Les profondeurs Ultras de L’Hypnose

abysse

Travail en Ultras

Je mets en place un travail sur les ‘profondeurs Ultra’ de l’Hypnose. Je comprends que certaines personnes ne soient pas dans cette notion de profondeur et n’y voit aucune ‘réalité’ ou aucun intérêt.

Étant de tendance Elmanienne et le Coma Hypnotique ( Esdaile State) faisant parti de notre histoire, je souhaite continuer mon étude en allant au delà de ce que j’ai lu ou entendu sur le sujet.

J’ai fait avec l’aide d’Elodie en été 2012 cette série vidéo :
http://www.youtube.com/watch?v=TAwNlIThzxw : Coma Hypnotique ( Esdaile State) By Hype-N-Ose Part 1/3
http://www.youtube.com/watch?v=2J8xoGjSzwI :Coma Hypnotique ( Esdaile State) By Hype-N-Ose Part 2/3
http://www.youtube.com/watch?v=9d7KFN5Pzhk : Coma Hypnotique ( Esdaile State) By Hype-N-Ose Part 3/3

Le but étant de montrer cet état et ces qualités aux praticiens de la discipline.

Depuis quelques mois j’ai complété ma formation avec Jerry Kein ( Omni Hypnosis),élève de Dave Elman, avec un module complémentaire au cursus de base sur les grandes profondeurs qu’il nomme Ultra Height.

Son objectif est de mettre le partenaire en Coma Hypnotique, puis d’aller travailler dans une forme d’Hyperimperia ( Voir le génialissime Don Gibbons).

Pour les quelques mois que je l’utilise, j’ai eu des feed back passionnants sur les douleurs, les problème de grignotage, les deuils, les phobies…
Je compte donner des retours sur une période assez longue et sur différentes pathologies.

L’autre monsieur de l’Ultra profondeur est James Ramey. Il fait un système du nom de Ultra Depth ou Sicchort State. J’ai entendu dire que Kein avait pompé une partie de sa technique et le nom étant déposé il a créé sa vision du système.

J’ai pris il y a quelques jours ses cours sur le net, étant un amateur du e-learning. J’ai été assez déçu sur la majeure partie de la formation, qui est sommes toute très simple. Par contre il a quelques éléments intéressants et des idées que je n’avais pas croisé dans les autres formations que j’ai faite.

Son principe est de faire descendre encore plus bas que le coma hypnotique et avec l’aide d’une ancre, il déclenche à volonté cet état..

Le coma est reconnu pour trois particularités :

– Le client est en état catatonique, c’est à dire que son corps prendra les postures que nous proposerons sans contrainte.
– Le client est en anesthésie instantanément sans suggestion
– Le client aime rester dans cet état, et il est assez complexe de le faire sortir.

L’ultra depth est décrit comme :

– Extrême relaxation, tout le corps devient sans tension.
– Cet état permet la cicatrisation et la régénération cellulaire de 6 à 10 fois plus rapide qu’un état classique.
– initialement Sicchort expliquait qu’il était impossible même avec l’astuce du coma hypnotique de faire sortir son partenaire de transe, et qu’il fallait attendre parfois plusieurs heures.

Aujourd’hui je suis un peu en retenu sur la notion de guérir plus rapidement les tissus et autres. Je vais donc utiliser cette méthode sur un certain nombres de personnes pour voir si réellement leurs états physiques vont s’améliorer

Je vais filmer certaines personnes avec leurs accords et je diffuserai au fur et à mesure le processus pour entraîner dans ces états Ultra.

Je vais éviter d’utiliser les noms déposés par nos amis américains, je nommera Ultras, je préciserai cependant quand c’est plus la tendance de Kein ou Ramey.

Mon objectif personnel est de trouver un moyen efficace et sans contrainte pour calmer les personnes en grande souffrance physique et psychique. Leurs donner ne serait ce que quelques heures de détentes et de bien êtres dans leurs corps et esprit.

Si vous avez des questions, je ferais en sorte de vous aider avec mes réponses, soit par écrit soit par vidéo.

Be One

Pank

Réflexion sur le Rapport

planete

 

Je voudrais revenir sur le sacro saint rapport. Dans ma réflexion je ne pars que sur mes expériences et de quelques échanges que j’ai eu avec des praticiens et ‘thérapeutes’.

Je sais que dans la majeure partie des systèmes que j’étudie et pratique, les enseignants nous expliquent à quel point le rapport est la clef. En énergétique, ils préfèrent parler d’intention.

Je me suis aperçu que le rapport est par définition en place dès que nous avons un contact avec notre client.

Après nous pourrions catégoriser en :

  • Rapport Bienveillant
  • Rapport Malveillant

Le terme Malveillant est un peu fort mais je vais quand même le garder.

