Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #302 : Le Jiujitsu a-t-il changé d’objectif ?

Le Gracie Jiujitsu, conçu à l'origine pour la défense personnelle, s'est progressivement orienté vers une pratique sportive visant à surpasser d'autres styles. Cette transition, marquée par des défis entre écoles et l’essor du MMA, questionne son adaptation aux réalités du combat.

Je regardais la vidéo Black Belt Confession – BJJ SUCKS For Self Defense et j’ai particulièrement apprécié une remarque mise en avant par le vidéaste. Le Jiujitsu, développé par les Gracie pour sa branche brésilienne, s’orientait officiellement vers la défense personnelle.

Cependant, si on examine l’histoire de ce que proposaient Carlos puis Helio Gracie, ce n’est pas cet aspect qui a marqué le style. Ce qui a été retenu, ce sont plutôt les défis que l’Académie Gracie lançait aux autres styles. Que ce soit intentionnel ou non, les combattants ont dû apprendre et adapter le Jiujitsu pour remporter ces combats.

Je ne parle même pas des entraînements “professionnels” organisés lors des défis plus tardifs contre la Luta Livre, où nous étions déjà entrés dans l’ère du Vale Tudo, proche des débuts du MMA. Le Gracie Jiujitsu s’est alors davantage orienté vers la victoire contre d’autres pratiquants de sports de combat que vers une gestion réaliste des combats de rue.

Aujourd’hui, le Jiujitsu semble avoir perdu son adaptation au MMA — il suffit de regarder Kron Gracie la semaine dernière. Pourquoi ? Parce que le Jiujitsu continue de se centrer sur le combat contre ses propres techniques (ce qui, pour ma part, ne me dérange pas particulièrement) plutôt que sur la self-defense.

D’ailleurs, il est amusant de constater à quel point nous sommes loin de l’époque où chaque école avait son style distinct : la demi-garde de la Nova União, le travail de passeur de garde chez Carlson Gracie… Aujourd’hui, toutes les académies travaillent globalement de la même manière. Je ne vois plus trop de différences entre AOJ, Unity ou Atos.

La facette plus sportive que martiale a permis une amélioration incroyable du niveau technique et a produit un système totalement optimisé pour vaincre un Jiujitsuka. Mais cela s’est fait au “détriment” de l’époque où l’objectif était de battre des pratiquants de MMA, qu’ils soient wrestlers ou strikers, eux-mêmes ayant étudié le BJJ pour l’annihiler.

C’est fascinant de voir l’évolution en cent ans de ce que le Gracie Jiujitsu a apporté au monde.

Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,
Pank
https://www.passioncombat.net

Martial Reflections of a Hypnofighter #302: Has Jiujitsu Changed Its Objective?

I was watching the video Black Belt Confession – BJJ SUCKS For Self Defense and particularly appreciated a point highlighted by the videographer. Jiujitsu, developed by the Gracies for its Brazilian branch, was officially oriented towards self-defense.

However, when we look at the history of what Carlos and Helio Gracie proposed, it’s clear that this aspect didn’t define the style. What stood out were the challenges the Gracie Academy posed to other styles. Whether intentional or not, fighters had to learn and adapt Jiujitsu to win those fights.

I’m not even mentioning the “professional” training sessions during later challenges against Luta Livre, as we had already entered the Vale Tudo era, close to the early stages of MMA. Gracie Jiujitsu was more focused on defeating other combat sports practitioners than on realistic street combat management.

Today, Jiujitsu seems to have lost its adaptability to MMA — just look at Kron Gracie last week. Why? Because Jiujitsu continues to focus on defeating its own techniques (which, personally, I don’t mind) rather than on self-defense.

Moreover, it’s amusing to see how far we’ve come from the days when each school had its distinct style: the half-guard from Nova União, the guard-passing skills at Carlson Gracie’s… Today, all academies work in roughly the same way. I no longer see much difference between AOJ, Unity, or Atos.

The sportier side of Jiujitsu has led to an incredible improvement in technical level and created a fully optimized system for defeating a Jiujitsuka. But this came at the “expense” of the era when the goal was to defeat MMA practitioners, whether they were wrestlers or strikers, who had studied BJJ to neutralize it.

It’s fascinating to observe the evolution over a hundred years of what Gracie Jiujitsu has offered the world.

Take only what is good and right for you.

Be One,
Pank
https://www.passioncombat.net

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #300 : Arrêter l’entraînement en fin de carrière

Cet article explore les raisons qui poussent certains pratiquants d’arts martiaux, notamment de BJJ, à arrêter leur entraînement en fin de carrière. Entre perte de motivation et besoin de nouveaux défis, il met en lumière les choix personnels pour éviter l’épuisement d’une passion.

Notre sport, comme tous les autres, peut attirer grâce à la compétition. C’est d’ailleurs le gros point fort du BJJ, qui dépasse très certainement le judo sur ce sujet. Pourquoi parler de cet avantage du jiujitsu ? Simplement parce que tout le monde est prêt à payer entre 50 et 180 € pour combattre, et il peut y avoir plus de 8 000 participants.

Une autre force du BJJ réside dans sa valorisation des anciens, les Masters/Vétérans. Quand toutes les autres fédérations mettent en avant les enfants, celle du BJJ cible ceux qui ont de l’argent et une nouvelle envie de se tester.

Cependant, une fois que le corps, et peut-être la motivation, ne suivent plus, après des décennies de compétition, il est très possible que le pratiquant décide d’arrêter. Pour beaucoup, cela signifie juste libérer des week-ends, mais pour d’autres, cela devient une véritable remise en question.

J’ai souvent vu d’excellents compétiteurs arrêter les arts martiaux après avoir cessé d’obtenir des résultats ou atteint leurs objectifs. Certains rejettent même complètement les arts martiaux, les dojos et le combat, et se tournent vers d’autres activités comme la course à pied, l’escalade, le triathlon ou le crossfit.

Ils estiment que les arts martiaux n’ont plus rien à leur apporter, ne trouvant plus cette satisfaction qui les motivait à se rendre plusieurs fois par semaine au dojo. En effet, il ne faut pas chercher autre chose que du sport dans les arts martiaux : chacun a ses propres leviers motivationnels.

Concourir contre soi-même ou contre les autres est une manière de se fixer des objectifs. Cependant, pratiquer simplement pour s’améliorer, sans jamais savoir si ces efforts peuvent être éprouvés, peut lasser. Certains préfèrent éviter que leur passion ne dépérisse ou ne les dégoûte, et cherchent de nouveaux chemins pour se challenger.

Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,
Pank
https://www.passioncombat.net

Martial Reflections of a Hypnofighter #300: Stopping Training at the End of a Career

Our sport, like all others, can attract participants through competition. This is undoubtedly the strong point of BJJ, which probably surpasses judo in this regard. Why talk about this advantage of jiujitsu? Simply because everyone is willing to pay between €50 and €180 to compete, and there can be over 8,000 participants.

Another strength of BJJ lies in how it values older practitioners, the Masters/Veterans. While most federations focus on children, BJJ targets those who have the financial means and a new desire to test themselves.

However, once the body, and perhaps the motivation, no longer follow after decades of competition, it is very likely that practitioners will decide to stop. For many, this simply means freeing up their weekends, but for others, it leads to a deeper reflection.

I have often seen excellent competitors quit martial arts after they no longer achieved results or met their goals. Some even completely reject martial arts, dojos, and combat, turning to activities like running, climbing, triathlons, or crossfit.

They feel that martial arts no longer offer them the fulfillment that once motivated them to train several times a week at the dojo. Indeed, martial arts are essentially a sport, and each person has their own motivational triggers.

Competing against oneself or others is a way to set goals. However, practicing solely for self-improvement, without ever knowing if these efforts can be tested, can become tiresome. Some prefer to avoid seeing their passion fade or become a source of disgust and instead look for new ways to challenge themselves.

Take only what is good and right for you.

Be One,
Pank
https://www.passioncombat.net

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #297 : Chercher la fluidité

Dans cet article, Pank explore le concept de fluidité en combat, une alternative à l’explosivité fondée sur des mouvements continus et une gestion précise du temps. Il souligne les défis pratiques liés à cette approche, notamment en MMA et en BJJ, et met en lumière ses implications pour le quotidien, où la fluidité devient une philosophie d’adaptation face aux imprévus.

Assez régulièrement, dans les randoris, je me concentre sur un thème, que ce soit en percussion ou en préhension : chercher à être fluide. Paradoxalement, je peux avoir l’impression d’être plus rapide, alors que ce n’est pas forcément le cas.

En tentant de maintenir une tension relative, je ne cherche pas l’explosivité, souvent synonyme de mouvements saccadés, d’une forte tension suivie d’une explosion, puis d’un relâchement. À l’inverse, en conservant une tension suffisante pour travailler, tout en limitant ces mouvements saccadés qu’impose l’explosivité, le mouvement se déploie de manière continue.

La notion de temps devient alors essentielle et prend de plus en plus d’importance à mesure que la fluidité s’installe. Il s’agit de savoir à quel moment précis initier le mouvement. Souvent, lors d’une explosion, un léger contretemps nous oblige à compenser avec la puissance développée à cet instant précis.

Avec l’âge, les combattants les plus explosifs (sans compléments particuliers) perdent naturellement cette compétence. Cela peut créer une faiblesse dans leur style, surtout face à une nouvelle génération qui n’a pas de problème d’énergie ni d’explosivité.

Cependant, bien que séduisante sur le papier, la fluidité pose des défis en pratique. La prise de notre opposant, sa force, et la direction qu’il impose au combat doivent idéalement « glisser » sur nous. Mais ce genre de métaphore, comme celle du saule pleureur pliant sous la neige, reste poétique et bien éloigné des réalités d’un match de MMA, de BJJ ou de Luta Livre.

Cette quête de fluidité physique peut également se transposer dans le domaine cognitif : apprendre à ne plus se figer face aux imprévus, mais à rester adaptable et à avancer.

bjj #Jiujitsu #LutaLivre #force #explosivité #fluidité

Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous.
Be One,
Pank
https://www.passioncombat.net


Martial Reflections of a Hypnofighter #297: Seeking Fluidity

Quite regularly in randoris, I focus on a theme, whether it’s striking or grappling: seeking fluidity. Paradoxically, I might feel faster, even though that’s not necessarily the case.

By trying to maintain relative tension, I avoid seeking explosiveness, which is often synonymous with jerky movements, alternating between high tension, explosion, and relaxation. Instead, by maintaining just enough tension to operate while limiting the jerky movements that explosiveness imposes, the motion unfolds more smoothly and continuously.

Time becomes essential and increasingly important as fluidity takes hold. It’s about knowing the exact moment to initiate a movement. Often, during an explosion, a slight off-timing forces us to compensate with the power generated at that precise instant.

With age, even the most explosive fighters (without particular supplements) naturally lose this skill. This can create a weakness in their style, especially against a younger generation with no issues in energy or explosiveness.

However, while fluidity is appealing on paper, it presents challenges in practice. The opponent’s grip, strength, and the direction they impose in combat should ideally « slide » off us. But such metaphors, like the willow bending under the snow, remain poetic and far removed from the realities of an MMA, BJJ, or Luta Livre match.

This quest for physical fluidity can also be transposed into the cognitive domain: learning to avoid freezing in the face of the unexpected and instead staying adaptable and moving forward.

bjj #Jiujitsu #LutaLivre #strength #explosiveness #fluidity

Take only what feels right and just for you.
Be One,
Pank
https://www.passioncombat.net

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #295 : Faire comprendre les erreurs des anciens

Cet article déconstruit les valeurs prétendues des générations précédentes dans les arts martiaux, montrant que les mythes du "guerrier" ont souvent conduit à des pratiques nuisibles. Aujourd’hui, il est essentiel de privilégier la santé et la durabilité pour les pratiquants modernes.

Nous sommes une génération qui a vu naître les arts martiaux modernes avec le MMA et le BJJ. Beaucoup d’entre nous viennent de styles traditionnels, nourris par les fantasmes relayés par les générations précédentes à travers des films et récits souvent embellis.

Ces récits ont façonné une illusion du « guerrier », un combattant idéalisé, qui ne connaîtra, espérons-le, jamais la guerre. En réalité, ce « guerrier » était souvent un compétiteur participant à des affrontements plus ou moins violents. Avec le temps, ces récits se sont amplifiés : on entend dire qu’en karaté « ça frappait dur à l’époque », que le Muay Thaï des années 90 est « la vraie génération », ou que les premiers combats de MMA étaient « sans aucune règle et clandestins ».

Mais que reste-t-il de tout cela ? Beaucoup de mythes et peu de réalités. Ce que les anciens ont transmis comme « valeurs » – aller au-delà de la douleur, ignorer les signaux du corps, revenir s’entraîner malgré des blessures ou encore passer des examens dans un état physique inadéquat – ne relève pas de la force ou de la sagesse, mais bien de l’ignorance et parfois de la bêtise. Ces comportements ont causé des blessures graves, des séquelles durables, et même des abandons.

Aujourd’hui, nous savons mieux. En tant qu’enseignants, nous avons vu les dégâts de ces pratiques : des blessures mal soignées, des rééducations bâclées, des entraînements absurdes et inefficaces. Ces pratiques ne servent ni l’athlète ni la discipline. Pourtant, malgré les retours d’expérience et les avertissements, les jeunes générations continuent de céder aux illusions véhiculées par les films, les séries ou les mythes d’un passé glorifié.

Nous devons leur rappeler que la voie martiale ne consiste pas à sacrifier son corps ou sa santé pour un idéal déformé. Les vraies valeurs sont celles qui permettent de progresser durablement, d’écouter son corps et de préserver son avenir.

blessure #récupération #attention #génération #expérience

Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous.
Be One,
Pank
https://www.passioncombat.net

Martial Reflections of a Hypnofighter #295: Understanding the Mistakes of Our Predecessors

We are a generation that witnessed the rise of modern martial arts with MMA and BJJ. Many of us come from traditional styles, shaped by fantasies passed down through older generations via films and often exaggerated stories.

These narratives built the illusion of the « warrior, » an idealized fighter who, we hope, will never face war. In reality, this « warrior » was often just a competitor in more or less violent matches. Over time, these stories grew into myths: in karate, « they hit hard back then »; in Muay Thai, « the 90s were the real golden era »; or in MMA, « early fights were no-rules and underground. »

But what remains of these tales? Mostly myths, far removed from reality. What older generations passed off as « values »—pushing beyond pain, ignoring bodily warnings, training despite injuries, or taking exams in poor physical condition—stemmed not from strength or wisdom but from ignorance and, at times, foolishness. These practices led to serious injuries, lasting consequences, and even abandonment of the sport.

Today, we know better. As instructors, we’ve seen the damage caused by these behaviors: untreated injuries, rushed rehabilitations, and absurd training methods that benefit neither the athlete nor the discipline. Yet, despite these lessons, younger generations still fall for the illusions portrayed in movies, series, and glorified myths of a bygone era.

We must remind them that the martial path is not about sacrificing one’s body or health for a distorted ideal. True values lie in sustainable progress, listening to one’s body, and preserving one’s future.

injury #recovery #awareness #generation #experience

Take only what is good and right for you.
Be One,
Pank
https://www.passioncombat.net

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #293 : Sur les tatamis, il y a aussi des déséquilibrés

Les arts martiaux ne sont pas une thérapie, mais un outil complémentaire au développement personnel. Pourtant, certains pratiquants déséquilibrés peuvent utiliser leur pratique pour nuire aux autres. Cet article explore les dangers de tels comportements et la responsabilité des formateurs pour éviter de glorifier ces dérives.

Vous savez que je déteste lire que le jiujitsu ou n’importe quel art martial est une thérapie. Ce peut être un support, un complément à un travail sur soi, mais la notion de thérapie est clairement abusée. Souvenez-vous de Bourdain, passionné de BJJ, qui a pourtant fait le choix de mettre fin à ses jours.

Hier, je lisais un article d’un pratiquant de chez Legion qui s’est fait détruire la colonne vertébrale par un ceinture marron. Ce dernier aime utiliser une technique blessante et se vante d’avoir fait du mal à de nombreux combattants avec elle.

On voit bien que l’intention de ce pratiquant n’est pas de partager et de protéger ses partenaires. Son but est de prendre le pouvoir, de blesser et, pour certains, de pousser à abandonner les tatamis. Il n’est certainement pas le seul dans les dojos : des individus déséquilibrés avec des intentions malsaines y sont fréquents.

Je trouve toujours stupide que les médias associent une agression ou un fait divers à la pratique sportive, comme la boxe ou les luttes du protagoniste. Tous les pratiquants ne deviennent pas délinquants. Cependant, une fois le profil psychologique déterminé, il est intéressant d’examiner les motivations qui l’ont poussé à pratiquer.

Si certains jeunes ou anciens trouvent un salut dans le monde du combat en apprenant à maîtriser leurs pulsions, cela nécessite une vigilance accrue de la part des formateurs. Il faut éviter, comme c’est parfois le cas dans les salles, de valoriser celui qui casse les autres et qui est dangereux. Sinon, le récit collectif risque de nourrir les failles psychologiques et d’encourager les comportements pathologiques.

agression #pathologie #thérapie #bjj #jiujitsu #artsmartiaux

Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,
Pank
https://www.passioncombat.net

Martial Reflections of a Hypnofighter #293: On the Mats, There Are Also Unbalanced Individuals

You know I hate reading that jiujitsu or any martial art is a form of therapy. It can be a support, a complement to personal development, but the notion of therapy is clearly overstated. Remember Bourdain, a passionate BJJ practitioner, who still chose to end his life.

Yesterday, I read an article about a practitioner from Legion who had his spine destroyed by a brown belt. The latter enjoys using a harmful technique and boasts about having injured numerous fighters with it.

It is evident that this practitioner’s intention is neither to share nor to protect his partners. His goal is to exert power, to injure, and, for some, to drive others off the mats. He is certainly not alone in the dojos: individuals with imbalances and malicious intentions are frequent.

I always find it foolish when the media links an aggression or a news story to a sport like boxing or wrestling. Not all practitioners become criminals. However, once the psychological profile is established, it is interesting to examine the motivations behind their practice.

