Réflexions de Pank / Instantané #491 : Simplifier nos pensées

Nous sommes des êtres complexes, et il est très facile de créer des scénarios anxiogènes ou sources de mal-être. Les fameux « et si… » peuvent paradoxalement, dans des moments de stress et de danger, nous permettre une forme d’anticipation.

Nous nous référons souvent à des perceptions subjectives de ce qui se passe, plutôt qu’à des faits. Et attention, les faits ne représentent pas encore la justesse de la réalité, qui semble elle particulièrement difficile à appréhender.

Nous donner une orientation quant à ce que nous allons prendre en compte dans une situation, qu’elle soit interne ou un événement extérieur, peut permettre un recadrage de notre psyché et de nos dialogues incessants. Cela peut simplifier ce qui est construit en nous-mêmes.

Vous pouvez jouer un jeu avec vous-même : celui de faire une synthèse en 2 ou 3 points de ce qui s’écrit dans vos scénarios. Pour reprendre le stress, voire l’angoisse des « et si », demandez-vous : « en 2 ou 3 points, que se passe-t-il vraiment ? ». Vous allez ensuite chercher le point qui est véritablement le problème pour vous.

Il nous arrive de nous laisser embarquer dans des pensées et émotions complexes qui ne nous permettent pas de déterminer et de « gérer » la source de ce récit. Je peux avoir un mauvais pressentiment concernant mes vacances ou avoir peur que le voyage ne se passe pas bien, simplement parce que nous avons peur de ne pas nous réveiller à l’heure.

Une fois que nous avons déterminé le point, même s’il restera sensible, nous savons que nous pouvons mettre en place des stratégies simples et concrètes pour limiter les erreurs ou les inconnues sur ces points qui, autrement, continueraient à nous gâcher la vie en arrière-plan et sans être identifiés.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous. Be One, Pank. https://www.pank.one/blog

Simplifying Our Thoughts

We are complex beings, and it’s very easy to create scenarios that cause us anxiety or discomfort. The famous « what ifs… » can paradoxically, in moments of stress and danger, allow us a form of anticipation.

We often refer to subjective perceptions of what is happening, rather than to facts. And be careful, facts do not yet represent the accuracy of reality, which itself seems particularly difficult to grasp.

Giving ourselves a direction as to what we will take into account in a situation, whether internal or an external event, can allow for a reframing of our psyche and our incessant internal dialogues. This can simplify what is built within us.

You can play a game with yourself: summarize in 2 or 3 points what is written in your scenarios. To regain control over the stress, even the anxiety, of the « what ifs, » ask yourself: « in 2 or 3 points, what is really happening? » You will then look for the point that is truly the problem for you.

Sometimes we let ourselves get carried away by complex thoughts and emotions that prevent us from determining and « managing » the source of this narrative. I might have a bad feeling about my vacation or be afraid that the trip won’t go well, simply because we are afraid of not waking up on time.

Once we have identified the point, even if it remains sensitive, we know that we can implement simple and concrete strategies to limit errors or unknowns regarding these points which, otherwise, would continue to spoil our lives in the background and without being identified.

Take what is good and right for you. Be One, Pank.

Réflexions de Pank / Instantané #342 : Quand le « Je suis » semble fragmenté

Cet article explore la dissonance entre notre "moi conscient" et les sensations, émotions et pensées que nous ressentons parfois. Il propose l'auto-hypnose des parties comme outil pour mieux comprendre et gérer ces différents aspects de soi, souvent en conflit.  L'auteur souligne l'importance d'accepter cette fragmentation et de trouver des accords internes pour traverser les difficultés avec plus de sérénité.

Il vous est peut-être déjà arrivé de vous dire que tout est au mieux, alors qu’intérieurement, vous êtes loin de vous sentir bien. Ou de ressentir quelque chose en vous, tout en partageant avec votre entourage un « je me connais, ça va passer ».

Ces moments où il y a une sensation que votre conscience (si on peut la nommer ainsi) est déconnectée des sensations, émotions, voire pensées que vous ressentez. Vous avez une sorte de malaise persistant, en décalage avec la situation et même avec la conscience que vous avez de ce qui se passe.

Une des façons de travailler ces états, qui peuvent être perturbants, est de mettre en place une auto-hypnose des parties. C’est une démarche que Charles Tebbetts a beaucoup partagée et que Roy Hunter, un de ses disciples, continue de diffuser. Maintenant, sans même remonter jusqu’à eux, il peut être vraiment utile d’accepter que nous sommes fragmentés et que souvent, celui qui est le « moi conscient » n’est pas aux commandes.

Nous savons pertinemment que nous ne contrôlons pas tout. Parfois même, certains pratiquants d’auto-hypnose, qui arrivent à avoir des résultats sur des « contrôles » d’eux-mêmes, physiques et psychiques, oublient que les paramètres internes et externes sont trop nombreux pour être maîtrisés.

Par contre, travailler quotidiennement l’hypnose des parties offre une vraie compréhension de ces parts de soi qui parfois prennent le dessus. Cela permet aussi de trouver petit à petit des accords avec soi-même pour traverser les périodes difficiles avec le plus de facilité possible. Nous avons à considérer, en fonction de ce que nous percevons, des parties de soi. Cela peut être, comme dans le dessin animé Vice-Versa, des émotions personnifiées, des éléments plus spirituels ou juste des pensées. Vous avez la liberté de voir comment vous cadrez cela pour ensuite exploiter les dialogues internes.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Reflections of Pank / Snapshot #342: When the « I am » seems fragmented

Have you ever told yourself that everything is fine, while deep down, you feel far from okay? Or felt something within you, while sharing a « I know myself, it will pass » with those around you?

These moments where there’s a feeling that your consciousness (if we can call it that) is disconnected from the sensations, emotions, even thoughts that you’re experiencing. You have a kind of persistent discomfort, out of sync with the situation and even with your awareness of what’s happening.

One way to work with these states, which can be unsettling, is to implement self-hypnosis of parts. It’s an approach that Charles Tebbetts shared extensively and that Roy Hunter, one of his disciples, continues to promote. Now, without even going back to them, it can be truly helpful to accept that we are fragmented and that often, the one who is the « conscious self » is not at the helm.

We know perfectly well that we don’t control everything. Sometimes even practitioners of self-hypnosis, who manage to have results on « controls » of themselves, physical and mental, forget that the internal and external parameters are too numerous to be mastered.

On the other hand, working daily with parts therapy offers a real understanding of these parts of ourselves that sometimes take over. It also allows us to gradually find agreements with ourselves to go through difficult times with as much ease as possible. We have to consider, depending on what we perceive, parts of ourselves. It can be, like in the cartoon Inside Out, personified emotions, more spiritual elements, or just thoughts. You have the freedom to see how you frame this to then exploit the internal dialogues.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank