Réflexions de Pank / Instantané #357 : On ne peut rien contre les croyances

L'article explore la persistance et l'influence des croyances dans la vie humaine, même face à la rationalisation et aux avancées scientifiques. Il souligne comment les croyances, souvent renforcées par des récits et des métaphores, façonnent notre perception de la réalité et peuvent conduire à des interprétations subjectives, voire à des dénis de faits. L'auteur évoque une vision bouddhiste et platonicienne de la réalité comme une illusion, invitant à une réflexion personnelle sur ce qui est perçu comme bon et juste.

On pourrait penser que la rationalisation des choses et l’évolution des recherches pour comprendre le monde allaient donner une carte commune sur laquelle nous allions pouvoir avancer. Si elle est partiellement acceptée, ce n’est certainement pas généralisé.

D’un autre côté, la foi, ce qui est le plus associé aux croyances, se porte bien à travers le monde. La croyance continue de mener la vie de milliards d’humains. On peut facilement se dire que même les sciences sont aussi un filtre de croyance sur le monde ou une façon de biaiser son esprit.

La croyance, d’autant plus si elle est présentée avec des récits et des métaphores, impacte bien plus que des équations ou des images au microscope. Nous le savons d’autant plus en hypnose : la réalité est plastique vis-à-vis de notre monde de croyances. Même des faits comme un accident ou un meurtre peuvent éveiller chez chacun d’entre nous des croyances, des hypothèses ou des récits.

Nous restons alors dans ce que nous estimons être le plus proche de nos croyances confortables (je généralise mon propos). On l’a vu avec le procès de Mazan ou des femmes des accusés, avec des vidéos de leurs conjoints violant Mme Pelicot, niaient les images.

Pire, elles restaient sur un discours qu’elles ne croyaient pas ces hommes capables de tels actes. Oui, c’est pour un équilibre cognitif et éviter une fissure psychique, que notre cerveau raconte ce type d’histoire et se réfère à nos croyances. Pourtant, cela me laisse une sensation de lassitude, comme dans les présupposés de la PNL, avec « la carte n’est pas le territoire » d’Alfred Korzybski. Quoi qu’on fasse, nous n’allons qu’avoir des partages et échanges qui resteront superficiels et filtrés par l’impossibilité d’aller plus loin, à moins d’être de la même croyance, donc dans une possible illusion…

Du coup, j’imprime de plus en plus cette idée assez bouddhique et platonicienne : tout n’est qu’illusion…

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Pank’s Reflections / Snapshot #357: You Can’t Fight Beliefs

One might think that the rationalization of things and the evolution of research to understand the world would provide a common map on which we could move forward. While it is partially accepted, it is certainly not generalized.

On the other hand, faith, which is most associated with beliefs, is doing well throughout the world. Belief continues to guide the lives of billions of humans. It’s easy to say that even science is also a filter of belief about the world or a way to bias one’s mind.

Belief, especially when presented with stories and metaphors, has a much greater impact than equations or microscope images. We know this even more in hypnosis: reality is malleable in relation to our world of beliefs. Even facts like an accident or a murder can awaken beliefs, hypotheses, or stories in each of us.

We then stay with what we consider closest to our comfortable beliefs (I am generalizing). We saw this with the Mazan trial, where the wives of the accused, despite videos of their spouses being violent towards Mrs. Pelicot, denied the images.

Worse, they stuck to a narrative that they didn’t believe these men capable of such acts. Yes, it is for cognitive balance and to avoid a psychic fracture that our brain tells this type of story and refers to our beliefs. Yet, this leaves me with a feeling of weariness, like in the presuppositions of NLP, with Alfred Korzybski’s « the map is not the territory. » Whatever we do, we will only have sharing and exchanges that will remain superficial and filtered by the impossibility of going further, unless we are of the same belief, therefore in a possible illusion…

As a result, I am increasingly internalizing this rather Buddhist and Platonic idea: everything is just an illusion…

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions de Pank / Instantané #272 : Se laisser aller à ses émotions ou rationaliser

Découvrez comment nos émotions influencent nos décisions et celles des autres dans l'espace public. Devons-nous rester ancrés dans les faits ou ajuster nos décisions en fonction de nos émotions ? Une réflexion sur l'équilibre entre rationalité et sentiment.

Nous vivons actuellement une série d’événements violents qui émeuvent et font réagir tant les citoyens que les journalistes et les politiques. Ces faits sont souvent récupérés selon des orientations idéologiques, qu’elles soient de droite ou de gauche. Il ne s’agit plus d’une prise en compte objective des faits, mais d’un jeu de rhétorique.

Le paradoxe réside dans le fait que, lorsque l’on écoute ou lit des articles sur le sujet, il semble que tous les groupes et individus s’accordent sur la nécessité de revenir aux faits. Cependant, ces derniers sont déjà teintés par les idéologies. L’expression des opinions, colorée par les convictions personnelles, entraîne chez les partisans une adhésion émotionnelle, et chez les opposants un rejet tout aussi émotionnel.

Nier les émotions suscitées par des actes atroces et des événements insoutenables serait insensé, mais il est essentiel de déterminer dans quelles situations il est juste de les exprimer ou de s’autoriser à les ressentir. Un plateau de télévision, accueillant des auditeurs ou des politiques, reflétera deux expressions différentes dans un même cadre, mais avec des attentes et des règles distinctes, selon que l’on soit vendeur d’idées politiques ou auditeur révolté.

Dans l’espace public et les décisions du quotidien, les émotions devraient être contenues et considérées, même si cela est difficile. C’est d’ailleurs pour cette raison que les décisions doivent être prises de manière collective, afin que les autres puissent recadrer les prises de décisions si les émotions empêchent une évaluation rationnelle des faits.

