Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #265 : Faire aimer le Jiujitsu et la Luta Livre

Cet article explore les distinctions entre le Jiujitsu en Gi et la Luta Livre en NoGi, deux styles de grappling avec des mentalités et des philosophies uniques. Il offre aux pratiquants la possibilité de choisir ce qui leur convient le mieux.

Hier, je partageais avec mes élèves l’idée qu’ils allaient petit à petit découvrir ce qu’ils préféraient parmi les styles de grappling que je propose à l’académie : le Jiujitsu (en Gi) et la Luta Livre (en NoGi).

Je pense que beaucoup de débutants préfèrent le BJJ, car c’est plus sécurisant. Cela permet aux néophytes de s’accrocher à quelque chose, au sens propre du terme. Le grappling et la Luta Livre semblent plus approximatifs au début, et la dynamique ainsi que la puissance de l’opposant peuvent facilement décourager.

Il y a aussi la quête personnelle de chaque pratiquant dans sa discipline. Pour ma part, j’ai commencé le BJJ pour améliorer mon combat libre, donc le kimono n’avait pas beaucoup de sens à mes yeux. Beaucoup ont des attentes diverses : certains veulent juste s’amuser, d’autres souhaitent compléter leur MMA, certains visent la compétition, ou encore se défendre dans la rue.

Les deux écoles ont des mentalités différentes : en Jiujitsu, la posture prime pour finaliser avec une soumission, tandis qu’en Luta, la dynamique prévaut et la soumission n’est qu’une transition qui peut mener à une finalisation.

Proposer deux façons distinctes de voir ces arts de préhension est intéressant en tant que professeur, même si parfois un peu difficile à appréhender pour les élèves. D’ailleurs, lors des semaines consacrées à la Luta Livre, je crie souvent parce que certains combattent comme des Jiujitsukas NoGi, sans adopter la philosophie des lutadors.

Donner le choix et observer ce que chacun finit par préférer comme style est vraiment passionnant pour moi, et je l’espère, pour eux aussi.

#Jiujitsu #LutaLivre #CatchWrestling #Combat #Philosophie

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,

Pank

Martial Reflections of a Hypnofighter #265: Making People Love Jiujitsu and Luta Livre

Yesterday, I shared with my students the idea that they will gradually discover what they prefer among the grappling styles I offer at the academy: Jiujitsu (with Gi) and Luta Livre (NoGi).

I believe many beginners prefer BJJ because it feels safer. It allows newcomers to have something to hold onto, quite literally. Grappling and Luta Livre seem more approximate at first, and the opponent’s dynamic and strength can easily discourage them.

There’s also each practitioner’s personal journey in their discipline. As for me, I started BJJ to improve my free fighting, so the kimono didn’t make much sense to me. Many have diverse expectations: some just want to have fun, others want to supplement their MMA, while some aim for competition or self-defense in the street.

The two schools have different mindsets: in Jiujitsu, posture is key to finishing with a submission, while in Luta, the dynamic is more important, and submission is just a transition that can lead to a finish.

Offering two distinct ways to view these grappling arts is interesting as a teacher, though sometimes a bit challenging for students to grasp. In fact, during Luta Livre weeks, I often shout because some fight like NoGi Jiujitsukas, without adopting the lutadors’ philosophy.

Giving the choice and regularly seeing what each person chooses as their favorite style is really cool for me, and I hope, for them too.

#Jiujitsu #LutaLivre #CatchWrestling #Combat #Philosophy

Take what is good and right for you.

Be one,

Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #234 : Grappling dans la rue

Je sais que le sol n’est pas une situation recommandée dans la rue. Et pour ceux qui avancent l’argument qu’il faut frapper dans la rue, je suis d’accord. Cependant, je pars de l’hypothèse où les frappes n’ont pas fonctionné et nous en arrivons à un clinch.

Ce qui semble bon sur le papier ne se vérifie pas nécessairement dans la réalité. Malheureusement, beaucoup d’agressions de rue passent par des phases de saisies et possiblement de mises au sol.

