Réflexions de Pank / Instantané #428 : Le pouvoir du « teasing »

L'auteur analyse le phénomène du "teasing" dans la politique et les médias, soulignant comment il cultive la passivité et l'anticipation. Il compare cette stratégie à celle de l'industrie du divertissement et explore ses conséquences psychologiques et sociales, comme la création d'attentes irréalistes et le désir obsessionnel. Le texte met en garde contre les dangers de cette pratique, qui peut briser les espoirs et les efforts constructifs, en particulier dans les relations internationales.

Nous le voyons quotidiennement en politique et dans les médias sociaux : l’attente d’une annonce ou d’un mouvement, la projection de ce qu’un récit ne cesse de répéter, nous apprend à devenir des personnes de plus en plus passives. Nous attendons, en nous créant nous-mêmes des histoires et des hypothèses sur des faits.

On le voit avec une rencontre complètement bancale entre Trump et Poutine. Les citoyens du monde, et plus encore les Ukrainiens ou les Russes, imaginent d’autant plus que le président américain, exactement comme son industrie du divertissement, envoie des « teasers » à la terre entière.

C’est l’idée d’un récit que tu répètes tellement qu’il peut devenir un possible dans les actes. Et si ce n’est pas le cas, on peut toujours crier au scandale, parce que l’attente que les gens avaient n’était pas assez dans la réalité. N’avez-vous juste fait des annonces pour motiver sans ne rien promettre ?

Dans la vie, cette stratégie de suggérer peut concerner quelque chose que personne n’aura, ou qu’une infime partie des intéressés. Et parce que chacun souhaite obtenir ce qu’il n’aura pas, ou peut-être pas dans la forme attendue, une demande, un désir, une envie s’éveille, quitte à devenir une obsession, où certains sont capables de tout pour l’obtenir.

Il y a autant sur les produits de luxe que sur les personnes qui semblent tellement inaccessibles, un regard totalement absorbé par une transe de « futurisation », et les « storytelling » internes peuvent mener aux crimes.

Alors, quand on donne des espoirs comme le président américain aime à le faire, il est important de diminuer le « teasing » qui pourrait briser des morales et des énergies constructives qui se battent pour apaiser les tensions. La vie est un commerce avec des « teasers » des produits à venir, mais tout le monde n’est pas prêt à accepter ce modèle plein d’illusions et de déceptions.

Prenez ce qui est juste et bon pour vous.
Be One
Pank

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Reflections from Pank / Snapshot #427: The Power of « Teasing »

We see it daily in politics and social media: the anticipation of an announcement or a movement, the projection of a story that is constantly repeated, teaches us to become increasingly passive individuals. We wait, creating our own stories and hypotheses about the facts.

We see this with a completely unbalanced meeting between Trump and Putin. Citizens of the world, and even more so Ukrainians or Russians, imagine that the American president, just like his en: tertainment industry, sends « teasers » to the whole world.

It’s the idea of a narrative that you repeat so much that it can become a possibility in actions. And if that’s not the case, you can always cry scandal because the public’s expectations weren’t grounded enough in reality. Did you just make announcements to motivate without promising anything?

In life, this strategy of suggesting can concern something that no one will get, or that only a tiny fraction of those interested will. And because everyone wants to obtain what they won’t have, or perhaps not in the form expected, a demand, a desire, a longing awakens, even to the point of becoming an obsession, where some are capable of anything to get it.

With luxury products as with seemingly inaccessible people, there is a gaze totally absorbed by a trance of « futurization, » and internal « storytelling » can lead to crimes.

So, when giving hope as the US president likes to do, it’s important to reduce the « teasing » that could break morals and constructive energies that fight to ease tensions. Life is a business with « teasers » of upcoming products, but not everyone is ready to accept this model full of illusions and disappointments.

Take what is right and good for you.
Be One
Pank
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Réflexions de Pank / Instantané #402 : Quand la toute-puissance peut tout

Ce texte explore comment le sentiment de toute-puissance peut nous amener à distordre la réalité, à imposer notre vision aux autres, et à justifier des actes préjudiciables. Il invite à la prise de conscience et à l'humilité.

Nous le voyons d’un point de vue politique actuellement, où la toute-puissance militaire se permet de changer les règles, mais plus encore les récits. C’est exactement ce que nous pouvons vivre nous-mêmes dans nos quotidiens avec ce qui se passe dans nos vies. Nous ne pouvons pas tout contrôler et il nous arrive souvent de ne pas être capables de gérer quoi que ce soit ; nous subissons des éléments systémiques, biologiques ou interpersonnels.

Inversement, nous pouvons nous retrouver dans des situations où nous nous sentons solides et surtout dans des positions fortes, stables et permettant de prendre des décisions ou d’avoir des comportements impactants, sur nos vies et celles qui nous entourent.
C’est à ces moments que les faits, les annonces ou les conséquences deviennent pour nous moins engageants.

Pourquoi ? Parce que nous nous mettons en mode « toute-puissance » et dans une position qui nous fait croire que nous n’aurons pas de problème ou de conséquence. Nous arrivons à distordre les paroles et les comportements que nous avons pu avoir, pour que cela rentre dans les actes que nous mettons en place.

La toute-puissance biaise et fait réécrire les récits intérieurs, comme si l’espace-temps et ce qui a été fait n’étaient pas la résultante de ce que nous avons initié. Il est passionnant de voir que nous transformons les faits par une histoire que nous intégrerons en nous-mêmes comme étant le « réel ».

La toute-puissance impose les histoires, les actes, les paroles et fait se soumettre les autres, systèmes, humains et pensées à des illusions égotiques pouvant arriver à des morts, des exterminations et de la misère, en considérant que tout ce qui a été fait était pour le BIEN.

Prenez ce qui est juste et bon pour vous.
Be One
Pank
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Reflections by Pank / Snapshot #402: When omnipotence can do anything

We see it from a political point of view nowadays, where military omnipotence allows itself to change the rules, but even more so the narratives. This is exactly what we can experience ourselves in our daily lives with what happens in our lives. We cannot control everything and it often happens that we are not able to manage anything; we undergo systemic, biological or interpersonal elements.

Conversely, we can find ourselves in situations where we feel solid and especially in strong, stable positions that allow us to make decisions or have impactful behaviors, on our lives and those around us.
It is at these moments that the facts, the announcements or the consequences become less engaging for us.

Why? Because we put ourselves in « omnipotence » mode and in a position that makes us believe that we will not have any problems or consequences. We manage to distort the words and behaviors that we may have had, so that this fits into the actions that we put in place.

Omnipotence biases and rewrites inner narratives, as if space-time and what has been done were not the result of what we initiated. It is fascinating to see that we transform the facts by a story that we will integrate within ourselves as being the « real ».

Omnipotence imposes stories, acts, words and makes others, systems, humans and thoughts submit to egotistical illusions which can lead to deaths, exterminations and misery, considering that everything that has been done was for the GOOD.

Take what is right and good for you.
Be One
Pank
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Réflexions de Pank / Instantané #357 : On ne peut rien contre les croyances

L'article explore la persistance et l'influence des croyances dans la vie humaine, même face à la rationalisation et aux avancées scientifiques. Il souligne comment les croyances, souvent renforcées par des récits et des métaphores, façonnent notre perception de la réalité et peuvent conduire à des interprétations subjectives, voire à des dénis de faits. L'auteur évoque une vision bouddhiste et platonicienne de la réalité comme une illusion, invitant à une réflexion personnelle sur ce qui est perçu comme bon et juste.

On pourrait penser que la rationalisation des choses et l’évolution des recherches pour comprendre le monde allaient donner une carte commune sur laquelle nous allions pouvoir avancer. Si elle est partiellement acceptée, ce n’est certainement pas généralisé.

D’un autre côté, la foi, ce qui est le plus associé aux croyances, se porte bien à travers le monde. La croyance continue de mener la vie de milliards d’humains. On peut facilement se dire que même les sciences sont aussi un filtre de croyance sur le monde ou une façon de biaiser son esprit.

La croyance, d’autant plus si elle est présentée avec des récits et des métaphores, impacte bien plus que des équations ou des images au microscope. Nous le savons d’autant plus en hypnose : la réalité est plastique vis-à-vis de notre monde de croyances. Même des faits comme un accident ou un meurtre peuvent éveiller chez chacun d’entre nous des croyances, des hypothèses ou des récits.

Nous restons alors dans ce que nous estimons être le plus proche de nos croyances confortables (je généralise mon propos). On l’a vu avec le procès de Mazan ou des femmes des accusés, avec des vidéos de leurs conjoints violant Mme Pelicot, niaient les images.

Pire, elles restaient sur un discours qu’elles ne croyaient pas ces hommes capables de tels actes. Oui, c’est pour un équilibre cognitif et éviter une fissure psychique, que notre cerveau raconte ce type d’histoire et se réfère à nos croyances. Pourtant, cela me laisse une sensation de lassitude, comme dans les présupposés de la PNL, avec « la carte n’est pas le territoire » d’Alfred Korzybski. Quoi qu’on fasse, nous n’allons qu’avoir des partages et échanges qui resteront superficiels et filtrés par l’impossibilité d’aller plus loin, à moins d’être de la même croyance, donc dans une possible illusion…

Du coup, j’imprime de plus en plus cette idée assez bouddhique et platonicienne : tout n’est qu’illusion…

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Pank’s Reflections / Snapshot #357: You Can’t Fight Beliefs

One might think that the rationalization of things and the evolution of research to understand the world would provide a common map on which we could move forward. While it is partially accepted, it is certainly not generalized.

On the other hand, faith, which is most associated with beliefs, is doing well throughout the world. Belief continues to guide the lives of billions of humans. It’s easy to say that even science is also a filter of belief about the world or a way to bias one’s mind.

Belief, especially when presented with stories and metaphors, has a much greater impact than equations or microscope images. We know this even more in hypnosis: reality is malleable in relation to our world of beliefs. Even facts like an accident or a murder can awaken beliefs, hypotheses, or stories in each of us.

We then stay with what we consider closest to our comfortable beliefs (I am generalizing). We saw this with the Mazan trial, where the wives of the accused, despite videos of their spouses being violent towards Mrs. Pelicot, denied the images.

Worse, they stuck to a narrative that they didn’t believe these men capable of such acts. Yes, it is for cognitive balance and to avoid a psychic fracture that our brain tells this type of story and refers to our beliefs. Yet, this leaves me with a feeling of weariness, like in the presuppositions of NLP, with Alfred Korzybski’s « the map is not the territory. » Whatever we do, we will only have sharing and exchanges that will remain superficial and filtered by the impossibility of going further, unless we are of the same belief, therefore in a possible illusion…

As a result, I am increasingly internalizing this rather Buddhist and Platonic idea: everything is just an illusion…

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions de Pank / Instantané #346 : La croyance, un sens offert

Pank partage ses réflexions sur le sens de la vie, contrastant son point de vue matérialiste avec celui de ses amis spirituels et religieux qui trouvent un sens à travers leurs croyances. Il explore comment la croyance peut apaiser l'esprit et offrir un support, tandis que lui trouve la liberté dans l'acceptation du non-sens et la création de sens éphémères.

Suite à mon dernier instantané (https://www.pank.one/blog/la-vague-de-la-vie-the-wave-of-life), j’ai échangé avec quelques personnes sur le sujet et pour beaucoup, la notion de sens n’est pas une chose qui les interroge. Quand je les questionne sur le sujet, ils m’expliquent qu’ils ont une croyance.

Pas seulement religieuse, parfois spirituelle, parfois « humaniste ». Il y a une sorte d’émerveillement, d’hymne à la magie de la vie. Alors que, comme je vous le partageais, pour moi, c’est juste neutre et je surfe sur ce qui se présente. Je n’y mets pas de généralisation sur ce qu’est la vie, juste une statistique de possibles qui est advenue.

Régulièrement, avec mes amis spirituels ou religieux, je leur dis qu’ils ont « hacké » le système avec une croyance qui est présente sans cesse : l’énergie, la mission, le paradis, l’énergie, Dieu ou qu’importe quel concept. Il y a une sorte de support non matériel mais tellement puissant pour eux.

Même s’il n’y a pas de détermination d’un sens, il y a la présence de cette force, cette sensation pour certains et cette certitude pour d’autres que la vie mène quelque part. Et moi, plus matérialiste, je ne vois que le chemin se terminant avec la mort. La fin d’un organisme qui ne sera plus dans aucune dimension.

Même des personnes qui ont changé de cheminement spirituel ou religieux m’expliquent qu’il y avait un je-ne-sais-quoi qui les appelait ou qui les menait vers une compréhension d’une chose plus grande, plus lumineuse. Alors que de mon côté, plus je lis, j’étudie et je teste la vie, plus elle n’a que le sens illusoire que je souhaite lui donner.

