Réflexions martiales d’un Hypnofighter #423 : Avoir confiance

Hier, pendant la session de street MMA, mon partenaire a décidé d’adopter une stratégie qui, dès le premier round, n’a pas été particulièrement bonne, vu le nombre de frappes qu’il a encaissées. D’habitude, vu la différence de gabarit, il est plutôt sur des blitz ou développe une grande mobilité.

À la fin de notre séance, quand nous avons débriefé, il m’a dit qu’il reprenait une idée qu’on lui avait enseignée : avoir confiance en soi, dans sa boxe et sa lutte. J’ai « tilté » sur cette notion. Nous avons l’habitude de parler de confiance en soi dans les sports de combat (et dans la vie aussi).

Seulement, on peut être sanctionné dans une opposition, car si l’on place sa confiance sur soi, on se trompe peut-être. On développe une confiance en soi quand on a développé une confiance en son jeu, en ses techniques et stratégies. Nous le savons bien avec ces personnes arrogantes qui entrent dans un club de sport de combat avec l’idée qu’ils vont « rosser » les boxeurs ou les lutteurs de la salle parce qu’ils sont bons dans des bagarres avec des copains. Pourtant, cela ne suffit pas.

La confiance se développe parce que les systèmes, les basiques que nous avons pleinement intégrés, sortent sans réflexion. Nous les avons tellement répétés dans différentes situations que nous savons que ça passe plus souvent qu’il n’y a d’échec. C’est cette habituation des mouvements, une connaissance de soi au travers des sparrings ou des compétitions qui nous donne confiance dans nos techniques, dans nos stratégies.

Il est d’ailleurs amusant de constater qu’en tant que professeur, il est fréquent de dire : « fais confiance à la technique ». Si elle existe encore, qu’elle a été utilisée depuis des décennies par des milliers de personnes et qu’elle est performante, tu n’as pas à douter, juste à l’assimiler.

Notre confiance en nous apparaît quand nous avons un lien avec notre pratique, quand nous avons pu la tester avec succès. La confiance se construit, elle ne s’impose pas.

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English Translation

Martial Reflections of a Hypnofighter #423: Having Confidence

Yesterday, during the street MMA session, my partner decided to adopt a strategy that, from the very first round, wasn’t particularly good, given the number of strikes he took. Usually, given the size difference, he relies more on blitzes or develops great mobility.

At the end of our session, when we debriefed, he told me he was trying out an idea he had been taught: to have confidence in himself, in his boxing and his wrestling. This notion really struck me. We are used to talking about self-confidence in combat sports (and in life too).

However, you can be penalized in a fight because if you place your confidence in yourself alone, you might be mistaken. You develop self-confidence when you have developed confidence in your game, your techniques, and your strategies. We know this well with those arrogant people who walk into a combat sports club with the idea that they’re going to « kick the butts » of the boxers or wrestlers there because they are good at fighting with their friends. Yet, that’s not enough.

Confidence develops because the systems, the basics that we have fully integrated, come out without thought. We have repeated them so much in different situations that we know they work more often than they fail. It is this habituation of movements, a self-knowledge gained through sparring or competitions, that gives us confidence in our techniques and strategies.

It is also amusing to note that as a teacher, it’s common to say: « trust the technique. » If it still exists, if it has been used for decades by thousands of people and performs well, you don’t have to doubt it; you just have to assimilate it.

Our self-confidence appears when we have a connection with our practice, when we have been able to test it successfully. Confidence is built; it is not imposed on us.

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Réflexions martiales d’un Hypnofighter #412 : les fins de saison

 L'auteur partage ses réflexions à la fin d'une saison d'entraînement de 48 semaines. C'est un moment de bilan où les instructeurs observent les progrès de leurs élèves et la naissance d'une communauté soudée. C'est aussi un temps de transition et de renouveau, marquant la fin d'un cycle et le début d'un autre, à la fois pour les pratiquants et pour le dojo.

C’est la fin de 48 semaines d’entraînement, 6 jours sur 7. C’est la fermeture du dojo, ce moment qui marque une petite coupure dans des routines que nous aimons et qui nous permettent de nous dépasser.

Le temps passe vite, et les instructeurs voient les progrès des pratiquants : ceux qui sont plus ou moins investis, ceux qui sont plus ou moins présents, et tout simplement ceux qui aiment retrouver leur sport de combat.

De plus, on voit que les élèves ont tissé de nouvelles connexions humaines, des partages, et ont eu des attentions les uns pour les autres. Une communauté qui n’a pas besoin de processeurs et qui s’autogère.

