Réflexions de Pank / Instantané #63 : Les limites du subconscient, le conscient.

Nous aimons croire que nous sommes illimités, que nos seules faiblesses sont liées à notre esprit. Je suis de ceux qui pensent que nous sommes limités, même si ces dernières ne sont pas forcément connues de chaque individu. Il y a quelques jours, pour préparer un podcast avec Lee sur la Méthode Silva, j’ai lu un petit ouvrage d’un psychologue nommé Richard McKenzie.

Il a proposé une idée qui, avec mon biais de confirmation, me parle dans cette idée de limite de notre partie subconsciente. « Le subconscient ne génère pas d’idées, mais prend des informations que l’esprit conscient ressent et accepte comme vraies » (p. 25, The Secret Place).

Dans l’hypnose, nous mettons en avant une communication entre le conscient et le subconscient. Cette communication est optimisée par la transe qui permet une diminution du facteur de jugement, permettant alors des prises d’informations et des orientations que nous pouvons prendre d’un côté comme de l’autre. Le subconscient n’est pas tout-puissant, ou plutôt, il n’est pas vraiment indépendant. Même si certaines transes déséquilibrées peuvent nous donner cette sensation que le conscient a disparu, ce n’est pas vraiment le cas.

Ce que je trouve intéressant, c’est de replacer le conscient dans un rôle central dans ce dialogue. Preston, un hypnotiste américain, aimait à dire que la séance commence quand le Subconscient est le boss. Je pense que cette idée est vraiment juste, seulement dans cette idée, j’ajoute que le boss ne travaille pas seul, il est accompagné de son bras droit ou de son subalterne si vous préférez. Et ce second, celui qui donne des infos, oriente, suggère, recadre ou permet des prises de conscience, c’est bel et bien le conscient.

Cela nous amène donc à cette interaction constante. Pour revenir à mon titre, le subconscient a des limites parce que la réalité concrète du conscient, les perceptions et les expériences ont nourri un ensemble d’idées. Une fois ces dernières traitées par le subconscient, intégrées à la base de données, elles deviennent des croyances, des éléments de références pour le subconscient même.

Le concept de génération d’idées est vraiment intéressant à interpréter. Les pensées logiques, les analyses, les choses que nous allons valider comme vraies ou justes sont exploitées dans le conscient. Ce sont des informations qui vont être retraitées dans un second temps, mais avec une coloration, une subjectivité en somme, une idée sur le sujet.

Souvenez-vous d’une chose : le facteur de jugement ou facteur de critique est selon Dave Elman ce qui nous permet de nous faire une idée des choses, dit autrement, de jauger les choses. Est-ce que ce verre est froid, tiède ou chaud ? La transe diminue cette fonction, permettant de prendre une idée externe, celle du praticien ou celle sur laquelle nous nous focalisons.

Le subconscient ne jauge pas, c’est la fameuse idée que le conscient est le capitaine du navire et le subconscient ne fait que suivre les ordres. Même si malheureusement, il semble que la communication ne soit pas de grande qualité, ce sont également les compétences du conscient qui limitent la réponse du subconscient, qui ne fait que prendre les bribes des données proposées.

Il en fait une mixture avec ce qui est déjà inscrit dans les serveurs et cela peut donner des choses intéressantes et constructives ou complètement complexes et stressantes.

Et pour vous, quelles sont les limites du subconscient ?

Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One.
Pank

#subconscient #conscient #hypnose #limites #réflexions #Elman #hypnothérapie

English Version

Reflections by Pank / Snapshot #63: The limits of the subconscious, the conscious.

We like to believe that we are limitless, that our only weaknesses are connected to our minds. I am among those who think that we are limited, even if these limitations are not necessarily known to every individual. A few days ago, while preparing a podcast with Lee on the Silva Method, I read a small book by a psychologist named Richard McKenzie.

He proposed an idea that, with my confirmation bias, resonates with me regarding the idea of the limitations of our subconscious. « The subconscious does not generate ideas but takes information that the conscious mind feels and accepts as true. » (p. 25, The Secret Place).

In hypnosis, we emphasize communication between the conscious and the subconscious. This communication is optimized by trance, which allows a decrease in the judgment factor, enabling the reception of information and directions that we can take on either side. The subconscious is not all-powerful, or rather, it is not truly independent. Even though certain imbalanced trances may give us the sensation that the conscious has vanished, it is not truly the case.

What I find interesting is to reestablish the conscious in a central role in this dialogue. Preston, an American hypnotist, used to say that the session begins when the Subconscious is the boss. I think this idea is accurate, but in this concept, I add that the boss doesn’t work alone; it is accompanied by its right-hand man or subordinate, if you prefer. And this second entity, the one that provides information, directs, suggests, reframes, or enables awareness, is indeed the conscious.

This brings us to this constant interaction. Going back to my title, the subconscious has limitations because the concrete reality of the conscious, perceptions, and experiences have nurtured a set of ideas. Once processed by the subconscious and integrated into the database, they become beliefs, reference elements for the subconscious itself.

The concept of idea generation is truly interesting to interpret. Logical thoughts, analyses, things we validate as true or just, are exploited by the conscious. These are pieces of information that will be reprocessed in a second moment, but with a certain coloring, subjectivity, essentially an idea about the subject.

Remember one thing: the factor of judgment or criticism is, according to Dave Elman, what allows us to form an idea about things, in other words, to assess things. Is this glass cold, lukewarm, or hot? Trance diminishes this function, allowing us to take on external ideas, those of the practitioner or the ones we focus on.

The subconscious doesn’t judge; it is the famous idea that the conscious is the captain of the ship, and the subconscious merely follows orders. However, unfortunately, it seems that communication is not of great quality; it is also the competencies of the conscious that limit the response of the subconscious, which only takes bits of the provided data.

It creates a mixture with what is already inscribed in the servers, and this can lead to interesting and constructive outcomes or completely complex and stressful ones.

And for you, what are the limits of the subconscious?

Take what is good and right for you.

Be One.
Pank

#subconscious #conscious #hypnosis #limits #reflections #Elman #hypnotherapy

Réflexions de Pank / Instantané #62: L’oubli des cadres

Il est assez amusant de constater comment les personnes, quand je propose des projets, suivent ou ne suivent pas le cadre établi. J’ai pris l’habitude de mettre en place quelques points très simples à pratiquer pour éviter de donner des règles trop complexes. Cependant, il est étonnant de voir à quelle vitesse les éléments clés sont souvent mis de côté lorsque le groupe se plonge dans le projet.

Ces expériences me montrent que si nous ne remettons pas régulièrement en question le cadre établi et qu’il n’y a pas de rappel à l’ordre régulier, nous nous éloignons rapidement de notre objectif initial. Cela démontre également à quel point nos idées initiales et les motivations qui nous poussent à avancer dans le projet peuvent se perdre en chemin.

