Réflexions de Pank / Instantané n°532 : L’Unité de Soi : Un Voyage Intérieur

Se ressentir comme une unité : voilà un défi majeur, aujourd’hui comme par le passé. Il peut être compliqué de se considérer comme un « un » indivisible. La plupart du temps, notre entourage — parents, frères, sœurs, professeurs, amis — puis, avec le temps, nos communautés, le travail, et nos conjoints influencent cette perception.

On nous fait souvent croire que nous ne sommes appréciables, voire aimables, que si nous mettons en avant une seule caractéristique ou une façon d’être spécifique, pourvu qu’elle réponde à leurs besoins, leurs envies ou leurs attentes. Mais cette caractéristique, si nous l’avons en nous, n’en représente qu’une partie. À force de la développer, nous pouvons finir par croire qu’elle est tout ce que nous sommes. Pourtant, cette partie n’est qu’un élément du tout, du « 1 ».

Nous sommes un tout solide, une source unique composée de caractéristiques multiples qui interagissent les unes avec les autres. Nous ne pouvons pas enlever une partie de nous-mêmes sans conséquences. Même si nous pensons y arriver, le quotidien nous prouve que si nous ignorons le reste de notre système interne, nous risquons de le payer à court, moyen ou long terme. Se croire limité à une seule de ses parties est une illusion ; nous sommes plus complexes, plus complets, plus globaux.

Bien sûr, pour découvrir ces différents aspects de nous-mêmes, il faut une quête, une recherche, un apprentissage. Et parfois, même si nous avons la sensation de bien connaître certaines de nos parties, nous pouvons réagir différemment selon les situations, l’espace et le temps.

Il est donc utile de commencer par se rappeler que nous sommes un, indivisible. Même si nous avons l’impression d’être divisibles, ce n’est pas le cas. Chaque fois que nous exploitons une partie de nous-mêmes, cela a un impact sur les autres parties et sur le tout que nous formons.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous. Be One, Pank. https://www.pank.one/blog

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Pank’s Reflections / Instant n°532 : The Unity of Self: An Inner Journey

Feeling like a unit: this is a major challenge, today as in the past. It can be complicated to consider oneself as an indivisible « one ». Most of the time, our entourage — parents, brothers, sisters, teachers, friends — then, over time, our communities, work, and our spouses influence this perception.

We are often led to believe that we are only valuable, or even lovable, if we put forward a single characteristic or a specific way of being, as long as it meets their needs, their desires, or their expectations. But this characteristic, even if we have it within us, only represents a part. By developing it, we can end up believing that it is all that we are. Yet, this part is only an element of the whole, of the « one ».

We are a solid whole, a single source composed of multiple characteristics that interact with each other. We cannot remove a part of ourselves without consequences. Even if we think we can, daily life proves that if we ignore the rest of our internal system, we risk paying for it in the short, medium, or long term. Believing ourselves limited to a single one of our parts is an illusion; we are more complex, more complete, more global.

Of course, to discover these different aspects of ourselves, it takes a quest, a search, a learning process. And sometimes, even if we feel we know some of our parts well, we can react differently depending on the situation, space, and time.

It is therefore useful to start by remembering that we are one, indivisible. Even if we have the impression of being divisible, this is not the case. Every time we exploit a part of ourselves, it has an impact on the other parts and on the whole that we form.

Take what is good and right for you. Be One, Pank. https://www.pank.one/blog

Réflexions de Pank / Instantané #385 : Effort, encore et toujours

Ce texte explore la difficulté de rester motivé face à des progrès lents et invisibles, en particulier dans une société qui valorise les résultats spectaculaires. L'auteur insiste sur l'importance de l'effort constant et de la discipline, même lorsque les résultats ne sont pas immédiats ou visibles.

Il est difficile pour les personnes qui viennent consulter de constater que les progrès qu’elles font ne les satisfont pas. Pourtant, elles ont conscience que les choses avancent à leur rythme, mais comme il y a des cas où les résultats de l’hypnothérapie peuvent sembler miraculeux, c’est frustrant.

Je les fais beaucoup plus travailler sur l’effort, quoi qu’il arrive, que sur le résultat attendu. On pourrait recadrer les objectifs, mais en général, ils sont bons, d’ailleurs ils passent tranquillement les micro-objectifs, mais ce n’est jamais assez. Il faut que ça soit spectaculaire, que ça se fasse remarquer par les autres, par le monde, parfois plus que par eux-mêmes.

Les efforts sont invisibles et c’est bien le sport qui nous le fait parfois le plus remarquer, autant physiquement que techniquement. Ni toi, ni tes professeurs ne voient d’avancée. Les choses se font tellement lentement que rien n’est perceptible. Il y a parfois un retour au bout d’un long moment. Pourtant, pendant que personne ne pouvait encourager ou remarquer, les efforts, eux, étaient là.

Les efforts, c’est des contraintes, c’est une souffrance qui devrait s’anesthésier avec les avancées et qui reste à vif parce que nous ne voyons que des parties de ce que nous cherchons et ce pour quoi on reste focalisé. Les efforts, malheureusement pour certains cas, ne devront jamais cesser. C’est le cas des anciens addicts notamment, c’est peut-être avec les années plus simple, pourtant il peut y avoir les moments à fort stress où il va falloir réactiver les efforts maximum pour éviter de déraper.

Chacun a ses rythmes, ses forces et faiblesses et il est souvent difficile dans cette quête de soi d’accepter que nous allons dans certains secteurs nous retrouver dans ceux pour qui cela sera complexe et long. Néanmoins, si vous apprenez à vous habituer aux efforts et que vous vous disciplinez pour que les choses avancent alors il y a une forte probabilité que les choses puissent arriver à vous satisfaire…

Prenez ce qui est juste et bon pour vous.

Be One

Pank

Pank’s Reflections / Snapshot #385: Effort, Still and Always

It is difficult for people who come for consultation to see that the progress they are making does not satisfy them. However, they are aware that things are moving at their own pace, but since there are cases where the results of hypnotherapy can seem miraculous, it is frustrating.

I make them work much more on the effort, no matter what, than on the expected result. We could reframe the objectives, but in general, they are good, in fact, they pass the micro-objectives easily, but it is never enough. It has to be spectacular, to be noticed by others, by the world, sometimes more than by themselves.

Efforts are invisible and it is sport that sometimes makes us notice it the most, both physically and technically. Neither you nor your teachers see any progress. Things happen so slowly that nothing is perceptible. There is sometimes a return after a long time. Yet, while no one could encourage or notice, the efforts were there.

Efforts are constraints, it is a suffering that should be anesthetized with progress and that remains raw because we only see parts of what we seek and what we remain focused on. Efforts, unfortunately for some cases, should never cease. This is the case for former addicts in particular, it may be simpler with the years, yet there may be moments of high stress where it will be necessary to reactivate maximum efforts to avoid slipping.

Everyone has their own rhythms, their strengths and weaknesses and it is often difficult in this quest for oneself to accept that in certain sectors we will find ourselves in those for whom it will be complex and long. Nevertheless, if you learn to get used to the efforts and you discipline yourself so that things move forward then there is a strong probability that things can happen to satisfy you…

Take what is right and good for you.

Be One

Pank

Réflexions de Pank / Instantané #355 : Correctement définir nos patterns

Cet article met en garde contre les dangers de l'auto-diagnostic psychologique basé sur des modèles populaires. Il souligne l'importance d'une exploration approfondie et nuancée de ses propres blessures et schémas, plutôt que de s'enfermer dans une interprétation rapide et potentiellement erronée.

La popularisation des différentes méthodes ou matrices psychologiques peut aider de nombreuses personnes et c’est une chose qu’il faut continuer à diffuser au mieux. Le contre-coup possible est que nous puissions penser que nous avons trouvé ce que nous ressentons et que nous structurons consciemment et inconsciemment nos comportements sur cette identification.

Prenons l’exemple du classique de Bourbeau qui va parler de blessure de trahison, rejet, abandon, humiliation ou injustice. Il se peut que vous ayez déterminé que vous avez telle ou telle blessure. Du coup, vous filtrez le monde au travers de cette explication : “Je ne fais pas ceci ou cela, ou je réagis de cette façon parce que j’ai peur de telle ou telle réactivation de blessure”.

Seulement, il est possible, et nous sommes assez bons pour cela, que vous ayez sélectionné inconsciemment un élément qui vous “parlait” mais qui ne correspond pas à ce qui vous blesse réellement. En consultation ou au travers de votre travail personnel, vous pouvez vous rendre compte que ce n’est pas exactement cette blessure, voire qu’il y a confusion avec une autre problématique qui est à l’origine de vos maux mais dont vous étiez aveugle, comme fasciné par le “diagnostic” que vous avez posé quelques années plus tôt.

La quête de soi en accompagnement demande du temps pour déterminer au travers d’hypothèses ce qui est le plus juste et ce n’est pas forcément ce qui est le plus “parlant”. Nous avons une tendance à nous confusionner, ce qui peut nous entraîner à devenir créateurs de réponses au travers d’une structure que nous identifions mais qui ne représente pas ce que nous ressentons.

Il faut parfois que cette “réponse” devienne un poids et n’apporte plus de bénéfices pour parfois se rendre compte de notre petite erreur.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

English Translation:

Pank’s Reflections / Snapshot #355: Correctly Defining Our Patterns

The popularization of different psychological methods or matrices can help many people, and it’s something that should continue to be disseminated as much as possible. The possible drawback is that we might think we’ve found what we’re feeling and that we consciously and unconsciously structure our behaviors based on this identification.

Let’s take the example of Lise Bourbeau’s classic work, which talks about wounds of betrayal, rejection, abandonment, humiliation, or injustice. It’s possible that you’ve determined that you have one or another of these wounds. As a result, you filter the world through this explanation: « I don’t do this or that, or I react this way because I’m afraid of such and such a wound being reactivated. »

However, it’s possible, and we’re quite good at this, that you’ve unconsciously selected an element that « spoke » to you but doesn’t correspond to what actually hurts you. In consultation or through your personal work, you may realize that it’s not exactly this wound, or that there’s confusion with another issue that’s at the root of your problems but to which you were blind, as if fascinated by the « diagnosis » you made a few years earlier.

The quest for self in coaching takes time to determine through hypotheses what is most accurate, and it’s not necessarily what is most « appealing. » We have a tendency to confuse ourselves, which can lead us to become creators of answers through a structure we identify but that doesn’t represent what we feel.

Sometimes this « answer » has to become a burden and no longer provide benefits before we realize our little mistake.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank