Réflexions de Pank / Instantané #518 : Les agressions ou meurtres politiques

Il est cocasse dans une société où toutes les vidéos de violence ne cessent de se diffuser, où il a rarement été aussi simple de se procurer une arme ou de s’organiser, de voir les politiques s’étonner quand il y a des crimes idéologiques.

Au début du siècle précédent et jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, il y avait des attentats et des tentatives de meurtres de politiques en place, ainsi que des luttes entre militants, rapportés tous les mois dans les journaux. Dire à des « fanatiques » de ne pas agresser les autres du camp adverse, c’est comme dire à des supporters du PSG de ne pas haïr l’OM, c’est comme un streamer qui dit à sa communauté de ne pas harceler la personne qu’il critique.

En somme, c’est mettre de l’huile sur le feu, c’est définir qui est l’ennemi à abattre. Et quand on entend les discours des politiques vis-à-vis de leurs opposants et des modèles de pensée divergents, il est assez facile de voir des militants plutôt jeunes plonger dans des actes de violence, avec en plus cette tranquillité d’esprit de se dire qu’ils sont dans leur droit et pour la défense de ce qu’ils prônent comme étant la vérité.

Seulement, nous le savons d’autant plus, les mêmes politiques qui promettent et promeuvent tranquillement en sécurité à l’Assemblée ou dans les médias, des promesses, des valeurs et des comportements exemplaires, retournent leur veste, votent à l’inverse de leur ligne de conduite ou se retrouvent au tribunal.

Les agressions politiques dans la rue sont juste l’extension de ce qui est montré quotidiennement dans les médias, entre insultes et dénigrement, comme si le comportement de ceux qui doivent montrer l’exemple n’était pas une des sources des conséquences des militants…

Prenez ce qui est bon et juste pour vous. Be One, Pank. https://www.pank.one/blog

Pank’s Reflections / Snapshot #518: Political Attacks or Murders

It is odd in a society where all videos of violence are constantly spreading, where it has rarely been so easy to acquire a weapon or to organize oneself, to see politicians surprised when there are ideological crimes.

At the beginning of the last century and until the Second World War, there were attacks and assassination attempts on politicians in power, as well as struggles between activists, reported monthly in newspapers. Telling « fanatics » not to attack others from the opposing camp is like telling PSG supporters not to hate OM, it’s like a streamer telling their community not to harass the person they criticize.

In short, it’s adding fuel to the fire, it’s defining who the enemy to be eliminated is. And when one hears the speeches of politicians towards their opponents and divergent thought models, it is quite easy to see rather young activists plunging into acts of violence, with the added peace of mind of thinking they are within their rights and defending what they proclaim as the truth.

However, we know all the more that the same politicians who calmly and safely promise and promote exemplary promises, values, and behaviors in the Assembly or in the media, backtrack on their commitments, vote contrary to their line of conduct, or end up in court.

Street political attacks are just an extension of what is daily shown in the media, between insults and denigration, as if the behavior of those who should set an example were not one of the sources of the consequences of activists…

Take what is good and right for you. Be One, Pank. https://www.pank.one/blog

Réflexions de Pank / Instantané #364 : La difficulté du militantisme

L'auteur explore la difficulté du véritable militantisme, soulignant l'écart fréquent entre les discours et les actions des activistes. Il critique les politiques qui prônent des valeurs qu'ils ne respectent pas eux-mêmes et insiste sur l'importance d'incarner les idéaux militants dans la vie quotidienne, au-delà des manifestations et de la "propagande".

Vous le savez sûrement si vous lisez mes articles, je suis de ceux qui ne croient qu’au résultat des conflits et des oppositions. Il y a des vainqueurs et des vaincus, ceux qui ont du pouvoir et ceux qui vont chercher à l’avoir. Du coup, je ne suis pas militant dans des camps politiques, idéologiques, spirituels ou autres.

Il y a dans le militantisme, que vous l’appréciiez ou non, un ensemble de valeurs et de croyances qui fait se mouvoir des populations de personnes qui veulent faire avancer des choses du quotidien ou des rapports psycho-sociaux dans de nombreux domaines de leur vie.

Seulement, si les idées peuvent être séduisantes pour beaucoup de personnes qui aiment les projets en « -ismes », peu sont réellement militants ou plutôt, il est rare d’avoir des personnes congruentes. Vous savez, des activistes qui ont le discours et les actes, mais dans toutes les facettes de leur vie.

Et nous le voyons avec des politiques qui défendent par exemple des discours pacifistes et non-violents et qui ne cessent de crier, insulter et cracher leur haine sur les écrans ou dans des hémicycles, avec une belle rationalisation, comme quoi « parfois c’est nécessaire ». Je ne vous reprends pas les cas actuels, des politiques qui nous parlent d’être exemplaires et qui détournent des fonds ou se retrouvent dans des conflits d’intérêt, tout comme ceux qui sont des professionnels des discours anti-féministes mais qui frappent leur conjointe.

Être militant, ce n’est pas seulement s’engager avec des stickers, des pancartes ou des réunions, c’est aussi chercher à incarner les idées et pensées qui ont réussi à nous séduire et plus encore, qui ont mis en branle les valeurs et les désirs pour des actions. Ce n’est pas un cadre qui se limite aux rassemblements ou aux « propagandes », mais hors de ces cadres « médiatiques », où on les voit, c’est aussi et je pense surtout, dans le quotidien, l’intime, le discret.

Devenir ce qui est revendiqué, un peu plus chaque jour, plutôt que d’être excessif pendant des périodes de tensions pour se considérer comme actif alors que l’on reste consommateur.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Pank’s Reflections / Snapshot #364: The Difficulty of Activism

As you probably know if you read my articles, I am one of those who only believe in the outcome of conflicts and oppositions. There are winners and losers, those who have power and those who seek to have it. Therefore, I am not an activist in political, ideological, spiritual, or other camps.

There is in activism, whether you appreciate it or not, a set of values and beliefs that moves populations of people who want to advance everyday things or psycho-social relationships in many areas of their lives.

However, while the ideas can be appealing to many people who like projects ending in « -isms, » few are truly activists, or rather, it is rare to find congruent people. You know, activists who have the discourse and the actions, but in all facets of their lives.

And we see this with politicians who, for example, defend pacifist and non-violent discourses and who constantly shout, insult, and spew their hatred on screens or in hemicycles, with a beautiful rationalization, as if « sometimes it’s necessary. » I won’t revisit the current cases, of politicians who talk to us about being exemplary and who embezzle funds or find themselves in conflicts of interest, just like those who are professionals of anti-feminist discourses but who hit their partners.

Being an activist is not just engaging with stickers, signs, or meetings, it is also seeking to embody the ideas and thoughts that have managed to seduce us and, even more, that have set in motion the values and desires for action. It is not a framework that is limited to gatherings or « propaganda, » but outside these « media » frameworks, where we see them, it is also and I think especially, in the daily, the intimate, the discreet.

Becoming what is claimed, a little more each day, rather than being excessive during periods of tension to consider oneself active while remaining a consumer.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank