Réflexions de Pank / Instantané #476 : Le commerce de la drogue et les bénéfices divers

Je suis anti-drogue, certainement parce que je n’ai jamais rien pris et que j’ai préféré me prendre des coups en sport de combat plutôt que de me rouler un joint pour être défoncé.

Depuis hier et la venue médiatique des ministres à Marseille, j’aime écouter la sémantique. Les médias, comme ce matin France Info, parlent de bénéfices qui tuent les gens et des campagnes marketing modernes des trafiquants.

Bizarrement, quand la malbouffe tue certainement plus que la drogue en France, l’argent n’est pas si sale. Quand des pesticides qui vont provoquer des cancers par des entreprises entre chimie (comme la drogue) et pharmacie (comme la drogue), là, les mots sont plus pondérés.

Oui, la drogue est illégale ; le Coca, le McDo ou les produits Monsanto, non. Pour les consommateurs, ils se retrouvent dépendants quitte à pourrir leur santé ou leur vie de la même façon.

Et puis, l’odieuse drogue – et je répète mon aversion vis-à-vis d’elle et des trafiquants – devient un moyen, comme au XIXe siècle avec l’opium imposé par les colons britanniques en Chine, pour devenir la source d’une guerre remportée par le Commonwealth. Pas de soucis.

Non, quand M. Trump envoie un porte-avions en direction du Venezuela ou envoie des missiles sur des narcos, mais pas que, pour aller imposer ses règles à un pays libre… La drogue devient un outil aux mains du législateur, du pouvoir.

La drogue, les addicts restent les mêmes ; les mafias ou les gouvernements, en fonction de leurs récits autour des drogues, défendent la justice ou gangrènent le monde…

Prenez ce qui est bon et juste pour vous. Be One, Pank

Pank’s Reflections / Snapshot #476: The Drug Trade and Various Profits

I am anti-drug, certainly because I’ve never taken anything and I preferred taking hits in combat sports rather than rolling a joint to get high.

Since yesterday and the media appearance of ministers in Marseille, I like to listen to the semantics. The media, like France Info this morning, talk about profits that kill people and the modern marketing campaigns of traffickers.

Strangely, when junk food certainly kills more people than drugs in France, the money isn’t so dirty. When pesticides that will cause cancer from companies involved in chemistry (like drugs) and pharmacy (like drugs), there, the words are more measured.

Yes, drugs are illegal; Coca, McDonald’s, or Monsanto products are not. For consumers, they become addicted to the point of ruining their health or lives in the same way.

And then, the hateful drug – and I repeat my aversion towards it and traffickers – becomes a tool, like in the 19th century with opium imposed by British colonists in China, becoming the source of a war won by the Commonwealth. No problem.

No, when Mr. Trump sends an aircraft carrier towards Venezuela or sends missiles at narcos, but not only, to impose his rules on a free country… Drugs become a tool in the hands of the legislator, of power.

Drugs, addicts remain the same; mafias or governments, depending on their narratives around drugs, defend justice or corrupt the world…

Take what is good and just for you. Be One, Pank

Réflexions de Pank / Instantané #444 :Réflexions sur le respect des morts

Vous savez que je ne suis pas une personne particulièrement « respectueuse » des autres. Je ne donne pas mon respect simplement parce que l’autre existe.https://www.pank.one/blog/le-respect-reflections-on-respect Depuis le décès de Charlie Kirk, je vois des tas d’influenceurs américains, mais surtout des entreprises, aller jusqu’à licencier des personnes qui ont eu des attitudes jubilatoires face à la mort de ce débatteur.

J’entends la notion de respect des morts, puis celle du respect de sa famille. Tout le monde vivra un deuil et bien sûr que c’est un moment complexe et ce n’est pas vraiment un moment où les propos des autres ont de l’importance. Vous le savez bien, nous sommes tous considérés comme géniaux et exceptionnels quand nous ne sommes plus.