Nous ne sommes qu’un petit chef d’orchestre ou une cheerleader. Nous faisons partie de l’habitude, un élément normal de la salle. Et nous les voyons venir, progresser et partir.

C’est toujours un système instable, qui doit apprendre à faire avec, puis sans certains de ses éléments. Des habitudes qui vont disparaître, remplacées par d’autres, parfois difficiles à mettre en place, avec l’espoir qu’elles durent peut-être encore plus longtemps.

La fin de saison est déjà un tremplin vers celle qui va débuter, avec elle aussi de nouvelles expériences et de nouvelles façons d’aborder son système de combat. C’est le cycle de mort et de renaissance, martial et humain.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

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Reflections of a Hypnofighter #412: The End of the Season

It’s the end of 48 weeks of training, 6 days a week. It’s the closing of the dojo, that moment that marks a small break from the routines we love and that allow us to push our limits.

Time flies, and instructors see the progress of the practitioners: those who are more or less invested, those who are more or less present, and simply those who love returning to their combat sport.

Furthermore, we see that students have made new human connections, shared moments, and shown care for one another. A community that doesn’t need processors and is self-managed.

We are just a small conductor or a cheerleader. We become part of the routine, a normal element of the gym. And we watch them arrive, progress, and leave.

It’s always an unstable system that must learn to work with, and then without, some of its elements. Habits that will disappear, replaced by by others, sometimes difficult to establish, with the hope that they might last even longer.

The end of the season is already a springboard to the one that is about to begin, which will also bring new experiences and new ways of approaching one’s combat system. It is the cycle of death and rebirth, both martial and human.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #400 : Faire d’une académie un lieu d’évolution

Cet article explore la vision d'une académie d'arts martiaux comme un lieu d'évolution personnelle et sociale, au-delà de la simple performance sportive. S'inspirant des philosophies de fondateurs d'arts martiaux, l'auteur critique l'obsession de la reconnaissance et du succès matériel, illustrée par des figures controversées, et plaide pour des dojos qui cultivent l'esprit, l'empathie et les valeurs humaines, formant ainsi des citoyens solides et positifs.

Hier, j’ai écouté l’excellente interview de Johnny Frachey sur RMC et j’ai beaucoup aimé quand il expliquait que l’US Metro, c’est plus qu’un centre d’entraînement. C’est un espace de formation pour les jeunes générations, que ce soient ceux qui veulent devenir des champions ou simplement se développer au travers des sports de combat.

Nous sommes dans une ère où l’on peut reprendre les intentions de Kano Jigoro, de So Doshin, voire de Mas Oyama, celles de former des hommes et des femmes qui, au-delà des arts martiaux, seront des personnes positives pour elles-mêmes, pour leur entourage, puis pour la société de façon générale.

C’est bien de savoir se défendre ou de gagner des coupes ou des ceintures, mais si nous nous comportons comme un Jon Jones ou un Conor McGregor, je ne vois pas trop l’intérêt humainement parlant.

Ils sont la preuve que l’obsession de performance et de reconnaissance ne rend pas nécessairement bon et encore moins positif pour le monde. Insultes, drogue, alcool, violence et manque de considération pour les autres : pour moi, ils ont beau être considérés comme les plus grands, ils ne sont que de petits hommes (certes riches et célèbres).

Sans pour autant attendre que tout le monde se transforme en Yoda, parce que nous sommes ce que nous sommes et avons le droit d’exprimer notre personnalité, les dojos sont des lieux pour polir l’esprit, apprendre ou plutôt acquérir et pratiquer les valeurs au-delà des cordes ou du tatami.

Les instructeurs eux-mêmes sont pleins de défauts et ne sont pas toujours les plus justes ou les meilleurs des hommes ou des femmes, mais pour beaucoup, ils souhaitent réellement que leurs enseignements puissent aller au-delà du martial, vers la création de citoyens solides, dotés d’une meilleure maîtrise et d’une capacité à développer une empathie juste, parce que la souffrance, la douleur et les difficultés sont sans cesse répétées dans ces salles d’apprentissage.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Title: Martial Reflections of a Hypnofighter #400: Making an Academy a Place of Evolution

Yesterday, I listened to Johnny Frachey’s excellent interview on RMC and really liked it when he explained that US Metro is more than just a training center. It’s a training ground for young generations, whether they want to become champions or simply develop through combat sports.

We are in an era where we can revisit the intentions of Kano Jigoro, So Doshin, or even Mas Oyama: to train men and women who, beyond martial arts, will be positive individuals for themselves, for their entourage, and then for society in general.

It’s good to know how to defend oneself or to win cups or belts, but if we behave like a Jon Jones or a Conor McGregor, I don’t really see the human interest.

They are proof that the obsession with performance and recognition does not necessarily make one good, and even less positive for the world. Insults, drugs, alcohol, violence, and lack of consideration for others: for me, even if they are considered the greatest, they are just small men (certainly rich and famous).

Without expecting everyone to turn into Yoda, because we are what we are and have the right to express our personality, dojos are places to polish the mind, to learn or rather acquire and practice values beyond the ropes or the tatami.

Instructors themselves are full of flaws and are not always the fairest or best of men or women, but for many, they truly wish that their teachings can go beyond the martial, towards the creation of strong citizens, with better self-control and an ability to develop true empathy, because suffering, pain, and difficulties are constantly repeated in these learning halls.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #361 : Chercher à faire adhérer plutôt que plaire.

Il y a quelques jours, un de mes élèves m’a demandé pourquoi j’ai cette habitude de faire pratiquer des aspects du jujitsu et de la luta livre que les autres élèves n’apprécient pas. Cette question est particulièrement pertinente, car il est vrai que nous sommes aujourd’hui dans un modèle où la demande prime. Est-ce qu’il y a quelque chose de plus important à prendre en compte ?

Pour moi, les arts martiaux et les sports de combat ont une histoire qui est celle de la discipline et également celle de l’enseignant. Quand un élève entre dans un dojo ou dans une salle, il entre dans un lieu où ce n’est pas lui qui va décider quoi faire, mais celui qui tient la séance : le professeur. Il est vrai qu’avec toutes les salles de sport que nous pouvons voir partout, avec leurs coachs à disposition pour aider, nous pourrions nous dire que la façon d’aborder les sports de combat n’est plus vraiment d’actualité.

Il est normal que les professeurs, et surtout les propriétaires de salle, veuillent avoir un retour sur investissement. Ils vont donc facilement demander ou proposer un ensemble de cours qui devrait correspondre à une demande. Sans demande, pas de revenu, et si l’offre ne correspond pas, il y a un risque de fermeture. C’est peut-être là que nous avons une philosophie un peu différente dans les sports de combat et les arts martiaux, car nous allons chercher à modeler le pratiquant qui vient, vierge, à la découverte de cette discipline.

Il y a certainement des exercices, des aspects qui sont moins attractifs, et qui pourtant vont être partagés et enseignés, même s’il y a une petite résistance de la part du groupe. La logique martiale n’est pas la même qu’une logique sportive plus classique. On vient découvrir, apprendre, se connaître, voir ses limites, et également se rendre compte si le cadre dans lequel nous sommes nous correspond ou s’il est simplement préférable d’aller voir ce que d’autres proposent. Il est normal aussi d’apprendre à s’écouter et comprendre ce qui correspond le mieux à nos besoins. Ne pas répondre nécessairement aux envies des êtres humains peut sembler aujourd’hui un peu obsolète, néanmoins, pour ceux qui s’y plongent et qui prennent du plaisir, c’est souvent un élément qui pourra changer beaucoup de choses dans leur manière de penser et de vivre. Les arts martiaux, c’est aussi une façon d’avancer et de progresser dans la vie en acceptant qu’il y ait quelques contraintes.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

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Martial Reflections of an Hypnofighter #361: Seeking Adherence Rather Than Pleasure.**

A few days ago, one of my students asked me why I have this habit of making them practice aspects of jujitsu and luta livre that the other students do not appreciate. This question is particularly relevant because it is true that today we are in a model where demand is paramount. Is there something more important to consider?

For me, martial arts and combat sports have a history that is one of discipline and also one of the teacher. When a student enters a dojo or a gym, they enter a place where it is not up to them to decide what to do, but rather the person leading the session: the professor. It is true that with all the gyms we see everywhere, with their coaches available to help, we might think that the way combat sports are approached is no longer relevant.

It is normal for professors, and especially gym owners, to want a return on investment. Therefore, they will easily ask for or offer a set of classes that should meet a demand. Without demand, there is no revenue, and if the offer does not match, there is a risk of closure. This is perhaps where we have a slightly different philosophy in combat sports and martial arts, because we will seek to shape the practitioner who comes, untouched, to discover this discipline.

