Réflexions martiales d’un hypnofighter #156 : Les combats interstyles

C’est amusant, en écrivant mon post sur le Judo, cela a réveillé l’instinct et le questionnement que nous avons tous en tant que pratiquants : un style est-il supérieur à un autre ?. Il suffit de faire cela à un judoka pour le battre ou d’attaquer ainsi un karatéka pour le vaincre. Nous sommes naturellement attirés par cette confrontation pour savoir qui est le plus fort.

D’ailleurs, cette notion est bien définie dans notre cerveau. Il existe un programme de base qui est celui de prendre du pouvoir, et cela entraîne bien sûr la quête de puissance mais, plus amusant, l’observation pour savoir qui est le puissant afin de possiblement créer des alliances avec. Je suis un passionné et, ayant pratiqué de nombreux styles, m’étant spécialisé dans certains, je me pose toujours cette question sur l’efficacité dans le combat de rue mais aussi dans le combat interstyle.

Aujourd’hui, et depuis les premiers Vale Tudo dans les années 50 au Brésil et les UFC en 93 aux États-Unis, nous avons globalement une idée de ce qui fonctionne bien et moins bien. Je ne sais pas pour vous, mais ayant eu la chance d’être de la première génération de MMA, j’allais défier les autres styles dans les dojos avec mon petit BJJ, et ça fonctionnait à tous les coups. Normal, nous n’étions pas dans l’ère actuelle où même un boxeur a parfois la notion de sprawl.

Alors oui, on peut toujours supposer qu’il suffit de faire ceci ou cela pour vaincre tel ou tel style, mais s’il y a un point essentiel à prendre en compte, outre la compétence du combattant, c’est de savoir si l’école de combat pratique beaucoup de sparrings, à minima des travaux d’opposition. Ce qui rend le Jiujitsu/Luta, le MMA, le Muay Thai, les boxes, les luttes, le Judo/Sambo efficaces, et bien plus que de nombreux styles traditionnels ou de self-défense, c’est la répétition à chaque cours de devoir placer des coups ou du grappling sur des personnes qui résistent pleinement.

Le réel du combat ne se fait pas sur des répétitions statiques, qui nous permettent d’apprendre, mais dans l’application dans des cas où l’opposant souhaite aller dans une autre direction. Si aujourd’hui, vous avez encore des questions sur l’interstyle, internet est plein de défis et de combats entre disciplines, sans compter les premières années de NHB/MMA où chacun était spécialisé. La réponse est connue. Et si vraiment vous doutez, allez défier avec respect un autre style et voyez le résultat, c’est toujours sympa pour connaître l’efficacité de nos pratiques.

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Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,

Pank

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #151 : Politique et Développement de Son Style

J’ai abordé dans une précédente chronique la nécessité de la politique et du marketing pour le progrès et la pérennité d’un style ou d’une école. Bien que les valeurs des arts martiaux soient nobles et séduisent parents et enfants, la réalité administrative est bien différente.

Le code moral reste souvent une aspiration difficilement mise en œuvre sur les tatamis. Des figures telles que Kano pour le Judo, Oyama pour le Karaté, ou Gracie pour le Jiu-jitsu, ont endossé des rôles plus politiques que pratiquants. Ceci implique négociation, organisation, et maximisation des fonds.

Les trois fédérations, IJF, IKO et IBJJF, sont de véritables machines à générer de l’argent. Tout est monétisé ou soutenu par des aides. En BJJ, l’achat de grades et les frais de compétition, par exemple, peuvent conduire à un chiffre d’affaires de 600 à 700K€ pour un championnat d’Europe comme celui de janvier dernier.

L’argent engendre pouvoir et politique, transformant les pratiquants d’arts martiaux en hommes d’affaires. Dans ce monde, les règles diffèrent de celles du tatami, et tous les coups sont permis. Saiko Oyama mentionnait que Sosai Oyama du Kyokushin s’entraînait si peu qu’il emmenait Shigeru avec lui à l’étranger pour démontrer la puissance et la technique du style.

