Réflexions de Pank / Instantané n°536 : Politesse ou Respect : Confondons-nous la forme et le fond ?

Est-ce que vous suivez les codes ? Comme je vous le disais ce matin dans la capsule, il est parfois confus pour nous de savoir si nous respectons un individu ou si nous respectons le code qui nous lie à cet individu.

Je vous parlais de politesse. La politesse est quelque chose que l’éducation nous a inculqué et qui répond à un ensemble de règles et de codes que la société attend de nous. Quand nous répondons avec politesse à quelqu’un, ou que nous utilisons des codes de politesse, les personnes en face de nous estiment que nous sommes bien éduqués ou polis. Cependant, ce que nous sommes en train de respecter, c’est une éducation. C’est-à-dire l’effort qu’a fourni le système familial pour nous donner ces codes, et le code lui-même à suivre.

La question est parfois à poser de savoir si nous respectons réellement le code de politesse, ou si c’est devenu une habitude où le respect n’a plus rien à voir.

Quand on parle de respect d’autrui, être poli n’amène en rien un rapport de respect. Nous respectons, comme je l’ai dit, soit l’éducation, soit le contrat social. Mais nous ne sommes pas encore dans un rapport respectueux vis-à-vis de la personne en face de nous. Nous l’avons saluée. Nous pouvons même parler de façon correcte. Nous pouvons même écouter des choses sur lesquelles nous ne sommes absolument pas d’accord et, avec courtoisie, finir la conversation sans qu’à aucun moment nous n’ayons respecté son point de vue, ni sa personne.

Prendre en compte que répondre à des rituels n’est pas un respect de fond, mais un respect de forme d’un code, peut modifier le rapport et surtout la vision que l’on a des liens avec autrui.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous. Be One, Pank. https://www.pank.one/blog

Pank’s Reflections / Instant n°536 :  Politeness or Respect: Are We Confusing Form with Substance?

Are you following the codes? As I was telling you this morning in the capsule, it is sometimes confusing for us to know whether we are respecting an individual or if we are respecting the code that binds us to that individual.

I was speaking to you about politeness. Politeness is something that education has instilled in us and that answers to a set of rules and codes that society expects from us. When we answer someone with politeness, or use codes of politeness, the people facing us deem that we are well-bred or polite. However, what we are currently respecting is an education. That is to say, the effort the family system provided to give us these codes, and the code itself to be followed.

The question must sometimes be asked as to whether we are truly respecting the code of politeness, or whether it has become a habit where respect has nothing to do with it anymore.

When we speak of respecting others, being polite does not bring about a relationship of respect. We are respecting, as I said, either the education or the social contract. But we are not yet in a respectful relationship towards the person facing us. We have greeted them. We can even speak properly. We can even listen to things with which we absolutely do not agree and, with courtesy, finish the conversation without at any moment having respected their viewpoint, or their person.

Taking into account that responding to rituals is not a substantive respect, but a formal respect for a code, can modify the relationship and especially the vision one has of links with others.
Take what is good and right for you. Be One, Pank. https://www.pank.one/blog

Réflexions martiales d’un Hypnofighter #17 : Quand le divertissement dépasse le défi sportif

De plus en plus de jeunes se passionnent pour le MMA. Cette passion les pousse, pour certains, à vouloir devenir des professionnels. Le problème n’est pas tant de trouver des combats que d’avoir des adversaires qui acceptent les combattants proposés.

Tout le monde souhaite avoir un palmarès sans défaite, et donc tout se joue dès le début de la carrière. Les entraîneurs protègent l’avenir de leurs athlètes en préparant soigneusement leur ascension. Ce qui me pose problème, c’est de vouloir hisser un sportif dans le monde professionnel sans passer par les préparations de l’amateurisme.

En effet, si le domaine de l’amateurisme existe, c’est justement pour permettre de se faire la main. J’irais même plus loin en disant que de nombreux combattants n’ont jamais combattu en amateur, ce qui n’a que peu de sens. Automatiquement, des combats sont sélectionnés pour que leur protégé ait un avantage sur l’adversaire et puisse gagner en confiance et en compétence. Cette étape aurait dû être accomplie dans le cadre de l’amateurisme.

De plus, il est indéniable que le circuit amateur est maintenant de qualité. De nombreux athlètes ont déjà une trentaine de combats à leur actif alors qu’ils sont encore dans la vingtaine. Mieux encore, l’IMMAF propose des championnats du monde amateur où le niveau est réel, sans avoir à rougir des sous-cartes des grands événements professionnels actuels.

En dehors de cet aspect qui devrait être davantage réglementé, même si la FMMAF fait de son mieux, on sait que la tricherie est toujours possible. Par exemple, Ragnar, qui allait combattre Lentie, a été rendu possible grâce à son équipe qui a arrangé un combat « professionnel » par le biais d’une organisation en Suisse, alors qu’il n’a jamais été amateur.

Cela me rappelle il y a 20 ans, lorsque Darragh, un homme adorable passionné de MMA, nous appelait quelques jours avant un événement au Royaume-Uni, sans savoir si nous avions une quelconque expérience (c’était du bouche-à-oreille), pour nous proposer un remplacement face à des Russes tueurs d’ours.
L’époque a cependant changé, et à mes yeux, il ne devrait y avoir de combats professionnels que s’il existe une expérience amateur. Paradoxalement, si tu as trop combattu en amateur, les premiers adversaires professionnels te refuseront, craignant que tu sois trop fort pour leur combattant.

L’autre élément qui me dérangeait déjà avec l’UFC, mais qui est exactement le même maintenant que le MMA professionnel est en France, c’est que tu dois te vendre sur les réseaux sociaux, et pire encore, certains demandent un minimum d’abonnés sur Instagram pour être sélectionné sur la carte. Depuis que la ligue américaine a adopté le modèle du catch, nous sommes dans des clashs et des provocations constantes. On le voit bien avec Doumbé, excellent dans ce domaine, qui utilise les réseaux sociaux et son bagout pour attiser les tensions et passer d’un inconnu du MMA (et un monstre en kickboxing) à un athlète invité sur tous les plateaux. Bravo à lui.
Seulement, cela crée des jeunes qui excellent davantage à la bouche que dans la cage ou sur le ring. C’est comme si la qualité au micro (une force recherchée dans le catch) pouvait avoir autant d’importance que tes compétences en combat. Je comprends que les promoteurs veuillent faire de l’argent, c’est d’ailleurs pour cette raison que des combats insensés comme Musk vs Zuck suscitent de l’intérêt, mais en réalité, en termes de qualité et de niveau de nos disciplines, cela n’a aucun intérêt et ne répondra pas aux attentes d’un combat professionnel.

Mettre en scène le spectacle, alimenter les réseaux sociaux par des provocations, voire demander du glamour et du sexy pour les femmes combattantes, c’est gaspiller du temps et de l’énergie qui pourraient être consacrés à ce qui est réellement important : la préparation.

Et pour vous, qu’est-ce qui est le plus important : la qualité des combats ou le préshow et le spectacle qui les entourent ?

Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Be one
Pank

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