Réflexions martiales d’un Hypnofighter #513 : Les arts martiaux politisés

Les rixes et combats violents, voire mortels, font partie de l’histoire des arts martiaux. Nous pouvons facilement oublier que les boxes ou les luttes, sans même parler des armes, ont pour objectifs le combat, la domination physique et psychologique sur les opposants.

Quand on lit ce qui se passe régulièrement, avec des conséquences comme la mort de groupes politiques des deux côtés de l’échiquier, c’est malheureusement ce à quoi le combat peut mener.

Et les arts martiaux sont souvent associés à des idées nationalistes. On l’oublie parfois avec la mondialisation des systèmes et des cultures, mais pour reprendre le Japon pour exemple, le Shorinji Kempo de So Doshin a réussi sa diffusion initiale avec deux éléments clefs. Aider les jeunes hommes de la nation nippone (qui était, pour rappel, membre de l’Axe) à être plus solides et pouvoir aider la nation et également, dans un deuxième temps, à partir des années 50-60, s’inscrire dans le monde scolaire et universitaire.

Les membres du Shorinji étudiants se trouvaient dans toutes les universités et étaient au service de mouvements nationalistes. Pendant les années 68, ils utilisaient leurs connaissances pour cogner les franges plus à gauche des étudiants (cf. la guerre avec le Kyokushin dont je vous parlais).

Si un dojo cherche une neutralité, avec un uniforme et une conformité, il est aussi important de connaître l’intention des fondateurs (qui peuvent évoluer) et aussi prendre conscience que ce qui est enseigné pourra être utilisé avec des intentions idéologiques et politiques pour agresser ceux qui ne pensent pas pareil ou pour obtenir des biens divers.

Les sports de combat ne sont pas une discipline neutre et entraînent dans le quotidien des conséquences possibles. Oui, il n’y a pas besoin d’arts martiaux pour se battre, mais beaucoup de groupes politisés se forment désormais en MMA, en plus du matériel qu’ils vont avoir lors de « meetings ».

Prenez ce qui est bon et juste pour vous. Be One, Pank. https://www.passioncombat.net/

Martial Reflections of a Hypnofighter #513: Politicized Martial Arts

Brawls and violent, even deadly, fights are part of the history of martial arts. We can easily forget that boxing or wrestling, not to mention weapons, have the objectives of combat, physical and psychological domination over opponents.

When we read what regularly happens, with consequences such as the death of political groups on both sides of the spectrum, this is unfortunately what combat can lead to.

And martial arts are often associated with nationalist ideas. We sometimes forget this with the globalization of systems and cultures, but to take Japan as an example, So Doshin’s Shorinji Kempo achieved its initial spread with two key elements. Helping young Japanese men (who, let’s remember, were members of the Axis) to be stronger and able to help the nation and also, in a second phase from the 1950s-60s, integrating into the school and university world.

Student members of Shorinji were found in all universities and served nationalist movements. During the 1968 years, they used their knowledge to beat up the more left-leaning fringes of students (cf. the war with Kyokushin I mentioned).

If a dojo seeks neutrality, with a uniform and conformity, it is also important to know the founders’ intentions (which can evolve) and also to realize that what is taught can be used with ideological and political intentions to attack those who do not think similarly or to obtain various goods.

Combat sports are not a neutral discipline and lead to possible daily consequences. Yes, there is no need for martial arts to fight, but many politicized groups are now forming in MMA, in addition to the equipment they will have during « meetings. »

Take what is good and right for you. Be One, Pank. https://www.passioncombat.net/

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #364 : La Figure d’Autorité Martiale

L'article explore les abus de pouvoir par des figures d'autorité dans les arts martiaux, en particulier dans les styles orientaux où la soumission des élèves est parfois attendue sous couvert de tradition et de savoir ésotérique. L'auteur met en lumière les risques de dérives sectaires et d'exploitation par des enseignants qui s'arrogent des compétences hors de leur domaine, s'appuyant sur des mythes plutôt que sur des preuves. Il souligne l'importance pour les pratiquants de faire preuve de discernement et de ne retenir que ce qui est juste et bénéfique pour eux.

Je suis en ce moment sur une série autour des abus que permettent, ou plutôt que se permettent, les figures d’autorité. Et nous savons que dans les sports, et naturellement dans les arts martiaux, il y a de nombreux maîtres, qu’importe le type de discipline et l’origine de celle-ci, qui se permettent d’abuser.

La plupart du temps, surtout avec les styles plus orientaux dont les codes sont très différents de la culture occidentale, les professeurs attendent de leurs élèves une forme de soumission. Elle sera volontaire, parce que tout passionné y voit une occasion d’entrer plus en profondeur dans le style. Surtout qu’il existe dans de nombreuses écoles traditionnelles une mystique autour d’arcanes qui ne sont enseignés qu’aux élus.

Nous nous retrouvons vite dans des mouvements proches des sectes, mais surtout surexploités par les enseignants qui se placent dans des postures qui ne sont pas les leurs. Soi-disant pour améliorer dans l’art du combat, ils peuvent proposer une façon de s’alimenter (est-il nutritionniste ?), une façon de se soigner (est-il soignant ?), surtout si l’on a des éléments associés au Ki/Chi.

C’est d’autant plus simple qu’en plus d’être l’autorité, souvent avec un haut grade et peut-être même des certificats ou un cadre d’un grand maître avec lui, il peut substituer sa responsabilité à celle du mythe, du maître, de la tradition. Avec des références issues d’histoires plus que de faits ou d’études.

Il y a donc facilement des dérives et des interactions qui peuvent devenir des « opportunités » pour peut-être répondre à leurs attentes souvent éloignées du cadre martial. Tout comme dans le domaine de l’accompagnement, il est essentiel de toujours se demander si nos comportements et nos cadres sont justes pour répondre à l’objectif sportif que nous avons, en prenant en compte, même si parfois c’est moins commun que dans la vie quotidienne, les retours des apprenants.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

http://www.passioncombat.net

Martial Reflections of an Hypnofighter #364: The Martial Authority Figure

I am currently working on a series about the abuses that authority figures allow, or rather permit themselves to commit. And we know that in sports, and naturally in martial arts, there are many masters, regardless of the type of discipline and its origin, who allow themselves to abuse their position.

Most of the time, especially with more Eastern styles whose codes are very different from Western culture, teachers expect a form of submission from their students. This submission will be voluntary, because every enthusiast sees it as an opportunity to delve deeper into the style. Especially since in many traditional schools, there is a mystique surrounding arcane knowledge that is only taught to the chosen few.

We quickly find ourselves in movements close to sects, but above all, overexploited by teachers who place themselves in positions that are not theirs. Supposedly to improve in the art of combat, they may suggest a way of eating (are they a nutritionist?), a way of healing (are they a healthcare professional?), especially if there are elements associated with Ki/Chi.

It is all the simpler because, in addition to being the authority, often with a high rank and perhaps even certificates or the endorsement of a grand master, they can substitute their responsibility with that of the myth, the master, the tradition. With references drawn from stories rather than facts or studies.

There are therefore easily abuses and interactions that can become « opportunities » to perhaps meet their expectations, often far removed from the martial framework. Just as in the field of coaching, it is essential to always ask oneself whether our behaviors and frameworks are fair to meet the sporting objective we have, taking into account, even if it is sometimes less common than in everyday life, the feedback from the learners.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

http://www.passioncombat.net