Réflexions martiales d’un Hypnofighter #496 : Le cas Jorge (George) Gracie

Plus je lis sur l’histoire du Gracie Jiu-jitsu, et bien qu’ils aient partagé une forme de jiu-jitsu ayant remis en cause les logiques de combat et que la pratique quotidienne reste ludique tout en étant efficace, je me rends compte à quel point ce sont des escrocs. Ce sont de sales types, sans même parler de l’esprit de culte (autour de Carlos) ou des positions idéologiques questionnables (l’eugénisme).

Carlos et Hélio, comme tout « fondateur » d’école, ont remanié l’histoire en diminuant ou en effaçant certains de leurs frères de l’équation. Gastão, qui n’a pas été un combattant, est rarement mentionné. C’est aussi le cas d’Oswaldo, qui a pourtant plus combattu que Carlos, et surtout de Jorge (George).

Vous avez sûrement en tête le fait qu’Hélio était malingre et qu’il a révolutionné le Jiu-jitsu pour s’adapter à son faible poids ? C’est faux. Dans les articles de journaux et lors des pesées de combat, Hélio pesait à 17 ans entre 62 et 63 kg, et a fait des combats pas loin de 70 kg. Gardez en tête que les Brésiliens étaient assez « petits » en taille et en poids à l’époque.

Mais Jorge, lui, faisait quasiment le même poids et a combattu des dizaines de fois dans tous les défis, ce qui n’était absolument pas le cas pour Hélio. Jorge a combattu en Jiu-jitsu, sous les formes de Judo de l’époque, en Catch Wrestling, et même en Gréco-romaine et en Vale Tudo, pour finir avec le Pro Wrestling.

Il prenait des adversaires de 40 kg de plus que lui. Il gagnait, il perdait, mais il était ultra-agressif contre tous les combattants. Sa grande différence avec Hélio, et ce qui fait qu’il pouvait perdre plutôt que d’aller au match nul (une recherche classique dans les combats de l’époque), c’est qu’il voulait soumettre coûte que coûte, alors que son cadet faisait de la rétention et cherchait les opportunités de contre.

Jorge a assez vite partagé avec la Luta Livre et la Capoeira, mis en place son Académie et combattu pour lui-même. Il a diffusé sur une grande partie du territoire le Jiu-jitsu Gracie, mais il était certainement trop belliqueux pour rester sous la coupe de Carlos. C’est un pratiquant qui a pourtant eu des élèves, mais qui a été étouffé dans le storytelling familial.

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Title: Martial Reflections of a Hypnofighter #496: The Case of Jorge (George) Gracie

The more I read about the history of Gracie Jiu-Jitsu, and despite the fact that they shared a form of jiu-jitsu that challenged combat logic and that daily practice remains fun while being effective, I realize to what extent they are crooks. They are nasty guys, not to mention the cult-like mentality (around Carlos) or questionable ideological positions (eugenics).

Carlos and Helio, like any school « founders, » reshaped history by diminishing or erasing some of their brothers from the equation. Gastão, who was not a fighter, is rarely mentioned. This is also true for Oswaldo, who nevertheless fought more than Carlos, and especially for Jorge (George).

You probably have in mind the idea that Helio was frail and revolutionized Jiu-Jitsu to adapt to his light weight? False. In newspaper articles and fight weigh-ins, Helio weighed between 62 and 63kg at age 17, and had fights close to 70kg. Keep in mind that Brazilians were generally quite « small » in height and weight at the time.

But Jorge weighed almost the same and fought dozens of times in every challenge, which was absolutely not the case for Helio. Jorge fought in Jiu-Jitsu, in the Judo forms of the era, in Catch Wrestling, even in Greco-Roman and Vale Tudo, ending up in Pro Wrestling.

He took on opponents 40kg heavier than him. He won, he lost, but he was ultra-aggressive against all fighters. His great difference with Helio, and what meant he might lose rather than fight to a DRAW (a classic goal in fights of that era), is that he wanted to submit at all costs, whereas his younger brother used stalling tactics and looked for counter-opportunities.

Jorge quite quickly shared knowledge with Luta Livre and Capoeira, set up his own Academy, and fought for himself. He spread Gracie Jiu-Jitsu over a large part of the territory, but was certainly too pugnacious to remain under Carlos’s thumb. He was a practitioner who did have students, yet was stifled by the family storytelling.

