Réflexions de Pank / Instantané #313 : S’imposer l’effort

Dans ce texte, Pank explore la nécessité de s’imposer des efforts pour avancer dans la vie, en priorisant l’action sur la réflexion ou l’émotion. Il prône l’importance de dépasser les attraits du confort pour accomplir ce qui doit être fait, valorisant ainsi les moments de bonheur après une série d’efforts.

Nous ne pouvons pas tout faire, nous ne pouvons pas tout le temps nous dépasser, et parfois nous n’avons ni l’envie ni les objectifs nécessaires pour entreprendre quoi que ce soit.

Néanmoins, comme la souffrance et l’effort font partie intégrante de nos histoires, nous n’avons pas à nous questionner, mais à agir. Attention, la notion d’action est souvent confondue avec l’idée de fuir le confort dans lequel nous pouvons nous trouver à un instant T. Je ne fais pas partie de ceux qui prônent la sortie de la zone de confort comme un leitmotiv universel.

Je crois que ce qui nous retient – la chaleur, le canapé, la nourriture ou une bonne émission – doit être évité lorsque nous ne sommes pas dans un état de plénitude. Faire des efforts, c’est prendre son sac et aller à la salle de sport, au travail, en déplacement, ou accomplir ce qui doit être fait, indépendamment de notre énergie, de notre envie ou du temps disponible.

La réflexion et l’émotion (deux centres utiles dans d’autres contextes) n’ont pas toujours leur place au moment de l’action. C’est le centre instinctif qui doit prendre le dessus pour nous pousser à agir, car les actes doivent être prioritaires. Vous pourrez toujours revenir sur ces actions a posteriori, pour évaluer leur retour sur investissement (ROI) et en tirer des enseignements.

L’effort signifie accepter que nous ne laissons plus place au choix. La décision est prise, et nous nous imposons les choses dans notre quotidien. La vie n’est pas une succession de bonheur et de plaisir, mais ces moments de satisfaction prennent toute leur valeur lorsque nous avons traversé une série d’efforts.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Be one,
Pank
https://www.pank.one/blog

Reflections of Pank / Snapshot #313: Embracing Effort

We cannot do everything, we cannot constantly push ourselves, and sometimes we lack both the desire and the goals to undertake anything.

However, as suffering and effort are integral parts of our stories, we should not question them but act. Be cautious, though, as the concept of action is often mistaken for the idea of fleeing the comfort we may find ourselves in at a given moment. I am not among those who advocate leaving the comfort zone as a universal motto.

I believe that what keeps us in place – warmth, the couch, food, or a good show – must be avoided when we are not in a state of fullness. Making an effort is about picking up your bag and going to the gym, to work, on a trip, or doing what must be done regardless of your energy, desire, or available time.

Reflection and emotion (two centers that are useful in other contexts) don’t always have their place when it’s time to act. The instinctive center must take the lead and drive us to action, as actions should be prioritized. You can always reflect on these actions afterward to evaluate their return on investment (ROI) and learn from them.

Effort means accepting that we no longer leave room for choice. The decision is made, and we impose certain things upon ourselves in our daily lives. Life is not a series of uninterrupted joy and pleasure, but these moments of satisfaction become truly valuable after a stretch of effort.

Take what is good and right for you.
Be one,
Pank
https://www.pank.one/blog

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #84 : Quand il s’agit de vraiment se battre

J’écoutais un podcast sur Gong avec la Fine équipe qui parlaient du fait qu’il est quasiment impossible de se préparer à ce qui pourrait se passer pendant une agression. Je suis assez d’accord avec ce que Cyrille et Daniel disent, quand il s’agit de combattre, nous ne savons jamais réellement comment nous allons pouvoir réagir.

Il est difficile de recréer des conditions qui peuvent se rapprocher de la phase de stress que nous pouvons vivre lorsque quelqu’un souhaite nous blesser voire même nous attaquer. Nous entrons dans un mélange de tremblements, de peurs, de stimulations, de colère et de multiples sensations qui ne sont pas facilement digérables.

Vous l’avez certainement déjà vécu lorsque vous avez été impliqué dans un accident assez violent, un imprévu qui vous met dans un état extrêmement intense de stress. À ce moment, nous pouvons être préparés à beaucoup de choses, mais la chimie de notre corps peut avoir d’autres intentions.

Si nous ne pouvons pas arriver à recréer ce type de contexte, nous pouvons toujours nous en approcher. Et ce qui se rapproche le plus d’un affrontement de rue est le combat ritualisé, celui que nous pratiquons en compétition, avec un adversaire qui, dans un cadre « confortable », veut nous mettre en difficulté.

Bien sûr, tout est différent de ce qui se passe dans le cadre urbain. Nous sommes échauffés, nous connaissons le début et la durée possible du combat, nous savons qu’il n’y a pas d’armes ni même de groupe qui peuvent entrer en jeu. Nous sommes donc potentiellement prêts à ce moment-là, même si nous ne pouvons pas assurer que nous pourrons nous exprimer pleinement.

Il est d’ailleurs fréquent que les premières secondes ne soient pas faciles pour donner le meilleur de nous-mêmes. Nous avons la sensation d’être lents, d’être moins performants qu’à l’entraînement. Imaginez si un jour où nous avons pu nous conditionner et nous préparer, nous ne sommes pas au top, que se passe-t-il quand nous ne sommes pas du tout connectés à la violence qui peut surgir sans que nous nous y attendions.

Nous pouvons sentir que nous n’avons pas les bons gestes, voire même que nous ne bougeons pas le moins du monde. Ce n’est rien d’autre qu’une phase de Freeze. Le pire, c’est que même si des dizaines de fois vous avez été très réactifs, il est possible que la prochaine fois, vous ne le soyez pas.

C’est comme les jours où nous ne le ressentons pas pendant une compétition. Seulement dans un sport, au pire, ça pique un peu, mais dans la rue, cela peut avoir des conséquences assez compliquées à gérer. Entre les blessures graves et les divers traumatismes physiques et psychiques, que ce soit pour nous ou pour les personnes qui auront été attaquées.

Les cours qui souhaitent enseigner la self-défense ne pourront travailler que quelques facettes de ce qu’est la réalité d’une agression. Plus ils parviendront à entraîner dans des conditions stressantes, plus il pourra potentiellement y avoir des réponses. Cela passera par une phase de combat proche de la compétition, avec des inconnus qui souhaitent vraiment en découdre.

Cette facette de la self-défense doit être sérieusement considérée dans nos styles, et ce qui est raconté pendant ces séquences doit être pris avec du recul et bien encadré par rapport à la gestion du stress.

Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous,

Be One 

Pank

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