If some young or older individuals find salvation in combat sports by learning to master their impulses, this requires increased vigilance from trainers. They must avoid, as is sometimes the case, glorifying those who harm others and pose a danger. Otherwise, the collective narrative risks feeding psychological weaknesses and encouraging pathological behavior.

aggression #pathology #therapy #bjj #jiujitsu #martialarts

Take only what is good and right for you.
Be One,
Pank
https://www.passioncombat.net

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #291 : Décider d’être pro ou rester un amateur

La professionnalisation des sports de combat, comme le MMA ou le BJJ, est souvent illusoire. Beaucoup de "professionnels" doivent jongler entre entraînements, cours, et emplois complémentaires. Cet article explore la difficile réalité économique des combattants et l’importance pour les coachs d’accompagner leurs élèves dans une vision réaliste de leur avenir.

Cette question, je pense que beaucoup de jeunes se la posent aujourd’hui. Elle est plus que légitime, sachant qu’il est désormais possible de combattre en tant que professionnel. Pourtant, le terme « professionnel » est souvent une illusion, particulièrement dans le cas des pratiquants de BJJ ou de MMA, qui ont de grandes chances de devoir mendier des euros pour survivre.

La réalité est que la plupart des sports de combat ne permettent pas à leurs pratiquants de vivre de leur passion. Ces derniers doivent souvent donner des stages, des cours ou, au mieux, avoir un emploi complémentaire. Ils ne déméritent pas pour autant, mais ils ne jouent pas au football. Imaginez si vos stars du football devaient travailler chez Décathlon pour boucler leurs fins de mois, cela vous choquerait ?

C’est pourtant ce qui arrive à bon nombre de combattants, même parmi les « professionnels ». À l’UFC, certains rencontrent d’importantes difficultés financières. C’est l’une des raisons pour lesquelles beaucoup tentent de gagner de l’argent via les réseaux sociaux et les sponsors. Ils utilisent à juste titre leurs passages dans les médias pour attirer l’attention d’une marque ou d’un réalisateur. La carrière d’un combattant est courte, et en plus, la retraite n’existe pas.

Alors, on peut se demander si être « pro » à la française, c’est-à-dire combattre à très haut niveau tout en restant un salarié ou un travailleur lambda, est réellement une ambition de vie. Bien que l’idée de défier les meilleurs fasse rêver, la réalité économique s’impose souvent : l’argent disponible dans les matchs finit par prévaloir sur les rêves de toute-puissance.

Les coachs, en plus de prodiguer des conseils techniques, doivent aussi accompagner les jeunes passionnés en leur offrant une vision réaliste de l’avenir. Ces derniers, souvent absorbés par leur passion, ne pensent pas à long terme. Pourtant, le futur arrive plus vite qu’ils ne le croient.

professionnalisme #pro #combat #UFC #amateur

Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,
Pank
https://www.passioncombat.net

Martial Reflections of a Hypnofighter #291: Choosing to Go Pro or Staying an Amateur

This question is one I believe many young people ask themselves today. It’s more than legitimate, especially now that becoming a professional fighter is a possibility. However, the term « professional » is often an illusion, particularly for BJJ or MMA practitioners, who are likely to struggle financially despite their efforts.

The reality is that most combat sports don’t provide practitioners with a sustainable living. Fighters often have to give seminars, teach classes, or hold down a second job to make ends meet. They certainly don’t lack talent or dedication, but they aren’t playing football. Imagine if your favorite football stars had to work at a sporting goods store to make ends meet—wouldn’t that shock you?

Unfortunately, this is the reality for many fighters, even « professionals. » Even at the UFC level, some struggle with serious financial issues. This is why many turn to social media and sponsorships to earn money. They wisely use their media appearances to catch the attention of a brand or a filmmaker, as a fighter’s career is short, and retirement simply doesn’t exist.

So, we must ask: is being « pro » in the French sense—competing at the highest level while holding a regular job—really a viable life goal? While the idea of competing against the best is appealing, economic realities often take over. At some point, the money available in matches will outweigh dreams of dominance.

Coaches, beyond offering technical advice, must also provide young fighters with a realistic vision of the future. These young athletes, naturally engrossed in their passion, rarely think ahead. But the future arrives faster than they expect.

professionalism #pro #fighting #UFC #amateur

Take only what is good and right for you.

Be One,
Pank

https://www.passioncombat.net

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #290 : Une ceinture bleue en compétition de 2024 est-elle supérieure à une ceinture noire des années 90 ?

Ce matin, j’ai entendu dans un podcast une affirmation à laquelle j’adhère totalement : une ceinture bleue de haut niveau en compétition, disons parmi le top 20 mondial, pourrait hypothétiquement battre une ceinture noire du top 10 des années 90, voire des premiers championnats du monde de BJJ.

Aujourd’hui, la nouvelle génération, comme je l’ai mentionné dans un post précédent, peut atteindre un niveau élite en 3 à 5 ans, et encore plus pour ceux qui ont commencé le jiujitsu dès leur enfance, à l’instar des jeunes judokas en France. Cette progression est rendue possible grâce aux nombreuses académies et professeurs d’excellence présents à travers le monde.

C’est un constat valable en boxe, en lutte ou en judo : il ne faut pas se leurrer, les générations actuelles, même avec moins de temps d’entraînement ou dans des grades inférieurs, surpassent souvent leurs prédécesseurs. Il n’est pas rare aujourd’hui de voir des ceintures bleues ou violettes battre des ceintures noires qui ne sont pas de niveau élite.

C’est un tournant important pour le jiujitsu, car les grades perdent peu à peu leur signification, comme c’est déjà le cas dans le karaté Kyokushin, où des ceintures vertes battent parfois des ceintures noires lors de compétitions. Un grade devient alors davantage un symbole qu’un indicateur de niveau. À ceux qui affirment que « la ceinture ne sert qu’à tenir le Gi », je réponds que jusqu’à présent, elle avait une réelle signification, mais cette dernière tend à disparaître.

Si cela n’intéresse pas les organisateurs, qui tirent profit des multiples catégories de ceintures, de poids et d’âge, on pourrait envisager dans quelques années des tournois sans distinction de grades. À haut niveau, cela existe déjà en amateur, et il n’est pas certain que les podiums soient occupés par les pratiquants les plus gradés.

Bjj #Jiujitsu #IBJJF #graduation #niveau #champion #compétition #Jiujitsusportif

Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,
Pank
https://www.passioncombat.net

Martial Reflections of a Hypnofighter #290: Is a 2024 Blue Belt Competitor Superior to a 1990s Black Belt?

This morning, I heard a statement on a podcast that I fully agree with: a high-level competition blue belt, say within the world’s top 20, could hypothetically defeat a black belt ranked in the top 10 of the 1990s, or even from the early BJJ world championships.

Today’s new generation, as I mentioned in a previous post, can reach an elite level in 3 to 5 years, even more so for those who started practicing jiujitsu as children, similar to young judokas in France. This rapid progression is possible thanks to numerous academies and excellent teachers worldwide.

This phenomenon is also observed in boxing, wrestling, or judo: current generations, even with less training time or at lower ranks, often surpass their predecessors. Nowadays, it’s not uncommon to see blue or purple belts defeating black belts who are not elite-level competitors.

This shift is crucial for jiujitsu because ranks are losing their traditional meaning, as already seen in Kyokushin karate, where green belts sometimes defeat black belts in competitions. A rank is becoming more of a symbol than a true indicator of skill level. To those who say, “a belt only holds the Gi,” I’d argue that until now, belts had real meaning, but that significance is fading.

If tournament organizers—who profit from the various belt, weight, and age categories—don’t interfere, we could see open-rank tournaments emerge in the coming years. At the amateur level, such events already exist, and it’s uncertain whether the most decorated practitioners would stand on the podium.

Bjj #Jiujitsu #IBJJF #graduation #level #champion #competition #sportjiujitsu

Take only what is good and right for you.

Be One,
Pank
https://www.passioncombat.net

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #289 : Avoir un objectif élevé demande un engagement fort

Hier, en discutant avec des amis karatékas, nous avons abordé une problématique que l’on rencontre peut-être davantage dans les styles de karaté au KO que dans le karaté sans contact : le manque de professionnalisation des athlètes visant les titres les plus prestigieux de la discipline.

En observant le développement du BJJ (Jiu-Jitsu Brésilien) ces dernières années, on constate une évolution marquée. Les jeunes ceintures bleues et violettes s’entraînent comme des professionnels, avec plusieurs sessions quotidiennes et un suivi rigoureux. Grâce à la CFJJB, un pôle France a même été créé pour améliorer la qualité de l’enseignement et développer une préparation optimale pour la compétition.

Dans des disciplines comme le Kyokushin ou le Shidokan, on trouve des passionnés dotés d’un mental incroyable. Ces styles, parmi les plus douloureux aux côtés de la lutte, impliquent un apprentissage exigeant et souvent marqué par les blessures.

Le Kyokushin, en particulier, cultive un état d’esprit proche des mangas Shōnen : un dépassement de soi constant, où l’adversité devient une source de progression. Cette mentalité est sans doute influencée par le manga Karate Baka Ichidai, qui a contribué à la popularité du Kyokushin dans les années 1970.

Cependant, lorsqu’un pratiquant ambitionne de devenir le meilleur, il ne peut se contenter d’une vision romantique ou idéalisée. Il doit adopter une approche professionnelle. Aujourd’hui, tout compte. Nous ne sommes plus à l’ère de l’approximation. Un engagement total est requis, où l’on s’oublie presque au service de sa « cause ».