Cela se formalise d’un point de vue individuel en relation avec nos systèmes de référence. Si des projets clairement définis avec une dizaine de personnes arrivent en 24 heures à mettre en place un nouveau cadre sans même s’en rendre compte, cela entraîne une réflexion, notamment sur l’influence du groupe sur nos objectifs.

Nous prenons du temps pour déterminer ce que nous souhaitons, mais une fois que nous sommes lancés, les retours d’actions, ainsi que les points de vue des autres, peuvent complètement altérer l’intention initiale. Recevoir des informations est une chose, mais rechercher les bonnes informations en est une autre. La plupart de nos environnements ne sont absolument pas suffisamment experts ou concernés par ce que nous décidons de mettre en place pour nous fournir des conseils et des orientations pertinentes.

Parfois, ces retours constants peuvent devenir plus bruyants que des outils exploitables pour nous-mêmes, laissant ainsi notre attention se disperser, avec des informations diverses à traiter plutôt que des actions à mener.

Vivant dans une société qui souffre d’un gros syndrome FOMO (Fear Of Missing Out), la peur de manquer une bonne information, nous oublions que toutes les informations ne se valent pas. Nous n’allons pas demander conseil à notre médecin pour des problèmes mécaniques, tout comme nous n’allons pas faire confiance à notre mécanicien pour un diagnostic médical.

Mais, comme nous avons tous le sentiment qu’il peut y avoir des choses intéressantes dans le flux d’informations des autres, plus nous nous éloignons de notre cadre précis pour atteindre notre objectif, plus nous risquons de nous écarter de ce dernier. Parfois, cela n’est pas crucial, juste énergivore, et nous pouvons alors nous remettre sur notre chemin. Cependant, cela peut également semer le doute ou diminuer notre motivation.

Revenir régulièrement à nos bases (cadre initial) est un élément essentiel qui nous permet de bien poser les questions et de savoir ce que nous cherchons, ainsi que ce que nous nous autorisons à prendre comme retours. En répétant ce processus, en nous concentrant sur ce que nous pensons être juste, en prenant le temps de réfléchir aux succès et aux échecs de notre projet, et en cherchant les raisons des plus et des moins, nous saurons quelle recherche mettre en place.

Nous pourrons alors prendre en compte un ensemble de flux que nous sélectionnerons comme valides ou du moins testables, plutôt que de rester sous le flot constant de questionnements et d’orientations de l’environnement qui lui-même n’a pas clairement compris ni défini ce qui s’organise dans notre cadre initial.

Prenez régulièrement le temps de vous rappeler d’où vous venez dans vos projets, les différentes règles qui ont été posées, sinon, comme quand nous étions gamins, nous risquons de partir dans une mauvaise direction.

Et vous, maintenez-vous les cadres que vous vous donnez ou auxquels vous avez décidé d’adhérer ?

Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One.
Pank

#cadres #objectifs #projets #décisions #influence #retours #informations #société #FOMO #conseils #réflexions #questionnement #motivation #orientation #environnement #base #success #échecs #direction #rappel #adhésion #hypnose #autohypnose #développementpersonnel #réalisation #coaching #réflexionspank #bienêtre #hypnothérapie

English Version

Martial Musings of Pank / Snapshot #62: Forgetting the Frameworks

It’s quite amusing to observe how people, when I propose projects, either follow or disregard the established framework. I’ve made it a habit to set up some very simple points to practice, to avoid giving overly complex rules. However, it’s surprising to see how quickly key elements are often set aside when the group dives into the project.

These experiences show that if we don’t regularly reassess the established framework and there’s no regular reminder, we quickly veer away from our initial goal. It also demonstrates how easily our initial ideas and motivations that drive us forward in the project can get lost along the way.

This is formalized from an individual perspective in relation to our reference systems. If well-defined projects involving a dozen people manage to establish a new framework within 24 hours without even realizing it, it sparks a reflection, especially on the group’s influence on our objectives.

We take the time to determine what we want, but once we’re underway, feedback from actions, as well as the perspectives of others, can completely alter the initial intention. Receiving information is one thing, but seeking the right information is another. Most of our environments are not at all experts or concerned enough about what we decide to implement, to provide us with relevant advice and guidance.

At times, these constant feedback loops can become noisier than useful tools for ourselves, causing our attention to scatter, dealing with diverse information to process rather than actionable steps.

Living in a society suffering from a severe FOMO (Fear Of Missing Out) syndrome, the fear of missing out on good information, we forget that not all information is equal. We wouldn’t seek advice from our doctor for mechanical problems, just as we wouldn’t trust our mechanic for a medical diagnosis.

Yet, as we all feel that there might be interesting things in the information flow from others, the further we deviate from our specific framework to reach our goal, the more we risk drifting away from it. Sometimes, it’s not critical, just draining, and we can get back on track. However, it can also sow doubt or diminish our motivation.

Returning regularly to our foundation (initial framework) is crucial, allowing us to pose the right questions and understand what we seek, as well as what feedback we allow ourselves to consider. By repeating this process, focusing on what we believe to be right, taking time to reflect on the successes and failures of our project, and seeking reasons behind both, we’ll know which direction to pursue.

We can then consider various streams of information that we’ll select as valid or at least testable, rather than being caught in the constant flow of questioning and influence from an environment that hasn’t fully understood or defined what’s organizing within our initial framework.

Regularly take the time to remind yourself where you come from in your projects, the different rules that have been set, otherwise, like when we were kids, we risk heading in the wrong direction.

And you, do you maintain the frameworks you set for yourself or those you’ve decided to adhere to?

Take what resonates with you, what is good and just for your journey.

Be One.
Pank

#frameworks #objectives #projects #decisions #influence #feedback #information #society #FOMO #advice #musings #questioning #motivation #orientation #environment #foundation #success #failures #direction #reminder #adherence #hypnosis #selfhypnosis #personaldevelopment #realization #coaching #pankthoughts #wellbeing #hypnotherapy

Réflexions de Pank / Instantané #62 : La présence

Nous sommes dans un monde où la pleine conscience est valorisée. Ces méthodes aident beaucoup de personnes et offrent de réelles opportunités de mieux-être à de nombreux pratiquants. Ces dernières années, j’utilise plutôt la notion de présence. Une logique qui se rapproche, mais qui, pour moi, entraîne un processus cognitif et une orientation de l’attention un peu différente.

Dans cette idée de présence, il y a cette notion de temps et d’espace. Le fameux « ici et maintenant », que j’ai découvert adolescent dans des livres sur le zen. Cette notion m’a facilement parlé grâce aux arts martiaux. Pour autant, plus je pratiquais des styles différents, plus je me rendais compte que nous ne sommes que très rarement présents.

Nous aimons penser que les sports de combat entraînent uniquement des réflexes, des automatismes. Comme dans notre quotidien, nous avons des réponses préétablies en fonction de nos états internes et des situations. Pourtant, combattre comme vivre nous amène à anticiper, prendre en compte un nombre important d’informations pour prendre des décisions stratégiques et adaptatives.

