Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #367 : Coup Unique ou Enchaînements ?

Cet article explore l'importance croissante des frappes isolées et des séquences courtes (notamment le 1-2) dans le combat libre, contrastant avec l'omniprésence des entraînements axés sur les combinaisons de boxe traditionnelles. L'auteur observe que la peur de la saisie et du contre en combat réel tend à limiter l'utilisation de longs enchaînements, privilégiant des frappes uniques et puissantes ou des préparations en deux temps. Il suggère de repenser l'entraînement du pied-poing en MMA pour se concentrer davantage sur des stratégies de frappe spécifiques et adaptées au contexte de la discipline, à l'image du cage wrestling.

Depuis que nous nous entraînons en France au Combat libre, nous avons globalement pu observer une légère évolution dans les entraînements, mais nous restons souvent dans les mêmes dispositions. Pour le pied-poing, la grande majorité des combattants sont dans un esprit de boxe.

Seulement, plus je regarde les combats, plus je peux observer que les enchaînements, que ce soit en Muay Thai, en kickboxing ou en boxe anglaise, ne sont pas nécessairement ce qui va changer l’issue d’un combat. On parle tout le temps de combinaisons et d’enchaînements, notamment pour faire réagir et feinter, fatiguer, etc. Cependant, il y a énormément de frappes isolées ou simplement un 1-2 qui change le combat.

Les combinaisons ont du sens quand on touche l’opposant. Là, on peut voir plusieurs coups, ou dans le cas d’un combattant de MMA qui a clairement exprimé l’idée qu’il ne luttera pas et qu’il voudra montrer ses compétences debout.

Le travail en coup isolé (j’inclus ici la notion de séquences de deux frappes, qui est souvent plus une préparation pour le coup puissant qu’une recherche de KO avec la première frappe) est de plus en plus exploité. De plus, la posture même des combattants évolue : elle est de moins en moins typée Muay Thai ou kickboxing, mais elle s’allonge, comme dans les styles qui utilisent une idée d’escrime, frapper fort et s’éloigner vite, ou inversement, entrer rapidement en lutte.

Quand on regarde beaucoup de trainings de grandes équipes, on voit des combinaisons totalement boxe et bien souvent assez différentes de ce qui sera proposé pendant les phases d’opposition en combat. La pression, la peur de la saisie et tout simplement du contre limitent le nombre de frappes pour tenter d’être efficace et marquant.

Sortir de cet inconscient du pied-poing comme une boxe “classique” mais adaptée au MMA n’est peut-être pas ce qu’il y a de plus optimum. Repenser, comme avec le cage wrestling, une boxe MMA moins axée sur les combinaisons de percussions mais plus spécifique pourrait donner une boxe MMA plus adaptée.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

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Martial Reflections of an Hypnofighter #367: Single Strikes or Combinations?

Since we’ve been training in France in Mixed Martial Arts, we’ve generally observed a slight evolution in training methods, but we often remain in the same patterns. For striking, the vast majority of fighters operate with a boxing mindset.

However, the more fights I watch, the more I observe that combinations, whether Muay Thai, kickboxing, or boxing, are not necessarily what will be a game-changer. We constantly talk about combinations and sequences, especially to elicit reactions, feint, fatigue, etc. Yet, there are a significant number of isolated strikes or simply a 1-2 that changes the fight.

Combinations make sense when you land on the opponent. Then, you can see multiple strikes, or in the case of an MMA fighter who has clearly expressed the intention not to grapple and wants to showcase their stand-up skills.

Working on isolated strikes (which I include two-strike sequences in, often more of a setup for the powerful strike than a KO attempt with the first strike) is increasingly being utilized. Moreover, the very stance of fighters is evolving: it’s less and less typical of Muay Thai or kickboxing, but it’s lengthening, similar to styles that use a fencing concept—strike hard and move away quickly, or conversely, quickly engage in grappling.

When we look at many training sessions of major teams, we see purely boxing combinations that are often quite different from what will be offered during sparring or competition. The pressure, the fear of being taken down, and simply the counter-attacks limit the number of strikes one can throw to try and be effective and impactful.

Moving away from this unconscious approach of striking as « classic » boxing adapted to MMA might not be the most optimal. Rethinking, as with cage wrestling, an MMA striking approach less focused on combinations but more specific could yield a more adapted MMA striking style.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #350 : Le Professionnalisme

L'article souligne l'importance cruciale du professionnalisme pour les athlètes de MMA. Il met en lumière la nécessité de s'extraire d'une mentalité d'attente liée au système fédéral, en adoptant une approche entrepreneuriale. Les combattants professionnels doivent développer des compétences en communication, se présenter comme des marques et considérer leur carrière comme un travail à part entière pour réussir dans l'industrie du MMA.