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Réflexions martiales d’un Hypnofighter #490 : Géo Omori

Nous avons tous « acheté » l’histoire orientée par Rorion Gracie, selon laquelle seuls les Gracie ont introduit le Jiu-Jitsu au Brésil en lien direct avec Maeda. Seulement, l’histoire ne ment pas, et encore moins les articles de l’époque que vous pouvez retrouver dans la série de livres CHOQUE. Carlos et George Gracie n’ont pas étudié directement avec le Conde Koma, mais avec le seul élève certifié par le sensei : Donato Pires dos Reis.

Carlos a été un spécialiste du marketing, comme l’a été toute la famille Gracie, et d’un certain côté, merci à eux, car nous avons une chouette discipline avec laquelle nous pouvons jouer quotidiennement. Je reviendrai sur tous ces mensonges et arrangements historiques dans différents articles et vidéos.

Dans cet effacement historique, il y a Géo Omori. Il a été un combattant qui a bien plus combattu que Carlos, Georges ou Hélio. C’était un Japonais qui fut le premier à développer le Jiu-Jitsu à São Paulo et à combattre très régulièrement. On a tendance à croire que les combats au Brésil étaient tous des « Vale Tudo », ce qui n’était absolument pas le cas jusqu’en 1935. Les athlètes combattaient soit sous des règles de Lutte Gréco-Romaine, de Lutte Libre, parfois de Catch Wrestling, un peu de Judo (le style qu’on nomme Jiu-Jitsu), ou sous des règles mixtes mêlant ces différentes disciplines.

Chose intéressante, il gagna beaucoup de combats grâce à des clés de jambes, ce qui nous rappelle que le Kodokan Judo enseignait déjà entre 1907 et 1915 ce type de techniques (qui aujourd’hui sont un lointain souvenir pour nos amis judokas).

Il a été l’un des plus grands promoteurs du Jiu-Jitsu et osait prendre tous les combats, peu importent les règles. Malheureusement pour le monde du Jiu-Jitsu au Brésil, il est mort assez jeune, ce qui fait qu’il n’a pas pu continuer à faire reconnaître son style agressif. À noter que les Gracie, et surtout Hélio, étaient à l’inverse de George : des pratiquants de Jiu-Jitsu de défense et d’opportunité. La « rétention », ça vient d’Hélio.

L’histoire de cet homme est malheureusement oubliée malgré son palmarès et sa maîtrise du budo de Kano, pour servir le récit du Gracie Jiu-Jitsu.

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 Martial Reflections of an Hypnofighter #490: Geo Omori

We all « bought » the slanted history presented by Rorion Gracie, where only the Gracies introduced Jiu-Jitsu to Brazil in a direct line with Maeda. However, history does not lie, and even less so the articles of the era that you can find in the CHOQUE book series. Carlos and George Gracie did not study directly with Conde Koma, but with the only student certified by the sensei: Donato Pires dos Reis.

Carlos was a marketing specialist, as was the entire Gracie family, and in a way, thank you to them, because we have a great discipline we can play with daily. I will return to all these lies and historical arrangements in various articles and videos.

Within this historical erasure exists Geo Omori. He was a fighter who fought far more than Carlos, George, or Helio. He was a Japanese man who was the first to develop Jiu-Jitsu in São Paulo and to fight very regularly. We tend to believe that fights in Brazil were all « Vale Tudo, » which was absolutely not the case until 1935. Athletes fought under Greco-Roman Wrestling rules, FreeStyle, sometimes Catch Wrestling, a bit of Judo (the style we call Jiu-Jitsu), or mixed rules combining these different disciplines.

Interestingly, he won many fights with leg locks, recalling that Kodokan Judo was already teaching these types of techniques between 1907 and 1915 (which today are a distant memory for our judoka friends).

He was one of the greatest promoters of Jiu-Jitsu and dared to take any fight under any rules. Unfortunately for the world of Jiu-Jitsu in Brazil, he died quite young, which meant he could not continue to gain recognition for his aggressive style. It should be noted that the Gracies, and especially Helio, were the opposite of George: they were defensive and opportunistic Jiu-Jitsukas. « Retention » comes from Helio.