Notre rapport à l’espace et au temps valorise plus ou moins notre expérience, mais il nous permet aussi de gérer ce présent. Il est utile de nous retrouver à l’instant dans un futur afin d’éviter une erreur ou pour prendre de court la question ou la réflexion qui peut suivre. Nous sommes sur un modèle de pensée où le présent peut se dissocier et devenir un passé ou un futur. En réalité, les mots, les suggestions, les transes et les interactions qui sont elles déterminées dans la prononciation de l’instant peuvent entraîner des régressions, progressions, visions sur des plans différents.

La présence est dès lors une prise en compte de ce qui se passe dans le lieu/espace où nous nous trouvons avec des variables temporelles dans un moment qui lui est invariable dans le vécu objectif du présent. S’il est assez facile de se mettre dans une notion au présent et de vivre à la fois ses pensées et ses interactions, il est souvent moins mis en valeur la notion d’ici. Ce mot est complexe parce que particulièrement physique. Nous sommes dans un lieu, mettons au bureau, et pourtant nous pouvons être ailleurs dans le jardin à boire une boisson. Notre oubli du corps, notre transe, nous invite à un voyage onirique éveillé, qui dans du projectif devient notre présence du maintenant sans l’ici.

Pourtant, nous savons qu’une des dispositions de la transe est la qualité de se focaliser, et cela peut être sur l’ici. C’est d’ailleurs ce que nous mettons souvent en place dans des processus inductifs, être au présent dans son corps. Certes, la décomposition de chaque partie de ce corps devient à nouveau un moyen d’être moins présent à ce tout, mais juste s’oublier dans une partie.

L’idée dans la présence est de se mettre en conscience de l’ici, le lieu, les ressentis et les pensées. Un retour dans le corps et dans un monde de faits filtrés. Même si le maintenant se fait sur plusieurs plans, il ne se ramènera que par rapport au vécu de l’ici et non pas de l’ailleurs. Plus nous proposons cette suggestion de l’ici, plus nous sommes dans un état qui se matérialise et qui nous ramène à une perception plus brute de notre réel vécu.

Cela n’empêche pas les absences, les coupures à sa présence et la notion absolutiste de n’être que présent est contre nature, mais nous ramener souvent quand nous sommes dans des états de tensions, de rumination, de stress ou de projection, dans cet ici, qui peut être seulement ce qu’il est et un maintenant de nos états comme de la vie, offre une possibilité de se donner une diminution des excès de récits pour juste être un peu plus.

Et vous, êtes-vous plutôt ici ou maintenant ?

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One.
Pank

#présence #conscience #réalité #hypnothérapie #autohypnose #questionnement #hypnosophie #coaching #HNOhypnose #expérience #flexibilité #psychologie #hypnosemoderne #autohypnose #réflexions #hypnoseinstantanée


English Version

Reflections of Pank / Snapshot #62: Presence

We live in a world where mindfulness is valued. These methods greatly help many people and offer real opportunities for better-being to numerous practitioners. In recent years, I have been using the notion of presence. It’s a logic that is close, but, for me, it involves a slightly different cognitive process and orientation of attention.

In this idea of presence, there is a notion of time and space. The famous « here and now » that I discovered as a teenager in books about Zen. This concept resonated with me easily thanks to martial arts. However, the more I practiced different styles, the more I realized that we are rarely truly present.

We like to think that combat sports only train reflexes and automatisms. Just like in our daily lives, we have pre-established responses based on our internal states and situations. Yet, both fighting and living require us to anticipate, take into account a significant amount of information, and make strategic and adaptive decisions.

Our relationship with space and time more or less influences our experience, but it also allows us to manage the present. It’s useful to be mentally present in the future to avoid an error or to be prepared for the questions or reflections that may follow. We operate on a thought model where the present can dissociate and become either past or future. In reality, the words, suggestions, trances, and interactions that are determined in the pronunciation of the moment can lead to regressions, progressions, and visions on different planes.

Presence is, therefore, a consideration of what is happening in the place/space where we are, with temporal variables in a moment that remains constant in the objective experience of the present. It is relatively easy to be in the notion of the present and experience both thoughts and interactions simultaneously. However, the notion of « here » is often less emphasized. This word is complex because it is particularly physical. We may physically be in a place, like an office, but mentally be elsewhere, like in the garden having a drink. Our neglect of the body, our trance, invites us on a daydreaming journey while being awake, which, in a more projective sense, becomes our presence in the now without being fully « here. »

Nevertheless, we know that one of the dispositions of trance is the ability to focus, and this focus can be on the « here. » In fact, this is something we often implement in inductive processes – being present in our bodies. Certainly, breaking down each part of the body again becomes a way to be less present in the whole, but just losing oneself in a part.

The idea behind presence is to become conscious of the « here, » the place, the sensations, and the thoughts. Returning to the body and a world of filtered facts. Even if the present unfolds on multiple levels, it will only be brought back to the experience of the « here » and not from elsewhere. The more we suggest the notion of « here, » the more we find ourselves in a state that materializes and brings us back to a raw perception of our real experience.

This doesn’t prevent absences, cuts in our presence, and the absolutist notion of being only present goes against human nature. But frequently returning to the « here » when we are in states of tension, rumination, stress, or projection, allows us to simply exist a little more in that moment which can be only what it is and a « now » of our states as well as life. It offers a possibility to reduce the excess of narratives and just be a little more present.

And you, are you more « here » or « now »?

Take what is good and right for you.

Be One.
Pank

#presence #mindfulness #reality #hypnotherapy #selfhypnosis #questioning #hypnosophy #coaching #HNOhypnosis #experience #flexibility #psychology #modernhypnosis #selfhypnosis #reflections #instantaneoushypnosis

Réflexions de Pank / Instantané #59 : Chercher à faire mieux que les générations précédentes

Dans le domaine de l’hypnose et des thérapies brèves, nous avons la chance d’avoir pu poursuivre l’étude et le développement de disciplines encore assez jeunes. En effet, on peut dire que les formes que nous connaissons aujourd’hui ont tout au plus un siècle et demi.

Nos prédécesseurs sont ceux qui ont théorisés et testés de nombreuses choses. Il semble même difficile de pouvoir reproduire toutes leurs expériences. Il est possible qu’en hypnose tout ait déjà été mis à l’épreuve, que ce soit en ce qui concerne la gestion de la douleur, les aspects régressifs ou progressifs, les différentes distorsions d’histoires ou d’états. Les facettes physique et psychique ont été explorés à travers cette notion de transe.

Nous avons donc bénéficié de nombreux retours, et grâce à ce travail, nous avons maintenant la chance de proposer des sessions qui ne ressemblent plus à ce qui était mis en place dans le passé. Nous sommes passés de plusieurs heures de passes magnétiques à quelques minutes d’induction et d’approfondissement pour atteindre un état Esdaile.

