Réflexions de Pank / Instantané #516 : Le Monstre en Nous

Je lisais ce matin un article sur Epstein et ses conséquences. Le journaliste qualifie l’individu de monstre. Je me suis dit qu’il est le reflet de chacun d’entre nous. L’ombre de beaucoup, le monstre en nous qui, avec du pouvoir, du narcissisme et de l’impunité, peut resurgir sans moralité.

Nous le savons, même des personnes qui prêchent et qui décident de se tourner vers un Dieu se retrouvent dans des affaires obscures. Le monstre est en nous, dans notre nature humaine. Nous le savons avec l’expérience de Milgram ou l’effet Lucifer. Nous ne sommes pas intrinsèquement bons, et quand il y a des opportunités, des possibilités où il n’y aura probablement pas de conséquences, nous nous autorisons certaines actions.

Certes, vous me direz que vous, vous ne feriez rien à des jeunes, ou que vous avez une droiture. Seulement, nous tous, humains que nous sommes, avons des faiblesses. C’est d’ailleurs la force des manipulateurs que de trouver ce qui nous met dans un état pulsionnel, dans un monde de désir dans lequel notre cerveau se met en mode avion.

Que ce soit le pouvoir, l’argent, le sexe, la reconnaissance, l’amour, etc. Combien ont vendu leur moralité pour des gains divers ? Et attention, ne les regardons pas avec un mépris simpliste, regardons nos propres ombres, nos vices. Posons-nous la question : si nous n’avions aucune limite, que nous pouvions tout faire pendant des décennies, jusqu’où irions-nous ?

Ne vous mentez pas, personne ne lira dans votre esprit. Allez chercher en vous : est-ce que vous voleriez ce qui appartient à d’autres ? Est-ce que vous vous vengeriez d’une personne ? Est-ce que vous imposeriez quelque chose à ceux qui vous ont méprisé ?

Quotidiennement en cabinet, on touche les ombres, et elles sont ce qu’elles sont : dures, sans cœur, pulsionnelles et destructrices. Mais elles ne sont pas maîtresses à bord. La question est : que se passe-t-il quand on laisse l’ombre à la lumière du quotidien ?

Prenez ce qui est bon et juste pour vous. Be One, Pank. https://www.pank.one/blog

Pank’s Reflections / Snapshot #516: The Monster Within Us

This morning I was reading an article about Epstein and its consequences. The journalist calls the individual a monster. I thought that he is a reflection of each of us. The shadow of many, the monster within us that, with power, narcissism, and impunity, can resurface without morality.

We know it, even people who preach and who decide to turn to God find themselves involved in obscure affairs. The monster is within us, in our human nature. We know this from the Milgram experiment or the Lucifer effect. We are not inherently good, and when there are opportunities, possibilities where there will likely be no consequences, we allow ourselves certain actions.

Certainly, you will tell me that you, you would not do anything to young people, or that you have integrity. However, all of us, being human, have weaknesses. This is precisely the strength of manipulators, to find what puts us in a pulsional state, in a world of desire in which our brain goes into airplane mode.

Whether it’s power, money, sex, recognition, love, etc. How many have sold their morality for various gains? And beware, let’s not look at them with simplistic contempt; let’s look at our own shadows, our vices. Let’s ask ourselves: if we had no limits, if we could do anything for decades, how far would we go?

Don’t lie to yourself, no one will read your mind. Look deep inside: would you steal what belongs to others? Would you take revenge on someone? Would you impose something on those who have scorned you?

Daily in therapy, we touch upon these shadows, and they are what they are: hard, heartless, impulsive, and destructive. But they are not in charge. The question is: what happens when we expose the shadow to the light of everyday life?

Take what is good and right for you. Be One, Pank. https://www.pank.one/blog

Réflexions de Pank / Instantané #354 : Jouer avec nos limites

Cet article explore l'importance de la connaissance de soi et de l'acceptation de ses limites pour une vie plus épanouissante. Il encourage à travailler avec ses forces et faiblesses plutôt que de se laisser paralyser par des aspirations irréalistes.

Nous sommes limités et nous ne pouvons que dépasser partiellement quelques limites. Mais ne nous leurrons pas, nous ne pouvons pas nous reprogrammer pour être plus que ce que nous sommes. Seulement, la question qui se pose, c’est que sommes-nous, qui sommes-nous ? Cette question, qui est à la fois profonde et anodine, peut complètement changer la façon d’aborder le monde.

Plus nous allons connaître nos capacités et nos défaillances, plus nous allons pouvoir prendre des décisions et des orientations vis-à-vis de nos objectifs de vie qui ne nous feront pas partir dans des désillusions. S’il est agréable de rêver, il est difficile de sortir de cet état et de se rendre compte que le réel ne répond pas à nos fantasmes.

Par contre, prendre en compte nos caractéristiques, comme on peut le faire dans des jeux, avec nos forces et faiblesses, afin de travailler avec ce qui pourra nous permettre d’avancer, va nous donner une stratégie de vie bien plus satisfaisante.

Au lieu de pleurer sur des éléments qui ne nous constituent pas mais que d’autres possèdent, on fait avec ce que l’on a et on peut, si on le souhaite, le sublimer (à notre échelle et en admettant nos limites). Il est agréable de se dire qu’en se connaissant et en sachant comment nous fonctionnons dans telle ou telle situation, nous pouvons anticiper les réussites, mais aussi les échecs.

Du coup, ces derniers deviennent moins problématiques parce que clairement définis. Parfois, on aura une option, « c’est passé » comme une surprise ou, en tout cas, sur des sujets que nous ne qualifions pas comme de notre domaine, ce qui nous laisse aussi ce goût de l’étonnement sur ce que nous pouvons parfois mettre en place même avec des caractéristiques moindres sur certains sujets.

Jouer avec vos limites, vos qualités et défauts, cela allège beaucoup l’image déformée que nous pouvons nous faire de nous.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Pank’s Reflections / Snapshot #354: Playing with Our Limits

We are limited, and we can only partially overcome some limits. But let’s not deceive ourselves, we cannot reprogram ourselves to be more than what we are. However, the question that arises is, what are we, who are we? This question, which is both profound and trivial, can completely change the way we approach the world.

The more we know our abilities and shortcomings, the more we will be able to make decisions and orientations regarding our life goals that will not lead us into disillusionment. While it is pleasant to dream, it is difficult to come out of this state and realize that reality does not meet our fantasies.

On the other hand, taking into account our characteristics, as we can do in games, with our strengths and weaknesses, in order to work with what will allow us to move forward, will give us a much more satisfying life strategy.

Instead of crying over elements that do not constitute us but that others possess, we work with what we have, and we can, if we wish, sublimate it (on our scale and admitting our limits). It is pleasant to say that by knowing ourselves and knowing how we function in such and such a situation, we can anticipate successes, but also failures.

As a result, the latter become less problematic because they are clearly defined. Sometimes, we will have an option, « it happened » like a surprise, or, in any case, on subjects that we do not qualify as our domain, which also leaves us with this taste of astonishment at what we can sometimes put in place even with lesser characteristics on certain subjects.

Playing with your limits, your qualities and flaws, greatly lightens the distorted image we can have of ourselves.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank