Réflexions de Pank / Instantané #505 : Maintenir nos homéostasies

Nous sommes tous d’accord : nous aimerions que ce qui est bien le reste, et de surcroît, si nous pouvions faire en sorte que ce qui ne l’est pas le devienne, ce serait vraiment idéal. Sauf que, très souvent, les environnements ou les routines qui nous sont positifs finissent par être « vérolés ».

Et le pire, c’est que nous sommes parfois nous-mêmes les initiateurs de ce changement, de cette modification du système que nous estimions viable. On pourrait me rétorquer que ce qui est viable n’est pas forcément bon, et c’est tout à fait juste : nombre de situations destructrices pour nous sont également maintenues par notre propre personne.

Ce sur quoi nous avons du pouvoir dans des systèmes friables, c’est notre décision d’introduire ou non un nouvel élément dans un espace qui, jusqu’à ce moment-là, était un havre de paix ou de bonheur. Nous sommes des êtres routiniers et, en général, même si la stimulation nous offre de nombreuses satisfactions, la stabilité est le socle sur lequel nous souhaitons nous poser, voire nous reposer.

Lorsque nous sommes dans des équilibres qui nous conviennent, nous savons qu’il ne faut parfois pas grand-chose pour que la balance perde son harmonie. Il est entendu que la vie, c’est aussi prendre des risques, oser de nouvelles choses. La question est de savoir dans quels espaces de votre vie vous êtes prêts à faire venir un élément exogène, et dans lesquels votre bulle de bien-être doit se maintenir telle quelle le plus longtemps possible.

Car nous le savons, tout est éphémère. Ainsi, même ce que nous aimerions voir harmonieux ad vitam perdra son harmonie à un moment ou un autre. Le tout est de savoir quand cela arrivera, et si cela viendra de notre propre chef ou d’une modification plus forte du système.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous. Be One, Pank.https://www.pank.one/blog

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Reflections by Pank / Snapshot #505: Maintaining our Homeostasis

We all agree: we would like what is good to remain good, and furthermore, if we could make what is not good become so, that would be truly ideal. Except that very often, the environments or routines that are positive for us end up becoming « corrupted. »

And the worst part is that we are sometimes the initiators of this change ourselves, of this modification to the system that we deemed viable. One could argue that what is viable is not necessarily good, and that is completely fair; countless situations that are destructive to us are also maintained by our own selves.

What we have power over in friable systems is our decision whether or not to introduce a new element into a space that, until that moment, was a haven of peace or happiness. We are creatures of habit, and in general, even though stimulation offers us many satisfactions, stability is the foundation upon which we wish to rest, or even recover.

When we are in balances that suit us, we know that sometimes it doesn’t take much for the scale to lose its harmony. It is understood that life is also about taking risks, daring new things. The question is knowing in which spaces of your life you are ready to bring in an exogenous element, and in which ones your bubble of well-being must be maintained as it is for as long as possible.

Because we know it, everything is ephemeral. Thus, even that which we would like to be harmonious ad vitam will lose its harmony sooner or later. The key is knowing when that will be, and if it will come from our own initiative or from a stronger modification of the system.

Take what is good and right for you. Be One, Pank.

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #334 : Privilégier le Mouvement Constant

Cet article met en lumière l'importance du mouvement constant en combat, que ce soit en boxe, en lutte ou en arts martiaux mixtes. L'auteur, Pank, insiste sur la différence entre mouvement et explosivité ou rapidité, et explique comment le mouvement, même subtil, peut perturber l'adversaire, l'empêcher de "poser son jeu" et créer des opportunités d'attaque. Il encourage les pratiquants à intégrer cette notion de mouvement perpétuel dans leur entraînement et leurs combats.

Quand je parle de mouvement, je parle d’intensité variable, qu’elle soit faible ou forte, et d’amplitude, petite ou grande. Il ne faut pas confondre mouvement avec explosivité ou rapidité. Souvent, nous mélangeons tout, et quand on souhaite produire, que ce soit en boxe ou en lutte, nous accélérons.

Or, les mouvements peuvent être courts, subtils, voire saturants pour l’adversaire. C’est d’ailleurs un de leurs bénéfices : laisser l’autre dans l’incertitude, le questionnement, une sensation d’instabilité. En position de tortue en BJJ ou en Judo, si nous restons fermés et immobiles, l’adversaire peut tranquillement tester ses options.
De même en boxe, si nous restons figés, l’adversaire peut analyser la situation, trouver nos angles ouverts et attaquer efficacement. Cherchez à ne jamais cesser le mouvement. C’est difficile et parfois contre-intuitif. Beaucoup diront que cela demande plus de cardio, ce à quoi je répondrai que si parfois l’intensité est élevée avec de grands mouvements, cela peut aussi se traduire par de petits déplacements, des tentatives de prises, etc., qui ne sont pas épuisants.

Rappelez-vous qu’en préhension comme en frappe, nous cherchons à contrôler et à empêcher l’adversaire de bouger pour pouvoir attaquer, soumettre ou percuter. S’imposer de bouger dans chaque randori permet de s’orienter vers cette idée de mouvement constant, d’être un danger permanent, une difficulté pour l’adversaire qui ne peut pas « poser son jeu ».

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,
Pank
https://www.passioncombat.net

Martial Reflections of a Hypnofighter #334: Prioritizing Constant Movement

When I talk about movement, I’m referring to varying intensity, whether weak or strong, and amplitude, small or large. We should not confuse movement with explosiveness or speed. Often, we mix everything up, and when we want to be productive, whether in boxing or wrestling, we accelerate.

However, movements can be short, subtle, even overwhelming for the opponent. This is one of their benefits: leaving the other person in uncertainty, questioning, a feeling of instability. In a turtle position in BJJ or Judo, if we remain closed and immobile, the opponent can calmly test their options.

Similarly, in boxing, if we remain static, the opponent can analyze the situation, find our open angles, and attack effectively. Strive to never stop moving. It’s difficult and sometimes counterintuitive. Many will say that it requires more cardio, to which I would reply that while sometimes the intensity is high with large movements, it can also translate into small shifts, grip attempts, etc., which are not exhausting.

Remember that in grappling as in striking, we seek to control and prevent the opponent from moving in order to attack, submit, or strike. Forcing yourself to move in each randori allows you to orient yourself towards this idea of constant movement, to be a permanent danger, a difficulty for the opponent who cannot « establish their game ».
Take what is good and right for you.

Be One, Pank