De plus, nos compétences en psychothérapie et en accompagnement ont progressé par rapport aux prémices de l’analyse ou aux premières années de la psychologie. Bien sûr, notre discipline est une science humaine dans laquelle il est difficile d’être certain. Nous savons que la plupart des cartographies proposées sont souvent des éléments totalement subjectifs.

Dans le domaine de l’hypnose, il me semble que les générations précédentes, celles qui ont suivi la Seconde Guerre mondiale, ont placé la barre très haut. Il est impressionnant de constater que ce que nous utilisons aujourd’hui a été mis en place entre les années 50 et 90. En l’espace de 40 ans, l’hypnothérapie a réalisé des progrès extraordinaires tant sur le plan médical, opératoire que psychothérapeutique.

Des noms tels que Boynes, Elman, Erickson, Gibbons, Barnett, McGill, Kruger, Kappa ou Tebetts nous ont transmis des connaissances gigantesques, des approches différentes et des possibilités d’exploitation exceptionnelles.

Puis il y a notre génération, une catégorie d’hypnotistes modernes capables de pratiquer toutes les formes, directes ou indirectes, en cabinet comme dans la rue, tout en ayant une connaissance des travaux des anciens et des fondateurs. Nous avons Internet, les groupes, les conventions et les rencontres pour découvrir des méthodes utilisées à travers le monde.

Paradoxalement, il est possible que nous ayons trop de connaissances, ce qui rend parfois difficile le fait de se libérer de ce qui a été proposé. Il est important d’oser adopter de nouvelles perspectives sans tomber continuellement dans le respect des figures d’autorité. Pourtant, nous devrions être les successeurs de ces grands du passé. Nous avons une mission inconsciente de poursuivre l’œuvre qui est partagée depuis plus d’un siècle.

Il est même attendu que nous fassions mieux. Alors, je pense que c’est certainement le cas, comme dans les arts martiaux, nous sommes probablement, de manière générale, à un niveau plus élevé que les générations précédentes. Même si nous aimons écouter les récits des maîtres qui réalisent des sessions extraordinaires, les vidéos disponibles aujourd’hui relativisent ces faits. Nous retrouvons la même situation dans les combats, le jour où nous avons affronté les grands maîtres du passé, nous nous rendons compte que la plupart d’entre eux ne sont pas à la hauteur d’un pratiquant moyen actuel.

C’est normal, ils étaient dans les prémices de la discipline, dans la recherche de processus et de compréhension, tandis que de notre côté, nous avons pu assimiler leurs décennies de connaissances et d’expériences en quelques années. Nous avons réalisé des synthèses et des combinaisons de styles et de principes.

Il est possible que nous n’ayons pas autant de grands noms qui marqueront l’histoire de l’hypnose, mais nous sommes créatifs, synthétiques et certainement beaucoup plus avancés dans la transmission des informations.

Et vous, comment voyez-vous votre place dans l’histoire de l’hypnose ?

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Be One.
Pank

#génération #histoire #présent #hypnothérapie #autohypnose #questionnement #hypnosophie #coaching #HNOhypnose #expérience #flexibilité #psychologie #hypnosemoderne #autohypnose #réflexions #hypnoseinstantanée

English Version

Reflections by Pank / Snapshot #59: Striving to Outdo Previous Generations

In the field of hypnosis and brief therapies, we are fortunate to have been able to continue studying and developing relatively young disciplines. Indeed, the forms we are familiar with today are at most a century and a half old.

Our predecessors are those who theorized and tested numerous things. It even seems challenging to replicate all of their experiments. It’s possible that in hypnosis, everything has already been put to the test, whether it’s pain management, regressive or progressive aspects, or different distortions of stories or states. The physical and psychological facets have been explored through the notion of trance.

As a result, we have received numerous insights, and thanks to this work, we now have the opportunity to offer sessions that differ significantly from past approaches. We have transitioned from several hours of magnetic passes to a few minutes of induction and deepening to achieve an Esdaile state.

Moreover, our skills in psychotherapy and guidance have advanced compared to the early days of analysis or the early years of psychology. Of course, our discipline is a social science in which certainty is difficult to attain. We are aware that most proposed frameworks are often entirely subjective.

In the field of hypnosis, it seems that the previous generations, those following World War II, set the bar very high. It is impressive to note that what we use today was established between the 1950s and 1990s. In just 40 years, hypnotherapy has made extraordinary progress in medical, surgical, and psychotherapeutic realms.

Names such as Boynes, Elman, Erickson, Gibbons, Barnett, McGill, Kruger, Kappa, and Tebetts have imparted immense knowledge, different approaches, and exceptional exploitative possibilities.

Then there’s our generation, a category of modern hypnotists capable of practicing all forms, both direct and indirect, in clinical settings as well as on the streets, all while being acquainted with the works of the elders and founders. We have the internet, groups, conventions, and encounters that allow us to discover methods used worldwide.

Paradoxically, it’s possible that we have too much knowledge, which sometimes makes it challenging to break free from what has been proposed. It is crucial to dare to adopt new perspectives without continuously falling into deference towards figures of authority. Yet, we should be the successors of these greats from the past. We have an unconscious mission to continue the work that has been shared for over a century.

There is even an expectation for us to do better. So, I believe it is indeed the case that, like in martial arts, we are probably, in general, at a higher level than previous generations. Even though we enjoy listening to the tales of masters who conduct extraordinary sessions, the available videos today put things into perspective. We encounter the same situation in combat: when we faced the grand masters of the past, we realized that most of them do not measure up to an average contemporary practitioner.

It’s natural; they were in the early stages of the discipline, exploring processes and understanding, while we have been able to assimilate decades of their knowledge and experience in just a few years. We have synthesized and combined styles and principles.

It’s possible that we may not have as many prominent figures who will leave a lasting mark on the history of hypnosis, but we are creative, synthetic, and certainly much more advanced in transmitting information.

And you, how do you see your place in the history of hypnosis?

Take what is good and right for you.
Be One.
Pank

#generation #history #present #hypnotherapy #selfhypnosis #questioning #hypnosophy #coaching #HNOhypnosis #experience #flexibility #psychology #modernhypnosis #selfhypnosis #reflections #instantaneoushypnosis

Réflexions de Pank / Instantané #58 : Notre ami, l’instinct de survie

Il est parfois difficile d’accepter que ce que nous mettons en place est souvent le résultat d’une bonne intention dans le cadre de la survie. Il est certain que nous avons certainement « évolué » plus rapidement que notre cerveau et nos programmes initiaux. Par exemple, nous savons que la dopamine, qui nous permettait de sélectionner les choses positives pour notre continuité, est devenue en quelque sorte responsable de nombreuses addictions.