Il est difficile pour une école ou un style de rester discret et fonctionnel. Voir de grandes marques de Jiu-jitsu ou Luta Livre se commercialiser peut irriter, mais pour exister, il faut se démarquer. En France, Nicolas Renier a revitalisé la Luta Livre avec le NR Fight, empêchant sa disparition.

Parfois, des compromis sont nécessaires pour progresser. Les Oyama ont offert un gi et une ceinture noire officielle de leur école à Regan. Certains grades peuvent sembler inégaux sur le tatami, mais ils contribuent à l’avancement de l’école, procurant des bénéfices tant martiaux que financiers.

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Réflexions Martiales  d’un Hypnofighter #150 : Le Kyokushin vs le Muay Thai

Nous savons que le kickboxing tire ses origines du karaté Kyokushinkai. Tout a commencé suite à une proposition d’un promoteur, Noguchi, qui souhaitait organiser un combat entre des Nak Muay (pratiquants de Muay Thai) et des karatékas. Toutes les écoles refusèrent sauf le Kyokushin, alors simplement appelé Oyama Karaté. Il n’y avait qu’un dojo, celui d’Ikebukuro.

Selon Seiko Oyama, qui faisait partie de la première équipe à s’entraîner pour relever ce défi, Kurosaki Sensei, celui qui allait développer le Kyokushin et le kickboxing aux Pays-Bas, s’est chargé de l’entraînement de quatre jeunes Kyokushin pendant un mois. Ces derniers, qui n’avaient jamais pratiqué la boxe ni porté de gants, ont dû attendre plusieurs reports avant de pouvoir finalement affronter, non pas en Thaïlande mais au Meguro Gym de Noguchi, des Thaïs qui ne s’attendaient pas à rencontrer des combattants aussi solides, restant sur l’idée que les pratiquants de karaté ne se frappaient pas réellement.

Après une victoire des Japonais et quelques mois plus tard, seulement trois des quatre combattants s’envolèrent pour la Thaïlande. Kurosaki, qui ne s’était pas entraîné mais avait juste supervisé le camp, céda à son ego et accepta un combat malgré les conseils d’Oyama de décliner. Le combat, intéressant, se termine par une défaite de Kurosaki par KO, mais illustre la méthode de combat extrêmement agressive du Japonais, avec de puissantes projections : Kyokushin vs Muay Thai – 1964. Rawee Dechachai vs Kenji Kurosaki

Fujihira et Nakamura remportèrent leurs matchs. Kurosaki passa ensuite un peu plus de temps en Thaïlande et remporta trois autres combats avant de revenir au Japon pour proposer à Oyama d’ajuster certaines méthodes d’entraînement en y incorporant le cursus de karaté. Cependant, Sosai, qui avait cofondé le Kyokushin avec Kurosaki, garda une rancœur prononcée envers ce combat perdu par Kurosaki.

Ce dernier quitta alors le Kyokushin, plus ou moins explicitement, mais surtout, il développa le kickboxing japonais et forma notamment le combattant (Toshio Fujiwara) qui remportera pour la première fois le titre du Raja contre un Thaï.

Le karaté s’est progressivement spécialisé, mettant de côté ce qui faisait la force du dojo d’Oyama, à savoir des combats réellement libres, pour se concentrer davantage sur les frappes au corps avec les poings, excluant les frappes au visage ainsi que les projections.

#Kyokushin #Kurosaki #Kickboxing #karate #SosaiOyama #MuayThai #Combat #1964

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #138 : Les grapplers qui veulent frapper

Durant les semaines consacrées à la Luta Livre, nous intégrons un entraînement aux frappes dès le jeudi. L’objectif est de former des grapplers capables de gérer des frappes. Souvent, les élèves qui choisissent le Jiujitsu ou la Luta Livre ne sont pas particulièrement attirés par les percussions.