C’est là où je ne comprends pas. La fin de quelqu’un, quelles que soient les conditions, n’est juste qu’une fin. Il n’y a pas de respect à donner à ce qui n’est plus. J’ai l’impression que l’on veut donner du respect à ce que l’on est rarement apte à faire pendant que les gens sont en vie.

Pendant que des personnes se battent pour la mémoire d’un mort, on va facilement détourner notre regard de ceux qui nous entourent, bien vivants. Si la mort est tellement respectable, pourquoi est-elle si souvent absente de nos considérations envers les vivants ?

Ne méritons-nous du respect que parce que tout le monde peut se faire sa petite histoire sur ce qui a été, interpréter les mots, les actes et les paroles, sans que l’intéressé ne puisse plus jamais valider ou invalider ? Sommes-nous en réalité ces artistes qui vivent dans la misère et la critique jusqu’à leur mort pour devenir des génies avec des œuvres « exceptionnelles » vendues à des millions ?

La mémoire ne peut pas être abîmée, elle est propre à chacun. Quels que soient les mots ou les actes, bons ou mauvais, il n’y a plus rien à changer. Cela devient un trésor personnel que chacun gardera de celui ou celle qui a été en vie.

Et puis la mémoire, celle de nos souvenirs, change, se transforme, sélectionne pour ne donner qu’une « non-vérité » de ce qui a été. Devrions-nous encore et toujours respecter ce que nous transformons et modifions naturellement à notre gré, sans le savoir et sans respecter les faits ?

Prenez ce qui est juste et bon pour vous.
Be One
Pank
https://www.pank.one/blog


Reflections on Respect for the Dead

You know that I am not a person who is particularly « respectful » of others. I do not give my respect simply because the other person exists. https://www.pank.one/blog/le-respect-reflections-on-respect Since Charlie Kirk’s death, I have seen a lot of American influencers, but especially companies, go so far as to fire people who had celebratory attitudes towards this debater’s death.

I hear the notion of respect for the dead, and then respect for their family. Everyone will experience grief, and of course, it is a complex time, and not really a time when what others say matters. As you know, we are all considered brilliant and exceptional once we are no longer here.

This is where I don’t understand. Someone’s end, whatever the conditions, is just an end. There is no respect to be given to what is no longer. I have the impression that we want to give respect for what we are rarely able to do while people are alive.

While people are fighting for the memory of the dead, we will easily turn our eyes away from those who are around us, very much alive. If death is so respectable, why is there such an absence of this respect towards the living?

Do we only deserve respect because everyone can make up their own little story about what was, interpreting the words, actions, and speech, without the person concerned ever being able to validate or invalidate them again? Are we really those artists who live in misery and criticism until their death, only to become geniuses with « exceptional » works sold for millions?

Memory cannot be damaged; it is unique to each person. Regardless of the words or actions, good or bad, nothing will change what was. It becomes a personal treasure that everyone will keep of the one who was alive.

And then memory, that of our memories, changes, transforms, and selects to give only a « non-truth » of what was. Should we still and always respect what we naturally transform and modify at our will, without knowing it and without respecting the facts?

Take what is right and good for you.
Be One
Pank
https://www.pank.one/blog

Réflexions de Pank / Instantané #367 : La Guerre et l’Acceptable ?

L'auteur dénonce l'hypocrisie des discours politiques qui qualifient les atrocités de la guerre d'"inacceptables" tout en les tolérant de facto. Il souligne la brutalité intrinsèque des conflits, où la volonté de domination et les intérêts économiques et territoriaux priment sur toute considération humaine. Il critique également l'illusion des règles et conventions internationales, souvent bafouées dans la réalité des combats.

Hier encore, l’Ukraine a déploré des pertes civiles, frappée par des missiles russes. Des tragédies similaires se déroulent en Palestine, au Congo, et ailleurs. Nous entendons des déclarations politiques empreintes de termes tels que « inacceptable » et « indignation », alors qu’il s’agit de la guerre elle-même.

Nous avons cherché à édulcorer la réalité de la guerre, qui est l’expression brutale de la volonté territoriale, économique et politique de clans ou de pays cherchant à s’emparer de tout et à dominer l’autre. Il n’y a ni humanisation ni humanité dans la guerre, et rien de ce qui s’y passe n’est acceptable.

Comment peut-on utiliser des mots comme « accepter » ? « Nous acceptons que des bâtiments civils soient détruits, nous acceptons que des populations soient exterminées ou déplacées, nous acceptons la mort d’enfants, mais aussi celle de soldats, parfois à peine sortis de l’adolescence, qui sont broyés ou enrôlés comme enfants soldats. »

Il y a cette notion de « tolérable » : « Oh, tiens, il n’y a eu que 10 morts aujourd’hui, ça va. Regarde, il n’y a pas eu trop de viols, c’est presque une bonne guerre… » Nous sommes hypocrites. Ce n’est pas parce que le Zyklon B n’est pas utilisé à l’échelle industrielle, ce n’est pas parce que nous n’apprécions pas telle ou telle idéologie que nous pouvons accepter, tolérer ou admettre l’inacceptable.

La posture critique de tous les pays qui « gronde » ressemble à un parent qui lève le doigt en disant « ce n’est pas bien ». Mais dès que la guerre éclate, il n’y a plus de lois ni de règles. Les Conventions de Genève ne sont là que pour nous rassurer, pour donner une illusion de contrôle. Qui les respecte vraiment ? Nous-mêmes, qui figurons parmi les cinq premiers vendeurs d’armes au monde, avons-nous, en tant que nation économique, le souci réel d’éviter la guerre et ses atrocités ?

Nous sommes des marchands de mort, mais nous allons publier un communiqué, alors que tout le monde sait que la guerre et les intentions qui la sous-tendent sont toujours sordides et injustes, et que rien de ce qui sera fait ne pourra être normalisé. Seuls ceux qui n’ont jamais vécu la violence peuvent croire que des règles seront respectées une fois les combats engagés. La peur, le stress et la menace constante de mort instantanée submergent tout et anéantissent toute rationalité humaine.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Pank’s Reflections / Snapshot #367: War and the Acceptable?

Yesterday again, Ukraine mourned civilian losses, struck by Russian missiles. Similar tragedies unfold in Palestine, Congo, and elsewhere. We hear political statements filled with terms like « unacceptable » and « outrage, » when this is war itself.

We have tried to sugarcoat the reality of war, which is the brutal expression of the territorial, economic, and political will of clans or countries seeking to seize everything and dominate the other. There is no humanization or humanity in war, and nothing that happens there is acceptable.

How can we use words like « accept »? « We accept that civilian buildings are destroyed, we accept that populations are exterminated or displaced, we accept the deaths of children, but also those of soldiers, sometimes barely out of adolescence, who are crushed or enrolled as child soldiers. »

There is this notion of « tolerable »: « Oh, well, there were only 10 deaths today, it’s okay. Look, there weren’t too many rapes, it’s almost a good war… » We are hypocrites. It’s not because Zyklon B is not used on an industrial scale, it’s not because we don’t appreciate this or that ideology that we can accept, tolerate, or admit the unacceptable.

The critical stance of all the countries that « grumble » resembles a parent raising their finger saying « that’s not good. » But as soon as war breaks out, there are no more laws or rules. The Geneva Conventions are only there to reassure us, to give an illusion of control. Who really respects them? Do we ourselves, who are among the top five arms sellers in the world, as an economic nation, really care about avoiding war and its atrocities?

We are merchants of death, but we will issue a statement, when everyone knows that war and the intentions behind it are always sordid and unjust, and that nothing that will be done can be normalized. Only those who have never experienced violence can believe that rules will be respected once the fighting begins. Fear, stress, and the constant threat of instant death overwhelm everything and annihilate all human rationality.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank