
Hier, la CFJJB nous a envoyé une formation sur les violences sexistes et sexuelles (VSS) dans le sport. Nous ne savons que trop bien que cette problématique ne se cantonne pas au sport. Une chose m’a cependant étonné, même si j’ai trouvé le cours bien structuré : c’est le fait de baser principalement ce type de violence sur une relation allant d’un professeur vers un athlète.
Pour avoir entendu de nombreuses histoires en judo, en gymnastique et dans des tas d’autres activités sportives, s’il est vrai qu’il pouvait y avoir de vrais problèmes avec certains instructeurs, j’ai davantage vu cela venir des membres d’une équipe ou de jeunes du même âge.
En se centrant sur l’adulte et l’athlète, on risque de mettre de côté ce qui est peut-être plus compliqué, justement parce que cela ne se passe pas sous les yeux des « figures d’autorité », et à cause de la pression sociale, celle du groupe, qui peut faire taire bien des personnes.
Si la dite figure d’autorité peut abuser de sa posture et du rapport transférentiel, la systémique sportive, la compétition, la performance et la prise de pouvoir (par les résultats ou le physique) sont tout aussi impactantes.
Sans même parler des doses de dopage qui dérèglent complètement les hormones et désinhibent les athlètes, allant parfois jusqu’à des actes que certain(e)s regrettent a posteriori.
Le sport n’est pas un milieu sain, même si l’on aime à le faire croire. Aborder les VSS est une bonne idée, tout comme on peut parler des harcèlements et autres dérives. Se rendre compte que ce qui devrait apporter du bien, un plaisir dans le dépassement de soi ou la performance, peut devenir un lieu destructeur, autant physiquement que mentalement, reste essentiel. Voir le traitement des athlètes de haut niveau par les fédérations est aussi une forme de violence dans de nombreux cas.
Prenez ce qui est bon et juste pour vous. Be One, Pank. https://www.pank.one/blog
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Pank’s Reflections / Snapshot #507: Sport and SGV (Sexist and Sexual Violence)
Yesterday, the CFJJB sent us training material regarding sexist and sexual violence (SGV) in sports. We know all too well that this issue is not confined to sports alone. One thing that surprised me, even though I found the course well-structured, was the primary focus on this type of violence stemming from a coach towards an athlete.
Having heard numerous stories in judo, gymnastics, and countless other sporting activities, while it is true that there could be real problems with certain instructors, I have more often seen this coming from team members or young people of the same age.
By focusing on the adult and the athlete, we risk sidelining what is perhaps more complicated, precisely because it does not happen under the watchful eyes of « authority figures », and due to social pressure, that of the group, which can silence many people.
While the so-called authority figure can abuse their position and the transference relationship, the systemic nature of sports, competition, performance, and the seizing of power (through results or physique) are just as impactful.
Not to mention the doses of doping that completely disrupt hormones and disinhibit athletes, sometimes leading to acts that some regret a posteriori.
Sport is not a healthy environment, even if we like to pretend it is. Addressing SGV is a good idea, just as we can talk about harassment and other abuses. Realizing that what should bring well-being, or pleasure in surpassing oneself or performing, can become a destructive place, both physically and mentally, remains essential. Seeing the treatment of high-level athletes by federations is also a form of violence in many cases.
Take what is good and right for you. Be One, Pank. https://www.pank.one/blog