The history of this man is unfortunately forgotten, despite his record and his mastery of Kano’s budo, to serve the Gracie Jiu-Jitsu narrative.

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #377 : Pour le MMA, retrouver un BJJ plus rustre

L'auteur, issu d'une génération pratiquant le BJJ pour le combat libre, remet en question l'efficacité du Jiujitsu sportif moderne en MMA, le jugeant trop raffiné et complexe face aux frappes. Il suggère que des approches plus basiques et brutales, comme la Luta Livre ou le BJJ orienté Vale Tudo, pourraient être plus adaptées pour contrer la lutte en cage. Il prône une réorientation des techniques grappling en MMA vers des attaques agressives et des prises de dos rapides. Le texte souligne que les clubs de MMA actuels adaptent le BJJ plutôt que d'imposer une forme pure.

Je ne suis pas fan du Jiujitsu Sportif, même si je suis très content que de plus en plus de pratiquants se lancent dans notre discipline pour cela. Je suis de la génération qui faisait du BJJ pour l’appliquer en combat libre. Si je m’interroge à chaque entraînement de MMA et en visionnant les matchs de l’UFC ou autre, j’en reviens à me dire que notre version sportive n’est pas la plus adaptée.

Je ne pense pas que le Jiujitsu moderne soit moins efficace que sa version ancienne, mais elle s’est professionnalisée pour la version sportive. Il y a eu de rares actions décisives de techniques “modernes” avec un Ryan Hall, mais globalement, on l’a vu encore la semaine dernière avec Figueiredo et ses tentatives infructueuses de leg locks.

Si le Jiujitsu galère en MMA, c’est paradoxalement parce que c’est trop raffiné. Trop de logiques complexes. Je ne parle même plus des débats absurdes avec le Gi et les détails excellents pour des matchs de BJJ ou grappling mais qui ne pourront pas être mis en place à cause des frappes.

Je pense que les formats Luta Livre ou le Jiujitsu orienté Vale Tudo, qui sont clairement plus basiques, bruts et rustres, sont des approches qui peuvent s’opposer à une lutte plus “basique”. Limiter les techniques vers ce qui peut mettre en sécurité et agresser l’opposant.

De même que le travail en lutte est devenu assez spécialisé en cage control avec une forme russe ou américaine, la façon d’attaquer cette phase en utilisant le jiujitsu pourrait être retravaillée avec beaucoup d’agressivité : de guillotine et de triangle de bras, ou, comme on le voit de plus en plus, par cette quête de la prise de dos dès la phase debout.

Penser le BJJ ou la Luta comme base pour le MMA est très différent de leur facette sportive ou Self Defense. Aujourd’hui on a des clubs de MMA, et non plus des clubs de Jiujitsu qui voudraient imposer leur discipline, mais qui s’adaptent au MMA avec leurs points forts. C’est différent, mais « refaire la roue » du MMA n’a sûrement plus d’intérêt…

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Martial Reflections of a Hypnofighter #377: For MMA, Finding a More Rugged BJJ

I am not a fan of Sport Jiujitsu, even though I am very happy that more and more practitioners are getting into our discipline for that purpose. I am from the generation that trained BJJ to apply it in free fight (MMA). As I reflect during every MMA training session and when watching UFC or other fights, I come back to the conclusion that our sport version is not the most suitable.

I don’t think modern Jiujitsu is less effective than its older version, but it has become professionalized for the sport version. There have been rare decisive actions from « modern » techniques with a Ryan Hall, but overall, we saw it again last week with Figueiredo and his unsuccessful leg lock attempts.

One reason why Jiujitsu struggles in MMA is that it is paradoxically too refined. Too many complex logics. I’m not even talking about the absurd debates with the Gi and details that are excellent for BJJ or grappling matches but cannot be implemented because of strikes.

I think formats like Luta Livre or Vale Tudo-oriented Jiujitsu, which are clearly more basic, brutal, and rugged, are approaches that can counter a more « basic » wrestling game. Limit techniques to what can ensure safety and attack the opponent.

Just as wrestling work has become quite specialized in cage control with Russian or American forms, the way to attack this phase using jiujitsu could be reworked with a lot of aggressiveness: guillotine and arm triangle attacks, or, as we see more and more, this quest for back take starting from the standing phase.

Thinking of BJJ or Luta as a base for MMA is very different from their sport or Self Defense aspects. Today we have MMA clubs, and no longer Jiujitsu clubs that want to impose their discipline, but rather clubs that adapt to MMA with their strengths. It’s different, but « reinventing the wheel » of MMA surely has no more interest…

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #327 : Pourquoi croyons-nous encore aux mythes ?

Malgré des démonstrations répétées de l’inefficacité des méthodes mystiques en combat réel, certains pratiquants continuent d’y croire. De la révolte des Boxers au XIXᵉ siècle aux défis de Xu Xiaodong contre des styles traditionnels chinois, l’histoire nous prouve que ces croyances ne tiennent pas face à la réalité du combat. Pourquoi alors persistent-elles ? Ce texte explore les raisons psychologiques et culturelles qui entretiennent ces mythes.

Je regardais des vidéos sur ce que les Américains appellent le Bullshido ou ce que Cyrille Diabaté désigne sous le terme MythoJitsu. Comme je l’ai déjà partagé, je ne vois pas d’inconvénient à s’entraîner avec des méthodes qui procurent du bien-être et renforcent la confiance en soi. Cependant, rappelons-nous que si la confiance en soi était équivalente à la réussite, alors l’arrogance mènerait systématiquement au succès. Or, combien de personnes trop sûres d’elles, voire orgueilleuses, échouent lamentablement ?

Ce qui m’étonne, c’est que certains pratiquants et enseignants continuent à croire que des maîtres anciens pouvaient tuer avec des frappes chargées de chi. Pourtant, la révolte des Boxers au XIXᵉ siècle a démontré que ces croyances ne résistaient pas à la réalité du combat. De même, les défis de Xu Xiaodong contre différents styles traditionnels chinois, filmés en public, auraient dû mettre tout le monde d’accord. Et pourtant…

Je sais bien que nous préférons souvent nous réfugier dans nos récits intérieurs plutôt que d’affronter la réalité. Nous aimons rêver, imaginer, et bien souvent, nous préférons cela à l’observation des faits. Or, les statistiques montrent que les méthodes dites mystiques n’ont jamais prouvé leur efficacité dans un contexte réel.

On entend parfois des pratiquants affirmer que leurs techniques sont capables de faire bien pire que casser un membre ou mettre un adversaire KO, et ce, sans que cela soit visible… Le réel commun peut et doit être interrogé. Ce qui est fascinant avec le combat, c’est sa simplicité : un lieu, aucune règle, et cela s’arrête quand c’est terminé.

Bizarrement, même si nous savons aujourd’hui que les premiers combats de full contact étaient biaisés, ces confrontations ont tout de même été mises en place il y a plus de 30 ans… Cela s’appelait le Vale Tudo, ou plus tard, la version américaine : l’UFC.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Martial Reflections of a Hypnofighter #327: Why Do We Still Believe in Myths?

I was watching videos about what Americans call Bullshido or what Cyrille Diabaté refers to as MythoJitsu. As I have already shared, I see no issue in training with methods that bring well-being and a sense of confidence. However, let’s remember that if self-confidence equated to success, then arrogance would always lead to victory. And yet, how many overconfident, even arrogant people, end up failing?

What surprises me is that some practitioners and instructors still believe that ancient masters could kill with chi-infused strikes. Yet, the Boxer Rebellion in the 19th century already proved that such beliefs did not hold up in real combat. Likewise, Xu Xiaodong’s filmed challenges against various traditional Chinese styles should have settled the debate. And yet…

I understand all too well that we often prefer to dwell in our inner narratives rather than confront reality. We love to dream, to imagine, and often we choose fantasy over observing what actually happens. However, statistics show that so-called mystical methods have never demonstrated their effectiveness in real combat.

Some practitioners claim that their techniques do far worse than breaking a limb or knocking out an opponent—without any visible effect. The shared reality can and should be questioned. What’s fascinating about fighting is its simplicity: a space, no rules, and it ends when it’s over.

Strangely, even though we now know that early full-contact fights were biased, they were still organized over 30 years ago. It was called Vale Tudo, or, in its Americanized version, the UFC.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #302 : Le Jiujitsu a-t-il changé d’objectif ?

