Réflexions de Pank / Instantané #399 : Projection ou Information Juste

Cet article explore la tension entre l'action basée sur des informations avérées et celle dictée par des projections ou anticipations personnelles. À travers des exemples concrets, notamment des situations de légitime défense et des décisions géopolitiques, l'auteur questionne la validité des actions préventives. Il met en lumière notre faible taux de prédictibilité face aux biais cognitifs et aux cygnes noirs, soulignant les conséquences potentielles d'initiatives basées sur des suppositions plutôt que sur des faits tangibles, en particulier pour l'individu.

Vous le savez, il y a des guerres et des polarisations vis-à-vis des affects ou des valeurs/croyances de chacun. Ce qui m’interpelle, c’est ce qui peut être « hypnosophé » sur ce qui se passe. On voit que l’État d’Israël a attaqué l’Iran parce qu’ils ont « officiellement » des informations vis-à-vis de l’arme nucléaire.

Reprenons sur ce qui est chez nous le principe de projection. Admettons, j’ai des informations comme quoi une personne est susceptible de me frapper, alors que la situation n’est pas directement dans une agression, je vais la frapper. Les agents de police m’arrêtent et j’explique que j’avais connaissance par une personne qui la côtoie (mon espion) qu’elle se préparait à me faire du mal. À votre avis, suis-je en légitime défense ?

Un autre cas : je vois un type qui vient de frapper un type et qui s’en va et passe près de moi. Je projette qu’il est potentiellement un homme dangereux pour moi, donc une fois qu’il m’a dépassé, je l’étrangle. J’explique à la police que je projetais, par la situation tendue que j’ai vue quelques minutes plus tôt, qu’il était bon d’attaquer pour un possible qui aurait pu se réaliser. Les agents vont-ils me soutenir ?

À quel moment la prise d’informations ou la projection sur ce qui peut se passer doit-elle entraîner des actions préventives ? Nous avons une compétence à anticiper ou plutôt à créer de multiples scénarios qui nous permettent de nous préparer. Nous prenons en compte des variables pour éviter que nous ne soyons pris au dépourvu.

Seulement, nous avons un très mauvais taux de prédictibilité, entre nos biais cognitifs et les cygnes noirs. Il suffit de voir la première élection de Trump et nos super spécialistes francophones qui se sont, à l’écrasante majorité, trompés, alors qu’ils avaient des spécialistes, des sondeurs sur place et tout ce que vous voulez en équivalent « espionnage ».

Être prêt au pire, c’est différent que d’initier le pire, surtout pour nous, en individualité, qui risquons, pour le coup, de vraies sanctions…

Prenez ce qui est juste et bon pour vous.
Be One
Pank
https://www.pank.one/blog


Pank’s Reflections / Snapshot #399: Projection or Accurate Information

You know, there are wars and polarizations regarding each person’s affects or values/beliefs. What strikes me is what can be « hypnosophized » about what is happening. We see that the State of Israel attacked Iran because they « officially » have information regarding nuclear weapons.

Let’s return to the principle of projection as it applies to us. Let’s say I have information that someone is likely to hit me, even if the situation isn’t directly an aggression, I’m going to hit them. Police officers stop me, and I explain that I knew from someone close to them (my spy) that they were preparing to harm me. In your opinion, am I acting in self-defense?

Another case: I see a guy who just hit someone and is walking away, passing close to me. I project that he is potentially a dangerous man for me, so once he’s passed me, I strangle him. I explain to the police that, based on the tense situation I saw minutes earlier, I projected it was good to attack for a possible outcome that could have happened. Will the officers support me?

At what point should gathering information or projecting what might happen lead to preventive actions? We have a skill to anticipate or rather to create multiple scenarios that allow us to prepare ourselves. We take variables into account to avoid being caught off guard.

However, we have a very poor predictability rate, due to our cognitive biases and black swans. Just look at Trump’s first election and our super French-speaking specialists who, overwhelmingly, were wrong; even though they had specialists, pollsters on site, and everything you’d want in « espionage » equivalent.

Being prepared for the worst is different from initiating the worst, especially for us as individuals who, in this case, risk real consequences…

Take what is right and good for you.
Be One
Pank
https://www.pank.one/blog

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #379 : Sommes-nous vraiment prêts ?