Dans le dernier épisode de LFE, Enoch Effah a bien souligné l’importance du professionnalisme pour les athlètes, surtout en MMA. Il a fait une remarque pertinente qui est à prendre en compte dans notre culture associative et fédérale : celle de s’extraire, dans le MMA particulièrement, du fédéralisme, de l’attente.

En effet, nous avons l’habitude de gagner un tournoi sélectif pour après être envoyé aux stades supérieurs comme les Europe et les Monde. Mais dans le MMA pro, si on ne fait qu’attendre que la fédération ou une organisation gère la carrière, il y a un risque d’être perdu et oublié.

Comme le faisait remarquer Enoch, il est important que les futurs pros du MMA pensent comme des business men, en apprenant à être bon en anglais, à bien se présenter, maintenant avec le MMA spectacle avec une communauté, avoir une sorte de « gimmick » comme au catch.

En somme, permettre de voir son entraînement et ses combats, non comme un sport mais un travail. Et la nuance est importante. Je peux d’ailleurs rebondir sur un discours qu’a le propriétaire de Marseille Boxing Club qui régulièrement montre ce que c’est un travail qui a pour but de te nourrir de ta passion, mais aussi ton assiette et tes projets de vie.

C’est plus onéreux, mais c’est plus carré, il y a tout ce qu’il faut pour les athlètes, etc. Dans le cadre du MMA, nous nous trouvons dans la même dynamique. Vous devenez un futur salarié d’une organisation, il vous faut un CV de qualité, autant sur l’aspect carte de combat, mais aussi engouement que professionnalisme pour l’organisation sur tous les plans, afin de faciliter votre visibilité et donner l’envie de vous mettre en avant.

Les amateurs ont un univers, un peu le stagiaire de la boîte, et les pros sont les salariés.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

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Martial Reflections of a Hypnofighter #350: Professionalism

In the latest episode of LFE, Enoch Effah rightly emphasized the importance of professionalism for athletes, especially in MMA. He made a relevant point that should be taken into account in our associative and federal culture: that of extracting oneself, particularly in MMA, from federalism, from waiting.

Indeed, we are used to winning a selective tournament and then being sent to higher levels such as Europe and the World. But in pro MMA, if you only wait for the federation or an organization to manage your career, there is a risk of being lost and forgotten.

As Enoch pointed out, it is important that future MMA pros think like businessmen, learning to be good at English, to present themselves well, now with the MMA spectacle with a community, to have a kind of « gimmick » like in wrestling.

In short, allow your training and fights to be seen, not as a sport but as a job. And the nuance is important. I can also build on a speech that the owner of Marseille Boxing Club has, who regularly shows what a job is that aims to feed you from your passion, but also your plate and your life projects.

It’s more expensive, but it’s more structured, there is everything you need for athletes, etc. In the context of MMA, we find ourselves in the same dynamic. You become a future employee of an organization, you need a quality CV, both in terms of fight card, but also enthusiasm and professionalism for the organization on all levels, in order to facilitate your visibility and make them want to promote you.

Amateurs have a universe, a bit like the intern of the company, and pros are the employees.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #339 : Risque de Perte de Niveau en Arts Martiaux Mixtes ?

L'auteur s'interroge sur l'influence des règles de l'UFC sur l'évolution du MMA.  La recherche du spectacle et des KO pourrait inciter les combattants à négliger certains aspects du combat, comme la lutte au sol, au profit d'un style plus agressif mais potentiellement moins efficace.  Cette tendance pourrait conduire à une spécialisation excessive et à une perte de niveau global en MMA.

Je vais exagérer ma réflexion pour tenter de focaliser sur ce qui m’interroge actuellement avec l’UFC. Nous savons que les règles de compétitions influencent les spécialisations. Pourquoi les rounds de 5 minutes ne donnent-ils pas les mêmes stratégies et actions que ceux de 10 minutes ? Simplement parce qu’on s’adapte.

Si en Muay Thai, les Thaïlandais continuent à appliquer les règles du ONE FC pendant quelques années, il y a un risque de perdre la qualité du clinch de la discipline. En somme, plus les athlètes doivent répondre à des critères spécifiques, plus ils peaufinent la discipline dans un sens précis : les combattants de Kyokushin ne peuvent pas mettre de poings au visage, et bien ils vous mettent des high kicks à distance de poing…

L’éviction de Taylor Lapilus, qui gagnait ses combats mais sans le « style » recherché par l’UFC, illustre bien ce risque de « spécialisation » excessive du MMA. L’UFC veut du sang et des émotions fortes dans les combats. Or, un combattant veut avant tout gagner avec ce que les règles lui autorisent. Si une stratégie visant à gagner à la décision mène au licenciement, pourquoi ne pas revenir à l’UFC sans limite de temps ? On connaît les raisons… financières.