La croyance est un outil formidable pour apaiser l’esprit de beaucoup de personnes quant au sens. Pour moi, ça laisse de l’énergie pour orienter ses pensées vers d’autres choses et au pire se dire : « c’est la vie, le karma, un signe de Dieu, ce qui devait se passer, le destin »…

Enfin, jouer avec le non-sens de la vie sans entrer dans du nihilisme est un jeu amusant auquel je peux mettre un sens éphémère.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Reflections from Pank / Snapshot #346: Belief, a Meaning Offered

Following my last snapshot (https://www.pank.one/blog/la-vague-de-la-vie-the-wave-of-life), I spoke with a few people on the topic, and for many, the notion of meaning is not something they question. When I ask them about it, they explain that they have a belief.

Not just religious, sometimes spiritual, sometimes « humanist ». There is a kind of wonder, a hymn to the magic of life. Whereas, as I shared with you, for me it’s just neutral and I surf on what comes along. I don’t make any generalizations about what life is, just a statistic of possibilities that has occurred.

Regularly, with my spiritual or religious friends, I tell them that they have « hacked » the system with a belief that is constantly present: energy, mission, paradise, energy, God, or whatever the concept. There is a kind of non-material but so powerful support for them.

Even if there is no determination of a meaning, there is the presence of this force, this feeling for some and this certainty for others that life leads somewhere. And I, more materialistic, only see the path ending with death. The end of an organism that will no longer be in any dimension.

Even people who have changed their spiritual or religious path explain to me that there was something that called them or led them to an understanding of something bigger, brighter. While on my side, the more I read, study and test life, the more it has only the illusory meaning that I want to give it.

Belief is a wonderful tool to appease the minds of many people when it comes to meaning. For me, it leaves energy to direct one’s thoughts to other things and at worst to say to oneself: « it’s life, karma, a sign from God, what was supposed to happen, destiny »…

Finally, playing with the meaninglessness of life without entering into nihilism is a fun game to which I can give an ephemeral meaning.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #329 : Le Marketing des Réseaux Sociaux est-il Utile pour les Amateurs ?

Cet article questionne l'utilité du marketing sur les réseaux sociaux pour les combattants amateurs de MMA.  Alors que la promotion est essentielle pour les professionnels,  l'auteur  souligne que la majorité des amateurs ne passeront jamais pro et que cette pression du "personal branding" peut s'avérer contre-productive,  ajoutant du stress à une pratique qui devrait rester un loisir passionné.

J’écoutais hier un podcast de Fightmind que j’ai beaucoup apprécié sur la nécessité pour les générations de combattants actuelles de mettre en place un marketing personnel pour avancer plus vite dans les classements, voire obtenir des « title shots ».

Je suis de ceux qui n’apprécient pas le MMA dans tout ce qui est hors combat, mais les règles du marché sont prédominantes. Si l’on veut que des combattants puissent accéder au monde professionnel et vivre pleinement de leur discipline, il faut du buzz et susciter l’intérêt du public. D’ailleurs, même sur des jeux comme UFC, il y a dans le mode carrière une nécessité de jouer avec les réseaux sociaux pour gagner des sponsors et faire des promotions. Comme quoi, c’est une logique qui appartient au monde professionnel du combat.

Ce qui m’interroge davantage, c’est l’application de cette logique dans le monde amateur. La plupart des combattants amateurs de MMA ne passeront pas professionnels. Pour le moment, le passage se fait facilement après quelques combats amateurs ; il suffit d’une licence de la FMMAF et d’un combat pour obtenir le statut professionnel.

Pourtant, dans 80% des cas, les athlètes de MMA n’auront de professionnel que la licence et les quelques matchs qu’ils pourront faire. Il leur sera quasiment impossible de vivre uniquement de cela. On pourrait donc dire qu’en France, ils seront semi-professionnels. La grande majorité ne franchira jamais le pas de partir en pro, et du coup, tout ce qui est fait par ces passionnés en termes de marketing n’a aucun intérêt.

Il y a pourtant une sorte de pression chez les amateurs de faire des stories ou des highlights de leurs compétitions, avec une attente de retour de leurs followers. Il y a même une sensation de « devoir » après quelques « promesses » de victoire dans des combats ou tournois lambda, qui au lieu de les motiver, leur impose du stress.

L’amateurisme doit rester amateur et être un lieu d’expression pour certains, ou une préparation sérieuse à un niveau supérieur, mais surtout pas faire croire que c’est le monde professionnel, et donc avoir ses propres codes.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Martial Reflections of a Hypnofighter #329: Is Social Media Marketing Useful for Amateurs?

Yesterday, I was listening to a Fightmind podcast that I really enjoyed about the need for current generations of fighters to implement personal marketing to move up the rankings faster, or even get title shots.

I’m one of those who don’t appreciate MMA in everything outside the fight, but the rules of the market are predominant. If we want fighters to be able to access the professional world and live fully from their discipline, they need buzz and to generate public interest. Moreover, even on games like UFC, there is a need in career mode to play with social media to gain sponsors and promotions. This shows that it is a logic that belongs to the professional world of combat.

What I question more is the application of this logic in the amateur world. Most amateur MMA fighters will not turn professional. For the moment, the transition is easy after a few amateur fights; a FMMAF license and a fight are enough to obtain professional status.

However, in 80% of cases, MMA athletes will only have the professional license and the few matches they can do. It will be almost impossible for them to live solely on that. We could therefore say that in France, they will be semi-professional. The vast majority will never take the step to go pro, and so all that is done by these enthusiasts in terms of marketing is pointless.

However, there is a kind of pressure among amateurs to do stories or highlights of their competitions, with an expectation of feedback from their followers. There is even a feeling of « duty » after some « promises » of victory in ordinary fights or tournaments, which instead of motivating them, puts stress on them.

Amateurism must remain amateur and be a place of expression for some, or a serious preparation for a higher level, but above all not pretend to be the professional world, and therefore have its own codes.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions de Pank / Instantané #334 : Quand l’alternative fonctionne comme le système

Ce texte explore le paradoxe des individus qui, tout en cherchant des alternatives au système dominant, finissent par reproduire les mêmes schémas de pensée et de comportement au sein de structures alternatives. L'auteur met en lumière la difficulté de transcender les normes et les valeurs établies, même lorsque l'on aspire à un changement radical.

Il est passionnant de constater la diversité des alternatives de pensée, de mode de vie et d’approches politiques à travers le monde.  Or, la différence étant souvent mal acceptée, l’être humain tend à rejeter, voire à détruire, ce qui s’écarte de la norme.

Pourtant, aussi « alternatifs » soient-ils, la plupart des individus s’insèrent dans des cadres sociaux communs et rares sont ceux qui se retirent complètement du monde.  On observe alors des valeurs alternatives tentant de s’exprimer au sein de mécanismes normés.

On pourrait s’attendre à ce que, dans des structures normées, les valeurs alternatives transcendent la forme.  Or,  le monde du travail, même dans les entreprises prônant des alternatives de management,  nous montre le contraire.

On y retrouve des employés adoptant les mêmes attitudes et critiques envers un système qu’ils cherchent pourtant à fuir. Les tensions sont similaires, voire exacerbées par le manque de cadre  propre aux structures alternatives.

L’importance accordée à la rémunération et à la reconnaissance individuelle  l’emporte souvent sur la solidarité et l’entraide.  Ces « alternatifs » reproduisent alors les comportements toxiques qu’ils dénoncent par ailleurs.  Force est de constater que nous ne sommes parfois « alternatifs » que dans certains contextes.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Pank’s Reflections / Snapshot #334: When the Alternative Functions Like the System

It is fascinating to observe the diversity of alternative thoughts, lifestyles, and political approaches around the world. However, since difference is often poorly accepted, human beings tend to reject, even destroy, what deviates from the norm.

Yet, as « alternative » as they may be, most individuals fit into common social frameworks, and rare are those who completely withdraw from the world. We then observe alternative values attempting to express themselves within standardized mechanisms.

One might expect that, within standardized structures, alternative values would transcend form. However, the world of work, even in companies advocating for alternative management, shows us the opposite.

We find employees adopting the same attitudes and criticisms towards a system they are nevertheless trying to escape. Tensions are similar, even exacerbated by the lack of framework specific to alternative structures.

The importance given to remuneration and individual recognition often outweighs solidarity and mutual aid. These « alternatives » then reproduce the toxic behaviors they denounce elsewhere. It is clear that we are sometimes only « alternative » in certain contexts.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions de Pank / Instantané #332 : L’illusion du changement et la conscience de soi

Il est toujours intéressant de pouvoir prendre de plus en plus conscience de soi. Même s’il est totalement possible que nous ne parvenions pas à utiliser cette conscience dans des situations de stress qui nous entraînent dans des tunnels.

C’est à ces moments-là que nous pouvons remarquer à quel point nous sommes des automates qui, une fois dans des « états » non contrôlés comme le stress, reprennent ce qui est le plus simple, le moins énergivore et que nous considérons comme le plus efficace.

La notion d’efficacité est d’ailleurs souvent illusoire, mais biaisée par notre « in-conscience » de ce que nous mettons en place. Nous allons dans ce qui nous a donné l’illusion d’être efficient.

Alors pourquoi prendre conscience de soi alors que nous ne pourrons pas nécessairement l’être dans certaines conditions ? Peut-être parce que nous pourrions juste avoir plus de compréhension et d’accueil de nous-même. Quand nous savons que nous avons des patterns qui resteront inchangés, qu’importe notre travail personnel, nous pouvons prendre le temps de la permission.

Certes, nous ne pourrons pas nous vendre que nous avons « changé », que nous sommes « la meilleure version de soi », mais toujours la même version avec des mises à jour qui parfois semblent rendre notre système d’exploitation plus pratique. Cette conscience que derrière nous avons les mêmes programmes qui maintiennent le système, apporte une tolérance à nos réactions.

Le plus, c’est que nous pouvons parfois mieux prédire, voire pressentir, ce qui pourrait se passer si nous décidions certaines actions ou nous nous retrouvions dans telle ou telle situation. Nous ne pouvons pas nous étonner de ce qui se passe sachant que nous avons un paquet de data qui nous sont disponibles et notre connaissance peut nous permettre de choisir d’autres options.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

The Illusion of Change and Self-Awareness

It is always interesting to be able to become more and more self-aware. Even though it is entirely possible that we will not be able to use this awareness in stressful situations that drag us into tunnels.

It is in these moments that we can notice how much we are automatons who, once in uncontrolled « states » like stress, fall back on what is simplest, least energy-consuming, and what we consider to be the most effective.

The notion of efficiency is, moreover, often illusory, but biased by our « unconsciousness » of what we are putting in place. We go for what has given us the illusion of being efficient.

So why become self-aware when we cannot necessarily be so in certain conditions? Perhaps because we could just have more understanding and acceptance of ourselves. When we know that we have patterns that will remain unchanged, no matter what our personal work, we can take the time for permission.

Certainly, we cannot sell ourselves on the idea that we have « changed », that we are « the best version of ourselves », but always the same version with updates that sometimes seem to make our operating system more practical. This awareness that behind us we have the same programs that maintain the system brings a tolerance to our reactions.

The best part is that we can sometimes better predict, even anticipate, what might happen if we decide on certain actions or find ourselves in this or that situation. We cannot be surprised by what happens knowing that we have a lot of data available to us and our knowledge can allow us to choose other options.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions de Pank / Instantané #306 : Quand les crises entraînent un besoin de spiritualité

Les crises politiques et économiques poussent souvent les individus à se détourner des systèmes matérialistes pour rechercher du sens dans la spiritualité. Ce besoin universel, ancré dans l'histoire de l'humanité, reflète une quête de lumière face aux ténèbres, tandis que les élites perdent leur propre sens.

Il est intéressant d’écouter les informations internationales, non pas parce qu’elles impactent directement notre quotidien, mais parce qu’elles révèlent une sorte d’universalité des comportements humains. Régulièrement, on entend parler de crises, souvent politiques et économiques, dans différents pays.

La conséquence récurrente est l’orientation de nombreux citoyens, qui, ne croyant plus en ce que propose la dynamique matérialiste, se tournent vers toutes sortes de réflexions et de pratiques spirituelles.

Lorsqu’on attend des réponses, de l’aide ou un changement dans la vie quotidienne qui n’arrive jamais à travers les doctrines et actions politiques, la confrontation entre croyance et faits peut conduire notre esprit à chercher du sens ailleurs, en s’accrochant ou en développant d’autres croyances.

Dans le cadre de la spiritualité, c’est un peu comme le boss final d’un jeu vidéo : il n’existe pas de croyances capables de la surpasser, et l’aspect factuel devient subjectif. Cela permet à nos récits intérieurs de toujours se mettre à jour pour valider des idées, des ressentis et des événements liés à la spiritualité.

Cette quête de sens, ce plongeon – ou plutôt ce retour – vers le spirituel, est probablement l’un des schémas les plus universels de l’histoire de l’humanité : la foi en une force toute-puissante capable de tout transformer, d’apporter de la lumière dans les ténèbres.

Pendant ce temps, les « élites » matérialistes (pas pires que les élites spirituelles) continuent à perdre le sens de leurs discours, comportements et actions, tout en cherchant à rester au sommet d’une hiérarchie du pouvoir qui, elle aussi, perd son sens.

politique #spiritualité #illusion #attente #changement #escroc

Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous.
Be one,
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Reflections of Pank / Snapshot #306: When Crises Lead to a Need for Spirituality

It is interesting to listen to international news—not because it directly impacts our daily lives, but because it reveals a sort of universality in human behaviors. Frequently, we hear about crises, often political and economic, in various countries.

The recurring consequence is that many citizens, losing faith in what materialistic dynamics offer, turn to various spiritual reflections and practices.

When people expect answers, help, or change in their daily lives that political doctrines and actions fail to deliver, the confrontation between beliefs and reality often drives the mind to seek meaning elsewhere by clinging to or developing other beliefs.

In the realm of spirituality, it’s like the final boss in a video game: no belief surpasses it, and the factual becomes subjective. This allows our internal narratives to continually update, validating ideas, feelings, and events tied to spirituality.

This quest for meaning, this dive—or rather, return—into spirituality, is likely one of the most universal patterns in human history: faith in an all-powerful force capable of transforming everything and bringing light into darkness.

Meanwhile, the materialistic « elites » (no worse than the spiritual elites) continue to lose the sense behind their words, behaviors, and actions, striving to remain at the top of a power hierarchy that itself is losing meaning.

politics #spirituality #illusion #expectation #change #scam

Take only what is good and right for you.
Be one,
Pank
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Réflexions de Pank / Instantané #295 : Ne pas vouloir faire plus ?

De plus en plus de jeunes générations refusent d’accéder à des postes supérieurs, mettant en lumière les limites des modèles d’évolution professionnelle actuelle. Illusion de reconnaissance, absence de formation, et surcharge de responsabilités non valorisées poussent les individus à privilégier un contentement personnel face aux attentes des entreprises.

Hier, dans un article de Inc., une problématique de plus en plus courante dans le monde de l’entreprise était mise en avant : une génération qui ne souhaite plus accéder à des postes supérieurs à celui pour lequel elle a été embauchée.

Cela met à mal les entreprises, qui risquent de rencontrer des difficultés croissantes pour pourvoir les postes de responsables. C’est aussi un juste retour de bâton face à cette illusion de progression, où des postes plus élevés offrent souvent davantage de complications, sans qu’un salaire proportionné ne suive. Ces promotions donnent l’illusion d’une reconnaissance, mais sans offrir les moyens nécessaires pour réussir, et sans formation ni orientation pour accompagner cette évolution. Une fois de plus, le « développement personnel » de l’employé semble devoir compenser les lacunes des ressources humaines.

L’autre facette intéressante est cette idée de choisir ce qui suffit réellement, sans chercher à en faire toujours plus dans des systèmes où la reconnaissance est illusoire et dénuée de réelle valeur nourrissante. Accomplir le nécessaire, sans céder à l’accumulation de tâches et de responsabilités qui, autrefois, donnaient un statut, mais qui aujourd’hui se résument à un titre supplémentaire dénué de sens.

Quand même votre n+1, responsable du changement de l’huile des frites, est appelé « manager », tous ces acronymes et intitulés techniques masquent des travaux que d’autres ne veulent pas faire. Cela ne fait plus sens.

C’est peut-être le début d’un contentement à travers un choix conscient de poste, et peut-être un levier pour que, dans les années à venir, les entreprises repensent leur modèle de valorisation et de respect des individus.

travail #évolution #contentement #illusion #mot #verbiage

Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,
Pank
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Reflections of Pank / Snapshot #295: Not Wanting to Do More?

Yesterday, an article in Inc. highlighted an increasingly common issue in the corporate world: a generation unwilling to take on positions higher than the ones they were hired for.

This creates significant challenges for companies, which will face growing difficulties filling management positions. At the same time, it is a fair backlash against the illusion of career advancement, where higher positions often come with more complications without commensurate pay. These promotions create the illusion of recognition but fail to provide the necessary resources or training for success. Once again, employees’ « personal development » is expected to make up for the shortcomings of human resources.

Another interesting aspect is the notion of choosing what is truly enough and refusing to overextend oneself in systems where recognition is illusory and far from nourishing. Doing what is necessary without succumbing to an accumulation of tasks and responsibilities, which in the past might have conferred status but now merely add another meaningless title.

When even your n+1, responsible for changing fryer oil, is called a « manager, » all these acronyms and technical titles obscure tasks no one else wants to do. It no longer makes sense.

This could mark the beginning of a conscious contentment in selecting one’s position—a lever for companies to rethink their model of valuing and respecting individuals in the years to come.

work #evolution #contentment #illusion #word #verbiage

Take only what is good and right for you.

Be one,
Pank
https://www.pank.one/blog

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #270 : Les règles… illusions

 Cet article explore la distinction entre les sports de combat et la self-défense, soulignant que la brutalité des conflits armés dépasse les règles établies. À travers les siècles, la haine et la violence ont façonné une réalité où les règles ne sont que des illusions.

On fait souvent une distinction entre le sport de combat et la dimension de la self-défense, qui ne prend pas en compte les règles. En ce moment, nous faisons face à de nombreux conflits armés, et chaque protagoniste estime que l’extermination du camp adverse est juste. Comme dans un match, les combattants veulent éliminer leurs adversaires, souvent de manière impitoyable.

Ce que les arts martiaux et même l’art de la guerre mettent en avant comme une sorte de noblesse ne devient évident qu’après coup, une fois les guerres terminées, avec tous les morts et les atrocités accomplies.

Nous l’observons déjà dans le sport, où la haine et la violence sont facilement exprimées. Et avec des récits datant de décennies ou de centaines d’années, façonnant un désir de détruire l’autre, il ne reste plus ni règles ni honneur.

Les conventions, les armes interdites, et autres restrictions reviennent à dire, lors d’une agression de rue, que le provocateur n’a pas le droit d’être armé ou d’attaquer à dix contre un. Nous le lisons chaque jour dans les actualités : la violence et l’intention martiale sont brutales, sans limite de destruction. Il n’y a pas de règles, seulement des justifications.

Quant aux jugements potentiels, même pour une agression « simple » du quotidien, la justice peine à rendre son verdict. Alors quand il s’agit d’une nation, avec tous les enjeux économiques, la plupart des responsables qui n’auront pas respecté les prétendues règles mourront en paix, comme tant d’autres avant eux, dans un pays à l’abri…

La guerre, le combat brutal nourri par la haine de l’autre, n’aura jamais aucune règle ni limite.

#guerre #conflit #loi #règles #limite #haine #récit #paix #illusion #justice 

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,

Pank

Martial Reflections of a Hypnofighter #270: Rules… Illusions

We often make a distinction between combat sports and the realm of self-defense, which disregards rules. At the moment, we are facing numerous armed conflicts, and each protagonist believes that the extermination of the opposing side is justified. Like in a match, the fighters aim to eliminate their opponents, often ruthlessly.

What martial arts and even the art of war promote as a kind of nobility only becomes evident after the fact, once wars are over, with all the deaths and atrocities committed.

We already see this in sports, where hatred and violence are easily expressed. And with stories dating back decades or even hundreds of years, shaping a desire to destroy the other, there are no longer any rules or honor.

Conventions, banned weapons, and other restrictions are akin to saying, in a street assault, that the aggressor does not have the right to be armed or attack with ten people against one « defenseless » individual. We read this every day in the news: violence and martial intent are brutal, without limits to destruction. There are no rules, only justifications.

As for potential judgments, even for a « simple » daily assault, justice struggles to deliver a verdict. So when it concerns a nation, with all the economic stakes, most of those responsible for not following the so-called rules will die in peace, just as so many others before them, in a safe country…

War, brutal combat fueled by hatred of the other, has and will never have any rules or limits.

#war #conflict #law #rules #limits #hatred #destruction #illusion #peace #justice

Take what is good and just for you.

Be one,

Pank