Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #117 : Le Marketing des Arts Martiaux #1

Je continue à regarder beaucoup de contenus sur les arts martiaux et, comme vous le savez, j’apprécie particulièrement l’école Kyokushin, qui a sans doute été l’organisation martiale ayant le plus travaillé sur sa publicité.

Comme je le partageais, dans les années 70, le Kyokushin n’était pas largement pratiqué au Japon, et il y avait, de fait, plus de dojos à l’étranger qu’au Japon. Seiko Oyama, qui propose une série très intéressante sur son histoire dans le Kyokushin et maintenant dans sa Fédération, est issu de la famille Oyama (je vous rappelle que les frères Oyama sont de la famille ayant donné le nom Oyama à Sosai, qui avait un nom coréen).

Shihan Seiko expliquait que les stages d’été et d’hiver étaient un moyen pour Sosai Oyama de promouvoir les athlètes du Kyokushin (je vous rappelle que les films estampillés Kyokushin étaient très populaires au cinéma), à travers des vidéos et des photos. Sosai faisait faire à ses élèves toutes sortes de choses, comme grimper aux arbres et exécuter des coups de pied sautés.

La photo était sympa, mais les gars se blessaient, et Sosai s’amusait à dire qu’un Kyokushin devait pouvoir effectuer des coups de pied dans toutes les situations. La réalité, c’est que cela rendait les karatékas plus « badass ». Les élèves eux-mêmes avaient l’impression de faire du cirque.

C’est vrai que parfois, je me disais que certains éléments des entraînements de karaté au ko n’avaient strictement aucun sens, ni pour le combat, ni pour la pédagogie. C’est d’ailleurs pour cette raison que des Sensei comme Soeno avec le Shidokan, et peut-être encore plus Azuma avec le Kudo Daido Juku, ont modifié les formes d’entraînements et les exercices inutiles pour l’efficacité en combat.

Je reviendrai sur le marketing, car nous le connaissons bien avec le Jiu-jitsu et le MMA, qui nous donnent une belle leçon sur comment vendre le produit : art martial / sport de combat.

#Kyokushin #Karate #Shidokan #MasOyama #SeikoOyama #Marketing #Vente #Suggestion

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HnO Hypnosophie #867 : Quand la communication pour l’écologie ne vise pas le bon problème.

Une réflexion sur la communication des différents groupes écologistes et l’orientation possible des discours.

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #85 : L’explosion du Karate Kyokushin grâce à un Manga

En tant que fan de manga depuis ma jeunesse, je pense que pour beaucoup de personnes de ma génération, deux éléments ont contribué à notre passion pour les arts martiaux : les films de Bruce Lee et les mangas. Je fais partie de la seconde catégorie.

On peut clairement observer l’influence d’un média sur la passion qu’il suscite. Si vous parlez aux pratiquants des années 80-90, beaucoup vous diront qu’ils ont découvert les arts martiaux grâce à un film. Au Japon, un homme a véritablement révolutionné le monde du Karate. J’ai d’abord pensé que c’était Mas Oyama, mais en réalité, bien que Sosai ait été un pratiquant remarquable et un excellent marketeur, c’est un mangaka qui a créé la véritable révolution.

Ikki Kajiwara, l’auteur de « Ashita No Joe, » un manga sur la boxe, est celui qui a propulsé le Kyokushin au sommet des sports de combat au Japon, et plus tard dans le monde entier. Il a revisité la biographie de Mas Oyama en exagérant les faits pour plonger les lecteurs dans un véritable shonen.

Il s’avère que la grande majorité des personnes venues assister au premier championnat du monde en 1975 étaient des fans du manga qui voulaient voir les combats en chair et en os, The 1st World Kyokushinkai Championship 1975. L’année suivante, Kajiwara a réalisé un film qu’il a intitulé The Strongest Karate Kyokushin Documentary. C’est amusant de constater que, sans le savoir, cette influence marketing était toujours associée au Kyokushin, comme je m’en suis rendu compte lorsque je m’entraînais au dojo de l’ACBB en 1998. Sur nos t-shirts et nos hoodies, on pouvait lire « The Strongest Karate ».

Comme je l’ai partagé dans d’autres articles, au début des années 70, le Kyokushin n’était qu’une petite école dont le dojo principal à Ikebukuro se trouvait au milieu d’un bidonville. Seiko Oyama, l’un des deux frères qui ont fondé le Karate Oyama, expliquait qu’il avait été envoyé au milieu de nulle part, en Alabama, alors qu’il n’y avait rien dans la région.

La mythologie entourant le Kyokushin (et attention, ces gars sont vraiment des monstres d’une puissance incroyable) a beaucoup utilisé l’imagination et de nombreuses suggestions. Dans le célèbre manga « Karate Baka Ichidai », toute la première partie est axée sur Sosai, mais il semble que la seconde partie se soit plutôt concentrée sur Ashihara, qui est devenu l’une des grandes figures de la discipline avant de se brouiller avec Oyama et de fonder sa propre association de Karate.

Il faut reconnaître que Kajiwara était un professionnel de la communication, et il savait comment susciter l’intérêt des lecteurs en présentant des éléments réalistes. Plus il donnait l’apparence de la réalité, plus il pouvait nourrir la curiosité des lecteurs, dont certains devenaient ensuite pratiquants de Kyokushin.

Je ne sais pas si vous avez déjà vu Willy Williams combattre un ours dans Human vs. Bear ou même combattre Antonio Inoki dans MMA Ancestors – karate vs wrestling.wmv mais c’est encore une stratégie de Kajiwara. Il est important de noter que Mas Oyama n’approuvait pas nécessairement tout cela. Cependant, même sans son approbation, l’image du karate gagnait toujours en popularité et en influence.

Aujourd’hui, comme pour le Jiu-Jitsu, la publicité n’est pas aussi cruciale qu’elle a pu l’être pour l’UFC. L’essentiel est d’attirer et de susciter l’intérêt pour ces disciplines. Avec le temps, le nombre de pratiquants contribue automatiquement à élever le niveau, en produisant des talents incroyables tels que Gordon Ryan, Maregali, Volkanosky, Tusseau, et bien d’autres.

Plus je découvre les dessous du karaté et de nombreux autres arts martiaux, plus je comprends les raisons qui motivent ces approches, même si elles ne correspondent pas nécessairement à nos idées traditionnelles sur les arts martiaux. Mais quand on y pense, le commerce et le marketing sont aussi un combat, une voie comme une autre 🙂

Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous, 

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #77 : L’Histoire de l’Affrontement entre Shorinji Kempo et Karate Kyokushinkai #3

Dans ce post, nous allons finir l’histoire de l’affrontement entre le Shorinji Kempo et le Karate Kyokushinkai. Nous nous retrouvons à une époque où environ 80 pratiquants de Shorinji Kempo se rassemblaient autour du Hombu Dojo, tandis qu’Oyama, le fondateur du Kyokushin, était introuvable. De l’autre côté, des combattants Kyokushin déterminés, tels que Howard Collins, se préparaient à relever le défi des 100 combats. On raconte qu’ils ont été attaqués dans l’obscurité. Howard Collins n’a pas été blessé, ce qui semble assez cohérent si on peut seulement imaginer dans quel état physique il devait se trouver pour affronter une telle épreuve.

Les membres du Shorinji Kempo ont été témoins de vitres brisées et de Svastika taggés (un symbole religieux japonais que l’on trouve encore aujourd’hui sur certains Gi des pratiquants de Shorinji). Soeno, futur fondateur du Shidokan, partage l’information selon laquelle de nombreuses photos ont été prises pendant l’incident. Cela suggère une tentative d’intimidation et la préservation de preuves en cas de violence ultérieure.

Il est évident que le Shorinji Kempo de l’époque était habitué aux affrontements « politiques » qui étaient assez courants dans les universités. Les Kyokushin ont poursuivi les assaillants, mais il n’y a pas plus d’informations disponibles à ce sujet.

Il semble, qu’après cette “invasion”, Suzuki Shihan (SK) soit revenu avec un groupe important pour rencontrer Oyama et résoudre la situation pacifiquement. Soeno (encore lui) est le seul pratiquant à être sorti du Hombu pour les confronter ce jour-là. Cette source semble fiable, sachant que Sugihara Shihan, le garde du corps de So Doshin et le fondateur du Byakuren Kenpo Karate, en est l’auteur.

Suite à cet incident, un accord aurait été conclu pour déclarer que les articles précédemment publiés étaient des mensonges. Cela met en lumière l’aspect politique d’Oyama, qui à l’époque validait les articles publiés dans le journal. Par conséquent, ceux qui prétendaient que le Shorinji Kempo était une fraude étaient en réalité soutenus par lui.

Il est important de noter qu’Oyama a prétendu être intervenu pour empêcher Soeno de frapper Suzuki, bien que ce jour-là il ne soit pas présent sur les lieux. Cette déclaration soulève des questions sur la véracité de ses propos.

Autre élément que je trouve particulièrement intelligent, c’est qu’a cette période, Sosai préférait faire affronter les”défiants” pendant les tournois de Kyokushin, pour montrer publiquement leur supériorité. 

Un point intéressant est qu’Ashihara Sihan s’est rendu seul au Hombu du Shorinji  pour les confronter, et il semble avoir développé un profond respect voire une amitié avec So Doshin. Il a même affirmé à Soeno que le Shorinji Kempo était un modèle à suivre, tandis que le Kyokushin était plus adapté à la formation de combattants solides mais moins à l’organisation.

On aurait pu penser que l’histoire se serait terminée à ce stade, mais elle a continué à travers les médias. Un auteur a prétendu qu’Oyama s’était agenouillé pour mettre fin au conflit, mais par la suite, il a publié un livre, ou certains chapitres  attaquaient le Shorinji Kempo.

Ce qui a véritablement transformé le Kyokushin n’est pas seulement son succès dans le monde du combat, mais son succès en marketing. Ce conflit a finalement été la meilleure opération commerciale pour les deux disciplines. Un autre élément majeur qui a propulsé le Karate dans la légende est l’apparition d’un manga, Karate Baka Ichidai.

Pour ceux qui me suivent, vous savez que je souligne souvent le rôle des récits et des histoires dans la vie. À cette époque d’ascension des arts martiaux japonais, ce n’est pas seulement la qualité des combattants qui a fait connaître ces styles, mais aussi les mythes qui ont été créés pour captiver l’imagination des spectateurs et des futurs pratiquants.

Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous, 

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Pank 

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #73 : L’Histoire de l’Affrontement entre Shorinji Kempo et Karate Kyokushinkai #2

Au début des années 1970, Token Taniguchi, une personnalité singulière de l’époque, officiellement spécialiste en Wushu, entama une série d’articles dans le magazine Gendai Karate (le magazine du Kyokushinkai) au sujet du Shorinji Kempo (SK). Il prétendit que le SK était une imposture, n’ayant aucun lien avec les techniques de Shaolin. Il raviva la polémique en citant les écrits de So Doshin pour discréditer les casses en karaté.

Entre 1970 et 1972, pendant la période du 4e championnat du Japon de Kyokushin, une guerre de mots s’engagea, avec des lettres ou des critiques par voie d’articles. De nombreuses personnes critiquèrent Oyama pour son manque d’engagement combattif (je rédigerai ultérieurement une série d’articles concernant les critiques sur le véritable niveau d’Oyama). Cependant, Oyama capitalisait sur la notoriété de son école qui rencontrait un immense succès au Japon.

Le 5 novembre 1972, les tensions semblèrent atteindre leur paroxysme lorsque le Shorinji Kempo lança un défi au Kyokushinkai dans le Honbu Dojo d’Oyama. Les règles n’avaient pas encore été établies, mais le pratiquant de Kempo proposa de se revoir deux jours plus tard pour les définir.

Le lendemain, Suzuki Sihan, l’un des hauts gradés du SK, tenta d’apaiser la situation en rencontrant le magazine Gendai et en demandant des excuses ainsi que l’annulation de la série d’articles intitulée « SK est une fraude ».

De manière plutôt confuse, Suzuki apprit le jour suivant que le Kyokushinkai s’apprêtait à affronter les pratiquants de Shorinji. Il est important de noter qu’à cette époque, les réseaux sociaux n’existaient pas et que la diffusion d’informations était beaucoup plus lente.

L’équipe du Kyokushinkai était prête, avec des combattants renommés pour leurs performances aux All Japan : Miura, Sato, Collins, Kishi et Oishi. Tout semblait être en ordre. Cependant, il semblerait que les combattants du SK (4e-5e dan) soient venus affirmer que tout était réglé, et que Suzuki Shihan les attendait dans la voiture. Ils prirent la fuite, poursuivis par Soeno qui tenta de les empêcher d’entrer dans le véhicule pour les agresser. Soeno affirma avoir tenté de saisir Suzuki, mais il ne l’aurait que pincé, sans le frapper.

Il convient de noter que Sosai Oyama était volontairement absent, ce qui déconcerta bon nombre de ses élèves seniors. Il imposa à Token une lettre de promesse de ne plus écrire sur le SK. La situation sembla se calmer…

Cependant, en décembre de la même année, à la suite d’un article évoquant la fuite des pratiquants de SK (dans le journal Sports Nippon), les jeunes du style, connus pour leur esprit d’action, furent pris d’une violente envie de riposter, cette fois-ci avec des cocktails Molotov et des armes. L’article précisait qu’à cette époque, dans la région du Kanto, il y avait plus de 5000 pratiquants de SK.

Comme je l’ai mentionné dans mon précédent article, à cette époque, le Kyokushinkai comptait seulement une centaine d’élèves. Ce qui a propulsé le karaté, c’est la diffusion d’un manga (qui n’est pas parvenu en France) : « Karate Baka Ichidai », qui racontait la vie d’Oyama, de son école, et nous en verrons davantage dans d’autres articles, celle d’Ashihara. Il est important de souligner que le Kyokushinkai était ravi lorsqu’il atteignait 56 élèves lors des entraînements d’hiver à midi et 31 le soir. Nous sommes loin du karaté qui comptait jusqu’à 12 millions de pratiquants, avec des séminaires complets.

Par la suite, environ 80 élèves du SK se rassemblèrent près du Honbu de Ikebukuro, armés de bokken et de barres de fer, prêts à en découdre…

À suivre.

Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous, 

Be one

Pank 

#Mythe #histoire #marketing #réalité #vérité #SosaiOyama #ShorinjiKempo #SoDoshin #Kyokushinkai #Ashihara #Recherche #conflit


English Version

Martial Musings of an Hypnofighter #73: The History of the Confrontation between Shorinji Kempo and Kyokushinkai Karate #2

In the early 1970s, Token Taniguchi, a rather unique figure of that era who officially specialized in Wushu, began writing a series of articles in Gendai Karate magazine (the Kyokushinkai’s magazine) about Shorinji Kempo (SK). He claimed that SK was a fraud and had nothing to do with Shaolin techniques. He added fuel to the fire by highlighting So Doshin’s writings on the absurdity of breaking in karate.

Between approximately 1970 and 1972, during the 4th Kyokushin Japan Championship period, there were letters and critical articles exchanged. Many criticized Oyama for not being more of a fighter (I will write a series of articles on the critiques regarding Oyama’s real level), but he was leveraging the school’s popularity, which was experiencing significant success in the country.

On November 5, 1972, things seemed to escalate as a challenge was issued by SK to Kyokushinkai at Oyama’s Honbu Dojo. The rules were not decided, but the Kempo practitioner suggested returning in two days to work things out.

The next day, Suzuki Sihan (one of SK’s high-ranking members) attempted to defuse the situation politically by meeting with Gendai Magazine and demanding apologies and the cancellation of the article series titled « SK is a Fraud. »

For reasons that remain unclear, Suzuki learned the following day that Kyokushin was preparing to confront Shorinji practitioners. It’s important to note that at that time, we weren’t in the era of social media, and information didn’t spread as rapidly.

Kyokushin’s team was well-prepared with recognized fighters (known for their performance in the All Japan tournaments): Miura, Sato, Collins, Kishi, and Oishi. While everything appeared ready, it seems that the SK fighters (4th-5th dan) came to claim that everything had been settled, and Suzuki Shihan was waiting in the car. They fled, pursued by Soeno, who attempted to prevent them from entering the vehicle to attack them. Soeno claimed he tried to grab Suzuki but only managed to pinch him and didn’t strike him.

It’s worth noting that Sosai Oyama intentionally remained absent, which puzzled many of his senior students. He forced Token to sign a letter promising not to write about SK anymore, and things seemed to calm down.

However, in December of the same year, following an article about SK practitioners fleeing (in the Sports Nippon newspaper), the young practitioners of the style, known for their proactivity, felt a strong desire to take action, this time armed with Molotov cocktails and weapons. The article noted that at that time, there were more than 5000 SK practitioners in the Kanto region.

As I mentioned in my previous article, Kyokushinkai had only about a hundred students during this period. What propelled karate was the spread of a manga (which never made it to France): « Karate Baka Ichidai, » which portrayed Oyama’s life, his school, and, as we will see in future articles, Ashihara’s life. It’s important to mention that Kyokushinkai was thrilled when they had 56 students attending the noon training and 31 in the evening. This was a far cry from karate’s peak, with up to 12 million practitioners and seminars bursting at the seams.

Subsequently, around 80 SK students gathered around the Ikebukuro Honbu, armed with bokken and iron bars, ready to face off…

To be continued.

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #72 : L’Histoire de l’Affrontement entre Shorinji Kempo et Karate Kyokushinkai #1

En parcourant Internet et en écoutant les enseignants que j’ai toujours admirés dans le Kyokushin et ses affiliés, ainsi que dans le monde du Shorinji Kempo (SK), je suis tombé sur une histoire qui est revenue à plusieurs reprises dans des vidéos et des articles. Je n’ai pas pu trouver d’informations en français, donc ce que je vous propose est un récit certainement subjectif basé sur ce que j’ai pu recueillir.

Il est à noter que l’on trouve plus d’informations du côté du Karate que du Kempo. Ce qui est intéressant, c’est que nous avons des confirmations de Sugihara Kancho, fondateur du Byakuren Kenpo Karate, 6e dan de Shorinji et garde du corps de So Doshin.

Replongeons-nous dans la fin des années 70, une époque marquée par une petite révolution similaire à celle qui se déroulait en Europe, notamment parmi les étudiants. Il est important de se rappeler qu’après la guerre, le Japon connaissait un fort mouvement nationaliste, et cela se reflète même dans de nombreux articles axés sur les arts martiaux, avec des références aux affiliations politiques.

Il faut également tenir compte du fait que So Doshin, le fondateur du Shorinji Kempo, était lui-même un ultra-nationaliste, tout comme Ryoichi Sasakawa, et qu’il était dix ans plus âgé que Masutatsu Oyama (Sosai). En ce qui concerne ce dernier, il semblait également plutôt nationaliste, malgré le paradoxe d’être d’origine coréenne.

Cette histoire commence apparemment avec des tensions dans les universités où le Shorinji Kempo est particulièrement bien implanté. Pour simplifier, le Shorinji s’était enraciné dans différentes couches de la population japonaise. Il est important de se rappeler qu’à cette époque, le Kyokushin comptait environ 400 écoles dans le monde pour seulement 80 au Japon.

Suite à des conflits entre des étudiants de différentes facultés et des attaques de militants plutôt de gauche (progressistes), le Shorinji a joué un rôle de protecteur des écoles. Il y avait de nombreux pratiquants dans les lycées et les universités, et certains articles expliquent qu’en cas de conflit entre deux universités, plusieurs centaines de membres du Shorinji (j’ai même lu plus de mille étudiants) assuraient la sécurité et étaient prêts à affronter les manifestants.

Comme vous le savez, le sport universitaire, et en général dans les écoles, était très populaire. C’est alors qu’un petit groupe de karatékas a commencé à émerger, ayant déjà organisé des compétitions ouvertes, notamment à l’université de Josai. Les rivalités entre ces sections étaient courantes, surtout lorsque l’un des étudiants était Yoshiji Soeno, le « tigre du Kyokushin, » qui plus tard fondera le Shidokan Karate.

Il semble qu’il y ait eu des tensions et des combats pendant cette période des années 60, mais rien de très grave jusqu’à présent. Ce qui semble avoir mis le feu aux poudres, ce sont des textes dans un ouvrage de So Doshin qui se moquaient ouvertement d’Oyama, notamment en se moquant qu’il brise des cornes de vachette. En 1968, par exemple, Sosai répondit à cette provocation dans « Modern Karate ».

Imaginez les tensions qui ont pu s’accumuler au fil des publications, avec des paragraphes critiques envers d’autres styles sans jamais les nommer directement. Comme le dit Soeno dans des interviews récentes, les gars du Kyokushin étaient comme une meute de loups sauvages, comparés à la génération actuelle de Kyokushin, qu’il qualifie d’agneaux (j’adore les piques gratuites qu’il lance).

Il va sans dire que nous avions affaire à des jeunes hommes pas particulièrement calmes d’un côté, et de l’autre, Kancho So, qui mêlait le bouddhisme, l’action sociale et les arts martiaux dans le Shorinji, avec de nombreux adeptes. Il y a d’ailleurs eu un affrontement en interne qui a eu lieu des années plus tard entre des factions religieuses : le Fudo Zen Shorinji contre le Kongo Zen Shorinji. Cela reste assez obscur, mais je vais me pencher dessus.

Au passage, si vous avez des contacts avec Shihan Aosaka (un maître extraordinaire du SK en France), j’aimerais beaucoup l’interviewer.

La force d’intervention Shorinji semblait être assez souvent sollicitée et bénéficiait du soutien de personnalités politiques et religieuses. Du côté de Sosai, il semble que les Yakuzas étaient proches de son cercle.

Il y avait une guerre médiatique et des affrontements sporadiques dans certaines universités, mais cela était encore loin de ce qui allait se passer dans les mois et les années à venir. Il est à noter qu’Oyama estimait que cette confrontation avec le Shorinji avait été très bénéfique pour le marketing de son école. Et oui, Sosai était un véritable créateur de revenus 🙂

Appréciez-vous ce genre d’histoires ? Je continuerai ce texte après-demain.

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Pank

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Sources : http://www.masoyama.net/

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