Ne nous trompons pas : sur le papier, tout le monde semble vouloir s’en tenir aux faits, et la logique devrait prévaloir. Mais pour la grande majorité d’entre nous, la froideur de cette dernière est émotionnellement difficile à supporter. Sommes-nous vraiment prêts à rester ancrés dans les faits, ou devons-nous mieux gérer nos émotions pour parvenir à ajuster nos décisions ?

#décisions #faits #émotions #rhétorique #questionnement #idéologie #attentes

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,

Pank

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Reflections of Pank / Snapshot #272: Giving in to Emotions or Rationalizing

We are currently witnessing a series of violent events that are stirring emotions and reactions among citizens, journalists, and politicians alike. These facts are often taken up by ideological positions, whether from the right or the left. It has become a game of rhetoric rather than an objective consideration of the facts.

The paradox lies in the fact that, when we listen to or read articles on the subject, it seems that all groups and individuals agree on the need to return to the facts. However, these are already tinged with ideological biases. The expression of thoughts, colored by personal convictions, leads proponents to emotional adherence and opponents to rejection.

Denying the emotions aroused by atrocious acts and unbearable events would be foolish, but we must particularly take into account where it is appropriate to allow these emotions, and when to allow ourselves to feel them. A TV panel hosting audience members or politicians will present two different expressions in the same setting, but with different expectations and rules, depending on whether one is promoting political ideas or a frustrated viewer.

In public space and in daily decisions, emotions should be limited and taken into account, even though this is difficult. This is why decisions should be made collectively, so that others can intervene if emotions prevent decision-making based on facts.

Let’s not fool ourselves: on paper, everyone seems to want to stick to the facts, and logic should prevail. But for most of us, the coldness of this approach is emotionally hard to bear. Are we really ready to remain anchored in the facts, or should we better manage our emotions to adjust our decisions?

#decisions #facts #emotions #rhetoric #questioning #ideology #expectations

Take what is good and right for you.

Be one,

Pank

Réflexions de Pank / Instantané #248 : Intelligence collective

S’il y a bien une chose que je ne comprends pas, c’est comment il est possible d’être encore confronté à des problématiques comme l’écologie ou certains conflits qui durent depuis des décennies. En réalité, je comprends un peu : nous sommes tellement ancrés dans nos croyances et nos biais que nous nous laissons submerger par les émotions et l’incohérence de nos instincts.

Pourtant, nous le voyons, des milliers de personnes meurent chaque jour parce que nous ne sommes pas capables de respecter nos émotions tout en laissant la raison les contrôler. Hier, j’entendais un rabbin expliquer pourquoi les hommes et les femmes sont séparés dans une synagogue : parce que la raison, qui doit toujours maîtriser le cœur et le corps, doit s’effacer dans un lieu saint pour permettre au cœur de se laisser aller.

C’est la même chose chez mes amis musulmans qui mettent souvent en avant l’idée que l’homme doit être celui qui ne se laisse pas emporter par les émotions et doit rester le plus rationnel possible.

Je peux imaginer qu’avec les cultures de la majorité du monde, cette réflexion doit être assez commune. Et pourtant, au lieu d’utiliser les cerveaux de nos différents pays en laissant les émotions et les croyances de côté, n’aurions-nous pas des réponses à beaucoup de choses ?

Aujourd’hui, des outils de communication comme Slack, largement utilisés en entreprise, ne pourraient-ils pas être exploités pour rassembler les 100 000 plus grands spécialistes qui, pendant un an, travailleraient ensemble de manière rationnelle pour échanger sans cesse et trouver des débuts de réponses ? Certes, il y aurait des conflits et des oppositions, mais logiquement, si on met l’ego mal placé et les émotions de côté, l’intelligence devrait triompher.

Je pense qu’en prenant chacun quelques minutes par jour, il y aurait au moins de nouvelles hypothèses que nous n’avions pas encore explorées. Sans prétendre que tout se résoudrait, nous aurions un certain nombre de plans d’action viables pour avancer.

Je sais, ça n’a aucun intérêt financier, alors pourquoi utiliser son intelligence collective pour le monde gratuitement et sans contrepartie ?

intelligence #commun #solution #organisation #argent #bénéfices

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,

Pank

https://www.pank.one/blog


Pank’s Reflections / Snapshot #248: Collective Intelligence

If there’s one thing I don’t understand, it’s how we can still be grappling with issues like ecology or conflicts that have lasted for decades. In reality, I somewhat understand; we are so entrenched in our beliefs and biases that we let ourselves be overwhelmed by emotions and the incoherence of our instincts.

Yet, as we see, thousands of people die every day because we are not capable of respecting our emotions while letting reason control them. Yesterday, I heard a rabbi explain why men and women are separated in a synagogue: because reason, which must always control the heart and body, should step back in a sacred place to allow the heart to let go.

It’s the same with my Muslim friends, who often emphasize that a man should be the one who does not let himself be carried away by emotions and should remain as rational as possible.

I can imagine that in most cultures around the world, this reflection is quite common. And yet, instead of using the brains of our different countries while setting aside emotions and beliefs, wouldn’t we find answers to many things?

Today, communication tools like Slack, widely used in businesses, could they not be harnessed to bring together the 100,000 greatest specialists who, for a year, would work together rationally, constantly exchanging ideas to find initial solutions? Sure, there would be conflicts and opposition, but logically, if misplaced ego and emotions are set aside, intelligence should prevail.

I believe that if each person took just a few minutes a day, we would at least come up with new hypotheses that we hadn’t even considered. Without claiming that everything would be solved, we would have a certain number of viable action plans to move forward.

I know, it has no financial interest, so why use collective intelligence for the world for free and without compensation?

intelligence #community #solution #organization #money #benefits

Take what is good and right for you.

Be one,

Pank

https://www.pank.one/blog