Du coup, on risque de voir des combattants qui vont devoir s’exposer et se blesser pour que leurs actions « buzzent », même s’ils perdent. Parce qu’on se dira, comme avec Michael Chandler, que ce sont ces matchs qui amèneront des pay-per-views et donc de l’argent.

Martialement parlant, cela veut dire qu’un combattant avec une tendance grappler devra s’exposer aux frappes et se mettre physiquement en danger, et surtout limiter ses qualités et compétences pour répondre aux « besoins » de l’UFC. Du coup, nous risquons de perdre des compétences d’efficacité martiale.

Certes, les MMAistes resteront monstrueux physiquement et techniquement dans leur domaine de prédilection. Mais si la lutte en cage soulève moins d’enthousiasme que le striking, et que le sol n’est pas jugé assez esthétique, on risque de voir de mauvais strikers mettre leur spécialité en berne pour donner un spectacle sanglant mais moins qualitatif techniquement. Cela ne va-t-il pas se répercuter sur le niveau global et entraîner le MMA vers un sport ultra-spécialisé, voire dénaturé ?

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Martial Reflections of a Hypnofighter #339: Are We Going to Lose Skill in Mixed Martial Arts?

I’m going to exaggerate my thinking to try to focus on what’s puzzling me now with the UFC. We know that competition rules drive specialization. Why don’t 5-minute rounds result in the same strategies and actions as 10-minute rounds? Simply because fighters adapt.

If in Muay Thai, the Thais continue to apply ONE FC rules for a few years, there’s a risk of losing the quality of the clinch in the discipline. In short, the more athletes have to meet specific criteria, the more they refine the discipline in a specific direction: Kyokushin fighters can’t punch to the face, well, they’ll give you high kicks from punching distance…

The eviction of Taylor Lapilus, who was winning his fights but without the « style » sought by the UFC, illustrates this risk of excessive « specialization » of MMA. The UFC wants blood and strong emotions in fights. However, a fighter primarily wants to win with what the rules allow. If a strategy aimed at winning by decision leads to being fired, why not go back to the UFC with no time limits? We know the reasons… financial.

So, we may see fighters who will have to expose themselves and get injured so that their actions « buzz, » even if they lose. Because we’ll say to ourselves, like with Michael Chandler, that these are the matches that will bring in pay-per-views and therefore money.

Martially speaking, this means that a fighter with a grappling tendency will have to expose himself to strikes and put himself in physical danger, and especially limit his qualities and skills to meet the « needs » of the UFC. As a result, we risk losing martial efficiency skills.

Of course, MMA fighters will remain monstrous physically and technically in their chosen field. But if cage wrestling generates less enthusiasm than striking, and the ground game is not considered aesthetic enough, we risk seeing bad strikers put their specialty on hold to give a bloody but technically less qualitative show. Won’t this have an impact on the overall level and lead MMA towards an ultra-specialized, even distorted sport?

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #329 : Le Marketing des Réseaux Sociaux est-il Utile pour les Amateurs ?

Cet article questionne l'utilité du marketing sur les réseaux sociaux pour les combattants amateurs de MMA.  Alors que la promotion est essentielle pour les professionnels,  l'auteur  souligne que la majorité des amateurs ne passeront jamais pro et que cette pression du "personal branding" peut s'avérer contre-productive,  ajoutant du stress à une pratique qui devrait rester un loisir passionné.

J’écoutais hier un podcast de Fightmind que j’ai beaucoup apprécié sur la nécessité pour les générations de combattants actuelles de mettre en place un marketing personnel pour avancer plus vite dans les classements, voire obtenir des « title shots ».

Je suis de ceux qui n’apprécient pas le MMA dans tout ce qui est hors combat, mais les règles du marché sont prédominantes. Si l’on veut que des combattants puissent accéder au monde professionnel et vivre pleinement de leur discipline, il faut du buzz et susciter l’intérêt du public. D’ailleurs, même sur des jeux comme UFC, il y a dans le mode carrière une nécessité de jouer avec les réseaux sociaux pour gagner des sponsors et faire des promotions. Comme quoi, c’est une logique qui appartient au monde professionnel du combat.

Ce qui m’interroge davantage, c’est l’application de cette logique dans le monde amateur. La plupart des combattants amateurs de MMA ne passeront pas professionnels. Pour le moment, le passage se fait facilement après quelques combats amateurs ; il suffit d’une licence de la FMMAF et d’un combat pour obtenir le statut professionnel.

Pourtant, dans 80% des cas, les athlètes de MMA n’auront de professionnel que la licence et les quelques matchs qu’ils pourront faire. Il leur sera quasiment impossible de vivre uniquement de cela. On pourrait donc dire qu’en France, ils seront semi-professionnels. La grande majorité ne franchira jamais le pas de partir en pro, et du coup, tout ce qui est fait par ces passionnés en termes de marketing n’a aucun intérêt.

Il y a pourtant une sorte de pression chez les amateurs de faire des stories ou des highlights de leurs compétitions, avec une attente de retour de leurs followers. Il y a même une sensation de « devoir » après quelques « promesses » de victoire dans des combats ou tournois lambda, qui au lieu de les motiver, leur impose du stress.

L’amateurisme doit rester amateur et être un lieu d’expression pour certains, ou une préparation sérieuse à un niveau supérieur, mais surtout pas faire croire que c’est le monde professionnel, et donc avoir ses propres codes.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Martial Reflections of a Hypnofighter #329: Is Social Media Marketing Useful for Amateurs?

Yesterday, I was listening to a Fightmind podcast that I really enjoyed about the need for current generations of fighters to implement personal marketing to move up the rankings faster, or even get title shots.

I’m one of those who don’t appreciate MMA in everything outside the fight, but the rules of the market are predominant. If we want fighters to be able to access the professional world and live fully from their discipline, they need buzz and to generate public interest. Moreover, even on games like UFC, there is a need in career mode to play with social media to gain sponsors and promotions. This shows that it is a logic that belongs to the professional world of combat.

What I question more is the application of this logic in the amateur world. Most amateur MMA fighters will not turn professional. For the moment, the transition is easy after a few amateur fights; a FMMAF license and a fight are enough to obtain professional status.

However, in 80% of cases, MMA athletes will only have the professional license and the few matches they can do. It will be almost impossible for them to live solely on that. We could therefore say that in France, they will be semi-professional. The vast majority will never take the step to go pro, and so all that is done by these enthusiasts in terms of marketing is pointless.

However, there is a kind of pressure among amateurs to do stories or highlights of their competitions, with an expectation of feedback from their followers. There is even a feeling of « duty » after some « promises » of victory in ordinary fights or tournaments, which instead of motivating them, puts stress on them.

Amateurism must remain amateur and be a place of expression for some, or a serious preparation for a higher level, but above all not pretend to be the professional world, and therefore have its own codes.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #325 : De pire en pire

Dans cet article, Pank réfléchit à l’évolution de son enseignement en arts martiaux, constatant qu’il devient de plus en plus rigoureux dans son dojo. Contrairement à l’ambiance décontractée des disciplines comme le BJJ, il insiste sur la discipline et la rigueur, estimant que cela forge non seulement un meilleur combattant, mais aussi une meilleure personne au quotidien. Il questionne enfin le rôle de la discipline dans l’apprentissage et invite à la réflexion sur la place de l’exigence dans un dojo.

Je suis de pire en pire. Je pensais qu’avec les années, je deviendrais peut-être un professeur plus souple dans mon dojo. Je vous avais déjà partagé que j’étais un dictateur dans mon dojo, avec une rigueur inspirée de mes débuts en arts martiaux, notamment en Karaté.

Cependant, j’enseigne le BJJ, la Luta et le MMA, des disciplines qui ne sont pas connues pour leur ambiance rigide comme les styles japonais. En général, l’atmosphère y est plus décontractée : on y voit souvent des photos de pratiquants assis contre le mur, observant le mestre, ou des partenaires en train de combattre avec l’esprit de camaraderie.

Pourtant, chez moi, la rigueur devient de plus en plus présente. Il est possible que je reproduise ce qui m’a semblé pertinent et bénéfique dans mon propre apprentissage : la rigueur, la discipline et une certaine forme de dureté. Ces éléments devraient offrir un avantage non seulement dans la pratique martiale, mais aussi, et surtout, dans la vie quotidienne.

Au travers de la rigueur, on apprend à se contraindre, à faire des choses que l’on n’a pas forcément envie de faire, à répéter inlassablement sans se plaindre, simplement en acceptant l’exercice. Cela inclut également le respect des cadres, des règles et des autres. Selon moi, ce conditionnement devrait apporter des bénéfices sur de nombreux plans.

Dans mon dojo, cela crée une ambiance « studieuse », bien loin du climat convivial, voire très social, que l’on retrouve dans certaines académies. Pour moi, la socialisation passe par le silence, les exercices et les combats. C’est une découverte mutuelle par le biais des corps, des jeux et des styles propres à chacun.

Quoi qu’il en soit, bonne chance à mes élèves si je deviens encore plus exigeant… Et vous, votre dojo est-il une dictature ?

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pankhttps://www.passioncombat.net

Title: Martial Reflections of a Hypnofighter #325: Worse and Worse

I am getting worse and worse. I thought that over the years, I might become a more lenient teacher in my dojo. I had already shared with you that I was a dictator in my dojo, enforcing a strict discipline inspired by my early martial arts training in Karate.

However, I teach BJJ, Luta, and MMA, disciplines not known for the rigid atmosphere of Japanese styles. Generally, the vibe is more relaxed—you often see pictures of practitioners sitting against the wall, casually observing their mestre, or training partners fighting with camaraderie.

Yet, in my dojo, rigor is becoming increasingly present. I may be replicating what I found relevant and beneficial in my own learning: rigor, discipline, and a certain form of toughness. These elements should provide an advantage not only in martial practice but also, and perhaps more importantly, in daily life.

Through discipline, we learn to push ourselves, to do things we don’t necessarily want to do, to repeat without complaining, simply getting on with it. This also includes respecting structures, rules, and others. In my eyes, this conditioning should bring benefits on multiple levels.

In my dojo, this creates a « studious » atmosphere, far from the friendly, highly social ambiance of some academies. For me, socialization happens in silence, through drills and sparring. It’s a discovery of one another through movement, games, and individual styles.

In any case, good luck to my students if I become even stricter… And you, is your dojo a dictatorship?

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #322 : Les combats durs – Gérer l’intensité à l’entraînement

Explorer les défis des combats intenses dans les sports de combat, notamment le MMA, la boxe et le BJJ. Découvrez comment intégrer ces affrontements de manière sécurisée, en respectant la progression et la sécurité des pratiquants, tout en permettant à chacun de choisir le niveau d’intensité adapté.

Il est parfois difficile de savoir, en MMA ou en boxe, quand s’engager pleinement dans des combats durs, surtout lorsqu’on n’est pas compétiteur. Face à une échéance, certains pensent qu’il faut y aller à pleine puissance le plus souvent possible, quitte à payer des sparrings pour qu’ils se fassent potentiellement « atomiser ».

En Jiu-jitsu brésilien, la question ne se pose pas vraiment. On peut s’engager avec intensité sans trop risquer de se blesser. Mais dans les disciplines incluant des frappes au KO, c’est beaucoup plus délicat. Il est pourtant sain de vouloir se tester et de s’engager à fond. Cependant, dans le cadre d’un dojo ou d’une salle, à moins que la philosophie du professeur ne soit de rechercher uniquement le KO, comme au Daizen dojo d’Oyama, on privilégie généralement la progression et la protection.

Il serait peut-être important de proposer des cadres d’entraînement différents : des sessions spécifiques « combats » voire des interclubs (même si on retrouve alors la notion de compétition). Savoir dans quoi on met les pieds avant de venir s’entraîner est préférable. Cela permet de décider si l’on est en état de faire des combats à pleine puissance.

Par contre, il est aussi crucial de se protéger au mieux, même si cela peut donner une impression de « moins de réalisme ». L’objectif est de pouvoir se tester et de s’entraîner à nouveau normalement le lendemain, contrairement à la compétition où il y a une préparation en amont et une récupération nécessaire car les combats peuvent traumatiser le corps. Laisser le choix aux pratiquants est primordial pour qu’ils puissent décider quand s’engager dans le « dur ».

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One, Pank

Martial Reflections of a Hypnofighter #322: Hard sparring – Managing intensity in training

It can be difficult to know, in MMA or boxing, when to fully engage in hard sparring, especially when you are not a competitor. When facing a deadline, some believe that it is necessary to go full power as often as possible, even paying sparring partners to potentially get « destroyed ».

In Brazilian Jiu-jitsu, the question does not really arise. You can engage with intensity without much risk of injury. But in disciplines that include knockout strikes, it’s much more delicate. It is however healthy to want to test yourself and go all out. However, in the context of a dojo or a gym, unless the teacher’s philosophy is to only seek the KO, as in Oyama’s Daizen dojo, the focus is generally on progression and protection.

It might be important to offer different training frameworks: specific « sparring » sessions or even interclubs (even if we then find the notion of competition). Knowing what you are getting into before coming to train is preferable. This allows you to decide if you are able to do full power sparring.

On the other hand, it is also crucial to protect yourself as best as possible, even if it may give an impression of « less realism ». The objective is to be able to test yourself and train again normally the next day, unlike competition where there is preparation beforehand and recovery needed because the fights can traumatize the body. Leaving the choice to practitioners is essential so that they can decide when to engage in « hard » sparring.