Le Gracie Jiujitsu, conçu à l'origine pour la défense personnelle, s'est progressivement orienté vers une pratique sportive visant à surpasser d'autres styles. Cette transition, marquée par des défis entre écoles et l’essor du MMA, questionne son adaptation aux réalités du combat.

Je regardais la vidéo Black Belt Confession – BJJ SUCKS For Self Defense et j’ai particulièrement apprécié une remarque mise en avant par le vidéaste. Le Jiujitsu, développé par les Gracie pour sa branche brésilienne, s’orientait officiellement vers la défense personnelle.

Cependant, si on examine l’histoire de ce que proposaient Carlos puis Helio Gracie, ce n’est pas cet aspect qui a marqué le style. Ce qui a été retenu, ce sont plutôt les défis que l’Académie Gracie lançait aux autres styles. Que ce soit intentionnel ou non, les combattants ont dû apprendre et adapter le Jiujitsu pour remporter ces combats.

Je ne parle même pas des entraînements “professionnels” organisés lors des défis plus tardifs contre la Luta Livre, où nous étions déjà entrés dans l’ère du Vale Tudo, proche des débuts du MMA. Le Gracie Jiujitsu s’est alors davantage orienté vers la victoire contre d’autres pratiquants de sports de combat que vers une gestion réaliste des combats de rue.

Aujourd’hui, le Jiujitsu semble avoir perdu son adaptation au MMA — il suffit de regarder Kron Gracie la semaine dernière. Pourquoi ? Parce que le Jiujitsu continue de se centrer sur le combat contre ses propres techniques (ce qui, pour ma part, ne me dérange pas particulièrement) plutôt que sur la self-defense.

D’ailleurs, il est amusant de constater à quel point nous sommes loin de l’époque où chaque école avait son style distinct : la demi-garde de la Nova União, le travail de passeur de garde chez Carlson Gracie… Aujourd’hui, toutes les académies travaillent globalement de la même manière. Je ne vois plus trop de différences entre AOJ, Unity ou Atos.

La facette plus sportive que martiale a permis une amélioration incroyable du niveau technique et a produit un système totalement optimisé pour vaincre un Jiujitsuka. Mais cela s’est fait au “détriment” de l’époque où l’objectif était de battre des pratiquants de MMA, qu’ils soient wrestlers ou strikers, eux-mêmes ayant étudié le BJJ pour l’annihiler.

C’est fascinant de voir l’évolution en cent ans de ce que le Gracie Jiujitsu a apporté au monde.

Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,
Pank
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Martial Reflections of a Hypnofighter #302: Has Jiujitsu Changed Its Objective?

I was watching the video Black Belt Confession – BJJ SUCKS For Self Defense and particularly appreciated a point highlighted by the videographer. Jiujitsu, developed by the Gracies for its Brazilian branch, was officially oriented towards self-defense.

However, when we look at the history of what Carlos and Helio Gracie proposed, it’s clear that this aspect didn’t define the style. What stood out were the challenges the Gracie Academy posed to other styles. Whether intentional or not, fighters had to learn and adapt Jiujitsu to win those fights.

I’m not even mentioning the “professional” training sessions during later challenges against Luta Livre, as we had already entered the Vale Tudo era, close to the early stages of MMA. Gracie Jiujitsu was more focused on defeating other combat sports practitioners than on realistic street combat management.

Today, Jiujitsu seems to have lost its adaptability to MMA — just look at Kron Gracie last week. Why? Because Jiujitsu continues to focus on defeating its own techniques (which, personally, I don’t mind) rather than on self-defense.

Moreover, it’s amusing to see how far we’ve come from the days when each school had its distinct style: the half-guard from Nova União, the guard-passing skills at Carlson Gracie’s… Today, all academies work in roughly the same way. I no longer see much difference between AOJ, Unity, or Atos.

The sportier side of Jiujitsu has led to an incredible improvement in technical level and created a fully optimized system for defeating a Jiujitsuka. But this came at the “expense” of the era when the goal was to defeat MMA practitioners, whether they were wrestlers or strikers, who had studied BJJ to neutralize it.

It’s fascinating to observe the evolution over a hundred years of what Gracie Jiujitsu has offered the world.

Take only what is good and right for you.

Be One,
Pank
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