La plupart des thérapeutes mettent en avant le Rapport Bien veillant comme étant le moteur de la thérapie, la clef de voûte.

On m’a même dit que des études révélaient que même des praticiens ‘techniquement peu compétents’ mais ayant une ‘intention positive’ et un rapport positif avec son client, avaient des résultats positifs.

Beaucoup de mes confrères mettent avant même les techniques sont d’un importance mineure parce que un bon rapport pourra apporter la clef du mieux être.

Même en Provovatif, mes professeurs mettaient en avant ce point clef, créer un rapport bienveillant pour se permettre d’aller à bousculer le monde des croyances de notre partenaire.

J’ai testé avec certains de mes patients, très souvent réfractaires à venir, envoyés par la familles ou les amis et étant dans la défiance, un rapport ‘malveillant’. Je suis parti du principe que le gars vient me faire perdre mon temps, qu’il est juste là parce qu’il fait plaisir à du monde, je n’allais pas me prendre la tête avec.

J’imagine que là, il y a un paquet de ‘thérapeutes’ qui doivent me trouver lamentables. Et je peux vous comprendre, mais quitte à perdre sa séance autant que je puisse utiliser ce temps pour l’étude, et sortir des dogmes que trop peu remettent en cause.

Je partais du principe du médecin, nombres d’entre eux se fichent royalement de leurs clients, il y en a un autre qui va arriver dans 20 min… 15 min en général. Pourtant, l’impact sur les patients, en bien ou en mal, est flagrant.

Combien de médecins insèrent des idées ( suggestions) à leurs clients qui parfois construiront une maladie ou inversement retireront son mal avec un simple placebo.

Donc pendant mes rapports ‘non conformes’, je ne suis pas du tout dans l’accueil, très souvent le transfert se fait souvent, je représente la personne la plus ‘dégueulasse’ de leurs vies. Je ne suis pas empathique à ces moments là et juste dans une analyse.

Il y a bel et bien rapport, pourtant rien de doux, rien de forcement très respectueux. Je me souviens même plus jeune d’avoir été très dénigrant envers la pathologie.

Pourtant sur les feed backs que j’ai eu, soit avec la personne qui me l’avait envoyé, soit parfois même avec le client, quelques années plus tard, étaient positifs. La plupart ont réglé leurs problèmes mais me disaient que je leurs faisais peur.

Dernièrement, une personne que j’ai régulièrement n’avait pas fait le moindre le travail proposé et revenait parce que son problème était revenu. Comme la plupart du temps j’allais la virer de mon cabinet, en l’orientant vers une personne qui lui correspondrait plus. Puis, je me suis dit que j’allais ‘tester’. Mon rapport était très agressif. Et toute la séance, la personne m’expliquait qu’elle ne comprenait plus rien, qu’elle voulait partir, je l’invitais même à le faire. Elle a fait une crise émotionnelle intense, puis après avoir orienter cette transe vers une transe apaisante. Elle m’a regardé et m’a signifié que quelque chose de très fort venait de sortir d’elle.

Pourtant je ne répondais en aucun cas aux critères du thérapeute.

J’accepte l’idée que le rapport bienveillant est un point important et facilitateur du changement de l’autre. Par contre ce dogme de bienveillance je le trouve très hypocrite. C’est également estimer qu’en enchaînant ses journées de travail, en vivant les maux et les malheurs des autres, qu’en vivant aussi sa vie et ses maux, nous praticiens nous réussissons à être dans une énergie d’amour et de bienveillance avec tout le monde.

Vous arrivez à être dans la même énergie avec une personne en phase terminale du cancer et une autre qui vient de rompre avec son ami qu’elle fréquentait depuis 2 semaines ?

Nous aimons donner l’image des thérapeutes zen, bons, justes et dans la bienveillance. Pourtant quand nous sommes entre nous, entre praticiens en formation, nous voyons bien nos failles, nos faiblesses, nos maux encore ouvertes. Pourtant nos blessures sont là, nous vivons des séances dans lesquelles nous avons mal, nous avons des retours émotionnels. Quand nous ‘estimons’ que la séance qui suit, dans notre monde de ‘valeurs’, est ‘moins’ importante, ne sommes nous pas dans un état de ‘bienveillance’ bien différent ?

Je reviendrai plus tard sur une réflexion à ce sujet.

Ces quelques mots pour partager des réflexions et surtout des retours d’expérience sur ce qu’est le rapport. Je ne dis pas que la posture à prendre doit manquer de bienveillance…Avez vous déjà été dans cette posture ‘malveillante’ ?

