Réflexions de Pank / Instantanée #104 : Ah, la mère Nature

L’éco-anxiété bat son plein, et il est indéniable que des gens de tous âges sont en train de se mobiliser face aux conséquences du changement climatique, accéléré par l’activité humaine, évidemment. On ne cesse de marteler que nous malmenons notre précieuse planète.

Ce qui mérite d’être souligné, c’est la peur que ressentent les gens. En réalité, leur inquiétude se porte principalement sur la préservation minimale de la nature telle que nous l’avons connue. Nous ne sommes pas là pour chouchouter une planète vieille de 4,5 milliards d’années, mais plutôt pour sauvegarder le confort auquel nous nous sommes habitués en tant qu’espèce vivante.

Réfléchissons un instant : la Terre n’a pas besoin de nous pour sa survie, elle se fiche éperdument de nos efforts pour la protéger. Nous pourrions même lâcher tout notre arsenal nucléaire sans qu’elle ne bronche sérieusement. Cela ne serait qu’un rappel (si elle avait conscience) de toutes les épreuves qu’elle a traversées : elle a été une boule de feu, boule de glace ouréceptacle pour des pluies acides.

Ce qui tracasse tant de personnes, c’est simplement la perspective que nous devrons renoncer au confort que nous avons connu au siècle dernier. Les générations actuelles et futures devront se contenter de moins bien, tout en prouvant que nous n’avons pas besoin de météorites pour nous auto-exterminer..

Prenons la montée des eaux ou la désertification, par exemple. C’est presque ironique d’entendre les gens s’indigner parce que nous allons perdre des villes englouties ou souffrir de la sécheresse. En réalité, l’eau et le désert sont des éléments de notre Nature chérie.

La nature ne nous attendait pas pour détruire. Entre les séismes, les volcans, les épidémies et les maladies comme le paludisme, elle était déjà bien servie. Nous sommes simplement assez bêtes pour amplifier les fléaux que nous cherchions à éviter depuis des millénaires.

Notre éco-anxiété est dirigée vers notre propre espèce, vers ce que les générations futures auront à affronter. Nous sommes inquiets pour la finitude d’un monde, d’une nature. Mais avant notre magnifique faune et flore, il y en avait d’autres, comme celle des dinosaures, totalement décimée par la nature.

Nous ne pleurons pas la perte de ce monde écologique qui a précédé le nôtre. Nous sommes centrés sur notre vision humaine des choses. C’est peut-être pour cette raison qu’il est crucial de rappeler aux humains que l’écologie ne concerne pas seulement la planète, mais bien NOUS et nos descendants.

Nous et nos souvenirs, nous et nos habitudes, nous et notre confort. Parce que soyons honnêtes, des villes submergées, des migrations forcées pour survivre, une chaîne alimentaire empoisonnée, tout cela ne vend pas du rêve, ni pour l’humain, ni pour l’avenir.

Les activistes qui prônent la défense des animaux et des arbres ne captent que l’attention des « fans ». Il est crucial de recentrer les discours et de faire comprendre clairement les désagréments, voire la souffrance, des conséquences : la disparition des arbres, l’empoisonnement généralisé. 

Avec ces quelques mots, “ce que vous avez vécu et apprécié ne sera plus qu’un souvenir lointain, une expérience que personne, ni vous ni les autres, ne pourra revivre…”

Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous 

Be one

Pank 

#écologie #écoanxiété #nature  #eaux #désert #changementclimatique #peur #humanité #findelhumanité #cadre


Pank’s Reflections / Snapshot #104: Oh, Mother Nature

Eco-anxiety is running high, and it’s undeniable that people of all ages are mobilizing in response to the consequences of climate change, accelerated by human activity, of course. We keep hammering home the point that we’re mistreating our precious planet.

What’s worth highlighting is the fear that people feel. In reality, their concern is primarily about preserving nature as we’ve known it. We’re not here to coddle a planet that’s been around for 4.5 billion years but rather to safeguard the comfort we’ve grown accustomed to as a living species.

Let’s think for a moment: Earth doesn’t need us for its survival; it couldn’t care less about our efforts to protect it. We could even unleash our entire nuclear arsenal without seriously affecting it. That would be a reminder (if it had consciousness) of all the trials it has endured, from being a ball of fire to a ball of ice, a receptacle for acid rains.

What troubles many people is simply the prospect of having to give up the comfort we enjoyed in the last century. Current and future generations will have to make do with less while proving that we don’t need meteorites to self-extinguish.

Take rising sea levels or desertification, for example. It’s almost ironic to hear people express outrage at losing submerged cities or suffering from drought. In reality, water and deserts are part of our cherished Nature.

Nature didn’t wait for us to destroy itself. Between earthquakes, volcanoes, epidemics, and diseases like malaria, it had plenty of practice. We’re just foolish enough to amplify the disasters we’ve been trying to avoid for millennia.

Our eco-anxiety is directed at our own species, at what future generations will have to face. We’re worried about the finiteness of a world, of nature. But before our magnificent fauna and flora, there were others, like the dinosaurs, completely decimated by nature.

We’re not mourning the loss of the ecological world that preceded ours. We’re focused on our human perspective. Maybe that’s why it’s crucial to remind humans that ecology isn’t just about the planet but also about US and our descendants.

Us and our memories, us and our habits, us and our comfort. Because, let’s be honest, submerged cities, forced migrations to survive, and a poisoned food chain don’t sound appealing to humans or the future.

Activists advocating for animal and tree protection only capture the attention of « fans. » It’s essential to refocus the discourse and clearly convey the discomfort, even suffering, of the consequences: the disappearance of trees, widespread pollution.

With these few words, « what you’ve experienced and cherished will become nothing more than a distant memory, an experience that no one, neither you nor others, will be able to relive… »

Take only what is good and right for you.

Be one.

Pank

#ecology #ecoanxiety #nature #water #desert #climatechange #fear #humanity #endofhumanity #context

Réflexions de Pank / Instantané #78 : La menace du non spécifique

Il n’y a rien de pire pour nous que de vivre dans l’incertitude. Même si nous nous illusionnons que les choses sont prévisibles, comme le soleil se lèvera demain, cela n’est pas juste. Nous n’en savons rien. Nous créons aussi des zones de réflexion et d’échange qui nous confirment une connaissance des choses et des possibles interactions.

Nous sommes dans l’anticipation pour imaginer les plans et les réponses possibles, c’est d’ailleurs l’une des raisons qui fait que nous avons pu mettre en place des solutions puis des technologies qui nous permettent de moins subir les incertitudes du temps et du climat. L’une des choses que beaucoup de marketeurs, publicitaires, politiques et mêmes personnes menaçantes aiment à proposer est une menace peu claire.

Elle pourrait rationnellement être prise en dérision. En effet, rien ne peut nous faire croire en ce qui est dit, tellement les éléments semblent non spécifiques. Seulement, si cette suggestion est proposée pendant un moment émotionnellement fort ou pendant un doute, son impact peut être très puissant. Automatiquement, notre cerveau va se projeter pour éventuellement trouver des plans de sortie. Une façon commune est de nier, de ne pas y penser et de mettre cette anxiété initiée au loin.

Seulement, pour beaucoup d’autres, ils vont y penser. Mais penser à quoi exactement ? Sur quel aspect de la menace va-t-on porter la réflexion ? Et comme nous ne savons pas vraiment, nous multiplions les scénarios et les hypothèses de réponses. Si ces menaces sont de type vengeresse, nous pourrions commencer à y penser régulièrement, à être moins sereins, à nous créer des idées sur une possible agression à venir. Dès lors, toute la qualité de vie peut changer.

Quand les menaces sont plus globales, comme économiques, sociales ou climatiques, nous voyons des spécialistes nous parler en statistiques, sans savoir réellement les choses. Il y a après les nombreux biais que les intervenants feront quand il y aura une augmentation de température ou une baisse du CAC 40. Il y a tellement de discours différents que tout le monde semble avoir raison et donc les non-spécialistes, ceux à qui l’on a imposé cette menace, vont se trouver dans un accroissement des angoisses.

Entre les climatosceptiques, les climatologues, les partisans de l’effondrement, on s’étonne que des pathologies se développent comme les éco-anxieux, qui eux-mêmes vont voir les choses à travers leurs filtres avec toutes les composantes des biais de confirmation.

Sur tous les grands sujets, il y a des menaces mises en avant dans les médias, nous l’avons avec la guerre, la politique, l’économie, le climat, les maladies, les manifestations, ou autres, sans que les choses ne deviennent ce que l’on ne cesse de répéter, parfois en mieux ou en pire.

Prendre en compte que cette notion d’incertitude des discours est aussi un moyen de séquestrer les esprits peut nous permettre de prendre un pas de recul et d’admettre que nous ne savons que peu ou pas.

Comment réagissez-vous aux menaces incertaines de votre quotidien ?

Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One.

Pank

#Incertitude #Réflexions #Anticipation #Anxiété #Spécialistes #Biais #Éco-anxieux #Médias #Séquestration #Réactions


English Version

Pank’s Reflections / Snapshot #78: The Threat of the Unspecific

There is nothing worse for us than living in uncertainty. Even if we delude ourselves into thinking things are predictable, like the sun rising tomorrow, that’s not accurate. We don’t know. We also create zones of reflection and exchange that confirm our understanding of things and possible interactions.

We engage in anticipation to imagine potential plans and responses. In fact, this is one of the reasons we’ve been able to implement solutions and technologies that help us endure the uncertainties of weather and climate. One thing that many marketers, advertisers, politicians, and even threatening individuals like to propose is an unclear threat.

Rationally, it could be dismissed. Indeed, nothing can make us believe in what is said when the elements appear so nonspecific. However, if this suggestion is made during a emotionally charged moment or in a state of doubt, its impact can be very powerful. Automatically, our brain projects itself to potentially find ways out. A common approach is to deny, not think about it, and push this initiated anxiety away.

But for many others, they will think about it. But think about what exactly? On which aspect of the threat will our reflection focus? And since we don’t really know, we generate multiple scenarios and hypotheses for responses. If these threats are vengeful in nature, we might start thinking about them regularly, being less serene, creating ideas about a possible impending aggression. As a result, our quality of life could change.

When threats are more global, such as economic, social, or climatic, we see specialists speaking to us in statistics, without truly knowing the facts. Then come the numerous biases that those involved will introduce when there’s a rise in temperature or a drop in the stock market. There are so many different discourses that everyone seems to be right, and therefore, those who have been subjected to this threat, the non-specialists, find themselves experiencing increased anxieties.

Among climate skeptics, climatologists, and collapse advocates, it’s surprising to see pathologies develop, such as eco-anxiety. They themselves view things through their filters, with all the components of confirmation bias. On all major subjects, threats are highlighted in the media, be it war, politics, economy, climate, diseases, protests, and others, without things becoming exactly what we keep repeating, sometimes better or worse.

Taking into account that the concept of uncertain discourse is also a means of seizing the minds, we can step back and admit that we know little or nothing. How do you react to uncertain threats in your daily life?

Take what is good and right for you.

Be One.

Pank

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