Ce texte explore l'écart entre la pratique des arts martiaux et des sports de combat dans des contextes réglementés et la réalité des agressions urbaines, notamment à l'arme blanche et en surnombre. L'auteur, un pratiquant d'arts martiaux, exprime ses doutes quant à l'efficacité des techniques apprises face à une violence imprévisible et souvent armée. Il suggère que l'attaque proactive pourrait être la meilleure défense dans ces scénarios extrêmes, tout en reconnaissant les limites et les implications légales.

Nous aimons parler d’arts martiaux et de sports de combat. Je pense que la plupart d’entre nous nous sommes battus quelques fois dans la rue, des centaines de fois en compétition, et des milliers de fois au dojo. La plupart du temps, nous étions dans des conditions favorables, même quand parfois nous étions un peu pris dans des guet-apens en compétition (référence : les compétitions de Free Fight de la fin des années 90-2000).

Maintenant, nous voyons que quotidiennement les journalistes font le buzz sur les médias avec les diverses agressions à l’arme blanche. Ces derniers jours, nous avons eu des meurtres commis avec une hache, une machette, un couteau, et une arme à feu. Soyons clairs : même si nous aimons la « bagarre », nous ne sommes pas prêts à cela.

Je ne parle pas des armes à feu, mais du reste, oui. Je vous ai déjà fait part de ma vision concernant les lames : si l’on doit se défendre, il faut en avoir. Je crois que la semaine dernière, il y a eu une effusion de sang entre des membres d’un même groupe ou d’une même famille qui se sont affrontés avec des lames. Apparemment, pour aucune des deux parties, cela ne s’est bien terminé.

De plus, nos styles d’opposition nous permettent de gérer à pleine puissance des personnes selon des règles et surtout en un contre un, alors qu’ici, nous avons en général deux ou trois agresseurs contre une seule personne. Pensez-vous vraiment qu’avec nos connaissances (qui vont fondre comme neige au soleil face au stress, aux armes et au nombre), nous allons être performants ?

Bon, admettons. Dans ces cas-là, nous devrions frapper le premier comme un sourd et compter sur le fait que tous les protagonistes ne soient pas tous armés et déterminés, sinon je pense que nous serons rapidement « game over ».

À l’inverse de beaucoup de mes amis plus orientés sportifs et compétitions, j’adore la self-défense. Mais je ne pense vraiment pas que nous soyons aptes à nous préparer ou à être préparés à la déferlante de violence que les agresseurs peuvent déployer. Plus j’y réfléchis, plus je me dis, quitte à prendre cher, en souhaitant ne pas finir « refroidi », que l’attaque est la meilleure des armes que nous ayons (hors armes qui sont de toute façon illégales). Cobra Kai a raison : « Strike First, Strike Hard, No Mercy. »

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Martial Reflections of a Hypnofighter #379: Are We Truly Ready?

We love to talk about martial arts and combat sports. I think most of us have fought a few times in the street, hundreds of times in competitions, and thousands of times in the dojo. Most of the time, we were in favorable conditions, even when we sometimes found ourselves in ambushes during competitions (reference: Free Fight competitions in the late 90s-2000s).

Now, we see daily journalists creating buzz on the media with various knife attacks. In the last few days, we’ve had murders committed with an axe, a machete, a knife, and a gun. Let’s be clear: even if we enjoy « fighting, » we are not ready for this.

I’m not talking about guns, but the rest, yes. I’ve already shared my vision regarding blades: if you have to defend yourself, you need to have one. I believe that last week, there was a bloodbath between members of the same group or family who attacked each other with blades. Apparently, it didn’t end well for either party.

Moreover, our styles of opposition allow us to full-force manage people under rules and especially one-on-one, whereas here, we generally have two or three attackers against one person. Do you really think that with our knowledge (which will melt like snow in the sun due to stress, weapons, and numbers), we will be effective?

Alright, let’s assume. In these cases, we should strike first like a deaf person and count on the fact that not all protagonists are armed and determined, otherwise I think we will quickly be « game over. »

Unlike many of my friends who are more sports and competition-oriented, I love self-defense. But I truly don’t think we are capable of preparing for or being prepared for the surge of violence that aggressors can unleash. The more I think about it, the more I tell myself, even if it means taking a beating, hoping not to end up « chilled, » that offense is the best weapon we have (excluding weapons that are illegal anyway). Cobra Kai is right: « Strike First, Strike Hard, No Mercy. »

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #332 : Les Outils de Défense Personnelle

Ce texte explore la difficulté de trouver des outils de self-défense efficaces et légaux en France. L'auteur, Pank, s'intéresse particulièrement aux matraques télescopiques et regrette l'absence de modèles courts en caoutchouc, comme ceux utilisés par les forces de l'ordre. Il souligne l'importance de neutraliser un agresseur sans lui infliger de blessures graves, tout en évitant les ennuis judiciaires. Le texte met en lumière le paradoxe d'un marché qui privilégie les armes impressionnantes mais potentiellement dangereuses, au détriment d'outils plus raisonnables.

En réalité, le terme « arme » est un peu fort, surtout lorsqu’il s’agit de défense personnelle. En France, la législation est très restrictive quant aux objets autorisés. Pour autant, j’aime me procurer régulièrement des « outils » de self-défense et, comme je vous l’ai confié il y a quelque temps, je suis souvent séduit par les matraques télescopiques.

J’en discutais récemment avec des amis des forces de l’ordre, et je trouve dommage que nous n’ayons pas accès à des matraques courtes en caoutchouc. L’objectif, pour une personne contrainte d’utiliser un outil de défense, est de mettre fin à l’agression sans infliger de séquelles à l’adversaire.

Je sais que certains pourraient rétorquer qu’en cas d’agression, la seule réponse valable est la neutralisation totale. Personnellement, je préfère une solution qui ne laisse pas de traces permanentes et qui ne me conduise pas au poste de police, tout en évitant de susciter un désir de vengeance chez l’agresseur.

D’où l’intérêt des matraques en caoutchouc utilisées par les forces de l’ordre. Elles sont très douloureuses, mais ne causent normalement pas de fractures (sauf peut-être sur des zones sensibles comme le nez). En frappant fort les mains ou les genoux de l’adversaire, on peut le mettre hors de combat sans le blesser excessivement.

Malheureusement, il est difficile de trouver des matraques en caoutchouc compactes et légères. Les modèles en plastique, comme les armes factices, sont souvent encombrants, probablement pour des raisons d’amplitude et de puissance de frappe.

L’offre actuelle est majoritairement composée de poings américains et de couteaux, qui augmentent considérablement le risque de blessures graves, voire mortelles. On a l’impression que le marché exploite la peur en privilégiant les produits « badass », alors qu’en réalité, nous avons besoin d’outils efficaces mais limitant les dommages. Un paradoxe complexe.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,
Pank

Martial Reflections of a Hypnofighter #332: Self-Defense Tools

Actually, the word « weapon » is a bit strong, especially when it comes to self-defense. In France, the law is very restrictive regarding authorized objects. However, I love to regularly buy self-defense « tools » and, as I shared with you some time ago, I am often impressed by telescopic batons.

I was discussing this with some friends in law enforcement, and I find it a shame that we do not have access to short rubber batons. The objective, for a person forced to use a self-defense tool, is to end the aggression without inflicting lasting injuries on the opponent.

I know some might argue that in case of aggression, the only valid response is total neutralization. Personally, I prefer a solution that does not leave permanent marks and does not lead me to the police station, while avoiding creating a desire for revenge in the aggressor.

Hence the interest in rubber batons used by law enforcement. They are very painful, but normally do not cause fractures (except perhaps on sensitive areas like the nose). By hitting the opponent’s hands or knees hard, you can knock them out without excessive damage.

Unfortunately, it is difficult to find compact and lightweight rubber batons. Plastic models, like toy weapons, are often bulky, probably for reasons of amplitude and striking power.

The current offer is mostly composed of brass knuckles and knives, which considerably increase the risk of serious or even fatal injuries. One has the impression that the market exploits fear by favoring « badass » products, while in reality, we need effective tools that limit damage. A complex paradox.

Take what is good and right for you.

Be One,
Pank