de moi généralement masqué. J’y ai parlé de facette et de couche, d’angle de vue, d’oignon…
Quelques année plus tard, j’ai re-réfléchis à ses innombrables masques, que je mes, remplace, superpose parfois, et cette danse des masques le soin de leur choix, avec chacun, à fini par faire partie intégrante de moi. Puis j’ai appris à m’ouvrir, à retirer mes masques, timidement, emplie de peur, mais captivé par les rayons d’émotions, de partage qui effleurais ma peau enfin nue, sensible et fragile d’être trop longtemps resté sous armure.
Et j’ai compris que ces masques était pour moi de lourdes entraves, lorsque je me sais plongé dans un océan de bienveillance… Mais qu’ils sont de précieux compagnons, quand les requins s’invitent au banquet.
Depuis, j’apprends l’art de jongler avec fluidité, entre évoluer sans masque en mer de bienveillance et intriguer masqué en terres hostiles. Le plus difficile étant de marcher sur la plage, avec ou sans masque.
Lorsque la bienveillance est plausible mes pas assurée, vaut il mieux marcher masqué, voir armuré, au risque de perdre la saveur et l’éclat de l’instant, ou marcher à découvert, au risque de prendre une balle perdue, voir une frappe en plein cœur…
Je choisirais bien de passer le reste de mes jours en mer de bienveillance, mais le monde est ainsi fait, que ma survie dépend d’excursion régulière en terrains hostiles. Du coup, j’œuvre à l’irrigation des déserts, dans l’espoir que l’humanité de demain puisse vivre au quotidien, dans cet océan de bienveillance et de bonheur sans s’encombrer de masques ou d’armures devenus superflus.
Avec sérénité,
Un masque de lumière
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