Take what is good and right for you.

Be One, Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #319 : Et si le MMA ne relevait pas les combats au sol

Une réflexion sur le MMA actuel, questionnant l’impact des rounds de 15 minutes sans interruption et sans relever les combattants. Le focus est mis sur les scrambles, l’énergie dépensée au sol, et les choix stratégiques des lutteurs modernes. Une analyse de l’équilibre entre performance sportive et exigences du show.

C’est une vision très old school du MMA, mais avec le niveau incroyable des combattants actuels, je trouve qu’il serait intéressant de voir ce que donnerait un combat de 15 minutes sans pause, avec interdiction de relever les combattants.

Jiri aurait-il battu Botān dans ces conditions ? Combien de combats, arrêtés pour passivité (souvent jugés non bankables) ou à cause de la fin d’un round, auraient connu une issue différente ?

Les combattants spécialisés dans le sol ne dominent plus, et ne domineront probablement jamais plus le monde du MMA. La raison en est simple : le show prime. Le travail d’amener au sol est très énergivore et, en plus, il peut être annulé si le round se termine ou si cela ne répond pas aux attentes du public ou de l’organisation.

Cependant, nous n’avons jamais eu des combattants aussi compétents dans les scrambles. Ma question est donc la suivante : les lutteurs abandonnent-ils parfois ces échanges au sol, car ils estiment que l’effort requis est disproportionné par rapport au temps restant dans le round ? Arriver à un contrôle au sol, puis enchaîner avec une soumission ou un KO, semble être un pari trop risqué.

Une alternative qui se développe consiste à éviter de poser l’adversaire au sol pour privilégier la prise de dos et tenter un étranglement. Cette logique, issue du grappling, semble plus efficace et optimisée dans un contexte de temps limité. Mais que se passerait-il si les rounds étaient de 15 minutes sans interruption ? Y aurait-il autant de KO ?

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Martial Reflections of a Hypnofighter #319: What if MMA Fights Kept Ground Work Intact?

This is a very old-school vision of MMA, but with the incredible skill level of today’s fighters, I think it would be fascinating to see what a 15-minute fight without breaks—and without standing fighters back up—would look like.

Would Jiri have defeated Botān under those conditions? How many fights, stopped for passivity (often deemed not bankable enough) or due to the end of a round, would have had a different outcome?

Ground specialists no longer dominate, and likely never will again, in the world of MMA. The reason is simple: the show must go on. Groundwork is extremely energy-consuming and can easily be nullified if the round ends or if it doesn’t meet organizational or audience expectations.

That said, we’ve never had fighters so skilled in scrambles. My question is: do wrestlers sometimes abandon ground exchanges because they see the effort as disproportionate to the remaining time in the round? Reaching a ground control position and transitioning to a submission or KO might seem too difficult within the time constraints.

An alternative strategy is emerging: skipping the takedown entirely to attack the back and attempt a choke. This pure grappling logic is more time-efficient. But what if rounds were 15 minutes long without interruption? Would there still be as many KOs?

Take what resonates with you and find your own truth.

Be One,

Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #318 : Mérab vs Uman

Le combat entre Mérab et Uman a démontré que le cardio et le volume de frappes peuvent surpasser la technique pure. Malgré la supériorité technique d'Uman, Mérab a su imposer un rythme constant, forçant son adversaire à faiblir au fil des rounds. Une réflexion sur l'importance du physique dans le MMA.

Cette nuit, le combat entre les deux protagonistes a montré à quel point le cardio et le volume restent des éléments cruciaux dans un combat. Je voyais Uman techniquement meilleur, mais j’apprécie la façon de combattre de Mérab, ce qui me faisait penser que si Uman parvenait à percuter fort et à mettre un down ou un KO dans les deux premiers rounds, il pourrait gagner.

Cependant, même si dans un premier temps les percussions du Russe étaient plus précises et impactantes que celles de Mérab, ce dernier, bien qu’un peu rougi, n’a pas eu d’élément qui aurait pu enrayer sa machine. Ainsi, round après round, il reprenait son action : avancer et agresser sans cesse avec un volume impressionnant en frappes et en takedowns.

C’est à ce moment que nous avons pu voir que, même si la technique d’Uman est exceptionnelle, le fait qu’un combattant ne cesse de provoquer du stress et des actions de plus en plus dangereuses sans montrer de signes d’essoufflement physique finit par avoir un impact.

La précision des techniques diminue, tout comme la justesse et le timing. En face, même s’il y a moins de frappes belles et puissantes, celles qui passent s’accumulent. Certes, elles ne causent pas de dégâts immédiats, mais leur cumul ne peut être ignoré.

C’est souvent pour cette raison que les athlètes de MMA moyens – je ne parle pas des élites – sont souvent assez pauvres techniquement. Ils maîtrisent quelques combinaisons, mais surtout, ils possèdent des physiques extraordinaires. Car il faut se rappeler que les arts martiaux sont des jeux de force, et que le physique est déterminant, surtout lorsque le temps d’opposition s’étend.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Martial Reflections of a Hypnofighter #318: Mérab vs Uman

Last night, the fight between the two protagonists demonstrated how crucial cardio and volume are in combat. I saw Uman as technically superior, but I appreciated Mérab’s fighting style, which led me to think that if Uman landed a strong strike and scored a knockdown or KO in the first two rounds, he could win.

However, even though the Russian’s strikes were initially more precise and impactful than Mérab’s, the latter, despite some visible wear, showed no signs of being slowed down. Round after round, he kept pushing forward and relentlessly attacking with a high volume of strikes and takedowns.

At this point, we saw that even though Uman’s technique was outstanding, the constant stress and increasingly dangerous actions caused by an opponent who seemed inexhaustible began to take their toll.

The precision of Uman’s techniques declined, as did his timing and accuracy. Meanwhile, Mérab, despite landing fewer clean and powerful strikes, kept connecting. Though his strikes didn’t cause immediate damage, their cumulative effect could not be ignored.

This is often why mid-level MMA athletes – not the elites – are generally less technically refined. They may master a few combinations, but above all, they have extraordinary physical conditioning. Martial arts, after all, are contests of strength, and physicality becomes decisive, especially in prolonged matches.

Take what is good and right for yourself.

Be One,

Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #311 : L’influence du spectacle au Japon

Cet article explore l'influence du catch professionnel sur le MMA au Japon, notamment à travers des organisations comme Pride, Pancrase et Shooto. Il compare la culture japonaise, qui valorise les prouesses techniques et physiques, avec celle de l’Occident, davantage centrée sur les KO et la percussion. Enfin, il examine comment le catch a surpassé le MMA en popularité grâce à une énergie et une intensité uniques.

Je trouve que l’UFC est souvent particulièrement ennuyeuse, avec cette volonté de transformer le MMA en un divertissement proche de la WWE. D’ailleurs, les deux entités ont désormais fusionné. Ce qui est intéressant, c’est qu’une dynamique similaire existe au Japon, également influencée par le catch ou pro wrestling.

Nous savons que le Pride a été initié par les catcheurs de la NJPW, avec en tête d’affiche le combat entre Rickson Gracie et Nobuhiko Takada. Ce combat n’avait aucun sens sportif, mais il a permis de mettre en avant le concept du combat libre. Pour beaucoup, Takada était considéré comme le meilleur combattant japonais, en grande partie grâce à l’influence du pro wrestling.

Les Japonais apprécient particulièrement ce type de compétitions, qui se divisent en plusieurs styles, notamment le strong style et le shoot style. Ce dernier est particulièrement intéressant, car les cultures Shooto, Pancrase et Rings sont issues de cet univers du spectacle avant de s’orienter vers un réalisme croissant.

C’est d’ailleurs pour cette raison que des doutes ont émergé concernant les premières années du Pancrase, où certains combats semblaient encore s’inscrire dans une logique de spectacle, avec des vainqueurs potentiellement prédéterminés. Cependant, nous sommes loin des scénarios très théâtraux du prowrestling américain. Pour les Japonais, l’objectif est d’acclamer les prouesses physiques et techniques.

Cela explique pourquoi le public japonais s’est éduqué à toutes les phases du MMA, du combat debout au sol. Ce niveau d’appréciation est parfois moins visible en Europe ou aux États-Unis, où le désir de voir des percussions et des KO reste dominant. Cela ne signifie pas que les Nippons n’apprécient pas les KO, mais un combat prolongé au sol ne provoquera pas de critiques.

Le pro wrestling a connu des difficultés avec l’émergence du MMA. Cependant, le MMA a ensuite décliné en popularité, probablement parce que la culture du catch reste plus intense et divertissante. Il suffit de comparer l’ambiance autour du Rizin et celle du Wrestle Kingdom : bien que le public soit souvent le même, l’énergie des deux événements est totalement différente. The show must go on.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Be One,
Pank
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Martial Reflections of a Hypnofighter #311: The Influence of Spectacle in Japan

I find the UFC often quite boring, with its attempt to turn MMA into entertainment akin to WWE. In fact, the two entities have now merged. Interestingly, a similar dynamic exists in Japan, where MMA is also influenced by professional wrestling.

