Réflexions martiales d’un Hypnofighter #512 : L’Importance du Récit dans les Arts Martiaux : Mythes, Marketing et Passion

Il semble aujourd’hui assez clair que, depuis que nous nous intéressons aux arts martiaux, les histoires ont toujours été présentes. Nous en avons déjà parlé avec des styles chinois ou japonais dans lesquels on trouvait toujours un maître un peu mythique, qui se retrouvait dans la nature pour découvrir une nouvelle technique, un nouveau système.

Nous avons cela avec le Wing Chun, par exemple, où la nonne qui a inventé le style avait des caractéristiques spécifiques. Nous l’avons avec des styles comme celui de la Grue, où l’observation de la nature a donné un système de combat. Nous l’avons bien sûr avec le Kyokushinkai et les mois et années que Maître Masutatsu Ōyama aurait passés dans la montagne.

Nous l’avons aussi avec le récit de Miyamoto Musashi et l’ensemble de ses victoires. Est-il possible qu’un système se développe sans récit ? Parce que si on y pense, le récit ne reste que du marketing, qu’une façon de mettre en avant un professeur ou un système technique, afin d’attirer ou d’intriguer les personnes.

Nous savons que les magazines comme Karaté Bushido, dans lequel beaucoup d’entre nous ont découvert des arts martiaux, étaient écrits par des journalistes passionnés qui, eux-mêmes, nous plongeaient dans des ambiances et nous « vendaient » un maître, un sifu, un sensei, un pratiquant avec toute une histoire. Même dans la section boxe, nous pouvions avoir l’historique de ces grands combattants, avec les difficultés qu’ils ont rencontrées dans la vie, les obstacles mais aussi les grands succès qui ont fait qu’ils sont devenus des champions.

Le récit est quelque chose qui, pour l’humain, est essentiel et qui, pour la curiosité, pour peut-être même éveiller des passions, est une nécessité. Il restera dès lors empreint de mythes, voire de légendes.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous. Be One, Pank. https://www.passioncombat.net/

Martial Reflections of a Hypnofighter #512: The Importance of Narrative in Martial Arts: Myths, Marketing, and Passion

It seems quite clear today that, ever since we’ve been interested in martial arts, stories have always been present. We’ve already discussed this with Chinese or Japanese styles where we always found a somewhat mythical master who retreated into nature to discover a new technique, a new system.

We have this with Wing Chun, for example, where the nun who invented the style had specific characteristics. We have it with styles like that of the Crane, where the observation of nature gave rise to a combat system. We certainly have it with Kyokushinkai and the months and years that Master Masutatsu Ōyama is said to have spent in the mountains.

We also have it with the story of Miyamoto Musashi and all his victories. Is it possible for a system to develop without a narrative? Because if we think about it, the narrative is nothing more than marketing, a way to highlight a teacher or a technical system, to attract or intrigue people.

We know that magazines like Karaté Bushido, in which many of us discovered martial arts, were written by passionate journalists who themselves immersed us in atmospheres and « sold » us a master, a sifu, a sensei, a practitioner with a whole story. Even in the boxing section, we could get the history of these great fighters, with the difficulties they encountered in life, the obstacles but also the great successes that made them champions.

Narrative is something that is essential for humans, and for curiosity, perhaps even to awaken passions, it is a necessity. It will therefore remain imbued with myths, even legends.

Take what is good and right for you. Be One, Pank. https://www.passioncombat.net/

HnO Mp3 Hypnose #1089 : Réécrire ses récits internes pour simplifier ses pensées (040925)

Un audio pour aider les personnes qui aiment se faire des nœuds à la tête quand parfois il ne faut que se rapprocher des faits.

Téléchargement Mp3 : https://drive.google.com/file/d/1NUkmKOfnWyO6gZzUXwuLzNuKOXE5c_P3/view?usp=drive_link

Testez, observez et concluez par vous mêmes.

Les potentiels sont en vous.

La connaissance est Partage

Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous

Be One

Pank

Site : https://www.pank.one/

#récits #hypnotherapie #autohypnose #hypnose

Réflexions de Pank / Instantané #425 : Le pouvoir des récits

Si nos civilisations se sont développées partout dans le monde, c’est notamment grâce à la diffusion de messages à travers des histoires et des récits. Ce qui était à l’origine un partage verbal a pu être consigné dans des livres et conservé de génération en génération.

Nous sommes tous des conteurs d’histoires, chacun à notre manière. Certains sont meilleurs que d’autres, mais universellement, nous le sommes.

Aujourd’hui, les récits sont stratégiquement mis en avant pour se valoriser soi-même et surtout pour le commerce et l’influence, afin de motiver les auditeurs à venir écouter des contenus ou à acheter des produits.

Ceux qui n’osent pas raconter ces histoires, souvent partiellement vraies et adaptées aux auditoires, se retrouvent avec un temps de retard.

De plus en plus, les récits destinés à stimuler et à tenir en haleine doivent être extraordinaires et parfois provocateurs. Il devient de plus en plus complexe de maintenir l’attention sur son récit, dans une société numérique où tout a déjà été vu, su ou, pour certains, vécu virtuellement.

Cela entraîne une exagération, déjà inhérente à la nature du récit, mais à des niveaux stratosphériques. Ce qui aurait pu être considéré comme pathologique, une forme de mythomanie, voire absurde et ‘honteux’, ne devient qu’un moyen de maintenir l’attention et de générer de futures publications courtes (shorts ou snaps) qui feront partie de la stratégie du récit.

Développer sa capacité à raconter pour capturer l’attention et l’ouvrir peut changer des vies. Cependant, passer son temps à mentir pour son succès risque d’écrire une histoire que le conteur ne voudrait pas vivre.

Prenez ce qui est juste et bon pour vous.

Be One

Pank

Pank’s Thoughts / Snapshot #425 : The Power of Narratives

If our civilizations have developed all over the world, it is notably through the dissemination of messages in stories and narratives. What was once verbal sharing was preserved in books and passed down from generation to generation.

We are all storytellers, each in our own way. Some are better than others, but we are universally so.

Today, narratives are strategically put forward to promote oneself and, above all, for business and influence, motivating listeners to consume content or buy products.

Those who don’t dare to tell these stories—often partially true and adapted to the audience—will find themselves falling behind.

Furthermore, narratives designed to stimulate and captivate must be extraordinary and sometimes provocative. It is becoming increasingly complex to maintain attention on one’s story in a digital society where everything has already been seen, known, or, for some, virtually experienced.

This leads to exaggeration, already inherent to the nature of storytelling, but on a stratospheric level. What might have been considered pathological, a form of mythomania, or even absurd and ‘shameful,’ becomes merely a means of maintaining attention and generating future short publications (shorts or snaps) that will be part of the narrative strategy.

Developing the ability to tell stories to capture and open up attention can change lives. However, spending one’s time lying for success risks writing a story that the storyteller would not want to live.

Take what is right and good for you.

Be One

Pank

Hypnosophie #958 / FRESC #2 : Communiquer avec un point de vue antagoniste, c’est énergivore !

J’imagine que vous avez déjà vécu des dialogues avec des personnes qui ne pensent pas comme vous, il y a un moyen de faire mais … c’est assez fatiguant.

Consultations et Formations: www.pankhno.com

Testez, observez et concluez par vous mêmes.
Les potentiels sont en vous.
La connaissance est Partage
Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous
Be One
Pank

Inscription Newsletter : http://eepurl.com/b-n7vn
Web Application Android : https://bit.ly/3QyR0D3

Sites :
Mp3 Gratuits : https://hno-mp3-hypnose.com/

Mail : pankhno@gmail.com
Page FB : https://www.facebook.com/pankdehno
Chaîne Youtube : https://www.youtube.com/@pankhno

#FRESC #Fait #Réalité #Transe #hypnose #hypnotherapie #autohypnose #questiosophie #hypnosophie #coaching #hnohypnose #Experience #flexibilité #Psychologie

Réflexions de Pank / Instantané #210 : La difficulté de changer les récits

Pour faire suite à la vidéo de ce matin : https://youtu.be/Ki19X7wHEFY, je partageais l’idée que nous sommes souvent sujets à des biais qui nous font rapidement construire des récits plutôt que de nous en tenir aux faits. Cela amène à penser que le “réel” des autres est rarement celui que nous pouvons constater nous-mêmes.

Il arrive souvent que nous ayons des ambitions assez démesurées, comme vouloir changer un groupe, une idéologie, un fonctionnement, voire pour les plus rêveurs, le monde. Pourtant, nous pouvons constater au quotidien qu’il est déjà particulièrement difficile de changer notre propre interprétation des faits. Commencer à croire que nous pourrions le faire pour des groupes sociaux est quasiment impossible.

Nous avons bien vu dans l’histoire, plus ou moins tragique, que les personnes qui ont influencé pour le pire ou pour le meilleur étaient des conteurs. Ils vendaient un fait certes novateur ou puissant, ou un monde, une envie, un besoin ou une solution. Cela va des idéologies politiques comme le nazisme ou le communisme aux produits d’Apple.

Les faits sont de la pâte à modeler pour les idées, afin d’en faire des histoires qui vont toucher les émotions, les pensées et les sensations. C’est une session d’hypnose que de faire percevoir un événement à travers un filtre qui va suffisamment stimuler le corps et l’esprit pour que nous ne souhaitions voir et adhérer qu’à cette idée qui est stimulante, apaisante voire confortable.

Comme je vous le partageais ce matin, il y a une chose assez classique en hypnose : celle de laisser le consultant dans une transe où il est en contact avec un lui alternatif, un Doppelgänger (Brut Goldman en Quantum Jumping). Souvent, on suggère que c’est une personne qui a vécu d’autres choses parce qu’elle a pris d’autres décisions.

Le problème avec ce modèle, c’est qu’il est difficile d’adhérer à un “et si” qui n’est pas une réalité. Les faits de nos histoires ne s’effacent pas. Par contre, nous pouvons facilement et vous pouvez le faire instantanément, demander de ne pas interpréter les faits du passé ou du présent avec le filtre mental, sensitif ou émotionnel actuel.

En somme, nous avons la possibilité n’importe où et n’importe quand d’adopter un filtre plus joyeux, plus intellectuel, plus spirituel (on en revient aux submodalités) et de revoir les faits avec cette grille d’interprétation. De la personne que nous pensons être dans l’instant, nous devenons automatiquement une autre personne. Certes, c’est énergivore, non naturel, et on se bat avec les récits automatisés, mais nous ne sommes plus celui qui interprète les événements de son histoire avec colère, mais devenons celui qui interprète avec courage.

Nous ne vivons un “réel” illusoire non pas à cause des mensonges du monde, mais à cause de nos simples biais et récits intérieurs.

#récit #storytelling #fresque #fait #évènement #illusion #options

Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,

Pank

_________________________________________________________

 Reflections of Pank / Snapshot #210: The Difficulty of Changing Narratives

Following up on this morning’s video: https://youtu.be/Ki19X7wHEFY, I shared the idea that we often fall into biases that lead us to quickly construct narratives rather than sticking to the facts. This suggests that the « reality » of others is rarely what we can observe ourselves.

We often have quite ambitious goals, such as wanting to change a group, an ideology, a system, or, for the dreamers among us, the world. However, we can observe daily that it is already particularly difficult to change our own interpretation of the facts. Believing that we could do this for social groups is nearly impossible.

We have seen throughout history, both tragically and positively, that those who have influenced for better or worse were storytellers. They sold a fact that was either innovative or powerful, or a world, a desire, a need, or a solution. This ranges from political ideologies like Nazism or communism to products from Apple.

Facts are like modeling clay for ideas, used to create stories that touch emotions, thoughts, and sensations. It’s like a hypnosis session that makes an event perceivable through a filter that sufficiently stimulates the body and mind so that we only want to see and adhere to this idea, which is stimulating, soothing, or even comfortable.

As I shared with you this morning, there is something quite common in hypnosis: leaving the client in a trance where they are in contact with an alternative self, a Doppelgänger (Brut Goldman in Quantum Jumping). Often, it is suggested that this person has experienced different things because they made different decisions.

The problem with this model is that it is difficult to adhere to a « what if » that is not a reality; the facts of our stories do not disappear. However, we can easily, and you can do it instantly, ask not to interpret past or present facts with the current mental, sensory, or emotional filter.

In short, we have the ability anywhere and anytime to adopt a more joyful, intellectual, or spiritual filter (back to submodalities) and review the facts with this interpretive framework. From the person we think we are in the moment, we automatically become another person. Sure, it’s energy-consuming, unnatural, and we fight with automated narratives, but we are no longer the one who interprets the events of their story with anger but become the one who interprets with courage.

We live in a « reality » that is only illusory, not due to the lies of the world, but because of our simple biases and inner narratives.

#narrative #storytelling #fresco #fact #event #illusion #options

Only take what is good and right for you.

Be one,

Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #71 : À la recherche de la vérité dans les récits des arts martiaux

Le partage de mes réflexions et de mes observations sur les sports de combat et les arts martiaux que j’apprécie me pousse à explorer le web à la recherche de pépites d’informations. En général, je visite des sites japonais. Pour les vidéos, je les enregistre en tant qu’audios, puis je les fais transcrire. Cependant, bien que je comprenne les idées dans leur ensemble, la clarté n’est pas toujours au rendez-vous.

Je me focalise principalement sur le karaté et le jiu-jitsu. Comme je vous ai partagé quelques informations sur le Shorinji Kempo, je me suis penché davantage dessus, notamment la nuit dernière. Et devinez ce que j’ai découvert ? Des histoires plutôt obscures impliquant le Shorinji et le Kyokushin.

Je prévois de présenter ces éléments dans les futurs articles. Cependant, cela m’a aussi ramené à la période tendue du Japon d’après la Seconde Guerre mondiale. Nous avons souvent une vision romancée des arts martiaux. En réalité, de nombreux professeurs et écoles, tels que le Kyokushin et le Shorinji, étaient liés soit à la mafia, à la politique, soit aux affaires religieuses.
Nous sommes bien loin des duels de samouraïs que nous imaginons. Pour sourire un peu, un grand pratiquant de Kyokushin qui avait quitté Oyama en est venu à « empoisonner » Oyama, ce qui l’a conduit à passer la soirée aux toilettes. C’est amusant, mais cela diffère grandement des affrontements entre samouraïs.

En tout cas, plus je lis et écoute de documents, plus je me rends compte que nos magazines et livres pré-internet nous ont fourni des informations, mais que celles-ci étaient souvent teintées de marketing pour les disciplines. La réalité était souvent bien moins fantastique, et même de nombreux Japonais, notamment dans le Kyokushin, savaient que bon nombre des affirmations de Sosai (Mas Oyama) étaient mensongères.

Un exemple partagé par Kancho Saiko Oyama (du World Oyama Karate), qui était Ushi Deshi et parmi les premiers élèves de Sosai, est qu’ils ont lu un livre tout juste publié par Mas Oyama, où il prétendait pouvoir courir le 100 mètres en moins de 10 secondes. Lui et son camarade de formation ont éclaté de rire en imaginant le physique de Mas Oyama se déplaçant à cette vitesse.

Comme je l’ai partagé précédemment, Kurosaki est parti à cause du marketing excessif de Sosai. En conclusion, nous sommes les enfants de ces mythes. Même si l’ère d’internet pourrait nous offrir des « vérités », de nombreux auteurs spécialisés dans les arts martiaux expliquent que les niveaux de fiabilité des informations sont faibles. Tout est plus ou moins embelli, voire effacé de l’histoire des écoles. Que l’on apprécie ou non Bluming, il a tout de même voulu dévoiler les fraudes d’Oyama sur de nombreux points. Même en écoutant les élèves qu’il a eus, tous disaient qu’Oyama était fort, mais clairement bien moins que Kurosaki.

En tout cas, je suis encore loin de découvrir « la vérité ultime » dans les profondeurs d’internet. Néanmoins, c’est une réorientation merveilleuse. Cela nous rappelle que nous aussi, en Occident, avec les Gracie, avons eu notre lot de mystifications.

Et vous, comment étudiez-vous l’histoire de vos écoles en dehors de la pratique physique ?

Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous.
Be One.
Pank

#Mythe #histoire #marketing #réalité #vérité #SosaiOyama #ShorinjiKempo #SoDoshin #Kyokushinkai #Ashihara #Recherche