Cela étant dit, il est quand même utile de se rappeler que nous avons fonctionné pendant de nombreuses années de notre vie comme des animaux. Avant de trouver des solutions cohérentes et applicables avec des comportements adéquats, nous nous sommes débrouillés avec les moyens du bord, en utilisant nos réponses primitives pour survivre sur tous les plans : physique, psychologique et émotionnel.

En cabinet, nous pouvons observer régulièrement des personnes qui se sentent inadaptées dans les réactions qu’elles manifestent. On peut reprendre la réflexion du #57 sur le succès. La répétition du fait de toujours en faire plus pour échapper à l’idée que nous resterons coincés dans nos situations de jeunesse sans jamais atteindre une phase de satisfaction peut devenir épuisante et décourageante au fil des décennies.

Nous répétons plus ou moins consciemment les comportements qui nous semblent bénéfiques. Je dis bien « semblent » car la cigarette que tu fumes pour te détendre peut te sembler être la solution idéale. De plus, les bénéfices sont parfois trompeurs, car ce qui était bénéfique aujourd’hui peut devenir nuisible dans quelques années. Si vous avez recours à une douceur sucrée pour vous apaiser lors d’une montée de stress, cela peut être périodiquement positif, mais si vous le faites à chaque montée de stress, vous risquez d’endommager votre corps.

Néanmoins, je pense qu’il est tout de même important d’avoir un peu de gratitude envers nos schémas comportementaux passés. Certes, ils ont pu causer quelques problèmes, et certes cela peut sembler un peu paradoxal, mais si nous en sommes conscients aujourd’hui, nous pouvons admettre que notre mission de survie a plutôt bien fonctionné. Parfois, il faut effectuer des ajustements pour continuer à prolonger notre temps de vie 😊

Mettre à jour nos logiciels avec de nouvelles compétences et s’adapter, ce qui demande souvent plus de discipline dans un premier temps. Nous avons des comportements modernes qui vont clairement à l’encontre de notre instinct, mais qui sont socialement et logiquement bien plus bénéfiques. Le ratio bénéfice/perte est toujours présent. C’est également pour cette raison que stopper des réactions instinctives peut parfois être difficile, car nous ne comprenons pas que la dépense d’énergie/attention soit meilleure que de répéter un modèle qui, à long terme, a montré un gain (notre survie), même si nous sommes aujourd’hui en danger, que ce soit pour notre santé ou notre situation.

Il est important de prendre en compte le fait que nous sommes des animaux, dotés de compétences naturelles que nous pouvons optimiser grâce à l’apprentissage et au conditionnement. Cela peut apaiser nos erreurs et ouvrir la voie à de nouvelles décisions et attitudes. Certes, cela demandera des efforts pour dompter les automatismes obsolètes, mais le succès nous permettra de continuer à vivre de mieux en mieux.

Et vous, avez-vous mis à jour des schémas primitifs ?

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Be One.
Pank

#animal #primitif #basique #schéma #hypnothérapie #autohypnose #questionnement #hypnosophie #coaching #HNOhypnose #expérience #flexibilité #psychologie #hypnosemoderne #autohypnose #réflexions #hypnoseinstantanée


English Version

Reflections by Pank / Snapshot #57: Allowing Success

We can aspire to success without ever being clear about what will truly bring us satisfaction. It is true that our competitive society educates us to « face » obstacles and strive to become the best. It’s also interesting to note the influence of American series and films, which promote the American Dream, a fantasy of achieving success by starting from nothing and reaching the highest levels.

However, by constantly consuming these ideas of performance, whether consciously or not, we can develop excessive expectations and desires for our lives. The media presents a visualization of happiness for those who have achieved the ultimate goal. It’s often materialistic, and we cannot deny that money contributes to happiness.

It’s easy to convince ourselves that what we lack is the determining factor in achieving satisfaction in our lives.

Surprisingly, there are individuals who, despite being perceived as successful, do not feel that way or continue to chase after things that, superficially, will not bring them more than what they already have. This behavior reveals a certain dissociation in their lived experiences.

There is a denial of reality, an internal script that repeats itself tirelessly, often tied to family history. When we examine the facts and demonstrate that many aspects indicate success, there is a malfunction. There is a discourse about the fear of lacking or being unable to stop, without ever leading to joy or contentment.

If we are fortunate to work with individuals who exhibit this personality, they often express regressive speeches or regressions to the cause. They realize that the driving force behind their success is an oppressive internal discourse, an injunction not to remain in the state of their family or educational system.

These adults fight against illusions, against parents or educators who no longer hold such discourse or have that relationship. However, the structure of their actions crystallized in the past, creating the impression that it is the neurosis acting without the adult’s awareness.

When we take the time to redefine our priorities, the elements that nourish this part of ourselves, as well as all other dimensions of our being, there is a materialization of what the objective represents. It takes shape, providing words and emotions that define success. This moment is often crucial, as it gradually enables us to become aware of success and, even more importantly, to allow ourselves to recognize it.

At that moment, a realization occurs: what seemed insufficient becomes satisfying, even excessive. There is a leap in the timeline. The individual who was stuck in the past jumps into the present, opening the door to a perception of reality that, in line with the right to be content, soothes, fulfills, and brings happiness.

And you, are you able to recognize your successes? Do you give yourself the permission to define and feel your accomplishments?

Take what is good and right for you. Be one.

Pank

#success #achievement #hypnotherapy #selfhypnosis #questiosophy #hypnosophy #coaching #hnohypnosis #Experience #flexibility #Psychology #modernhypnosis #selfreflection #instanthypnosis

Réflexions de Pank / Instantané #56 : Tolérer

Pour les personnes qui me suivent, vous savez qu’il y a quelques années, j’ai mis en place un système basé sur les processus hypnotiques que j’avais étudiés avec l’EFT (Emotional Freedom Technique) (https://www.emofree.com/), le TPA. Le système à pour but de passer des étapes : tolérer-permettre-accepter.
Vous pouvez obtenir l’essai que j’ai écrit sur ce sujet gratuitement ici : https://www.pankhypnose.com/programmes-gratuits.

Il est difficile pour nous d’accepter les choses et cela est assez normal. Nous réagissons naturellement avec des formes de réaction voire de rejet face à certains sujets. Nous savons que les croyances et les valeurs peuvent nous diviser, et il est toujours illusoire de prétendre que nous pouvons accepter l’autre par simple demande.
Dans notre monde qui se veut à la fois plus inclusif et paradoxalement plus communautaire, nous sommes « contraints d’accepter » des personnes qui peuvent ne pas correspondre à ce que nous connaissons ou apprécions.

Cette dynamique est un paradoxe. Ce n’est pas parce qu’une personne haineuse envers un groupe ethnique, social ou politique se voit contrainte d’accepter une loi, une règle ou un statu quo, qu’elle le fera. Le pire est sûrement de nourrir encore plus cette personne dans une détestation qui est alimentée à ses yeux par des doctrines proches du totalitarisme.