There are certainly exercises and aspects that are less attractive, and yet they will be shared and taught, even if there is a little resistance from the group. The martial logic is not the same as a more classic sport logic. We come to discover, learn, know ourselves, see our limits, and also realize if the framework in which we are suits us or if it is simply preferable to see what others offer. It is also normal to learn to listen to ourselves and understand what best suits our needs. Not necessarily responding to human desires may seem a bit obsolete today. Nevertheless, for those who immerse themselves in it and enjoy it, it is often an element that can change many things in their way of thinking and living. Martial arts are also a way to move forward and progress in life by accepting that there are some constraints.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #360 : Le Trauma

L'article soulève les préoccupations concernant les traumatismes crâniens répétés dans les sports de contact, en particulier chez les athlètes amateurs. Il critique le manque de protection et de considération pour la santé des participants, illustré par l'exemple d'un jeune combattant de Sambo Combat. L'auteur questionne la motivation de la recherche de la victoire au détriment de la santé à long terme et appelle à une prise de conscience et à des mesures de protection plus efficaces.

Vous avez sûrement vu des extraits de l’interview de M. Chabal, un joueur de rugby mythique pour notre nation. Nous avons tous gardé de lui son regard et surtout ses plaquages phénoménaux. Nous aimons regarder des joueurs comme lui, comme nous aimons regarder des combattants qui donnent leur santé pour nous divertir.

Automatiquement, nous sommes obligés de penser à nos sports de contact et à nos jeunes athlètes qui, parfois même dans les compétitions amateurs, subissent de sévères traumatismes. Il y a quelques semaines, j’ai vu une compétition de Sambo Combat où un jeune athlète débutant a été mis KO à son premier match. Vous me direz que ce sont les risques du métier, oui, sauf que…

Il semble avoir disputé un second match… où il s’est fait soumettre. Vous devez être en train de réaliser la folie de cet athlète, mais pire à mes yeux, le manque de respect pour les participants de la part des organisateurs et de celui qui est là pour protéger son poulain… Mais ce n’est pas fini… On le fait combattre pour un 3e match… et là… KO…

Imaginez, en 6 heures, 2 KO avec perte de conscience… Là, je regarde Chandler en écrivant cet article (qui vient de se faire prendre le dos au R3) et lui aussi est connu pour sa « résilience » en combat et donc ses blessures. Mais revenons sur le fait de prendre des plaquages en match de rugby ou des KO en compétition de combat et d’y retourner…

Sommes-nous tellement orientés par le fait de vouloir gagner, de nourrir son histoire égotique personnelle et, pire, que ceux qui devraient être là pour nous permettre de progresser et nous protéger, nous laissent nous détruire ?

Les traumas sont étudiés, on le sait avec l’anglaise, avec le football américain, le rugby, on le sait avec la première génération de combattants de MMA, mais nous n’avons pas encore de réponses adaptées pour les amateurs pour leur éviter un futur potentiellement compliqué. Pour les pros, même si cela me dérange, je me dis que c’est un métier et que le travail manuel abîme dans toutes les professions… Mais pour des amateurs, simplement pour quelques victoires, coupes ou médailles, quel intérêt… si tu ne t’en souviens pas…

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

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Martial Reflections of an Hypnofighter #360: Trauma

You’ve probably seen excerpts from the interview with Mr. Chabal, a legendary rugby player for our nation. We all remember him for his gaze and especially his phenomenal tackles. We love watching players like him, just as we love watching fighters who give their health to entertain us.

Automatically, we are forced to think about our contact sports and our young athletes who, sometimes even in amateur competitions, suffer severe trauma. A few weeks ago, I watched a Sambo Combat competition where a young beginner athlete was knocked out in his first match. You might say that these are the risks of the trade, yes, except that…

He seems to have competed in a second match… where he was submitted. You must be realizing the madness of this athlete, but worse in my eyes, the lack of respect for the participants on the part of the organizers and the person who is there to protect his protégé… But it’s not over… He is made to fight a third match… and then… KO…

Imagine, in 6 hours, 2 KOs with loss of consciousness… Now, I’m watching Chandler while writing this article (who just got his back taken in R3) and he is also known for his « resilience » in combat and therefore his injuries. But let’s get back to the fact of taking tackles in a rugby match or KOs in a combat competition and going back in…

Are we so driven by the desire to win, to feed our personal ego story, and worse, that those who should be there to allow us to progress and protect us, let us destroy ourselves?

Trauma is studied, we know it with boxing, with American football, rugby, we know it with the first generation of MMA fighters, but we don’t yet have adapted answers for amateurs to avoid a potentially complicated future. For the pros, even if it bothers me, I tell myself that it’s a job and that manual labor damages in all professions… But for amateurs, simply for a few victories, cups or medals, what’s the point… if you don’t remember it…

Take what is good and right for you.

Be One,

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #359 : L’habit ne fait pas le moine ?

L'article explore comment l'apparence physique, les attitudes et les comportements peuvent donner des indices sur l'expérience et la détermination d'un combattant, tout en soulignant les limites de ces observations et l'importance de ne pas se fier uniquement aux apparences.

Désolé, mais si. Nous le voyons bien dans les sports de combat : quand on observe le physique ou les visages des combattants, on peut assez souvent deviner si la personne que nous avons en face de nous a connu l’intensité de l’entraînement.

Certes, nous avons des « Muscimesci », mais quand on regarde leur physique, on voit quand même qu’ils sont solides. De même, nous pourrions dire que des gars avec des oreilles en chou-fleur ne sont clairement pas tous de bons lutteurs/grapplers.

Le corps, la façon de marcher, de se tenir, donne des informations. On pourrait se dire qu’il faudrait au moins 2 ou 3 indications, et porter un t-shirt Venum ou UFC ne fait pas partie des critères.

Quand on entre sur l’aire de combat, là aussi, certaines attitudes, regards, mouvements, straps, façon de respirer, donnent des informations en plus de ce que le physique peut exprimer immédiatement.

On peut dire que l’on ne sait pas, par exemple, avec des personnes âgées, leur niveau. Mais le temps, comme je vous le partage souvent, entame quand même bien les capacités martiales, sans même parler du physique. Il existe toujours des exceptions, mais si l’on devient exclusivement professeur et qu’on ne combat plus contre les jeunes au pic physique, c’est que l’expérience ne suffira pas ou n’évitera pas une blessure.

D’un autre côté, se faire des films parce que nous voyons des gars frapper comme des mules à l’échauffement ou pousser des « hush hush » en mode impressionnant, n’a aucune valeur. Ce ne sont pas des attitudes « profondes », c’est autant un moyen de poser une image qu’une façon de se rassurer.

Et enfin, penser à prêter attention aux regards, surtout quand le combat commence, cela peut donner des informations et comprendre d’un coup que l’opposant est déterminé…

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

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Martial Reflections of a Hypnofighter #359: Does the Habit Make the Monk?

Sorry, but yes, it does. We see it clearly in combat sports: when we observe the physique or faces of the fighters, we can often guess if the person we face has experienced the intensity of training.

Certainly, we have « Muscimesci », but when we look at their physique, we still see that they are solid. Similarly, we could say that guys with cauliflower ears are clearly not all good wrestlers/grapplers.

The body, the way of walking, of standing, gives information. One might say that at least 2 or 3 indications are needed, and wearing a Venum or UFC t-shirt is not one of the criteria.

When entering the combat area, there too, certain attitudes, gazes, movements, straps, way of breathing, give information in addition to what the physique can immediately express.

One might say that we don’t know, for example, with older people, their level. But time, as I often share with you, still takes a toll on martial abilities, not to mention the physique. There are always exceptions, but if one becomes exclusively a teacher and no longer fights against young people at their physical peak, it’s because experience will not be enough or will not prevent injury.

On the other hand, getting carried away because we see guys hitting like mules in the warm-up or making impressive « hush hush » noises has no value. These are not « deep » attitudes; it’s as much a way to create an image as a way to reassure oneself.

And finally, remember to pay attention to the eyes, especially when the fight begins, it can give information and suddenly understand that the opponent is determined…

Take what is good and right for you.

Be One,

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #352 : À chaque âge, sa période

Cet article explore les différentes phases de la vie d'un athlète de sports de combat, en mettant l'accent sur la transition entre les compétitions adultes et les catégories Master/Vétéran. Il souligne que si la période adulte est dédiée à la recherche de la performance et des titres prestigieux, les compétitions Master/Vétéran offrent une expérience différente, souvent plus axée sur le plaisir et la camaraderie, même si certaines organisations tentent de valoriser ces titres.

Nous avons la chance, dans beaucoup de disciplines de préhension et également dans de rares styles de percussion, d’avoir des compétitions pour les vétérans, les masters.

J’en discutais dernièrement avec des jeunes à l’académie et nous partagions nos réflexions sur les périodes de la vie pour les sportifs, et plus spécifiquement pour les pratiquants de sports de combat. Pour un athlète, sa phase compétitive commence lorsqu’il entre dans la phase adulte, même si bien sûr, en amont, en Junior et autres, il y a du niveau.

Si on prend le BJJ, le 18-30 ans, ou pour d’autres fédérations 35, voire au maximum 40 ans, cette période est celle où, si on veut gagner, c’est là où il faut se lâcher et chercher la performance. Pour ce qui est des tranches d’âge post-adulte, même si en Jiu-Jitsu maintenant on a de multiples anciens champions du monde Adulte, les titres Master n’ont pas la même importance.

Dans les sports de combat, une fois que nous ne sommes plus sur le circuit adulte, nous sommes comme ces passionnés de foot qui jouent en club le dimanche matin, des sportifs du dimanche. J’entends déjà les quarantenaires et plus dire qu’ils sont sérieux, qu’ils s’entraînent comme des fous, et je ne peux pas le nier.

Simplement, à l’inverse des compétitions adultes où tout le monde y va pour des titres reconnus avec beaucoup de sérieux, en Master/Vet, nombreux sont ceux qui y vont en touristes, parce qu’ils aiment la compétition, les amis, les week-ends sportifs. Même si faire une bonne prestation, voire une performance, peut faire plaisir, ça n’a aucune valeur.

Le temps est passé, si tu avais envie de briller sportivement, c’était dans une autre période. Qu’importe ce que tu remportes, ça reste un titre de “vieux”, “d’anciens”, bref, de personnes avec qui on peut avoir de l’affection, mais qu’on ne considère que relativement, vis-à-vis de leur catégorie d’âge.

Certaines fédérations et entreprises ont bien compris que les plus anciens veulent se faire des récits sportifs qu’ils n’ont pas eus plus jeunes et valorisent les titres des catégories des vieux comme World Master, mais ça reste ces footeux qui, le dimanche, en gagnant un championnat, s’imaginent avoir joué une compétition pro…

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.
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Martial Reflections of an Hypnofighter #352: To Each Age, Its Time

We are fortunate in many grappling disciplines and also in rare striking styles to have competitions for veterans, masters.

I was discussing this recently with young people at the academy, and we shared our thoughts on the periods of life for athletes, and more specifically for combat sports practitioners. For an athlete, their competitive phase begins when they enter the adult phase, even if, of course, there is a level of competition in Junior and other categories beforehand.

If we take BJJ, the 18-30 age range, or for other federations 35, or even a maximum of 40 years, this period is when, if you want to win, you have to let go and seek performance. Regarding the post-adult age groups, even if in Jiu-Jitsu we now have multiple former adult world champions, the Master titles do not have the same importance.

In combat sports, once we are no longer on the adult circuit, we are like those football enthusiasts who play in a club on Sunday morning, Sunday athletes. I can already hear the forty-somethings and older saying that they are serious, that they train like crazy, and I cannot deny that.

However, unlike adult competitions where everyone goes for recognized titles with great seriousness, in Master/Vet, many go as tourists, because they like the competition, the friends, the sports weekends. Even if giving a good performance, or even a great one, can be pleasing, it has no value.

Time has passed, if you wanted to shine athletically, it was in another period. Whatever you win, it remains a title of « old, » « former, » in short, of people with whom we can have affection, but whom we only consider relatively, in relation to their age category.

Some federations and companies have understood that older people want to create sports stories they didn’t have when they were younger and value the titles of the old categories like World Master, but it remains those football players who, on Sunday, by winning a championship, imagine they have played a professional competition…

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #298 : L’attention dans les arts martiaux

Dans un monde saturé de distractions, les arts martiaux offrent une opportunité unique de cultiver l’attention. Ce texte explore l’importance de la concentration sur le tatami, les risques liés au manque d’attention, et les bénéfices du "ici et maintenant" pour développer des compétences martiales et personnelles.

Nous savons que les arts martiaux, et plus généralement toutes les activités du quotidien, demandent une attention soutenue. Aujourd’hui, je parlais de cette notion particulièrement importante dans l’hypnose. Une anecdote intéressante m’est venue d’un restaurateur, qui, avec ses 2 000 repas servis chaque midi, rencontre peut-être moins de problèmes avec les absents qu’avec les présents… sans attention.

Pour plusieurs raisons que j’ai déjà partagées dans les Instantanés, nous vivons dans un monde où il est de plus en plus difficile de maintenir une attention suffisante pour entrer pleinement dans une phase d’apprentissage. Même les jeux demandent d’être joués plusieurs fois avant de pouvoir comprendre leurs règles et dynamiques.

La plupart des professeurs d’arts martiaux interdisent les téléphones et toute distraction sur le tatami. Même lors des pauses d’hydratation, le moment n’est pas destiné à consulter ses messages.

Les sports de combat, qui mettent parfois dans des situations d’insécurité et présentent un risque de blessure, nécessitent une attention particulière, tant pour soi-même que pour ses partenaires d’entraînement. Être attentif est essentiel pour éviter de se blesser ou de blesser les autres.

Ce levier de sanction inhérent aux arts de combat a l’avantage d’offrir un espace de déconnexion pour les jeunes et les moins jeunes. Cela crée un « ici et maintenant » qui, au-delà des compétences martiales développées, ouvre de nombreuses possibilités à exploiter.

attention #concentration #distraction #artsmartiaux #sportsdecombat

Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous.
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Martial Reflections of a Hypnofighter #298: Attention in Martial Arts

We know that martial arts, and more generally all daily activities, require sustained attention. Today, I discussed this particularly important notion in hypnosis. An interesting anecdote came to me from a restaurateur who serves 2,000 meals each midday. He might face fewer issues with absent staff than with those who are present… but inattentive.

For several reasons I have already shared in the Instantanés, we live in a world where it is increasingly difficult to maintain enough focus to fully enter a phase of learning. Even games require being played multiple times to understand their rules and dynamics.

Most martial arts instructors ban phones and any distractions on the tatami. Even during hydration breaks, the time is not meant to check messages.

Combat sports, which can create insecurity and carry a risk of injury, require particular attention, both for oneself and training partners. Being attentive is essential to avoid injuring oneself or others.

This natural consequence of sanctions inherent in combat arts has the advantage of offering young and older individuals alike a space to disconnect from constant distractions. It creates a « here and now » that, beyond developing martial skills, opens up numerous opportunities to explore.

attention #focus #distraction #martialarts #combatsports

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #291 : Décider d’être pro ou rester un amateur

La professionnalisation des sports de combat, comme le MMA ou le BJJ, est souvent illusoire. Beaucoup de "professionnels" doivent jongler entre entraînements, cours, et emplois complémentaires. Cet article explore la difficile réalité économique des combattants et l’importance pour les coachs d’accompagner leurs élèves dans une vision réaliste de leur avenir.

Cette question, je pense que beaucoup de jeunes se la posent aujourd’hui. Elle est plus que légitime, sachant qu’il est désormais possible de combattre en tant que professionnel. Pourtant, le terme « professionnel » est souvent une illusion, particulièrement dans le cas des pratiquants de BJJ ou de MMA, qui ont de grandes chances de devoir mendier des euros pour survivre.

La réalité est que la plupart des sports de combat ne permettent pas à leurs pratiquants de vivre de leur passion. Ces derniers doivent souvent donner des stages, des cours ou, au mieux, avoir un emploi complémentaire. Ils ne déméritent pas pour autant, mais ils ne jouent pas au football. Imaginez si vos stars du football devaient travailler chez Décathlon pour boucler leurs fins de mois, cela vous choquerait ?

C’est pourtant ce qui arrive à bon nombre de combattants, même parmi les « professionnels ». À l’UFC, certains rencontrent d’importantes difficultés financières. C’est l’une des raisons pour lesquelles beaucoup tentent de gagner de l’argent via les réseaux sociaux et les sponsors. Ils utilisent à juste titre leurs passages dans les médias pour attirer l’attention d’une marque ou d’un réalisateur. La carrière d’un combattant est courte, et en plus, la retraite n’existe pas.

Alors, on peut se demander si être « pro » à la française, c’est-à-dire combattre à très haut niveau tout en restant un salarié ou un travailleur lambda, est réellement une ambition de vie. Bien que l’idée de défier les meilleurs fasse rêver, la réalité économique s’impose souvent : l’argent disponible dans les matchs finit par prévaloir sur les rêves de toute-puissance.

Les coachs, en plus de prodiguer des conseils techniques, doivent aussi accompagner les jeunes passionnés en leur offrant une vision réaliste de l’avenir. Ces derniers, souvent absorbés par leur passion, ne pensent pas à long terme. Pourtant, le futur arrive plus vite qu’ils ne le croient.

professionnalisme #pro #combat #UFC #amateur

Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,
Pank
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Martial Reflections of a Hypnofighter #291: Choosing to Go Pro or Staying an Amateur

This question is one I believe many young people ask themselves today. It’s more than legitimate, especially now that becoming a professional fighter is a possibility. However, the term « professional » is often an illusion, particularly for BJJ or MMA practitioners, who are likely to struggle financially despite their efforts.

The reality is that most combat sports don’t provide practitioners with a sustainable living. Fighters often have to give seminars, teach classes, or hold down a second job to make ends meet. They certainly don’t lack talent or dedication, but they aren’t playing football. Imagine if your favorite football stars had to work at a sporting goods store to make ends meet—wouldn’t that shock you?

Unfortunately, this is the reality for many fighters, even « professionals. » Even at the UFC level, some struggle with serious financial issues. This is why many turn to social media and sponsorships to earn money. They wisely use their media appearances to catch the attention of a brand or a filmmaker, as a fighter’s career is short, and retirement simply doesn’t exist.

So, we must ask: is being « pro » in the French sense—competing at the highest level while holding a regular job—really a viable life goal? While the idea of competing against the best is appealing, economic realities often take over. At some point, the money available in matches will outweigh dreams of dominance.

Coaches, beyond offering technical advice, must also provide young fighters with a realistic vision of the future. These young athletes, naturally engrossed in their passion, rarely think ahead. But the future arrives faster than they expect.

professionalism #pro #fighting #UFC #amateur

Take only what is good and right for you.

Be One,
Pank

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #264 : Le jiujitsu en 2024, un sport ou un art martial ?

En 2024, le jiujitsu est-il encore un art martial ou a-t-il évolué vers un sport de combat ? Explorez les implications du règlement sportif dans la pratique du BJJ, la place des compétitions, et les différentes approches des grands instructeurs comme Danaher ou les Gracie.

Hier, je repassais le cours d’arbitrage pour l’IBJJF, ce qui offre un bon rappel sur la facette sportive du BJJ. Chose intrigante, c’est que, pour obtenir ses grades (ou dan), à l’inverse de la plupart des styles traditionnels, il n’y a pas d’examen, juste du temps de tatami. La seule chose imposée par l’organisation fédérale pour valider les certificats de grade, c’est ce fameux cours.

Cela sous-entend que connaître le règlement sportif est une « obligation » pour valider le niveau d’un pratiquant. Pourtant, en jiujitsu, il n’y a pas d’obligation de faire des compétitions, ni, par extension, de suivre la manière de combattre du jiujitsu sportif dans son académie. Danaher a été un personnage majeur de notre discipline, et pourtant, toute la formule qui l’a fait connaître est basée sur des techniques interdites dans un jiujitsu fédéral.

De plus, il se peut que des professeurs, à l’instar des Gracie ou des Valente, souhaitent simplement développer le jiujitsu dans une démarche de self-defense, ou pour d’autres, dans la dynamique du MMA.

J’imagine que faire connaître à tous la facette sportive permet de proposer une idée homogène de ce qu’est le jiujitsu, et la compétition est le moyen le plus attractif pour attirer de nouveaux passionnés dans notre discipline.

Je trouve amusant de me dire qu’on attribue des degrés à des ceintures noires qui, peut-être, ne pratiquent plus en randori et viennent seulement quelques fois par mois à l’académie, avec pour seule preuve de leur pratique une licence (lorsqu’ils n’ont plus de professeur). Par contre, il y a une obligation de connaître le règlement sportif, qui, lui, peut ne pas être pratiqué du tout dans l’académie.

Le jiujitsu est donc plutôt considéré comme un sport de combat qu’un art martial, alors que, justement, le premier point partagé par nos instructeurs d’arbitrage est que le jiujitsu sportif ne doit pas oublier la facette martiale de la discipline…

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Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,

Pank

Martial Reflections of a Hypnofighter #264: Jiujitsu in 2024, a Sport or a Martial Art?

Yesterday, I was reviewing the IBJJF arbitration course, which serves as a good reminder of the sporting side of BJJ. Interestingly, to obtain ranks (or dan), unlike most traditional styles, there is no exam, just time on the mat. The only requirement imposed by the federation to validate rank certificates is this famous course.

This implies that knowing the sports regulations is a « requirement » to validate a practitioner’s level. However, in jiujitsu, there is no obligation to compete, nor, by extension, to follow the approach of sports jiujitsu in one’s academy. Danaher was a key figure in our discipline, yet the formula that made him famous is based on techniques prohibited in federal jiujitsu.

Additionally, some instructors, like the Gracie or Valente families, may want to develop jiujitsu with a self-defense approach, or for others, within the dynamics of MMA.

I imagine that making everyone aware of the sports aspect helps to offer a homogeneous idea of what jiujitsu is, and competition is the most attractive way to bring new enthusiasts to our discipline.

I find it amusing to think that degrees are awarded to black belts who may no longer spar in randoris and only come to the academy a few times a month, with the only proof of their practice being a license (when they no longer have a teacher). However, there is an obligation to know the sports regulations, which may not be practiced at all in the academy.

Therefore, jiujitsu is considered more of a combat sport than a martial art, even though the first point our arbitration instructors share is that sports jiujitsu must not forget the martial aspect of the discipline…

#bjj #lutalivre #jiujitsu #mma #IBJJF #arbitration #sportsjiujitsu #prerequisites #training #graduation

Take what is good and right for you.

Be one,

Pank