Pank

 

La peur

scooby

 

La peur est un élément qui bloquera facilement une session d’hypnose.
La peur nous impose à vouloir contrôler, à se mettre en dissociation vis à vis de la séance, à se saboter.
La peur est là des le départ dans une rencontre hypnotique. Même les clients qui viennent avec une belle image de l’hypnose garde une grande peur. Combien de fois avez vous remarqué que votre partenaire tremble ?
La peur empêche d’entrer dans des états profonds comme le somnambulisme ou le coma.
Nous n’avons pas confiance, en l’autre, en l’environnement, en nous même et en ce qui pourrait ressortir de la séance.
Si nous reprenons les notions Elmaniennes, il n’y a de session juste que lorsque notre partenaire est au niveau somnambulique. Hors beaucoup de personnes se ‘retiendront’ pour ne pas lâcher et se lâcher. Pour ne pas prendre cette reprogrammation. Menant à un sabotage d’une partie de la session.
La peur du changement, la peur de se rendre compte qu’ il faut rendre les bénéfices secondaires d’une pathologie. La peur d’admettre que l’on a changé, parfois la peur même d’être ‘comme tout le monde’.
Cela peut être tellement flatteur pour l’égo, de ne pas pouvoir s’en sortir. Cela fait peur de changer de comportements, d’apprendre à devoir s’adapter à de nouvelles interactions avec le monde.
La peur est un beau levier de l’immobilisme. En ce cas le rapport devient l’outil choisi par de nombreux praticiens pour retirer cette peur. Une confiance de ‘confier’ son subconscient au praticien, une confiance que le changement se fera à un rythme gérable par le client. Un bon rapport permet une séance réussie, m’expliquaient certains de mes professeurs.
Peut-être… En tout cas il joue sur la peur…

Nous, thérapeutes, avons nous peur d’être hypnotisés ?

peur

Mes rencontres avec de nombreux pratiquants et thérapeutes en Hypnose m’ont mis en évidence que beaucoup d’entre eux n’ont jamais été hypnotisés.

Pour être plus précis , ils n’ont jamais eu l’impression de l’être.
Le fait que je travaille avec ‘des instant’ me donne la chance d’avoir beaucoup de professionnels qui passent ‘tester’

Pour beaucoup d’entre eux, ils s’estiment ‘non hypnotisables’.
Ne pensez vous pas qu’il y a une incompréhension entre être en transe et vivre des phénomènes hypnotiques ?
Dans ma perception de l’hypnose, l’opérateur ne propose au sujet que de récupérer un état qu’il vit naturellement au quotidien.

Que se soit une rêverie comme une catalepsie mineure, un catalepsie majeure quand on est à la machine à café, le gobelet en l’air pendant 15 min. Un oubli éphémère quand on a la réponse sur le bout de la langue. Une analgésie quand on se cogne dans un mur et que l’on s’aperçoit du bleu quelques heures plus tard. Ou diverses choses que l’on est persuadé d’avoir vu ou entendu alors que ce n’est pas le cas, ainsi que son inverse.

En somme des choses qui arrivent à tous et toutes.
Alors certains dans le cadre d’une session ne lâcheront pas et ne vivront pas de phénomènes hypnotique. Et alors pour autant le principe de suggestions restera ouvert. L’impact sur le subconscient également.
Il est intéressant de constater que les personnes en résistance sont souvent celles qui ont le plus peur de lâcher les émotions et maux cumulés dans le subconscient. Une forme de résistance qui bien souvent est vaine.
Si effectivement pendant la séance la personne ne veut pas exprimer, voir ou entendre, la plupart du temps le corps ou les comportements sont emplis de réactions subconscientes qui ‘ pourrissent’ la vie, des compulsions, des phobies, des angoisses.

Pour d’autres il y a cette notion qu’en transe il n’y a rien de différent à leurs états quotidiens, vous en connaissez sûrement, n’est ce pas ?. Ce qui sous entend que pour leur part ils sont en transe quasiment tout le temps…

Ne prennent-ils pas les suggestions du monde sans les filtrer ? Ce qui explique qu’ils tentent sans cesse d’être dans le contrôle, leur vie étant sous contrôle. Cela donne souvent des obsessionnels, ils vont facilement être passionnés pour cloisonner ces transes incontrôlées vers un seul point pour arriver à maîtriser au maximum. Ils deviendront maître d’un système et par conséquent chercheront à contrôler les inputs et les outputs.

Je ne maitrise pas assez les neurosciences que j’estime de plus trop ‘instable’ dans leur conclusion pour ‘admettre’ ce qu’elles mettent en avant.. Je ne me fie qu’à ma pratique en cabinet et dans la rue. Chacun à leurs manières partent dans une ‘conscience modifiée’ ne serait ce que par l’apparition d’une émotion nouvelle. La plupart du temps du rire. Ou le retour d’un analytique exagéré comme pour se rattraper d’avoir lâcher.

Plus les personnes rationalisent leurs expériences surtout pour dire que cela n’a pas fonctionné et plus cela met en avant que leur équilibre de contrôle a été rompu.
Pour un praticien ne pas se lâcher en transe signifie quoi ? Quel contrôle veut il avoir ? Quelle peur garde t il ? Ne devons nous pas découvrir le plus profond de nous même ? Y a t il des parts de nous que nous ne souhaitons pas travailler ?

J’entends que de toute façon l’auto hypnose permet de travailler de la même façon… Je suis fan d’auto hypnose, mais je pense que c’est une belle ‘lâcheté’ que de vouloir tout gérer ‘seul’. Nous n’irons jamais aussi loin qu’avec un opérateur bienveillant. Qu’est ce qui fait que nous ne laisserons pas le Subconscient pleinement s’exprimer ?
Est ce en ce cas l’absence d’opérateurs d’hypnose que l’on estime bienveillant pour permettre un vrai lâché prise ? Est ce le fait que nous n’avons que si peu d’estime en nous que nous n’en donnons pas aux autres ? Ou inversement tellement d’orgueil que nous ne souhaitons pas montrer notre faiblesse ?

Il est si simple d’opérer un travail avec nos patients, mais nous sommes nous capables du courage de nos clients ? Non pas quelques mois pendant des études, mais jusqu’à la fin ?
Aujourd’hui je ne crois pas à la personne qu’on ne peut pas mettre en transe, chacun l’a perçois à sa manière.

Je crois en la peur de se laisser aller même si l’envie est là. N’oublions pas la force d’une peur, on peut vouloir de tout coeur passer de l’autre côté du pont mais le vide nous empêchera d’avancer.

Nous, hypnos, ne sommes nous pas pour beaucoup devenus des experts de la transe pour avoir la belle illusion de la contrôler ?

Prenez soin de vous

Pank

 

A-t-on besoin de protocole ?

protocole

Nous pratiquons dans une méthode très souple avec l’hypnose. Pourtant je découvre sans cesse des praticiens qui attendent le protocole ou la méthode des autres.

 Je suis d’accord que nous pouvons nous inspirer pour développer sa propre façon de traiter.

Pour autant dans une démarche en amont, c’est à dire avant la rencontre avec les clients, cela me semble n’être qu’une incompréhension voire un manque de confiance en … La capacité de guérir du client.

Intellectuellement je comprends la démarche, pourtant j’ai un ressenti de manque de maitrise de l’outil que l’on souhaite utiliser.

 L’Univers de l’hypnose n’a de cesse de clamer que le subconscient sait ce qui est bon pour lui… En ce cas quel est l’intérêt de trouver le protocole type ?

 Ce même univers avance que le rapport est le point le plus important de la thérapie… En ce cas quel est l’intérêt de trouver un protocole type ?

 Notre monde d’hypno-therapeutes souligne que même si le symptôme est le même, c’est la perception initiale qui a de l’importance… En ce cas comment un protocole type répondra t il à cette individualité ?

Quelle est la croyance réelle dans l’État hypnotique et la force des suggestions si le praticien veut reprendre ce qu’un protocole type inscrit ?

 Je sais que des protocoles fonctionnent, pourtant nous connaissons tous la notion placebo, force de la suggestion. Qui nous dira que le succès provient du protocole ? Du rapport ? Ou de peut être la valeur d’autorité du thérapeute ?

 Si nous sommes thérapeutes et certainement d’avantage en hypnose, notre boite à outils est la transe. Les outils que nous utiliserons ne seront ils pas ceux de notre patient ?

Sa vie ? Ses mots ? Ses valeurs ? Ses croyances ? Ses bénéfices secondaires ?

Est ce que notre job est de l’aider à construire son temple intérieur ou lui fournir le plan Ikea de l’uniformisation de l’être ?

Avons nous si peu confiance en notre discipline, notre intuition, nos techniques pour proposer à l’Homme  unique et entier, un costume prêt a porter à la place d’un sur mesure ?

En ces périodes pendant lesquelles j’entends parler des minimums de temps de formation, d’évaluation de compétence et autres, ne serait il pas simplement pas bon de continuer ses recherches, sa formation, la découverte d’autres clefs pour trouver son authenticité thérapeutique et pas répondre à une norme ? Devenons nous une industrie mac do de la thérapie où tout le monde cherche à faire comme ?

L’hypnose et l’État de transe est partout, nous devrions modeliser, nous inspirer des grands avocats, peintres, politiques et autre communiquants pour trouver des chemins vers un travail unique pour nos patients.

Prenez soin de vous.

Pank