Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #521 : Le Karaté Mains Ouvertes : Une Perspective Martiale Originelle

Réflexion sur le travail à mains ouvertes, particulièrement présent dans le karaté. Nous pouvons tous nous accorder sur le fait que les formes que nous avons développées actuellement sont basées sur une forme de pratique gymnique. Elles proviennent d’un moment où le karaté s’est popularisé, sortant des entraînements au cas par cas pour créer des entraînements de masse.

D’ailleurs, les Okinawaïens n’ont fait que copier ce que les Chinois faisaient déjà. Mais notre karaté, cette « main de Chine », avait déjà subi de nombreuses influences de la part du sud de la Chine. Si l’on reprend des styles comme l’Uechi Ryu, il est intéressant de constater que leur pratique se fait quasiment exclusivement mains ouvertes.

Dans le karaté d’Okinawa, il y a certes un état d’esprit de développement personnel, mais également de self-défense. Le côté sportif semble être venu du Japon après l’exportation depuis Okinawa.

Il est intéressant de prendre en compte ce karaté mains ouvertes, qui diffère complètement des formes de « boxe » que nous voyons dans nos styles de karaté actuels, qu’ils soient traditionnels ou issus du Kyokushinkai. Avec les mains ouvertes, on peut chercher à percuter différemment, à griffer, à tenter de saisir, ou à jouer sur des angles différents de ceux de la percussion à poings fermés.

On pourrait prendre l’exemple de l’eye-poke (doigt dans l’œil). On voit régulièrement dans les combats de MMA qu’un doigt dans l’œil peut vraiment poser problème pour la suite du combat. Cependant, c’est un style, ou en tout cas une pratique, qui est tellement difficile à entraîner que d’être optimal en combat d’opposition semble difficile.

Les mains ouvertes offrent donc un panel de possibilités que les poings fermés n’offrent pas, que ce soit défensivement ou offensivement. Quand un poing est fermé, hormis donner des coups, il n’y a que peu de choses à faire.

Quand la main est ouverte, on peut aussi bien frapper, saisir, tordre, tirer, que pousser. Il y a des angles plus courts, plus longs. On peut attaquer des zones que les poings fermés ne peuvent pas gérer, comme les yeux ou les diverses cavités.

Le karaté mains ouvertes, et plus généralement les arts martiaux utilisant les mains ouvertes, offre une vision martiale complètement différente des styles « boxés ». Cela ne veut pas dire que c’est plus efficient, mais cela ouvre à la réflexion sur ce qui peut être ou doit être utilisé dans le cadre d’un combat sans règles, comme la self-défense.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous. Be One, Pank. https://www.passioncombat.net/

Martial Reflections of an Hypnofighter #521: Open-Hand Karate: An Original Martial Perspective

Reflection on open-hand work, particularly present in Karate. We can all agree that the forms we have currently developed are based on a gymnastic form of practice. They stem from a time when Karate was popularized, moving away from case-by-case training to create mass training.

Furthermore, the Okinawans were merely copying what the Chinese were already doing. But our Karate, this « China Hand, » had already undergone numerous influences from Southern China. If we look at styles like Uechi Ryu, it is interesting to note that their practice is done almost exclusively with open hands.

In Okinawan Karate, there is certainly a mindset of personal development, but also of self-defense. The sporting aspect seems to have come from Japan after it was exported from Okinawa.

It is interesting to consider this open-hand Karate, which differs completely from the « boxing » forms we see in our current Karate styles, whether traditional or derived from Kyokushinkai. With open hands, one can seek to strike differently, to claw, to attempt to seize, or to play on different angles than those of closed-fist striking.

We could take the example of the eye-poke. We regularly see in MMA fights that a finger in the eye can really cause problems for the rest of the fight. However, it is a style, or at least a practice, that is so difficult to train realistically that being optimal in opposing combat seems difficult.

Open hands therefore offer a range of possibilities that closed fists do not offer, whether defensively or offensively. When a fist is closed, other than delivering blows, there is little else to do.

When the hand is open, one can strike, seize, twist, pull, as well as push. There are shorter angles, longer angles. One can attack areas that closed fists cannot manage, such as the eyes or various cavities.

Open-hand Karate, and more generally martial arts using open hands, offer a completely different martial vision from « boxed » styles. This does not mean it is more efficient, but it opens the reflection on what can or should be used in the context of a fight without rules, like self-defense.

Take what is good and right for you. Be One, Pank. https://www.passioncombat.net/

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #519 : Le paradoxe des styles de Karaté qui organisent des Opens

En relisant des articles et en retraçant des parcours de vie à travers le style de Jukusho Azuma du Daido Juku (Kudo), je perçois un paradoxe initialement mis en place par Sosai Oyama. Son objectif, lors du premier championnat du monde de Kyokushinkai en 1975, était d’inviter tous les styles afin de démontrer le niveau des karatékas et de devenir « the strongest karate ».

Bien que le film publicitaire de l’époque montre des combattants de différentes disciplines se rencontrant, menant à la victoire des Kyokushin, il existe une contradiction que l’on retrouve parfois encore aujourd’hui au sein de l’IKO1.

Dès 1981, une interdiction frappait les combattants Kyokushin qui osaient combattre dans d’autres styles comme le Nihon Kempo ou d’autres systèmes, menaçant de répudiation. Mais le plus intéressant est de constater l’influence de professeurs et de personnalités charismatiques tels qu’Oyama Sosai. Azuma lui-même, lorsqu’il a créé le Championnat Hokutoki, dans les règles du Daido, invitait d’autres écoles et styles, comme il l’avait connu en Kyokushin, mais refusait que ses propres combattants aillent concourir ailleurs.

Ce qui a provoqué une réaction et transformé cette mentalité, c’est une fois de plus l’UFC. En 1993, puis l’année suivante avec la défaite de Minoki Ichihara contre Royce Gracie. D’après mes lectures, le dojo de Yoshinori Nishi, le Wajutsu Keishukai, fondé en 1987 et mentionné dans l’article précédent, commençait à prendre ses distances avec Jukusho Azuma pour cette raison.

Vouloir montrer une ouverture à combattre tout le monde dans des règles si spécialisées, comme le karaté au KO, est un excellent stratagème marketing pour éviter tout danger avec les Nak Muay et les boxeurs anglais. Pour ceux qui se souviennent, il existe des combats du Seidokaikan où l’on voit des experts de la boxe thaï, du Taekwondo, etc., combattre selon les règles Seido (proches du Kyokushin) et être désorientés par ce qu’ils sont autorisés ou non à faire.

En tout cas, grâce à l’UFC, de nombreuses écoles, dont le Kudo, ont remis en question leur vision et ont notamment créé le WARS, auquel une équipe française a participé…

Prenez ce qui est bon et juste pour vous. Be One, Pank. https://www.passioncombat.net/

Martial Reflections of a Hypnofighter #519: The Paradox of Karate Styles Organizing Opens

While re-reading articles and tracing life paths through Jukusho Azuma’s Daido Juku (Kudo) style, I’ve noticed a paradox initially set up by Sosai Oyama. His goal for the first Kyokushinkai World Championship in 1975 was to invite all styles to demonstrate the level of karatekas and become « the strongest karate. »

And while the promotional film from that era shows fighters from different disciplines meeting, leading to Kyokushin victories, there’s a contradiction that is sometimes still found in IKO1 today.

As early as 1981, Kyokushin fighters were forbidden, under threat of repudiation, from competing in other styles like Nihon Kempo and other systems, such as Daido Juku. But the funniest part, and where we see the influence of charismatic teachers and figures like Oyama Sosai, is that Azuma himself, when he created the Hokutoki Championship under Daido rules, invited other schools and styles, just as he had experienced in Kyokushin, but refused to let his own fighters compete elsewhere.

What triggered a reaction and transformed this mentality was, once again, the UFC. In 1993, then the following year with Minoki Ichihara’s defeat against Royce. From what I’ve read, Yoshinori Nishi’s dojo, the Wajutsu Keishukai, founded in 1987 and mentioned in the previous article, began to distance itself from Jukusho Azuma for this very reason.

Wanting to show openness to fighting everyone under highly specialized rules, like knock-out karate, is a brilliant marketing strategy to avoid danger from Nak Muay and English boxers. For those who remember, there are Seidokaikan fights where Thai boxing and Taekwondo experts, etc., compete under Seido rules (close to Kyokushin) and are bewildered by what they can or cannot do.

In any case, thanks to the UFC, many schools, including Kudo, re-evaluated their vision and notably created WARS, in which a French team participated…

Take what is good and right for you. Be One, Pank. https://www.passioncombat.net/

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #111 : Se classer Numéro 4 au Championnat du Monde Kyokushin IKO

En France, nous avons une culture de karaté dit traditionnel, un terme mis en avant dans les années 70 par un journaliste pratiquant le Kyokushin. Ce terme servait à différencier le style de karaté sans contact de celui avec Ko, qui commençait alors à gagner en popularité. Comme dans 90% des sports de combat, nous ne sommes pas dans un monde de professionnels. Les passionnés s’entraînent comme ils peuvent, avec les moyens du bord, et dans le Kyokushin, sans organisation pour les accompagner.

Pourtant, en France, nous produisons des champions. Un des prodiges de la discipline est Antonio Tusseau, qui a été trois fois champion d’Europe et deux fois vainqueur de l’American Open, sans parler de sa dizaine de titres de champion de France. Il y a une semaine, Tonio a pris la quatrième place au Championnat du Monde, qui a lieu tous les quatre ans. La spécificité, sans catégorie de poids et au KO.

Les médias n’en parlent pas, ce n’est pas aussi tendance que le MMA, pourtant notre champion a participé à un tournoi avec plus de 160 combattants. Il a perdu en demi-finale face au champion du monde. Revenons quelques instants sur sa préparation : pas d’INSEP, pas de nutritionniste de la FFK, juste ses amis de l’ACBB et d’autres clubs pour préparer l’échéance.

Ce n’est pas un style de vie où il ne se focalise que sur la compétition, contrairement aux Russes ou aux Japonais qui dominent souvent le top 10. Non, il a dû gérer ses cours et ses différentes obligations pour gagner sa vie. Ce qui est triste, c’est que des combattants qui s’investissent autant ne sont que très rarement mis en avant par la Fédération Française de Karaté (https://www.ffkarate.fr/les-actualites/). À ce jour (26/11/2023), rien sur les actualités, le Kyokushin est un style de Karaté, étrange.

Nous devons saluer les performances de personnes comme Tonio, ainsi que celles de nombreux passionnés d’arts martiaux dans leur discipline, et les mettre en avant, sachant que les fédérations, qui n’hésitent pas à demander 40€ pour une licence proposant seulement deux compétitions par an, passeront à côté. C’est cela, l’esprit des arts martiaux…

Bravo pour cette étape dans ton aventure martiale.

Osu

#kyokushin #IKO #karate #13thWorldOpenKarateChampionship #MasOyama #ACBB #AntonioTusseau #ko #ChampionnatDuMonde

Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous, 

Be One 

Pank