C’est donc une grosse galère quand on a plusieurs personnes qui peuvent tenter de nous frapper pendant que nous sommes en saisie avec un opposant. Et je ne parle même pas de l’intervention d’une personne armée d’un couteau, où la saisie laisse le temps à quelqu’un de nous poignarder par derrière.

La première chose que les grapplers doivent prendre en compte lorsqu’ils pensent à leur défense personnelle dans la rue, c’est-à-dire sur du béton, avec des murets, des trottoirs, du verre ou des surfaces glissantes, c’est comment finir debout ou éventuellement gérer l’amener au sol.

Finir avec peu de frappes un néophyte debout est assez simple : il suffit de chercher les étranglements de base, comme l’étranglement arrière, mais il faut arriver à passer derrière. Avec un peu de pratique de lutte, c’est jouable, mais attention aux projections vers l’avant, comme uchi mata, ippon seoi, etc. Une autre technique, certainement une des plus primitives de l’arsenal humain en lutte au corps à corps, est la guillotine. Cette technique a des dizaines de variantes et, comme ce n’est pas seulement un étranglement mais aussi une clé cervicale, si ça ne fait pas dormir, ça traumatise le corps.

Les clés que nous voyons dans les styles traditionnels de jiujitsu, kali ou de chinna ne fonctionnent pas vraiment debout. Trop de mouvements possibles de l’opposant. Sachant que dans une agression tout va vite, techniquement ce que l’on propose est souvent approximatif, donc plus une technique demande d’angle, de timing et de complexité, moins on sera apte à y penser ou à l’appliquer. Notre cerveau étant en mode survie, il va droit au but.

La seconde catégorie de techniques à utiliser est celle des projections, et je ne parle pas cette fois de takedowns. Le but, comme en lutte ou en judo, est de mettre une boite pour l’étourdir voire le mettre KO. Le problème est que parfois l’application de techniques de projection, particulièrement vers l’avant, nous engage physiquement à suivre l’autre et parfois nous nous faisons emporter. Les projections vers l’arrière offrent plus de maîtrise et, au pire, on se retrouve en garde.

Je reviendrai sur la facette du combat au sol dans un prochain article.

Lutte #Grappling #LutaLivre #MMA #Jiujitsu #Préhension #SelfDefense

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

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Martial Reflections of a Hypnofighter #234: Grappling in the Street

I know that being on the ground is not a recommended situation in the street. And for those who argue that « you need to strike » in the street, I agree. But here, I’m starting from the very common phase where strikes haven’t worked, and we find ourselves in a clinch.

What looks good on paper doesn’t necessarily happen in reality, and we see that unfortunately, many street aggressions involve grappling phases and possibly going to the ground.

It’s a big problem when you have multiple people who might try to hit you while you’re grappling with one opponent. And I’m not even considering the intervention of a person armed with a knife, where the grappling gives someone time to stab you from behind.

The first thing grapplers who think about their self-defense on the street, that is to say, on concrete, with walls, sidewalks, glass, or slippery surfaces, need to consider is how to stay standing or manage the takedown.

Finishing a novice with a few strikes while standing is quite simple: just look for basic chokes, like a rear choke, but you need to get behind them. With some wrestling practice, it’s doable, but be careful of forward throws like uchi mata, ippon seoi, etc. Another technique, certainly one of the most primitive in the human arsenal for close combat, is the guillotine. This technique has dozens of variations and, as it’s not just a choke but also a neck crank, if it doesn’t put them to sleep, it traumatizes the body.

The locks we see in traditional styles like jiujitsu, kali, or chinna don’t really work standing. The opponent has too many possible movements. Knowing that in an aggression everything happens quickly, technically what we propose is often rough and poorly executed. The more a technique requires angles, timing, and complexity, the less likely we are to think of it or apply it. Our brain is in survival mode, aiming straight for the goal.

The second category of techniques to use is throws, and I’m not talking about takedowns this time. The goal, as in wrestling or judo, is to take the opponent down to stun them or knock them out. The problem is that sometimes applying a throw, especially forward throws, physically engages us to follow the other person, and sometimes we get dragged along. Throws to the rear offer more control and, at worst, we end up in guard.

I will return to the ground fighting aspect in a future article.

Wrestling #Grappling #LutaLivre #MMA #Jiujitsu #Grappling #SelfDefense

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #227 : Le combat, un chemin vers la découverte des autres.

J’ai une vision complètement biaisée de la vie, comme quoi cette dernière est constamment une lutte. Tout demande de la confrontation et je suis bien loin d’être sur la voie de O Sensei, en me sentant en lien, en communion avec le grand tout. Ça viendra peut-être, mais je n’ai pas l’impression que ce soit le cas avec les années qui se succèdent. Pas de chance, je n’aurai pas un Satori au milieu d’un combat qui me ferait tout comprendre 🙂

Le fait de passer une grande, voire la majeure partie de ma vie dans un dojo, m’a fait rencontrer de nombreuses personnes, et beaucoup sont devenus des amis incroyables. Je me demandais ce qui, pour moi, apportait cela. Initialement, les salles de sport de combat, ce n’est pas Fitness Park : on n’est pas là pour papoter, prendre des minutes de récupération.

J’ai encore une vision très stricte du karaté dans ma façon de pratiquer, ce qui signifie qu’on ne parle pas, on s’exerce. On peut s’interroger pendant les techniques, mais sinon, silence. Ce ne sont donc pas les débats d’idées exaltées qui font que nous accrochons avec l’autre. Certes, il y a le post-training où, en plus dans ma salle, on peut rester à s’étirer et papoter, mais là encore, le quotidien reprend son rythme et beaucoup partent à la douche et s’envolent.

Il reste donc l’échange en pratique, et je pense plus précisément au combat. Comme je le partage depuis longtemps, le combat (avec mon point de vue biaisé) est la plus pure des discussions. Dans la façon de combattre de nos partenaires, nous apprenons ce qu’ils sont, leur agressivité, leur intention ou l’attention qu’ils portent.

Il y a une accroche ou un rejet qui se fait. Un échange sans mots, sans artifices, parce que les coups ou les luttes nous brisent tous les masques, et plus encore quand nous sommes dans un stress intense, par exemple quand nous nous faisons complètement étrangler ou secouer dans tous les sens. Nous y démontrons nos ombres comme nos lumières.

C’est quand on est dans le stress, sous pression et sans les codes sociaux imposés que nous pouvons voir ce que l’autre est (théorie totalement personnelle). Du coup, subconsciemment, il y a des personnes avec qui on accroche et d’autres avec qui nous resterons plus à distance.

Ces confrontations, ces dialogues nous donnent envie par la suite d’aller découvrir le verbal, puis l’ensemble des strates socio-éducatives de nos partenaires. Mais au fond, on sait que ce sont juste des informations secondaires : sa réaction au stress du combat nous ayant déjà dévoilé beaucoup.

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Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

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Martial Reflections of a Hypnofighter #227: Combat, a Path to Discovering Others

I have a completely biased view of life, thinking it is constantly a struggle. Everything demands confrontation, and I am far from being on the path of O Sensei, feeling in tune, in communion with the greater whole. It might come one day, but I don’t feel that’s the case as the years go by. No luck, I won’t have a Satori in the middle of a fight that will make me understand everything 🙂

Spending a large, even the major part of my life in a dojo, has made me meet many people, and many have become incredible friends. I wondered what, for me, brought this about. Initially, combat sports gyms are not Fitness Park: we are not there to chat or take recovery breaks.

I still have a very strict karate vision in my way of practicing, which means we don’t talk, we practice. We can question techniques, but otherwise, silence. It’s not the lively debates that make us connect with each other. Sure, there’s the post-training where, in my gym, we can stay to stretch and chat, but again, everyday life resumes, and many head to the shower and leave.

So, what remains is the exchange in practice, and I think more specifically, in combat. As I have shared for a long time, combat (with my biased point of view) is the purest of discussions. In the way our partners fight, we learn who they are, their aggressiveness, their intention, or the attention they give.

There is a connection or a rejection that happens. An exchange without words, without artifice, because the blows or struggles break all our masks, especially when we are under intense stress, for example, when we are completely choked or shaken in every direction. We reveal our shadows as well as our lights.

It’s when we are under stress, under pressure, and without imposed social codes that we can see what the other person is (totally personal theory). Thus, subconsciously, there are people we connect with and others we will keep at a distance.

These confrontations, these dialogues, make us want to discover the verbal aspect afterward, and then all the socio-educational layers of our partners. But deep down, we know these are just secondary information: their reaction to the stress of combat has already revealed a lot to us.

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Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

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Réflexions martiales d’un Hypnofighter #63 : L’Erreur de la Lutte en France 

Lors de mon passage à la Fédération de Lutte, au moment où nous avons créé le comité de grappling, j’assistais à des réunions mensuelles où la lutte occupait 97% du temps, le sambo 2%, et le grappling seulement 1%. Autant dire que ma discipline était peu mise en avant. Cependant, profitant de ces occasions, je consacrais les fins de réunion à questionner les anciens sur la lutte.

Parmi eux, un vieil homme, champion de France de lutte dans les années 50, a suscité une rencontre marquante. Il m’a livré sa perspective sur les raisons pour lesquelles la discipline n’a pas prospéré et a même été largement négligée. Actuellement, la lutte reprend de la vigueur grâce au MMA, bien que cela ne suscite pas nécessairement un engouement massif chez les Français pour intégrer des clubs. Alors, qu’est-ce qui a causé le déclin de la lutte ? Le judo.

Pourtant, la lutte avait été la fédération dominante au sein de laquelle le judo des années 50 avait fait ses premiers pas. Mais c’est la version japonaise de la lutte qui a rapidement pris le dessus, pour une raison fort simple : le gi et le code moral. Il est crucial de noter que la lutte, à l’instar de la boxe, était parfois perçue négativement. Des lutteurs se produisaient dans des foires et leur image n’était pas toujours favorable. De surcroît, le catch apportait une dimension « moins sérieuse » à la discipline.

Le judo a frappé dans le mille en présentant un aspect exotique, mais surtout en insistant sur les valeurs de respect et de rigueur, des notions qui ont rapidement conquis les Français. De plus, grâce à l’école éducative mise en place par Kano, le judo était fortement orienté vers un public enfant. Rien de mieux que d’inscrire ses enfants à des cours de judo pour leur inculquer la rigueur et la force, alors que les lutteurs pouvaient sembler quelque peu brutaux.

À partir de ce moment-là, et même si la lutte est une discipline olympique, elle a été en grande partie délaissée. Sa survie est essentiellement due aux subventions accordées aux disciplines olympiques.

En observant les éloges actuels envers les lutteurs russes ou américains, je me rappelle que nous étions également une nation de lutteurs. Nous étions passionnés par cette discipline, formant des champions et allant jusqu’à développer la lutte gréco-romaine.

Ce qui est troublant, c’est que le sport aurait pu capitaliser sur le phénomène MMA. Cependant, la fédération s’est montrée timorée en n’offrant que peu d’opportunités. Elle laisse ainsi les combattants MMA rejoindre les États-Unis ou le Dagestan pour intégrer des équipes jugées de qualité.

Avec le temps, nos compétences pédagogiques et techniques risquent de s’effacer, comme c’est également le cas en judo avec nos experts du sol ayant émigré en Russie. Il est regrettable de constater que des disciplines historiques s’éteignent, précisément à un moment où elles pourraient renaître de leurs cendres… et lutter.

Et vous, quelle perception avez-vous de la lutte par rapport au judo ?

Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One.

Pank

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Be One
Pank

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