Réflexions de Pank / Instantané n° 622 : Au-delà du combat : concilier impératif compétitif et aspiration à la cohésion

Si j’aime la façon de voir de l’Aïkido et de O’Sensei Ueshiba, selon laquelle nous sommes un tout (ce qui fait écho, d’ailleurs, à la vidéo et au sentiment d’unité inhérent à certains états), j’ai l’impression au quotidien, que ce soit dans les échanges avec autrui, d’un point de vue professionnel ou personnel, que nous nous retrouvons davantage en compétition.

Je retire mon biais de voir tout comme un combat, mais je rebondis sur cette idée que tout semble vendu comme un défi (challenge), où l’on doit bien se classer pour être valorisé et reconnu (ces fameuses transactions pour nos unités de reconnaissance ou strokes). Lorsque l’on cherche à créer une collaboration ou quand les choses semblent équilibrées entre les parties, il arrive assez souvent que, si la tension de montrer qui fait le mieux ne se manifeste pas en interne, elle surgisse de la rencontre avec l’extérieur.

Et j’entends — et suggère même au quotidien — que nous n’avons pas à porter une attention démesurée à ce que les autres (les systèmes extérieurs) pensent ou imposent ; la réalité est que nous avons de fortes chances de devoir entrer en compétition, pour à minima prouver un niveau ou prendre une place.

Dans le monde professionnel, il n’y a pas de choix : il y a la concurrence interne ou externe et, même dans des professions « publiques » dédiées au bien commun, il y a toujours des individus pour grimper les échelons et imposer l’obligation de surpasser ou de l’emporter sur n’importe quel sujet…

Comment pourrions-nous, sans illusion, atténuer l’esprit de compétition et développer l’esprit de cohésion ?

Prenez ce qui est bon et juste pour vous. Be One, Pank. https://www.pank.one/blog

Reflections by Pank / Snapshot No. 622:  Beyond Combat: Reconciling the Competitive Imperative with the Aspiration for Cohesion

While I appreciate Aikido’s and O’Sensei Ueshiba’s perspective that we are a whole (which echoes, incidentally, the video and the sense of unity experienced in certain states), I feel that in daily life—whether in interactions with others, from a professional or a personal standpoint—we increasingly find ourselves in competition.

Setting aside my bias of viewing everything as a struggle, I build upon the notion that everything seems marketed as a challenge where one must rank well to be valued and recognized (those famous transactions for our units of recognition, or strokes). When we seek to create collaboration or when things appear balanced between parties, it quite often happens that if the internal tension to prove who performs best is absent, it is encountered from the outside.

And I hear—and even suggest in everyday life—that we do not need to pay special attention to what others (external systems) think or impose; the reality is that we stand a strong chance of having to enter into competition, at the very least to prove a competency level or secure a position.

In the professional world, there is no choice: internal or external competition exists, and even within « public » professions dedicated to the common good, there are always individuals who will climb the ranks and impose the necessity of outperforming or winning on any given theme…

How might we, without illusion, diminish the spirit of competition and foster the spirit of cohesion?

Take what is good and right for you. Be One, Pank. https://www.pank.one/blog