Pour atteindre cet objectif, il est crucial d’être entouré des bonnes personnes, capables de partager leurs expertises spécifiques. Il faut également dépasser l’imaginaire de Mas Oyama, selon lequel s’isoler des mois en montagne rendra forcément plus fort. Ce type de préparation n’est plus adapté à l’exigence des compétitions modernes.

karate #Shidokan #Kyokushin #objectif #engagement

Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,
Pank

https://www.passioncombat.net

Martial Reflections of a Hypnofighter #289: Setting High Goals Demands Strong Commitment

Yesterday, while talking with karate friends, we discussed an issue that seems more prevalent in knockout karate styles compared to non-contact karate: the lack of professionalization among athletes aiming for the highest titles in the discipline.

In Brazilian Jiu-Jitsu (BJJ), things have evolved significantly in recent years. Young blue and purple belts train like professionals, with multiple daily sessions and quality coaching. Thanks to the CFJJB, there is even a national training center in France to further enhance teaching quality and competition preparation.

In karate styles like Kyokushin or Shidokan, passionate practitioners exhibit incredible mental toughness. These styles, alongside wrestling, are among the most painful and challenging to learn, often leading to injuries along the way.

Kyokushin, in particular, fosters a mindset akin to Shōnen manga: constant self-improvement, where adversity becomes a tool for growth. This mentality is likely influenced by the manga Karate Baka Ichidai, which propelled Kyokushin’s popularity in the 1970s.

However, when a practitioner decides to become the best, they cannot view themselves through the lens of a manga hero but as a professional. Today, every detail matters. We are no longer in the era of « good enough. » Total commitment to the goal is essential, requiring one to almost forget oneself in service of their « cause. »

Nonetheless, achieving this requires surrounding oneself with the right people who can share their specialized knowledge. It’s also important to move beyond the Mas Oyama narrative, where isolating oneself in the mountains for months is seen as the ultimate preparation. This approach is no longer suited to the demands of modern competition.

Take only what is good and right for you.

Be One,
Pank
https://www.passioncombat.net

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #287 : La politique et l’influence dans le monde associatif

Cet article examine les conflits politiques et financiers au sein des fédérations sportives, en particulier entre le Judo et le Jiu-Jitsu brésilien. Il met également en lumière le rôle historique de la Lutte dans le blocage de l’ascension du Judo, un schéma qui se répète aujourd’hui pour les disciplines émergentes.

Les grandes fédérations sportives exercent une influence considérable, parfois jusqu’au niveau ministériel. Le budget consacré au sport est souvent le deuxième ou le troisième poste de dépense dans les municipalités. Il n’est donc pas surprenant que, derrière l’apparence bienveillante des associations et des dojos, se cache un monde marqué par des luttes de pouvoir et des enjeux financiers.

Actuellement, l’académie GFT de Bourg-la-Reine (92), dirigée par Kenji Matsushima et Reda Hamzaoui, est au cœur d’un conflit associatif. Comme souvent, les valeurs mises en avant servent davantage d’image de façade que de véritable fondement. Le Judo et sa fédération, cinquième de France en termes de licenciés, en est un exemple frappant. Les rapports de la Cour des comptes de 2021 ont révélé des détournements de subventions, auxquels s’ajoutent des scandales tels que des affaires d’agressions.

Dans une démarche visant à autonomiser leur section de Jiu-Jitsu brésilien (BJJ), les dirigeants de la GFT ont tenté de se séparer du Judo. Sans surprise, la perte de 150 cotisations annuelles, représentant plusieurs centaines d’euros chacune, a suscité des réactions.

Au lieu de régler la situation dans l’esprit de Jigoro Kano, basé sur la pédagogie et la négociation, des méthodes plus obscures ont été employées : influence locale et fédérale visant à interdire la pratique de l’équipe dissidente, devenue la « némésis » de la section Judo.

Les arts martiaux modernes, comme le BJJ (sous la FFJudo) ou le MMA (sous la FFBoxe), attirent les fédérations dominantes pour les bénéfices qu’ils rapportent. Cependant, à une autre époque, c’est la Lutte qui avait bloqué l’ascension du Judo, freinant son autonomie et sa reconnaissance. Aujourd’hui, ces mêmes blocages se reproduisent avec les nouveaux entrants dans les milieux municipaux et ministériels. Les sections influentes protègent leur part de marché en bloquant souvent l’ascension de sports émergents.

Force et courage à tous les passionnés qui risquent de se retrouver sans dojo face à ces enjeux financiers et politiques.

Bjj #Judo #Jiujitsu #fédération #politique

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,
Pank
https://www.passioncombat.net


Martial Reflections of a Hypnofighter #287: Politics and Influence in the Associative World

Major sports federations wield significant influence, sometimes extending to ministerial levels. Sports budgets are often the second or third largest municipal expense. It is therefore unsurprising that, behind the benevolent appearance of associations and dojos, lies a world marked by power struggles and financial stakes.

Currently, the GFT academy in Bourg-la-Reine (92), led by Kenji Matsushima and Reda Hamzaoui, is at the center of an associative conflict. As often happens, values highlighted are more a façade than a true foundation. Judo and its federation, the fifth largest in France by membership, exemplify this. The 2021 report from the French Court of Auditors revealed subsidy embezzlement, alongside scandals like assault cases.

In a bid to gain autonomy for their Brazilian Jiu-Jitsu (BJJ) section, GFT leaders attempted to break away from Judo. Predictably, the loss of 150 annual memberships, each worth several hundred euros, sparked reactions.

Rather than resolving the situation in the spirit of Jigoro Kano—with pedagogy and negotiation—darker methods were employed: local and federal influence to ban the dissident team from practicing, now seen as the nemesis of the Judo section.

Modern martial arts like BJJ (under FFJudo) or MMA (under FFBoxe) attract dominant federations for the financial benefits they bring. However, in the past, it was Wrestling that blocked Judo’s rise, hindering its autonomy and recognition. Today, similar barriers are being imposed on newcomers within municipal and ministerial circles. Influential sections protect their market share by blocking the rise of emerging sports.

Strength and courage to all enthusiasts who may find themselves without a dojo due to these financial and political stakes.

Bjj #Judo #Jiujitsu #federation #politics

Take what is good and right for you.

Be One,
Pank
https://www.passioncombat.net

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #283 : S’interroger sur nos critiques

J’aime regarder des tutoriels ou des vidéos diverses sur les réseaux sociaux. Il y en a pour tous les goûts, chacun cherchant à partager sa passion pour un style ou une école. Si on met de côté la volonté de certains de faire du buzz ou de monétiser à tout prix, on est souvent dans une démarche de transmission de techniques ou de philosophie.

Tous les niveaux et tous les discours sont représentés, témoignant de la diversité dans la voie martiale. Ce qui revient fréquemment – et pas seulement dans les arts martiaux – c’est la virulence des commentaires. Les auteurs doivent parfois aller jusqu’à justifier leur grade, prouvant qu’ils sont bien ceintures noires ou plus.

On peut ne pas adhérer à certains systèmes techniques, et je suis moi-même critique. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles je participe à des séminaires ou que j’échange au dojo avec d’autres pratiquants.

Souvent, c’est parce que nous ne partageons ni l’attente ni la philosophie du système que nous observons. Mon objectif de combat repose sur une notion d’efficacité testable, d’où mon intérêt pour le BJJ, la Luta et le MMA.

Ce qui est présenté dans des contextes « hypothétiques » de défense personnelle m’amène à spéculer sur mes compétences en situation réelle. Pourtant, si l’on accepte un cadre différent, il n’y a pas de problème à répéter des logiques de self-défense.

Ainsi, nous en arrivons à critiquer un style ou un vidéaste, un peu comme si, en tant que basketteurs, nous jugions des handballeurs sans considérer leurs règles mais en restant focalisés sur notre propre dribble.

Aller à la rencontre de ces disciplines avec un esprit ouvert, même si nous ne ressortons pas « convaincus », nous permet de découvrir, d’échanger et de prendre en compte une autre perspective.

artsmartiaux #pratique #partage #combat

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,
Pank
https://www.passioncombat.net


Martial Reflections of a Hypno-Fighter #283: Questioning Our Criticisms

I enjoy watching tutorials or various videos on social media. There’s something for everyone, each person striving to share their passion for a style or school. Setting aside those aiming solely for clicks or monetization, we often see a genuine desire to share techniques or philosophy.

All levels and viewpoints are represented, reflecting the diversity within the martial path. What frequently appears – and not just in martial arts – is the harshness of the comments. Creators often find themselves justifying their rank, proving that they are indeed black belts or more.

We might not resonate with certain technical systems, and I am critical myself. This is, in fact, one of the reasons I attend seminars and exchange with other practitioners in the dojo.

Often, it’s because we don’t share the expectations or philosophy of the system we encounter. My combat objective is rooted in testable effectiveness, which is why I practice BJJ, Luta, and MMA.

The hypothetical contexts in self-defense sometimes lead me to speculate on my own competence in a real-life scenario. However, if we accept a different framework, there’s no issue in practicing a self-defense logic.

So, we find ourselves critiquing a style or a videographer, much like a basketball player might judge a handball player, ignoring their rules and focusing solely on dribbling.

Approaching these disciplines with an open mind, even if we don’t leave « convinced, » allows us to discover, exchange, and consider another perspective.

martialarts #practice #sharing #combat

Take what is good and right for you.

Be one,
Pank
https://www.passioncombat.net