Cependant, il est regrettable de se limiter à une illusion d’efficacité si nous ne sommes pas préparés à affronter des combattants qui cherchent le KO avec leurs armes naturelles. Il est intéressant de constater que certains grapplers, qui ne savaient pas frapper ou qui n’y voyaient pas d’intérêt, peuvent découvrir un outil presque « magique ».

Dans le monde du MMA, nous observons des lutteurs au palmarès impressionnant abandonner leur distance de prédilection pour le combat au poing. Réaliser qu’un simple coup peut mettre KO un adversaire avec peu d’effort est une découverte surprenante.

Quand on considère la difficulté de la lutte et de ses techniques qui exigent toujours force et endurance, la frappe, surtout avec un KO punch, peut sembler si simple que chercher à saisir l’adversaire devient presque inutile.

Dans le MMA, de nombreux spécialistes de la lutte acceptent d’abandonner la douleur et la difficulté de maintenir un contact pour se retrouver à une distance propice à la percussion. Ces grapplers perdent alors leur force initiale. Il y a des exceptions, comme Kamaru Usman, qui a réussi à maintenir de nombreux combats debout, mais la plupart perdent parce qu’ils ne sont pas naturellement des frappeurs, même s’ils frappent fort.

Cette réaction se manifeste également dans mes cours, même à notre niveau modeste. Les élèves abandonnent la lutte pour échanger des coups et reculer. Lorsque cela reste en mode patte de chat, il n’y a pas de problème, mais face à un adversaire sachant boxer, ils se condamnent à une défaite inévitable…

#frappe #grappling #LutaLivre #Jiujitsu #MMA #Switch #Focus #Grinder #Difficulté #KOpunch

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Martial Reflections of a Hypnofighter #138: Grapplers Wanting to Strike

During Luta Livre weeks, we incorporate striking training starting on Thursday. The goal is to develop grapplers who can handle strikes. Often, students who opt for Jiujitsu or Luta Livre are not particularly drawn to striking.

However, it’s unfortunate to be limited by the illusion of efficiency if we are not prepared to face fighters who seek knockouts with their natural weapons. Interestingly, some grapplers, who initially did not know how to strike or saw no interest in it, may discover an almost « magical » tool.

In the world of MMA, we see wrestlers with impressive track records abandoning their preferred range for boxing. Realizing that a simple punch can knock out an opponent with minimal effort is a surprising discovery.

Considering the difficulty of wrestling and its techniques, which always require strength and stamina, striking, especially with a knockout punch, can seem so straightforward that grappling becomes almost unnecessary.

In MMA, many wrestling specialists are willing to give up the pain and difficulty of maintaining contact to engage at a striking distance. These grapplers then lose their initial strength. There are exceptions, like Kamaru Usman, who managed to keep many fights standing, but most lose because they are not naturally strikers, even if they hit hard.

This reaction also occurs in my classes, even at our modest level. Students give up grappling to exchange blows and retreat. When it remains light, there’s no problem, but when facing an opponent who knows how to box, they doom themselves to inevitable defeat…

#strike #grappling #LutaLivre #Jiujitsu #MMA #Switch #Focus #Grinder #Difficulty #KOpunch

Take only what is good and right for you.

Be one,

Pank

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #134 : Comment sommes-nous arrivés à un style moderne comme l’actuel Jiu-jitsu ?

Je vais vous proposer des résumés de livres que j’ai lus il y a longtemps, touchant davantage aux styles traditionnels qu’à ceux particulièrement mis en avant aujourd’hui. Hier, j’ai repris un livre sur le Hakko Ryu Jiu-jitsu.

C’est un style qui s’est développé sur la même base que l’Aikido, le Takeda Ryu. Ce que je trouve amusant, c’est de réaliser que les écoles ayant formé le Judo puis le Jiu-jitsu brésilien étaient assez proches de ces Aiki/Jiu-jitsu.

Le génie de Kano réside dans le fait de reprendre ce qui est le moins dangereux pour en faire un jeu d’opposition. Paradoxalement, ce jeu a engendré une expertise technique rendant le pratiquant bien plus dangereux que dans les styles traditionnels, sans opposition.

C’est également la force de Gracie qui a continué la forme “affinée” par Conde Koma pour en faire un système de self-defense et de jeu d’opposition au sol. Nous sommes loin des travaux à genoux des Japonais dans les formes passées, voire passéistes.

Comme le Kendo a pu surpasser le Kenjutsu, la possibilité de créer de l’opposition et de la répétition en se blessant peu, ou avec peu d’impact, offre l’opportunité de développer une réalité technique face à des adversaires cherchant eux-mêmes à imposer leurs systèmes.

Nous sommes dans une démarche où les techniques non mortelles (à part quelques étranglements occasionnels) deviennent des techniques d’une efficacité incontestable, sans l’illusion que parfois le principe d’enseignement traditionnel japonais imposait à ses pratiquants.

#aikijutsu #Jiujitsu #Tradition #Judo #Opposition #Danger #projection #Ukemi #passioncombat

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Pank

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Réflexions martiales d’un Hypnofighter #116 : Coupe de France de #karatemix

Hier, je suis allé passer du temps à une compétition de Karaté Mix. @antonio_tusseau (Tusseau), notre numéro 4 mond#kyokushin, avait participé à cette compétition il y a 2-3 ans. Je me suis dit que j’y passerai.

Les années passant, je suis, pour la FFK, vétéran, c’est quand même moins classe que Master (les vieux en #BJJ), mais je fais fi :).

Quand j’entre dans le Dôme de Villebon, qui commence à s’éveiller, je suis vraiment content de voir cet emplacement en mode Kmix, moi qui le connais en mode BJJ.

Cette fois, pas de tatamis, mais de belles cages. Vous n’imaginez pas à quel point c’est bon de voir ça…

En 98, quand j’ai combattu en “free fight” pour la première fois, jamais on aurait pu imaginer que cette discipline puisse se retrouver à ce niveau d’organisation pour des amateurs/passionnés que nous sommes.

En lourd et en vétéran, nous n’étions que deux, mais qu’importe, même à l’IBJJF/CFJJB, il arrive que nous ne soyons que quelques pèlerins de passage.

Je vois @dasnake197 qui amène un de ses vétérans et, une nouvelle fois, je suis projeté dans un passé d’une vingtaine d’années, quand j’ai dû affronter des monstres de son écurie. J’ai eu un plaisir à le savoir toujours présent pour ses gars, bien qu’il soit un peu comme @gregmma , connu sur les réseaux.

Tout était dans les temps et, pendant que les anciens combattaient, je voyais les gamins s’échauffer et là encore, quelle belle image, le MMA pour tous, voilà qui me ramène au boulot de Jean-Noël Charollais qui, en 2000, précurseur de la structuration du Pancrace FFGT.

Tout est aujourd’hui plus pro, les arbitres bossent bien, les commisaires passent entre les cages pour voir si tout se passe bien, j’ai même pu échanger avec un des co-organisateurs, @gg_charlie_ qui m’a expliqué la vision et l’ambition de la FFK.

Pour le combat, j’ai eu la chance de pouvoir mettre en place mon game plan et d’aller sur une americana. Pour moi, 2 minutes par round, c’est un peu court.

Le MMA/Kmix en 2024, est une discipline clean, des organisateurs passionnés et des coachs, ainsi que des athlètes qui se donnent.
OSU

Pank
#MMA #karate

Réflexions martiales d’un Hypnofighter #115 : Transmettre la flamme

Lorsque nous enseignons différentes disciplines, en tant qu’enseignants, nous pouvons nourrir des attentes spécifiques. Certains de mes amis souhaitent que leurs athlètes deviennent des compétiteurs de haut niveau, tandis que d’autres aspirent à enseigner des techniques de self-défense. À mon sens, l’essentiel réside dans le fait d’insuffler l’envie de persévérer.

Mon académie, pendant quelques années, a été peuplée de ceintures bleues. Cependant, la vie de chacun prenant son cours, beaucoup sont partis vers d’autres régions. Ce qui me réjouit, c’est d’apprendre qu’ils continuent de s’entraîner, que ce soit en Jiujitsu, en Luta Livre ou en MMA. Parfois, certains réalisent qu’ils préfèrent un aspect particulier de la discipline et je les encourage alors à rejoindre les sections ou les académies qui les épanouiront davantage.
Nous sommes simplement des transmetteurs de passion, cherchant à stimuler le désir de poursuivre. Si nous nous obstinons à penser que les élèves doivent adhérer à nos styles d’enseignement ou rester fidèles à notre discipline, nous risquons fort d’être déçus.

Nombre d’enseignants ont mal vécu le départ de leurs protégés vers des académies concurrentes ou leur préférence pour d’autres cours. Cependant, si nous gardons à l’esprit que nos enseignements ont peut-être éveillé en eux une nouvelle passion ou ouvert de nouvelles perspectives, alors nous avons tout gagné.
La réussite de l’élève, avec ou sans notre accompagnement, peut nous procurer la même satisfaction, en voyant qu’il a progressé au mieux dans sa discipline.

#Partage #Passion #BJJ #LutaLivre #MMA #TransmettreLaFlamme

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Be One
Pank

Réflexions martiales d’un Hypnofighter #114 : Quelques statistiques anciens

Hier, alors que j’accompagnais des combattants à leur compétition, j’ai rencontré un de mes bons amis. Il m’a offert un livre sur le judo datant des années 60 (Vérités sur le Judo Japonais), sachant mon intérêt pour les anciens ouvrages d’arts martiaux. Il l’avait déniché dans une brocante. Cet ouvrage remonte à l’époque où Henry Plée partageait son savoir sur les arts martiaux et où l’on cherchait à structurer cette discipline en France.

Un chapitre en particulier a retenu mon attention : celui sur les statistiques des techniques efficaces. Aujourd’hui, nous avons la chance de disposer de données exploitables dans nos disciplines, et des sites comme BJJ Heroes nous rappellent régulièrement ce qui est efficace en compétition ou en MMA. Entre 1956 et 1963, sur les 1533 combattants recensés, 36,9 % des combats étaient remportés par projection et 10,6 % au sol. Je pense que ces statistiques ont dû évoluer depuis.

Le podium des projections est le suivant : Uchi Mata (20,7 %), suivi d’Osoto Gari (9,7 %), puis de Seoi et Tsuri Komi (9,4 %). On observe une tendance à privilégier les projections vers l’avant plutôt que vers l’arrière, ce qui correspond à l’image classique que nous avons du judo.

Un autre chapitre amusant traite de l’efficacité en fonction du poids. Lorsque la différence de poids dépasse 10 kg, le combattant le plus lourd remporte la victoire dans 69,6 % des cas (et perd dans 7,6 % des cas), tandis que pour une différence de moins de 5 kg, le plus lourd perd 40 % du temps et gagne 37,2 % du temps.
Cela nous rappelle une réalité assez simple, bien que nous préférions souvent l’ignorer : le combattant le plus fort et le plus lourd gagne généralement, malgré la technique et la qualité des plus légers. Bien sûr, il y a environ 10 % des cas où les plus légers surpassent les plus lourds.

#Judo #Statistique #RevueJudoKodokan #1963 #Ancien #France #Japon #JigoroKano #HenryPlée

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Réflexions martiales d’un Hypnofighter #113 : Les arts martiaux traditionnels dans les clubs

Si nous avons une culture associative extraordinaire qui cherche à partager et à éduquer dans toutes nos villes, il y a depuis quelques années des entreprises privées qui proposent des sports de combat et des arts martiaux. À l’inverse des dojo ou salles prêtés par la ville, les chefs d’entreprise doivent chercher à rentrer dans leurs frais.

C’est, je trouve, un bon moyen pour se rendre compte à quel point le monde des arts martiaux s’est modernisé, oubliant un peu les styles plus traditionnels. Pour les gérants de salle, il est impératif de rapidement trouver là où les adhérents sont prêts à investir. Nous ne sommes pas avec des cotisations à 300 ou 400 euros l’année avec des kimonos ou des gants inclus, mais en régions parisienne des prix allant à 80 euros par mois.

En faisant le tour de beaucoup d’académies, je vois majoritairement :
Boxe (anglaise, thaïlandaise, kick-boxing)
MMA
Grappling
Des cours de boxe fitness

Parfois des éléments comme le krav maga pour la self-défense
Bien sûr, plus les salles ont de créneaux, plus elles peuvent rajouter des disciplines, mais on voit bien que les disciplines plus traditionnelles, en nombre d’heures vis-à-vis des styles modernes, sont très limitées.

C’est là où je trouve que c’est vraiment bien que nous puissions, dans nos quartiers et villages, avoir encore des cours comme du karaté, du judo ou du wushu. D’ailleurs, observez que si la FFJ et la FFK ont autant de licenciés, c’est simplement parce qu’elles ciblent les enfants des communes.

Il se peut que, dans les années à venir, grâce au travail de formation de la FMMAF, et donc à la venue de plus en plus de professeurs de MMA, il y ait un marché de l’associatif qui change. D’où les actions des fédérations « traditionnelles » d’absorber le BJJ pour le judo ou de créer du karaté mix ou des formes boxées de karaté pour la FFK.

Souhaitons que nous ne perdions pas le savoir des styles, certes moins pratiqués, mais qui ont apporté tant pendant des décennies.

#FMMAF #FFK #FFJ #MMA #BJJ #Karate #Judo

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #108 : Retour aux Bases des Combats Professionnels

Vous le savez, je n’apprécie pas le MMA lorsqu’il se rapproche trop de la promotion à la manière du catch. Je comprends que le trash-talk, les vues, les likes et les followers sont désormais monnaie courante. Cependant, ce qui m’intéresse, c’est le combat en lui-même. Je n’ai peut-être jamais été professionnel, mais j’ai participé à des centaines de compétitions. Lorsqu’il fallait être prêt pour un jour J, nous l’étions, sans détour.

Aujourd’hui, certains combattants se perdent dans la création de vlogs, donnent des cours de philosophie et veulent montrer leurs efforts. Mais ils oublient parfois que l’essentiel est d’être prêt à se retrouver face à face au début de l’affrontement.

Je suis conscient que les réseaux sociaux amplifient les émotions, les croyances et les projections. Les combattants peuvent facilement se laisser distraire entre satisfaire leurs fans, en gagner de nouveaux, contenter les sponsors, et répondre aux attentes des organisations qui préfèrent un buzz à un investissement conséquent.

Viser haut est louable, mais il est primordial de prouver ses capacités à son propre niveau. Même si parfois des passe-droits sont accordés sur des critères externes au combat, ne pas paraître professionnel peut entraver la progression.

Ne pas faire le poids ou se blesser peu avant une échéance, ce n’est pas être un guerrier, mais plutôt rester un amateur rêvant de gloire et de succès. Revenir aux fondamentaux, avec sérieux et discipline par rapport à ses échéances, est le minimum que l’on puisse attendre. Les fans et spectateurs ne s’intéresseront pas si tout ce « show » ne débouche sur aucun résultat concret, ni même sur un combat.

#Professionnel #Amateur #MMA #FMMAF #UFC #RéseauxSociaux #Ares #Poids #Championnat #Discipline #Bases

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Be One
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