We know that Pride was initiated by NJPW wrestlers, featuring a main event between Rickson Gracie and Nobuhiko Takada. This fight made little sporting sense but helped promote the concept of free fighting. For many in Japan, Takada was considered the best possible fighter, largely due to the influence of pro wrestling.

Japanese audiences enjoy such competitions, which can be divided into several styles, including strong style and shoot style. The latter is particularly intriguing, as Shooto, Pancrase, and Rings cultures originated from this world of spectacle, gradually evolving toward greater realism.

This explains why there were questions surrounding Pancrase’s early years, where some matches seemed to retain the spirit of spectacle, possibly with predetermined winners. However, this is far from the heavily scripted nature of American prowrestling. For the Japanese, the goal is to celebrate physical and technical prowess.

As a result, Japanese audiences have educated themselves on all aspects of MMA, from stand-up to ground fighting. This level of appreciation is sometimes less evident in Europe or the U.S., where the focus remains on striking and knockouts. That said, the Japanese do enjoy KOs, but a prolonged ground round won’t draw criticism.

Pro wrestling faced challenges with the rise of MMA, but MMA later declined in popularity, likely because the wrestling culture is more intense and entertaining. A simple comparison between the atmosphere at Rizin and Wrestle Kingdom highlights this: even if the audience overlaps, the energy is completely different. The show must go on.

Take what is good and right for you.
Be One,
Pank
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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #308 : L’amateurisme doit rester notre cœur de cible

En France, les sports de combat professionnels peinent à se développer, laissant la place à un amateurisme structuré. Inspiré par des initiatives japonaises comme le Rizin, cet article explore comment les organisations MMA françaises mettent en avant les amateurs pour préparer une nouvelle génération de combattants, tout en offrant des leçons à tirer de ces pratiques.

En France, nous avons un problème : le sport professionnel dans les arts martiaux est quasiment inaccessible. Même si l’on aime parler de combats professionnels, il s’agit souvent d’amateurs affrontant des professionnels. Quand je parle d’amateurs, je fais référence au fait que la majorité des combattants ne tirent que très rarement leurs revenus des organisations de combats ou des primes associées à leurs affrontements.

Nous disposons d’un tissu associatif qui met en avant la formation d’amateurs. La plupart ne feront qu’un passage modéré par la compétition et rencontreront d’importantes difficultés s’ils souhaitent devenir professionnels dans le sens d’une rémunération exclusivement liée aux combats.

Au Japon, avant un événement comme le Rizin — successeur du Pride bien que moins populaire —, deux journées sont organisées autour de l’événement. Si cela peut sembler inutile à certains, ces journées incluent des tournois amateurs en BJJ, et parfois même en shooto (ce qui n’est pas le cas cette saison).

Ces journées servent de tremplin, offrant un aperçu des futurs affrontements. Elles permettent aux amateurs de découvrir de nouvelles têtes, peut-être de futures stars dans quelques années. C’est aussi l’occasion de créer un pré-show attirant un public plus large.

En France, nos organisations de MMA réalisent une belle initiative en mettant en avant des combats amateurs avant les événements principaux plus professionnels. Bien que l’audience puisse parfois être dispersée ou peu attentive, cela reste une porte ouverte pour une nouvelle génération, leur offrant un aperçu de ce qu’une organisation professionnelle peut proposer.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Be One,

Pank

Martial Reflections of a Hypnofighter #308: Amateurism Must Remain Our Core Target

In France, we face a problem: professional sports in martial arts are nearly inaccessible. Even though we like to talk about professional fights, it often comes down to amateurs facing professionals. When I mention amateurs, I refer to the fact that most fighters rarely derive their income from fighting organizations or the earnings associated with their matches.

We have an associative structure that prioritizes the training of amateurs. Most will only engage moderately in competitions and will struggle greatly if they aim to become professionals in the sense of exclusively earning their income from fights.

In Japan, before an event like Rizin — the successor to Pride, albeit less trendy — two days are organized around the main event. While this may seem unnecessary to some, these days often feature amateur tournaments in BJJ and sometimes even shooto (though not this season).

These days serve as a springboard, offering a preview of upcoming clashes. They allow amateurs to discover new talents, perhaps future stars in a few years. It is also an opportunity to create a pre-show that draws a larger audience.

In France, our MMA organizations have initiated a commendable practice by showcasing amateur fights before the more professional main cards. Although audiences can sometimes be sparse or inattentive, this still provides a gateway for the next generation, giving them a glimpse of what a professional organization can offer.

Take inspiration from what feels right and meaningful to you.

Be One,
Pank