Comme pendant l’URSS, la Chine maoïste ou les régimes nazis, il y avait peu de chances d’avoir une vie tranquille si vous ne validiez ni n’acceptiez la doxa gouvernementale. C’était la seule bonne façon de penser pour le groupe, le commun, donc la juste. Seulement, sans opposants voire des résistants (qui n’étaient pas si nombreux que ça), il est possible que certains régimes dictatoriaux soient encore présents. C’est le cas dans de nombreux pays à travers le globe, mais apparemment cela n’intéresse pas nos médias.

Alors cette inquisition visant à imposer l’acceptation est contre-productive, elle engendre de la haine et pourrait même conduire à une surcompensation si les choses s’inversent. Nous connaissons les tenants et aboutissants des guerres ethniques dans de nombreuses contrées où les victimes sont devenues les pires bourreaux.

Il existe néanmoins une option sur laquelle nous pourrions déjà travailler : la tolérance. À mes yeux, c’est une posture dite haute, et clairement nous ne sommes ni dans l’amour ni dans la bienveillance. Mais ne nous leurrons pas, ce n’est pas non plus le cas lorsque les gens se taisent pour éviter des procès ou des amendes. L’absence d’émission d’un jugement de haine ne signifie pas l’absence de ce dernier, qui, à un moment ou à un autre, devra s’exprimer.

L’étymologie du mot « tolérance » remonte au latin « tolerantia », dérivé du verbe « tolerare », qui signifie « supporter » ou « endurer ». Je trouve que cette notion de support et d’endurance est un élément proactif certainement difficile à mettre en pratique pour beaucoup, mais qui peut, au moins dans cette position élevée, éviter la propagation de la haine. Oui, ce n’est pas une vision égalitaire vis-à-vis des autres, il y a peut-être même une sensation de supériorité (qui peut dériver), mais il y a un aspect « égotique » que la religion a très bien exploité.

Parce que vous êtes plus « sage, éveillé, avancé », vous ne vous laissez pas aller aux bas instincts. Vous permettez ainsi à l’autre d’être lui-même. Sans l’approuver, sans l’apprécier et encore moins l’aimer, mais au moins, il a le droit d’exister sans être agressé ou violenté.

Adopter une attitude de tolérance demande des efforts. Le rejet est clairement plus simple, mais aujourd’hui, il me semble que plutôt que d’accuser de nourrir encore plus de haine et de frustration, nous devrions essayer d’éduquer les gens à changer leur état d’esprit, à se dire que c’est un effort qu’ils peuvent faire et à éviter simplement les interactions qui « dérangent ».

L’être humain, à mes yeux, n’est ni bon ni forcément particulièrement malin, mais il est capable d’utiliser son potentiel avec les bonnes orientations, sans inquisition, petit à petit, jour après jour. C’est un processus long, qui échouera de nombreuses fois. Même si Berne explique que l’indifférence est la pire des choses, il semble qu’avec de la tolérance, nous puissions développer une capacité d’endurance, une certaine distanciation, puis un désintérêt. Ce sera certes un monde moins connecté, plus distant, mais plus apaisé et moins dominé par le désir de voir l’autre disparaître.

Et vous, trouvez-vous tolérant dans certaines situations ou avec certaines personnes ?
Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Be One
Pank

#Tolérer #permettre #accepter #TPA #hypnotherapie #autohypnose #questiosophie #hypnosophie #coaching #hnohypnose #Experience #flexibilité #Psychologie #hypnosemoderne #autohypnose #réflexions #hypnoseinstantanée


English Version

Reflections by Pank / Snapshot #56: Tolerate

For those who follow me, you know that a few years ago, I implemented a system using hypnotic processes that I studied with EFT (Emotional Freedom Technique) (https://www.emofree.com/).
You can get the essay I wrote on this topic for free here: https://www.pankhypnose.com/programme….

It is difficult for us to accept things, and that is quite normal. We naturally react or even reject certain subjects. We know that beliefs and values can divide us, and it is always unrealistic to claim that we can accept others simply by asking. In our world, which strives to be more inclusive and paradoxically more community-oriented, we are forced to accept people who may not correspond to what we know or appreciate.

This dynamic is a paradox. It is not because a person harbors hatred towards an ethnic, social, or political group that they will accept a law, a rule, or a status quo. The worst part is that it might further feed their hatred, which is fueled in their eyes by doctrines close to totalitarianism.

Just like during the USSR, Maoist China, or Nazi regimes, there was little chance of leading a peaceful life if you did not validate or accept the governmental doctrine. It was the only right way of thinking for the group, the community, and therefore, the just way. However, without opponents or even resistors (who were not that numerous), some dictatorial regimes might still be present. This is the case in many countries around the globe, but apparently, it does not interest our media.

So, this inquisition to impose acceptance is counterproductive; it breeds hatred and could possibly lead to overcompensation if things reverse. We know the causes and consequences of ethnic wars in many regions, where victims have become the worst executioners.

However, there is an option we could already work on: tolerance. In my opinion, it is an elevated stance, and clearly, it is not about love or kindness. But let us not deceive ourselves; the absence of expressing hateful judgment does not mean its absence, as it will eventually manifest itself.

The etymology of the word « tolerance » dates back to the Latin word « tolerantia, » derived from the verb « tolerare, » which means « to endure » or « to bear. » I find that this notion of support and endurance is a proactive element, certainly difficult for many, but it can, at least in this elevated position, prevent the proliferation of hatred. Yes, it is not an egalitarian view of others; there may even be a sense of superiority (which can deviate), but there is an « egotistic » aspect that religion has exploited quite well.

Because you are more « wise, awakened, advanced, » you do not succumb to baser instincts. Instead, you allow the other person to be themselves. Not approving, not appreciating, and certainly not loving them, but at least, they have the right to exist without being attacked or violated.

Adopting a mindset of tolerance is a challenging task that requires effort. Rejection is clearly easier, but today it seems to me that instead of accusing others of further nourishing hatred and frustration, we should try to educate and change our mindset. We need to understand that it is an effort we can make and simply avoid interactions that « disturb » us.

To me, the human being is neither inherently good nor particularly intelligent, but they are capable of harnessing their potential with the right guidance, without inquisition, gradually, day after day. It is a long process that will fail numerous times. Even though Berne explains that indifference is the worst thing, it seems that with tolerance, we can develop the ability to endure, to create distance, and eventually disinterest. It will undoubtedly be a less connected, more distant world, but it will be more peaceful and less driven by the desire to make the other disappear.

What about you? Do you consider yourself tolerant in certain situations or with certain people?

take what is good and just for you.
Be One
Pank

Réflexions de Pank / Instantané #55 : Tony !! Pourquoi es-tu devenu commercial Neo Big Pharma!!

Je vais vous faire une vidéo pour parler de LifeForce de Tony Robbins, mais là je suis saturé de mon audiobook. Pour nous, les hypnos et les PnListes, nous connaissons Anthony Robbins comme l’un des plus grands coachs américains encore en vie. Il est absolument incroyable dans son travail et il a réussi à populariser les techniques de la PNL, sans que personne ne sache vraiment que c’était sa base de travail.

Nous savons que pendant le stage « Unleash the Power Within », il laisse la place à d’autres coachs pour parler de bonne santé, d’hygiène de vie, etc. Je comprends qu’il ait besoin de proposer des notions complémentaires au travail psychique. Je le répète souvent, nous sommes certes des êtres de pensées, mais attention, nous sommes aussi particulièrement biologiques.
Il est important de prendre en compte les réalités physiques et chimiques de notre corps. Au travers des transes, des suggestions, des travaux physiques et de l’attention portée à l’alimentation, nous pouvons modifier voire corriger certaines facettes de notre corps biologique. Inversement, le corps et la chimie de notre être ont un impact sur notre état psycho-émotionnel.

Cependant, dans le livre Lifeforce que Robbins a édité en 2022, Tony passe son temps à nous parler de sa mission : faire en sorte que nous ne vieillissions plus, que nous ne soyons plus malades, que les médecins de la biotechnologie transforment nos vies. Pendant 25 chapitres, il nous parle de nouvelles technologies avec des conséquences extraordinaires sur la santé de personnes qui étaient malades.

Tout au long de l’ouvrage, il suit le schéma classique des livres américains : il présente une technologie, fait du name-dropping, donne des figures d’autorité avec des citations, puis il vend le produit et fournit des éléments scientifiques. Enfin, il donne des exemples et des témoignages d’expérience, avant de donner l’adresse internet et le coupon de réduction « from Tony ».

J’avoue que je reste un lecteur qui attend d’un livre de Robbins des réflexions ou des techniques de PNL ou autres. Mais non, c’est 800 pages de vente de produits, de promesses, de futurisation. J’ai l’impression de regarder un téléachat de basse qualité avec des idées qui semblent être celles d’un gourou qui vend toujours plus.

Il ne cesse de dire que c’est sa chemin de vie pour le bien du monde, mais quand on regarde les prix, on se dit qu’il est un dealer de Néo-big pharma. Il parle de performance pour les athlètes avec des produits qui sont interdits car dopants dans la plupart des disciplines.

J’ai eu l’impression d’avoir un Elon Musk qui me vend la grandeur des technologies du futur. Je suis pourtant un geek et un technophile, mais ce livre me donne l’impression que le côté illimité de Tony est désormais caduc et que la pensée, la psyché et les choses de l’esprit sont secondaires, revenant à une philosophie plus matérialiste.

On a perdu le soldat Tony, et je trouve que ça casse un peu l’image des choses qu’il vend depuis des décennies. Je ne comprenais pas pourquoi le livre était gratuit aux États-Unis, où l’on ne paie que les frais de port, et maintenant je comprends que c’est simplement l’achat d’un catalogue pour une santé du futur destiné aux personnes riches vivant aux États-Unis.

Et vous, allez-vous acheter ce dernier opus de Tony ?
Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Be One
Pank

#TonyRobbins #PouvoirIllimité #Lifeforce #livre #forcedevie #hypnotherapie #autohypnose #questiosophie #hypnosophie #coaching #hnohypnose #Experience #flexibilité #Psychologie #hypnosemoderne #autohypnose #réflexions #hypnoseinstantanée


English Version

Pank’s Reflections / Snapshot #55: Tony!! Why did you become a salesman!!

I am going to make a video to talk about Tony Robbins’ LifeForce, but right now I am overwhelmed by my audiobook. For us, hypnotherapists and NLP practitioners, we know Anthony Robbins as one of the greatest living American coaches. He is absolutely incredible in his work and has managed to popularize NLP techniques, without anyone knowing that it was his foundation.

We know that during the « Unleash the Power Within » event, he invites other coaches to talk about good health, hygiene, etc. I understand that he needs to offer complementary knowledge to the psychological work. I often repeat it, we are indeed beings of thoughts, but beware, we are also particularly biological.

It is important to take into account the physical and chemical realities of our bodies. Through trances, suggestions, physical work, and attention to nutrition, we can modify or even correct certain aspects of our biological bodies. Conversely, our bodies and being’s chemistry have an impact on our psycho-emotional state.

However, in the book Lifeforce that Robbins published in 2022, Tony spends his time talking to us about his mission: to ensure that we no longer age, that we are no longer sick, that biotechnology doctors transform our lives. Throughout 25 chapters, he talks about new technologies with extraordinary consequences for the health of people who were ill.

Throughout the book, he follows the classic pattern of American books: he presents a technology, name-drops, provides authority figures with quotes, then sells the product and provides scientific evidence. Finally, he gives examples and testimonials of experiences, before giving the internet address and the « from Tony » discount coupon.

I admit that I remain a reader who expects reflections or NLP techniques from a Robbins’ book or others. But no, it’s 800 pages of selling products, promises, and future scenarios. I feel like I’m watching a low-quality infomercial with ideas that seem to come from a guru who always sells more.

He constantly says it’s his mission, for the good of the world, but when you look at the prices, you realize that he is a dealer of Neo-Big Pharma. He talks about performance for athletes with products that are banned as doping in most disciplines.

I had the impression of having an Elon Musk selling me the greatness of future technologies. I am a geek and a technophile, but this book gives me the impression that Tony’s unlimited side is now obsolete and that thought, psyche, and matters of the mind are secondary, returning to a more materialistic philosophy.

We have lost the soldier Tony, and I think it breaks a little bit the image of the things he has been selling for decades. I didn’t understand why the book was free in the United States, where you only pay for shipping, and now I understand that it’s simply the purchase of a catalog for a future health intended for wealthy people living in the United States.

And you, will you buy this latest opus of Tony?

take what is good and just for you.
Be One
Pank

#TonyRobbins #UnlimitedPower #LifeForce #book #lifeforce #hypnotherapy #selfhypnosis #questiosophy #hypnosophy #coaching #HNOhypnosis #Experience #flexibility #Psychology #modernhypnosis #selfhypnosis #reflections #instantaneoushypnosis

Réflexions de Pank / Instantané #52 : Le manque d’écoute

Il est effrayant de constater que nous (et je m’inclus) soyons tellement mauvais à écouter. J’entends des grands mots martelés en développement personnel comme l’amour. « Aimez les autres, donnez votre amour » et consort, alors que factuellement, on n’arrive pas à prendre le temps d’écouter l’autre. Pas l’entendre comme une visio en train de marcher, ou un appel dans la voiture. Je le vois quotidiennement en cabinet, certaines personnes me disent que même si je suis un connard fatiguant, ils ont l’impression d’avoir été pris en compte. Et pourtant, je vanne, j’attaque et j’agresse, mais je m’intéresse aux mots, à la prosodie et à tout ce qui pourrait me donner des indices pour poser encore plus de questions et faire naître une réponse, voire une expression plus profonde.

Nous souhaitons de l’attention, nous parlons d’émotion profonde, mais nous n’avons pas d’écoute sincère. On le sait, nos livres regorgent de conseils sur comment mieux communiquer, comment faire passer des idées, influencer ou suggérer. Mais alors pourquoi sommes-nous incapables de fermer notre bouche et d’ouvrir nos oreilles ? Est-ce que notre attention à l’écoute est elle aussi en train de se « tiktokiser » ? Est-ce que nous sommes dans une ère d’écoutes à temps réduit ?

On pourrait ne pas y porter plus d’importance, pourtant, il y a un réel besoin de cette écoute. De ces moments d’écoute, de ces qualités d’écoute. Nous sommes des personnes en recherche d’interaction, de reconnaissance. Et comme nous ne sommes plus capables de ressentir la satiété de l’écoute, nous restons affamés. Nous voyons que petit à petit, nous cherchons, puis nous pouvons nous isoler. Nous nous adonnons à des addictions, nous nous perdons dans le virtuel comme dans le réel. Et nous oublions que la seule chose qui pouvait soulager était une oreille, du temps et de l’attention sincère.

On le voit en consultation quand, à un moment donné, une émotion décide de passer devant le voile des mots. Quand cet instant arrive, il y a chez le partenaire cette sensation qu’enfin, il existe, qu’il est pleinement lui-même, bon, con, gentil, idiot ou malin. Il redevient, à travers l’écoute, un être vivant considéré.
Il est de nouveau une personne, pas un pathos, pas un récit, pas une histoire tumultueuse, il redevient juste un peu lui. Ces quelques instants, on peut les offrir dans nos quotidiens. Nos vies sont-elles tellement incroyables que nous ne soyons plus capables de prendre le temps d’écouter ? Non, vous n’allez rien gagner, non, on ne va pas vous donner une reconnaissance particulière. La personne qui va être écoutée ne va parfois même pas s’en rendre compte. Et pourtant, cela peut changer, sans éclat ni trompette, son rapport à soi. Son rapport à l’existence.

Alors, si vous voulez donner quelque chose quotidiennement pour juste du bien, offrez votre silence, votre regard, votre intérêt, votre temps et votre écoute. Cela pourrait redonner de la vie à ces êtres que nous croisons, qui oublient leur existence à nu, juste sans leurs masques.

Et vous, aimez-vous écouter l’autre ?

Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Be One
Pank Hno

#écoute #vie #attention #hypnotherapie #autohypnose #questiosophie #hypnosophie #coaching #hnohypnose #Experience #flexibilité #Psychologie #hypnosemoderne #autohypnose #réflexions #hypnoseinstantanée

Réflexions de Pank / Instantané #47 : Argent et thérapie #1

Notre dernier podcast sur l’argent ((lien vers la vidéo : https://youtu.be/tFao4A9J9m) a suscité de belles réflexions. En tant que praticiens d’accompagnement, que ce soit avec l’hypnose ou toute autre méthode, il peut parfois être difficile de considérer l’argent comme un élément central de notre profession. Sur ce point, nous sommes aux antipodes des Anglo-Saxons qui peuvent facilement facturer plusieurs centaines de dollars pour une séance.

On peut se dire que la santé ne devrait pas coûter cher, et c’est le cas en France. En revanche, en ce qui concerne la santé mentale, il y a vraiment de tout. Hier, lors d’un entraînement, l’un de mes camarades m’a partagé le coût de son pédopsychiatre qui lui impose de ramener son enfant atteint de TDAH tous les mois pour renouveler l’ordonnance. La séance de 15 minutes est facturée 150€, ce qui représente un budget de 1800 euros pour 3 heures de consultations, soit un taux horaire de 600 euros. Une amie kiné m’a justement fait remarquer que les années d’études peuvent aussi expliquer pourquoi certains proposent leurs services à des prix élevés. D’un autre côté, dans le podcast, j’ai donné l’exemple des kinésithérapeutes qui reçoivent des demandes via la sécurité sociale, mais qui sont rémunérés seulement 16,3€ par séance (ce qui explique que lorsqu’on va chez certains d’entre eux, on se retrouve au fitness park avec cinq autres personnes). Si l’on y réfléchit, même si nos formations sont coûteuses, en deux mois, on peut être sur le marché et générer un chiffre d’affaires. Cela nous différencie des psychologues et autres professions qui doivent passer plusieurs années avant de commencer à pratiquer. Je peux comprendre que beaucoup de thérapeutes nous considèrent comme des amateurs, compte tenu de nos tarifs par rapport à notre expertise de formation…

Je pense que l’esprit français a parfois du mal avec l’argent, que ce soit pour en gagner ou pour faire payer. Parce que le mieux-être peut sembler être un service à part. Alors que factuellement, c’est un business comme un autre. Si l’on réfléchit correctement, la chirurgie esthétique, qui est souvent considérée comme un confort plutôt qu’une nécessité thérapeutique, peut être abordée de la même manière que les disciplines complémentaires.

Imaginez, maintenant, que je vous propose d’être un praticien du confort grâce à l’hypnose ou au coaching. Légalement, vous n’êtes pas le thérapeute de qui que ce soit, étant donné que seuls les psychologues et les psychiatres sont habilités. Vous êtes simplement un bonus. C’est comme si vous étiez un supplément ou une option complémentaire. Vos prestations sont simplement un ajout à la démarche initiale. Qu’est-ce qui vous empêcherait de développer un gros business axé sur le bien-être et le confort premium ?

Il est certain que nous pouvons nous limiter nous-mêmes dans nos démarches et dans la proposition de nos services. Nous pouvons penser qu’une séance à 70-80 euros est chère, ou nous pouvons simplement considérer que, comme il s’agit d’une option, d’un supplément sur la pizza, nous pouvons proposer des séances à 150€. C’est simplement un confort supplémentaire, et non un objectif thérapeutique. Je comprends que ce que je vous propose puisse vous déranger, mais j’ai l’impression que les Américains pensent de cette manière.

La différence est que même si je propose une séance à 150 dollars, cela peut être moins cher que de consulter un spécialiste médical possédant un doctorat, qui facturerait le double. Nos systèmes de prestations sociales et même les bonnes initiatives, telles que celle de proposer des séances « gratuites » aux jeunes avec des psychologues, peuvent nous amener à réfléchir sur les tarifs. Je vous rappelle qu’en marketing, il y a les 4P : produit, prix, place et promotion. La perception de notre métier et de nos services, notre produit, peut changer tout notre modèle économique et, par conséquent, les tarifs peuvent être fixés à des niveaux élevés.

À quel salaire mensuel estimeriez-vous vivre confortablement dans votre situation actuelle ?

Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One

Pank